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Rupture conventionnelle – Convention collective Horlogerie-bijouterie (IDCC 1487)

Y a-t-il un préavis en cas de rupture conventionnelle dans la convention collective horlogerie-bijouterie ?

Contrairement à la démission ou au licenciement, la rupture conventionnelle ne comporte aucun préavis. Elle obéit à des délais spécifiques de rétractation et d'homologation. Cette page détaille la procédure applicable et le calcul de l'indemnité dans la CCN Horlogerie-bijouterie.

Nombre d'entreprises concernées par la CCN

Nombre d'entreprises concernées par la CCN

Non précisé par le texte conventionnel

Champ d'application

Champ d'application

Commerce de détail d'articles d'horlogerie et de bijouterie en magasin spécialisé

À retenir

  • La rupture conventionnelle ne comporte aucun préavis, contrairement à la démission ou au licenciement ;

  • Deux délais encadrent la procédure : 15 jours calendaires de rétractation et 15 jours ouvrables d'homologation par la DREETS ;

  • La convention collective Horlogerie-bijouterie (IDCC 1487) ne prévoit aucune disposition spécifique : c'est le Code du travail qui s'applique intégralement ;

  • L'indemnité de rupture conventionnelle ne peut pas être inférieure au barème conventionnel de licenciement à partir de 2 ans d'ancienneté ;

  • Depuis le 1er janvier 2026, une contribution patronale de 40 % s'applique sur la part exonérée de cotisations sociales de l'indemnité.

La rupture conventionnelle impose-t-elle un préavis dans la convention collective Horlogerie-bijouterie ?

La rupture conventionnelle ne comporte aucun préavis dans la convention collective Horlogerie-bijouterie. Le régime applicable est intégralement celui du Code du travail (articles L. 1237-11 à L. 1237-16), la CCN ne prévoyant aucune disposition spécifique sur ce mode de rupture.

Cette absence de préavis distingue fondamentalement la rupture conventionnelle de la démission et du licenciement, tous deux soumis à un délai de prévenance avant le départ effectif.

La date de fin du contrat est librement fixée par les parties dans la convention. Elle ne peut toutefois intervenir avant le lendemain du jour de l'homologation par la DREETS (Direction régionale de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités).

💡 Bon à savoir : le terme « préavis » ne s'applique pas à la rupture conventionnelle. Les seuls délais qui encadrent la procédure sont le délai de rétractation (15 jours calendaires) et le délai d'homologation (15 jours ouvrables).

Quelles sont les étapes de la procédure de rupture conventionnelle ?

Que prévoir lors des entretiens préalables ?

L'employeur et le salarié doivent tenir au moins un entretien avant de signer la convention de rupture. Aucun délai minimum n'est imposé entre cet entretien et la signature.Le salarié peut se faire assister lors de cet entretien :

  • par un salarié de l'entreprise, appartenant ou non au personnel ;

  • par un conseiller du salarié inscrit sur une liste préfectorale, en l'absence d'institution représentative du personnel ;

  • par un représentant du personnel, lorsqu'il existe un comité social et économique dans l'entreprise.

L'employeur peut lui aussi se faire assister dès lors que le salarié en fait de même, sous peine de vice de procédure. Cet entretien permet de fixer le montant de l'indemnité et la date envisagée de fin de contrat, deux éléments qui seront ensuite formalisés dans la convention signée.

Quand et comment signer la convention de rupture ?

Les parties signent une convention qui fixe le montant de l'indemnité de rupture conventionnelle et la date de fin du contrat, à l'aide du formulaire Cerfa de rupture conventionnelle. Cette signature marque le point de départ du délai de rétractation.

La convention doit notamment préciser :

  • le montant de l'indemnité versée au salarié ;

  • la date envisagée de rupture du contrat de travail ;

  • les modalités de notification de la rétractation, le cas échéant.

Chaque partie conserve un exemplaire signé de la convention. Cet exemplaire est indispensable en cas de litige ou de demande d'homologation ultérieure auprès de la DREETS via le portail TéléRC.

Quel est le délai de rétractation ?

Chaque partie dispose d'un droit de rétractation de 15 jours calendaires à compter du lendemain de la signature de la convention. Ce délai s'applique aussi bien à l'employeur qu'au salarié.

La rétractation s'exerce par lettre, sans obligation de motivation. Quelques points pratiques à retenir :

  • le délai court à partir du lendemain de la signature, jour J+1 ;

  • si le dernier jour tombe un samedi, un dimanche ou un jour férié, il est reporté au premier jour ouvrable suivant ;

  • la lettre de rétractation peut être envoyée par courrier recommandé ou remise en main propre contre décharge, pour garantir une preuve de la date d'envoi.

Une fois ce délai écoulé sans rétractation d'aucune des deux parties, la demande d'homologation peut être transmise.

Quel est le délai d'homologation ?

La demande d'homologation est transmise à la DREETS via le portail TéléRC, dès le lendemain de la fin du délai de rétractation. L'administration dispose alors de 15 jours ouvrables pour instruire la demande. Cette étape est détaillée dans notre fiche consacrée à l'homologation de la rupture conventionnelle.

Quelques précisions utiles sur cette étape :

  • l'absence de réponse dans ce délai vaut acceptation tacite de l'homologation ;

  • en cas de refus, l'employeur et le salarié doivent reprendre la procédure depuis le début ;

  • le portail TéléRC propose un simulateur de calendrier qui calcule automatiquement les différentes échéances.

La date de rupture du contrat ne peut intervenir avant le lendemain du jour de l'homologation.

Comment calculer l'indemnité de rupture conventionnelle dans la convention collective Horlogerie-bijouterie ?

L'indemnité de rupture conventionnelle ne peut pas être inférieure à l'indemnité légale de licenciement. Lorsque la convention collective prévoit une indemnité plus favorable, c'est ce montant qui sert de plancher.

La convention collective Horlogerie-bijouterie prévoit un barème conventionnel applicable à partir de 2 ans d'ancienneté :

Ancienneté Montant de l’indemnité
2 à 5 ans 1/10 de mois par année de présence
6 à 10 ans 1/10 de mois par année + 1/15 de mois par année au-delà de 5 ans
11 ans et plus 1/5 de mois par année de présence

Quelle base de calcul retenir pour l'indemnité ?

La base de calcul retenue pour l'indemnité de rupture conventionnelle est la formule la plus avantageuse pour le salarié, entre :

  • 1/12 de la rémunération brute des 12 derniers mois ;

  • 1/3 de la rémunération brute des 3 derniers mois, primes proratisées.

La méthode complète de calcul de l'indemnité de rupture conventionnelle permet de déterminer le salaire de référence et le montant minimal à retenir.

L'employeur compare ensuite ce résultat avec le barème légal (1/4 de mois par année pour les 10 premières années, puis 1/3 au-delà) et retient le montant le plus élevé entre le calcul conventionnel et le calcul légal. Ce mécanisme de comparaison garantit au salarié l'indemnité la plus favorable, quelle que soit sa situation d'ancienneté.

Quelle contribution patronale s'applique à l'indemnité ?

Pour les ruptures conventionnelles dont le terme du contrat est fixé à compter du 1er janvier 2026, une contribution patronale spécifique de 40 % s'applique sur le montant de l'indemnité exonéré de cotisations sociales (article L. 137-12 du Code de la sécurité sociale).

⚠️ Attention : cette contribution remplace l'ancien taux de 30 %. Elle est due par l'employeur, en plus de l'indemnité versée au salarié, et n'a aucun impact sur le montant net perçu par ce dernier.

Quelles différences entre rupture conventionnelle, démission et licenciement dans la convention collective Horlogerie-bijouterie ?

Le choix du mode de rupture du contrat a des conséquences directes sur le préavis, l'indemnité versée et les droits aux allocations chômage.

Critère Rupture conventionnelle Démission Licenciement
Préavis Aucun Employé : 1 mois / Agent de maîtrise : 2 mois / Cadre : 3 mois Ancienneté < 2 ans : 1 mois / Ancienneté ≥ 2 ans : 2 mois
Indemnité de rupture Oui (plancher légal ou conventionnel) Non Oui
Droit aux allocations chômage Oui Non (sauf démission légitime) Oui
Initiative Accord mutuel Salarié Employeur
Homologation DREETS Obligatoire Non Non

Comment la date de fin de contrat est-elle déterminée lors d'une rupture conventionnelle ?

Les parties fixent librement la date de fin de contrat dans la convention de rupture, sous réserve du respect des délais légaux. Un délai minimum d'environ 30 à 40 jours s'écoule généralement entre la signature et la rupture effective, le temps que s'écoulent la rétractation puis l'homologation.

Le délai de rupture conventionnelle permet de distinguer les délais légaux de procédure de la date de fin de contrat choisie par les parties.

Le portail TéléRC propose un simulateur de calendrier qui permet aux deux parties d'anticiper précisément cette date.

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Information à caractère informatif, sans conseil juridique. Dernière vérification le 2026-08-18.

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FAQ — Rupture conventionnelle CCN Horlogerie-bijouterie

Les parties peuvent librement fixer une date de fin de contrat éloignée dans le temps, mais ce délai ne constitue jamais un préavis au sens juridique. Il s'agit simplement de la date convenue dans la convention, qui doit respecter les délais incompressibles de rétractation et d'homologation.

Non, l'indemnité de rupture conventionnelle ne peut jamais être inférieure au montant prévu par le barème conventionnel d'indemnité de licenciement lorsque celui-ci est plus favorable que le barème légal. Ce principe de faveur s'applique dès 2 ans d'ancienneté dans la convention collective Horlogerie-bijouterie.

Le délai minimum entre la signature et la fin du contrat est d'environ 30 jours, correspondant aux 15 jours de rétractation suivis des 15 jours ouvrables d'homologation. Ce délai peut s'allonger si l'une des parties se rétracte ou si la DREETS demande des compléments avant d'homologuer.

Oui, la rupture conventionnelle reste possible pendant un arrêt maladie, y compris lorsque l'arrêt fait suite à un accident du travail ou une maladie professionnelle, sous réserve de l'absence de fraude ou de vice du consentement. La procédure et les délais restent identiques à ceux d'une rupture conventionnelle classique.

Oui, le salarié dont le contrat prend fin dans le cadre d'une rupture conventionnelle a droit aux allocations chômage, au même titre qu'en cas de licenciement. Cette ouverture de droits constitue l'une des différences majeures avec la démission, qui n'ouvre droit au chômage que dans des cas de démission légitime.

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