À retenir
La grille de salaire de la convention collective horlogerie-bijouterie (IDCC 1487) fixe 10 niveaux de A à J, répartis en trois catégories : ouvriers et employés, agents de maîtrise, cadres.
Les montants en vigueur depuis le 1er janvier 2026 résultent de l'avenant n° 33 du 21 novembre 2025, étendu par arrêté du 17 février 2026.
Depuis le 1er juin 2026, le SMIC mensuel brut (1 867,02 €) dépasse les niveaux A et B de la grille conventionnelle : l'employeur doit alors verser le SMIC.
Le classement d'un salarié repose sur cinq critères : l'activité exercée, l'autonomie, la responsabilité, les compétences et l'expérience.
La prime d'ancienneté s'ajoute au salaire de base sous forme de montants forfaitaires fixes, sans jamais être incluse dans le minimum conventionnel.
Quels sont les montants de la grille de salaire 2026 ?
Les salaires minima de la convention collective horlogerie-bijouterie sont actualisés par avenant de branche. Voici les montants bruts mensuels applicables depuis le 1er janvier 2026, pour une durée de travail de 151,67 heures.
| Catégorie |
Niveau |
Salaire brut mensuel (151,67 h) |
| Ouvriers / employés |
A |
1 830 € |
| Ouvriers / employés |
B |
1 850 € |
| Ouvriers / employés |
C |
1 910 € |
| Ouvriers / employés |
D |
1 983 € |
| Agents de maîtrise |
E |
2 080 € |
| Agents de maîtrise |
F |
2 210 € |
| Cadres |
G |
2 786 € |
| Cadres |
H |
3 866 € |
| Cadres |
I |
4 070 € |
| Cadres |
J |
4 467 € |
⚠️ Attention : depuis le 1er juin 2026, le SMIC mensuel brut est revalorisé à 1 867,02 €. Les niveaux A (1 830 €) et B (1 850 €) de la grille conventionnelle sont désormais inférieurs au SMIC : l'employeur doit verser au minimum le SMIC pour les salariés classés à ces niveaux, en attendant un nouvel avenant de revalorisation.
La convention collective horlogerie-bijouterie (IDCC 1487, brochure n° 3240) couvre les commerces de détail d'articles d'horlogerie et de bijouterie vendus en magasin spécialisé. Toutes les entreprises de ce secteur, adhérentes ou non aux organisations patronales signataires, doivent respecter cette grille de salaires minima grâce à son extension ministérielle. Cette page détaille la structure de la classification, les règles d'application et les cas particuliers à connaître pour sécuriser la paie de vos salariés.
Qu'est-ce que la grille de salaire de la convention collective horlogerie-bijouterie ?
La grille de salaire de la convention collective horlogerie-bijouterie fixe les salaires minima hiérarchiques applicables à tous les salariés du commerce de détail d'horlogerie et de bijouterie en France. Ces montants constituent un plancher : aucun employeur couvert par cette convention ne peut rémunérer un salarié en dessous, quel que soit son contrat de travail.
La grille s'organise autour de dix niveaux de classification, désignés par les lettres A à J, répartis en trois catégories professionnelles : ouvriers et employés, agents de maîtrise, cadres. Chaque niveau correspond à un ensemble de compétences, de responsabilités et d'autonomie exigées dans le poste occupé.
Les salaires minima sont exprimés en montants bruts mensuels, calculés sur la base de la durée légale du travail, soit 151,67 heures par mois (35 heures hebdomadaires). Ils ne comprennent ni les primes, ni les avantages en nature, ni les heures supplémentaires.
💡 Bon à savoir : la grille de salaires minima constitue un plancher obligatoire. Le salaire effectivement versé peut être supérieur, mais jamais inférieur au minimum conventionnel correspondant au niveau de classification du salarié.
La classification de la convention collective horlogerie-bijouterie repose sur dix niveaux hiérarchiques (A à J), regroupés en trois catégories professionnelles.
Quelles sont les trois catégories professionnelles ?
La catégorie ouvriers et employés regroupe les niveaux A à D. Elle concerne les postes d'exécution et les fonctions de vente de base : vendeur débutant, employé de magasin, ouvrier horloger en formation. Le niveau A correspond à l'entrée dans la profession, tandis que le niveau D suppose une maîtrise technique confirmée ou une polyvalence reconnue.
La catégorie agents de maîtrise comprend les niveaux E et F. Elle vise les salariés qui encadrent une équipe restreinte ou exercent des responsabilités techniques significatives : responsable de rayon, technicien confirmé en horlogerie, chef d'atelier adjoint.
La catégorie cadres couvre les niveaux G à J. Elle rassemble les fonctions de direction, de gestion ou d'expertise de haut niveau, avec des écarts de rémunération importants entre le niveau G et le niveau J.
Sur quels critères repose le classement d'un salarié ?
Le positionnement dans la grille s'effectue selon cinq critères principaux définis par la convention collective :
le type d'activité exercée ;
l'autonomie et l'initiative requises dans le poste ;
la responsabilité hiérarchique ou technique ;
les connaissances et compétences nécessaires ;
l'expérience professionnelle et la formation.
L'employeur mentionne le niveau de classification sur le bulletin de paie et dans le contrat de travail. Un mauvais classement expose à un rappel de salaire si le niveau réel du poste est supérieur à celui déclaré. Le coefficient constitue également un repère pour situer le salarié dans la classification conventionnelle.
Le salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC) constitue le plancher absolu de rémunération applicable à tout salarié en France. Au 1er juin 2026, le SMIC mensuel brut s'établit à 1 867,02 € pour un temps plein (151,67 heures).
Lorsqu'un minimum conventionnel est inférieur au SMIC, c'est le SMIC qui s'applique. C'est actuellement le cas pour les niveaux A et B de la grille horlogerie-bijouterie.
Cette situation survient quand la revalorisation du SMIC intervient entre deux négociations salariales de branche. Les partenaires sociaux de la CCN devront négocier un nouvel avenant pour remettre les premiers niveaux au-dessus du SMIC. Le salaire minimum conventionnel reste toutefois la référence pour déterminer le plancher applicable lorsque son montant est supérieur au SMIC.
Quel impact pour les salariés à temps partiel ?
Pour un salarié à temps partiel, le minimum applicable se calcule au prorata de la durée contractuelle par rapport à 151,67 heures. Le salaire horaire effectif ne peut jamais être inférieur au SMIC horaire, soit 12,31 € brut depuis le 1er juin 2026.
L'application correcte de la grille de salaire suit une méthode en deux temps : positionner le salarié, puis vérifier le montant plancher applicable.
Quelle méthode suivre pour positionner un salarié ?
La démarche commence par l'analyse du poste occupé au regard des cinq critères de classification. L'employeur compare les missions réelles du salarié avec les descriptions de niveaux figurant dans l'annexe classification de la CCN. Le niveau retenu correspond au critère le plus élevé atteint par le poste.
Une fois le niveau déterminé, l'employeur consulte la grille de salaires minima en vigueur pour identifier le montant plancher correspondant. Si ce montant est inférieur au SMIC, c'est le SMIC qui s'applique automatiquement. Le calcul de salaire doit ensuite tenir compte de la durée de travail et des éventuels éléments complémentaires de rémunération.
Quels éléments sont exclus du minimum conventionnel ?
Le salaire minimum conventionnel s'apprécie sur la rémunération brute de base. Sont exclus de la comparaison :
les majorations pour heures supplémentaires ;
les primes exceptionnelles ou de résultat ;
les remboursements de frais professionnels ;
les avantages en nature, sauf intégration contractuelle au salaire de base ;
la prime d'ancienneté prévue par la convention.
💡 Bon à savoir : la prime d'ancienneté prévue par la convention collective horlogerie-bijouterie est versée aux salariés non-cadres sous forme de montants forfaitaires mensuels fixes, selon l'ancienneté : 25 € à partir de 3 ans, 40 € à 6 ans, 55 € à 9 ans, 65 € à 12 ans, 85 € à 15 ans et 100 € à partir de 18 ans. Elle s'ajoute au salaire de base et ne peut jamais être intégrée dans la vérification du respect du minimum conventionnel.
Quel est le rôle des avenants dans la mise à jour de la grille ?
Les montants de la grille de salaires minima évoluent par avenants négociés entre les partenaires sociaux de la branche. Cette négociation salariale s'inscrit dans le cadre de la négociation obligatoire prévue par le Code du travail.
Une fois signé, l'avenant doit être étendu par arrêté ministériel pour s'appliquer à l'ensemble des entreprises de la branche, y compris celles non adhérentes aux organisations signataires. Le dernier avenant en date, l'avenant n° 33 du 21 novembre 2025, a été étendu par l'arrêté du 17 février 2026 et publié au Journal officiel le 24 février 2026, pour une application au 1er janvier 2026.
Entre deux avenants, si le SMIC est revalorisé au-dessus de certains niveaux conventionnels, les employeurs appliquent automatiquement le SMIC sans attendre un nouvel avenant.
Quels sont les liens avec les autres thématiques de la convention collective ?
La grille de salaire s'articule étroitement avec plusieurs autres dispositifs conventionnels. Le coefficient de classification détermine directement le positionnement du salarié dans la grille, et toute erreur de classification peut entraîner un rappel de salaire.
Le calcul du salaire ne se limite pas au minimum conventionnel : la rémunération effective intègre la prime d'ancienneté, les majorations et les primes contractuelles. Les cotisations sociales, elles, sont calculées sur la base du salaire brut total.
Information à caractère informatif, sans conseil juridique.
Dernière vérification le 18/08/2026.
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