Convention collective des services de l'automobile (IDCC 1090)
Quelle est la durée du repos hebdomadaire dans la convention collective Automobile ?
La convention collective des services de l'automobile prévoit un repos hebdomadaire de 36 heures consécutives minimum, incluant le dimanche. Des dérogations permanentes et temporaires existent pour certaines activités comme les stations-service ou le dépannage-remorquage. Cette page détaille les règles applicables, les contreparties et les obligations de l'employeur.
Nombre d'entreprises concernées par la CCN
Environ 140 000 entreprises
Champ d'application
Commerce et réparation automobile, contrôle technique automobile, formation des conducteurs, commerce et réparation du cycle et du motocycle, activités connexes.
FAQ - Repos hebdomadaire dans la CCN Automobile (IDCC 1090)
Quelle est la durée minimale du repos hebdomadaire dans la CCN Automobile ?
Quelle est la durée minimale du repos hebdomadaire dans la CCN Automobile ?
La CCN Automobile (IDCC 1090) fixe un repos hebdomadaire de 36 heures consécutives minimum, dimanche inclus, soit une heure de plus que le minimum légal de 35 heures. Ce seuil s'applique à l'ensemble des salariés de la branche, quel que soit leur statut ou leur ancienneté. Il ne concerne pas les salariés des établissements bénéficiant d'une dérogation permanente, comme les stations-service, pour lesquels le seuil est réduit à 24 heures. En cas de litige sur le calcul de ce repos, le bulletin de paie et le planning du salarié permettent généralement de vérifier le respect de cette obligation.
Un salarié d'une station-service peut-il travailler le dimanche de manière régulière ?
Un salarié d'une station-service peut-il travailler le dimanche de manière régulière ?
Oui. Les stations-service font partie des établissements admis de plein droit à donner le repos hebdomadaire par roulement, en vertu du 2e alinéa de l'article 1.09 e de la CCN 1090. Les salariés concernés bénéficient alors d'un repos hebdomadaire réduit à 24 heures consécutives minimum, et non de 36 heures comme dans le régime de droit commun. Cette organisation doit obligatoirement figurer dans le contrat de travail, avec une rémunération mensuelle qui tient compte de ces conditions particulières. Contrairement aux dérogations temporaires, l'employeur n'a pas besoin de solliciter le volontariat du salarié : le travail dominical fait partie intégrante du poste dès l'embauche.
Un vendeur de véhicules peut-il travailler tous les dimanches ?
Un vendeur de véhicules peut-il travailler tous les dimanches ?
Non. La CCN 1090 limite expressément à 5 dimanches par année civile la possibilité pour un vendeur de véhicules d'être à la disposition de l'employeur dans le cadre d'une dérogation temporaire ou exceptionnelle. Ce plafond s'apprécie par salarié et non par établissement, ce qui oblige l'employeur à répartir les dimanches travaillés entre plusieurs vendeurs lors d'événements commerciaux prolongés, comme un salon automobile. Chaque dimanche travaillé dans ce cadre ouvre droit à une majoration de 100 % du salaire horaire brut de base, ou à une indemnité spécifique pour les vendeurs itinérants selon l'article 1.16.
Quelles sont les contreparties pour un salarié qui travaille exceptionnellement un dimanche ?
Quelles sont les contreparties pour un salarié qui travaille exceptionnellement un dimanche ?
Le salarié bénéficie d'une majoration de 100 % du salaire horaire brut de base, quelle que soit la nature de l'autorisation obtenue par l'employeur. En cas d'autorisation municipale, un repos compensateur d'une durée équivalente doit en plus être pris dans la quinzaine qui précède ou qui suit le dimanche travaillé. En cas d'autorisation préfectorale, c'est le repos prévu par l'arrêté lui-même qui s'applique, sans délai fixe imposé par la convention. Ces majorations se cumulent avec les éventuelles majorations pour heures supplémentaires prévues par l'article 1.09 bis, ce qui peut sensiblement augmenter la rémunération du salarié ce jour-là.
L'employeur peut-il obliger un salarié à travailler le dimanche ?
L'employeur peut-il obliger un salarié à travailler le dimanche ?
Pour les dérogations temporaires ou exceptionnelles, l'employeur doit faire appel au volontariat et ne peut pas imposer le travail dominical à un salarié qui le refuse. En revanche, pour les salariés dont le contrat de travail prévoit un repos par roulement dans un établissement bénéficiant d'une dérogation permanente, comme une station-service, le travail dominical fait partie des conditions contractuelles acceptées dès l'embauche. Un salarié recruté sur ce type de poste ne peut donc pas refuser ponctuellement de travailler un dimanche sans motif légitime. Un refus de volontariat pour une dérogation temporaire ne peut, à l'inverse, entraîner aucune sanction ni discrimination à l'égard du salarié.
Que risque un employeur qui ne respecte pas le repos hebdomadaire ?
Que risque un employeur qui ne respecte pas le repos hebdomadaire ?
L'employeur s'expose à une amende pénale de 1 500 € par salarié concerné, portée à 3 000 € en cas de récidive, en application de l'article R. 3135-2 du Code du travail. Le salarié peut également saisir le conseil de prud'hommes pour obtenir le paiement des majorations conventionnelles dues et, selon les cas, des dommages-intérêts pour le préjudice subi. L'inspection du travail peut constater l'infraction lors d'un contrôle et dresser un procès-verbal transmis au procureur de la République. Pour l'employeur, le risque financier peut vite s'accumuler dès lors que plusieurs salariés sont concernés simultanément.


