Le jour férié chômé (hors 1er mai) donne droit au maintien intégral du salaire, sans condition d'ancienneté, sous réserve d'avoir travaillé les jours entourant le jour férié.
Le jour férié travaillé donne droit à une indemnité de 100 % du salaire de la journée, en plus du salaire normal.
L'agent peut choisir de remplacer cette indemnité par un repos compensateur équivalent, à prendre dans le mois suivant.
Le 1er mai travaillé impose un doublement légal du salaire, sans possibilité de repos compensateur.
Les majorations pour jour férié, nuit et dimanche se cumulent entre elles dans ce secteur.
Quel est le tableau récapitulatif des jours fériés dans la sécurité privée ?
Si vous employez des agents de sécurité, ce tableau vous donne en un coup d'œil la rémunération applicable selon chaque situation.
| Situation |
Rémunération |
| Jour férié chômé (hors 1er mai) |
Maintien du salaire, sans condition d’ancienneté* |
| Jour férié travaillé (hors 1er mai) |
Salaire normal + indemnité de 100 % (ou repos compensateur équivalent, au choix de l’agent, à prendre dans le mois) |
| 1er mai chômé |
Maintien du salaire, sans condition |
| 1er mai travaillé |
Salaire doublé (majoration légale de 100 %, sans repos compensateur possible) |
| Jour férié tombant un dimanche (travaillé) |
Cumul de la majoration jour férié (100 %) et de la majoration dimanche (10 %) |
*Sous réserve d'avoir travaillé la journée précédant et la journée suivant le jour férié, sauf autorisation d'absence accordée par l'employeur.
Les entreprises de prévention et de sécurité fonctionnent en continu : les agents travaillent donc régulièrement les jours fériés. La convention collective Prévention et sécurité prévoit des règles spécifiques de majoration et de repos compensateur, souvent plus favorables que le droit commun.
Quels sont les jours fériés légaux en France ?
La France compte 11 jours fériés légaux, fixés par l'article L. 3133-1 du Code du travail et applicables sur tout le territoire métropolitain :
1er janvier (Jour de l'An) ;
lundi de Pâques ;
1er mai (Fête du Travail) ;
8 mai (Victoire 1945) ;
jeudi de l'Ascension ;
lundi de Pentecôte ;
14 juillet (Fête nationale) ;
15 août (Assomption) ;
1er novembre (Toussaint) ;
11 novembre (Armistice 1918) ;
25 décembre (Noël).
En Alsace-Moselle, deux jours fériés supplémentaires s'ajoutent : le Vendredi saint, dans les communes disposant d'un temple protestant ou d'une église mixte, et le 26 décembre. Dans les départements et régions d'outre-mer, le jour de commémoration de l'abolition de l'esclavage constitue un jour férié additionnel, dont la date varie selon le territoire (27 mai en Guadeloupe, 22 mai en Martinique, 10 juin en Guyane, par exemple).
Quelle différence entre jour férié chômé et jour férié travaillé ?
Un jour férié chômé est un jour où l'agent ne travaille pas : sa rémunération est maintenue, sans aucune retenue sur le salaire habituel. Sous le régime de droit commun, ce maintien de salaire est conditionné à une ancienneté minimale de 3 mois dans l'entreprise, en application de l'article L. 3133-3 du Code du travail.
Un jour férié travaillé est un jour où l'agent effectue sa prestation normalement. Le Code du travail ne prévoit aucune majoration obligatoire pour les jours fériés travaillés, à l'exception du 1er mai : la majoration ou la compensation dépend alors des dispositions conventionnelles applicables.
Bon à savoir
Dans la convention collective Prévention et sécurité, le chômage d'un jour férié légal ne peut entraîner aucune réduction de salaire, quelle que soit l'ancienneté de l'agent. Cette disposition est plus favorable que le droit commun, qui exige 3 mois d'ancienneté, mais reste conditionnée au fait d'avoir travaillé la journée précédant et la journée suivant le jour férié, sauf autorisation d'absence accordée par l'employeur.
Un agent qui travaille un jour férié perçoit son salaire normal, majoré d'une indemnité égale à 100 % de ce salaire. Cette règle découle de l'obligation de continuité de service propre au secteur : les sites industriels, bâtiments publics, résidences surveillées ou événements nécessitent une présence permanente, y compris les jours fériés.
L'indemnité de 100 % du salaire journalier
L'article 9.05 de la convention collective et l'accord d'interprétation du 2 novembre 1988 posent un principe clair : en cas de travail un jour férié, l'agent perçoit, en plus de son salaire normal, une indemnité égale au montant du salaire correspondant au travail effectué ce jour-là. Concrètement, cela revient à une majoration de 100 % du salaire brut de la journée travaillée.
Cette indemnité constitue un droit conventionnel opposable. Aucune entreprise relevant de cette convention ne peut s'y soustraire, que l'agent soit en CDI, en CDD ou en contrat d'intérim sur un site couvert par cette convention. Par exemple :
un agent de sûreté aéroportuaire qui travaille le 14 juillet perçoit son salaire habituel de la journée, plus une indemnité équivalente ;
un maître-chien affecté à la surveillance d'un site industriel le jour de l'Ascension bénéficie de la même règle ;
un agent en contrat d'intérim missionné le jour de la Toussaint conserve ce droit, dès lors que le jour férié est compris dans sa mission.
Le repos compensateur, à la discrétion de l'agent
La convention collective prévoit une alternative à cette indemnité : un repos compensateur équivalent, à prendre dans le mois suivant le jour férié travaillé. C'est l'agent, et non l'employeur, qui choisit entre l'indemnité et le repos compensateur.
Cette souplesse permet à chacun d'arbitrer selon sa situation personnelle. Un agent qui préfère souffler après une période chargée peut opter pour le repos ; un agent qui privilégie sa rémunération immédiate garde le choix de l'indemnité. Par exemple, un agent qui travaille le 1er novembre peut demander à récupérer une journée de repos avant le 30 décembre : s'il ne l'a pas prise dans ce délai, l'employeur doit lui verser l'indemnité correspondante.
Quelles règles spécifiques s'appliquent au 1er mai ?
Le 1er mai bénéficie d'un statut particulier dans le Code du travail : c'est le seul jour férié obligatoirement chômé et payé pour tous les salariés, en application de l'article L. 3133-4. Les entreprises dont l'activité ne peut être interrompue, ce qui inclut les entreprises de sécurité, peuvent toutefois faire travailler leurs agents ce jour-là.Dans ce cas, l'article L. 3133-6 du Code du travail impose le doublement de la rémunération : l'agent perçoit son salaire normal majoré de 100 %. Cette majoration s'applique indépendamment de l'ancienneté et se cumule avec les majorations pour travail de nuit si le poste est effectué durant les heures nocturnes.
Important
La majoration de 100 % pour le 1er mai travaillé est d'origine légale (Code du travail) et non conventionnelle. Elle s'impose à toutes les entreprises sans exception et ne peut être substituée par un repos compensateur.
Quelles sont les différences entre la convention collective sécurité privée et le droit commun ?
La convention collective de la prévention et de la sécurité comporte plusieurs dispositions plus favorables que le droit commun du Code du travail :
absence de condition d'ancienneté pour le maintien de salaire lors d'un jour férié chômé, alors que le Code du travail exige 3 mois d'ancienneté ;
majoration de 100 % pour les jours fériés travaillés hors 1er mai, alors que le Code du travail ne prévoit aucune majoration légale pour ces jours ;
repos compensateur encadré dans le temps, dans le mois suivant, ce qui garantit une prise effective du repos.
Le cumul des majorations nuit, dimanche et jour férié
Les majorations pour jour férié, travail de nuit et travail du dimanche se cumulent dans la convention collective prévention et sécurité. Un agent qui travaille un jour férié tombant un dimanche bénéficie ainsi de la majoration jour férié de 100 % et de la majoration dimanche de 10 % du taux horaire minimum conventionnel.
De même, un agent qui travaille de nuit un jour férié cumule la majoration de nuit, fixée à 10 % du taux horaire minimum conventionnel pour les activités standards (25 % pour la sûreté aéroportuaire), et la majoration de jour férié. Par exemple :
un agent de sécurité classique qui travaille de nuit un dimanche férié cumule les trois majorations, nuit, dimanche et jour férié ;
un agent de sûreté aéroportuaire dans la même situation bénéficie de taux de majoration plus élevés, propres à son activité.
Ce cumul, confirmé par le ministère du Travail, permet aux agents mobilisés sur les périodes les plus contraignantes de percevoir une rémunération sensiblement supérieure à leur salaire de base.
Qu'est-ce que la journée de solidarité pour les agents de sécurité ?
La journée de solidarité est une journée de travail supplémentaire non rémunérée, destinée au financement de l'autonomie des personnes âgées ou handicapées. Ses modalités d'accomplissement sont fixées par accord d'entreprise ou, à défaut, par l'employeur après consultation du comité social et économique (CSE).
Elle peut prendre la forme du travail d'un jour férié précédemment chômé, autre que le 1er mai, d'une journée de RTT (réduction du temps de travail), ou de toute autre modalité permettant de travailler 7 heures supplémentaires. Dans le secteur de la sécurité privée, la journée de solidarité est généralement intégrée au planning annuel de rotation des agents.
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Demander une démoInformation à caractère informatif, sans conseil juridique. Dernière vérification le 2026-07-27.