À retenir
La durée minimale légale du repos hebdomadaire est de 35 heures consécutives (combinaison de 24 heures de repos hebdomadaire et de 11 heures de repos quotidien obligatoire).
Il est strictement interdit de faire travailler un salarié plus de 6 jours par semaine, et la journée de repos est accordée par principe le dimanche. Des dérogations (activités saisonnières, travaux urgents) existent, sous réserve de respecter des contreparties.
Pour un salarié mineur, le repos est porté à 2 jours consécutifs. Le non-respect de cette règle expose l'employeur à une amende de 1 500 € par salarié et au versement de dommages et intérêts.
L'organisation du temps de travail impose à tout employeur d'accorder un temps de repos hebdomadaire minimal à l'ensemble de ses salariés, quel que soit leur contrat ou leur temps de travail. Il s'agit d'une obligation légale visant à protéger la santé et la sécurité au travail. Voici les obligations à respecter, les cas de dérogation et les risques en cas de manquement.
Qu’est-ce que le repos hebdomadaire ?
Le repos hebdomadaire est une période d'interruption du travail obligatoire que l'employeur doit accorder chaque semaine à tout salarié, quel que soit son temps de travail (temps plein ou temps partiel) et quel que soit son contrat (CDI, CDD, intérim ou apprentissage). Ce droit fondamental garantit la protection de la santé et de la sécurité des travailleurs en leur assurant un temps de récupération physique et mentale régulier.
Durant cette période de repos, le contrat de travail est suspendu : l'employeur ne peut exiger l'exécution d'aucune tâche, solliciter le salarié par téléphone ou messagerie professionnelle, ni lui faire effectuer d'heures supplémentaires. De son côté, le salarié est totalement dispensé de toute prestation de travail et n'a pas à se tenir à la disposition de l'entreprise.
👉 À noter : il est strictement interdit de faire travailler un même salarié plus de 6 jours par semaine.
Quelle est la durée du repos hebdomadaire ?
La durée minimale du repos hebdomadaire est fixée à 35 heures consécutives pour un salarié adulte. Deux éléments s’additionnent pour obtenir cette durée :
un repos d’une journée entière (24 heures) ;
la durée du repos quotidien obligatoire (11 heures consécutives).
Le temps de repos hebdomadaire est incompressible et indivisible. L'employeur ne peut pas le fractionner ou l'accorder en plusieurs périodes réparties dans la semaine.
📌 Exemple : un salarié termine sa journée de travail le samedi à 20h. L'employeur ne peut pas lui faire reprendre le travail avant le lundi suivant à 7h du matin (20h + 35 heures de repos consécutives).
Cette règle des 35 heures consécutives s'applique de la même manière à un salarié à temps partiel : la durée du contrat de travail n'a aucune incidence sur le calcul du repos hebdomadaire. Il ne faut pas confondre le repos hebdomadaire avec un jour de congé payé : le premier est un droit au repos physique accordé chaque semaine, tandis que le second correspond à une période d'absence rémunérée décomptée sur le solde annuel de congés du salarié.
Par principe, le jour de repos hebdomadaire est accordé le dimanche. Lorsque l'activité de l'entreprise nécessite de déroger au repos dominical, des compensations et des règles spécifiques s'appliquent pour encadrer le travail du dimanche.
💡 Bon à savoir : le salarié bénéficie également d’un temps de pause de travail lorsqu’il atteint 6h de travail dans la journée.
Quelles sont les dérogations au repos hebdomadaire ?
Le Code du travail autorise la suspension ou le report du repos hebdomadaire dans certains secteurs d'activité ou situations exceptionnelles strictement encadrés par la loi. Les principaux cas de dérogation concernent :
les travaux urgents : interventions de sauvetage, prévention d'accidents imminents ou réparation de matériel endommagé ;
les activités saisonnières et surcroîts extraordinaires : entreprises traitant des matières périssables ou soumises à des pics d'activité saisonniers ;
le travail en continu : établissements industriels et services dont le fonctionnement ne peut être interrompu ;
la maintenance et la sécurité : travaux de nettoyage des locaux industriels, gardiennage et travaux concernant la défense nationale ;
les transports et manutentions : activités dans les ports, débarcadères et gares.
💡 Bon à savoir : chaque motif de dérogation définit ses propres conditions d'application, le nombre maximal de suspensions autorisées par an ainsi que les contreparties obligatoires (repos compensateur ou majoration de rémunération).
Modèle de planning de travail

Quelles sont les sanctions en cas de non-respect du repos hebdomadaire ?
Le non-respect du repos hebdomadaire constitue une infraction pénale passible d'une amende de 1 500 € par salarié concerné, portée à 3 000 € en cas de récidive.
Sur le plan civil, la jurisprudence de la Cour de cassation établit que le seul constat du non-respect du repos hebdomadaire ouvre droit à une réparation financière pour le salarié, sans que ce dernier ait à apporter la preuve d'un préjudice spécifique.
⚠️ Attention : le non-respect du repos hebdomadaire est distinct du non-respect des durées maximales de travail (fixées à 48 heures par semaine ou 44 heures en moyenne sur 12 semaines consécutives), qui relève d'un régime d'infraction propre.
Comment sécuriser l'organisation du repos hebdomadaire ?
La sécurisation du repos hebdomadaire impose de croiser le régime légal (durées maximales, repos quotidien) avec les spécificités de votre convention collective ou les dérogations liées à l'âge (salariés mineurs). Gérer ces variables manuellement ou via des plannings isolés expose l'entreprise à des erreurs juridiques et à de potentielles amendes.
Pour fiabiliser ce suivi, il est recommandé de formaliser les plannings par écrit, d'identifier clairement le jour de repos de chaque salarié et de conserver ces documents en cas de contrôle. Une vérification régulière permet aussi de repérer les dépassements liés aux heures supplémentaires ou aux astreintes avant qu'ils ne se traduisent par un manquement.
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