À retenir :
chaque salarié coiffeur bénéficie d'au moins 2 jours de repos par semaine : le dimanche, fixe, et une journée supplémentaire attribuée par roulement ;
vous pouvez demander 2 jours de repos consécutifs une fois par mois, un droit que votre employeur ne peut pas refuser ;
l'employeur peut reporter le deuxième jour de repos dans 3 situations précises : absence pour maladie, manifestation commerciale ou demande du salarié ;
les salariés mineurs et les apprentis bénéficient d'un repos renforcé de 2 jours consécutifs incluant le dimanche, sans dérogation possible en coiffure ;
le non-respect du repos hebdomadaire expose l'employeur à une amende pouvant atteindre 3 000 € par salarié en cas de récidive.
Quelle est la durée du repos hebdomadaire garanti dans la coiffure ?
Le repos hebdomadaire dans un salon de coiffure atteint 35 heures consécutives au minimum, en cumulant le repos hebdomadaire de la convention collective coiffure et le repos quotidien légal. Ce total protège chaque salarié, quel que soit son contrat de travail.
| Type de repos |
Durée |
Jour |
Base légale |
| Repos dominical |
24 heures consécutives |
Dimanche (fixe) |
Article 10 de la convention collective coiffure |
| Journée supplémentaire |
1 journée |
Par roulement |
Article 10 de la convention collective coiffure |
| Repos quotidien cumulé |
11 heures consécutives |
Chaque jour |
Article L. 3131-1 du Code du travail |
| Total minimum effectif |
35 heures consécutives |
Dimanche + veille ou lendemain |
Code du travail et convention collective coiffure |
Quel est le cadre légal du repos hebdomadaire ?
Le Code du travail interdit de faire travailler un même salarié plus de six jours par semaine (article L. 3132-1). Il fixe la durée minimale du repos hebdomadaire à 24 heures consécutives (article L. 3132-2), qui s'ajoutent aux 11 heures de repos quotidien (article L. 3131-1). Le principe du repos dominical est quant à lui posé par l'article L. 3132-3.
💡 Bon à savoir : le repos hebdomadaire de 24 heures est un minimum légal. La convention collective coiffure prévoit des dispositions plus favorables.
Combien de jours de repos la convention collective coiffure garantit-elle ?
L'article 10 de la convention collective coiffure garantit 2 jours de repos hebdomadaire à chaque salarié, non nécessairement consécutifs.
Le repos dominical est-il obligatoire dans la coiffure ?
Oui, le premier jour de repos est fixé au dimanche dans tous les salons de coiffure, pour une durée de 24 heures consécutives. Ce principe découle directement de l'article 10 de la convention collective, qui reprend le repos dominical prévu par le Code du travail.
La journée supplémentaire de repos est attribuée par roulement, en accord avec l'employeur et selon les nécessités de service. Elle s'ajoute au repos dominical et porte ainsi à 2 le nombre de jours de repos hebdomadaire garantis, même s'ils ne sont pas consécutifs.
Tout salarié coiffeur peut demander à bénéficier de 2 jours de repos consécutifs une fois par mois. L'employeur est tenu d'accorder cette demande, sans possibilité de refus.
👉 À noter : ce droit s'exerce à l'initiative du salarié et ne s'applique qu'une seule fois par mois civil.
Dans quels cas l'employeur peut-il reporter le deuxième jour de repos ?
L'employeur peut suspendre et reporter le deuxième jour de repos hebdomadaire dans 3 situations prévues par l'article 10 de la convention collective coiffure.
| Cas de report |
Qui décide |
Justification |
| absence d’un salarié pour maladie ou accident |
employeur |
assurer la continuité du service |
| manifestation commerciale locale |
employeur |
événement exceptionnel de promotion |
| demande du salarié |
salarié |
sous réserve de compatibilité avec les nécessités de service |
Dans le cas d'une absence pour maladie ou accident, l'employeur peut reporter le repos d'un autre salarié pour assurer la continuité du service. Les manifestations commerciales locales et les opérations exceptionnelles de promotion justifient également un report. Le salarié lui-même peut aussi demander ce report, sous réserve de compatibilité avec les nécessités de service.
Quelles sont les règles de repos pour les mineurs et les apprentis en coiffure ?
Les salariés de moins de 18 ans bénéficient d'un repos hebdomadaire renforcé par rapport au régime général, sans dérogation possible dans le secteur de la coiffure.
Quel est le repos hebdomadaire des salariés mineurs ?
Les jeunes de moins de 18 ans bénéficient de 2 jours de repos consécutifs par semaine (article L. 3164-2 du Code du travail). Ce repos doit inclure le dimanche : les dérogations au repos dominical prévues par le Code du travail ne s'appliquent pas aux jeunes travailleurs (article L. 3164-3), et la coiffure ne figure pas parmi les secteurs autorisés à y déroger pour les apprentis (article R. 3164-1). Ce repos ne peut être ni fractionné ni reporté.
Quelles règles de repos pour les apprentis en coiffure ?
Les apprentis mineurs bénéficient des mêmes 2 jours consécutifs incluant le dimanche. Leur repos quotidien est porté à 12 heures consécutives, contre 11 heures pour un salarié majeur (article L. 3164-1 du Code du travail), soit un minimum de 36 heures consécutives de repos hebdomadaire.
⚠️ Attention : aucune dérogation au repos dominical n'est possible pour les apprentis mineurs en coiffure, ce secteur ne figurant pas sur la liste des activités autorisées par décret.
Le repos hebdomadaire est-il différent dans certains départements ?
Oui, un accord territorial applicable en Creuse prévoit un repos hebdomadaire renforcé de 48 heures consécutives. L'accord du 23 juin 2014, étendu en 2015, fixe ce repos au dimanche et au lundi pour les salariés des salons de coiffure du département.
Avant Noël et le Jour de l'an, les salariés concernés peuvent exceptionnellement travailler 2 lundis au maximum. Le repos correspondant est alors récupéré à leur convenance dans le trimestre suivant, à compter du 2 janvier.
Que risque l'employeur qui ne respecte pas le repos hebdomadaire ?
Le non-respect du repos hebdomadaire expose l'employeur à une contravention de 5e classe (article R. 3135-2 du Code du travail). L'amende s'élève à 1 500 € par salarié concerné, portée à 3 000 € en cas de récidive. Le salarié peut également saisir le conseil de prud'hommes pour obtenir des dommages et intérêts.
Information à caractère informatif, sans conseil juridique. Dernière vérification le 2026-07-28.
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