Accident du travail – Convention collective des services de l'automobile (IDCC 1090)
Que prévoit la CCN Automobile en cas d'accident du travail ?
La convention collective des services de l'automobile organise le maintien de salaire en cas d'accident du travail ou de maladie professionnelle, avec des durées différentes selon la catégorie du salarié. Cette page détaille les règles spécifiques de la CCN 1090, les indemnités journalières de la Sécurité sociale et la protection du contrat de travail.
Nombre d'entreprises concernées par la CCN
Environ 140 000 entreprises
Champ d'application
Commerce et réparation automobile, Contrôle technique automobile, Formation des conducteurs, Commerce et réparation du cycle et du motocycle, Activités connexes
FAQ — Accident du travail dans la CCN des services de l'automobile (IDCC 1090)
Le complément de salaire versé par l'employeur est-il soumis à cotisations sociales ?
Le complément de salaire versé par l'employeur est-il soumis à cotisations sociales ?
Oui. Contrairement aux IJSS, qui ne supportent que la CSG et la CRDS, le complément de salaire versé par l'employeur en application de la CCN 1090 est soumis à l'ensemble des cotisations sociales de droit commun, salariales et patronales. Ce complément apparaît sur le bulletin de paie comme une rémunération classique, avec reconstitution du brut. En revanche, les primes que l'employeur verse à un assureur dans le cadre d'un contrat de prévoyance d'entreprise pour garantir ce maintien de salaire échappent, elles, aux cotisations sociales.
Que se passe-t-il si l'accident du travail survient pendant la période d'essai ?
Que se passe-t-il si l'accident du travail survient pendant la période d'essai ?
La suspension du contrat de travail liée à un accident du travail prolonge automatiquement la période d'essai dans la CCN Automobile d'une durée équivalente à celle de l'arrêt. L'employeur ne peut pas rompre la période d'essai pendant cette suspension pour un motif lié à l'accident. La période d'essai reprend son cours normalement dès la fin de l'arrêt, sans que sa durée totale ne soit réduite par l'absence.
Comment est indemnisée une rechute d'un accident du travail ?
Comment est indemnisée une rechute d'un accident du travail ?
Une rechute reconnue d'accident du travail ouvre droit aux mêmes règles d'indemnisation que l'accident initial. La Sécurité sociale verse 60 % du salaire journalier de base pendant les 28 premiers jours, puis 80 % à partir du 29e jour, sans délai de carence. Le complément CCN 1090 s'applique dans les mêmes conditions d'ancienneté que pour l'accident d'origine, dès lors que la rechute est prise en charge au titre de l'AT/MP initial.
Le salarié peut-il refuser la visite médicale de reprise après un accident du travail ?
Le salarié peut-il refuser la visite médicale de reprise après un accident du travail ?
Le salarié n'a pas intérêt à refuser cette visite, qui reste obligatoire dès que l'arrêt atteint 30 jours. Un refus répété peut constituer une cause réelle et sérieuse de licenciement, et le salarié n'est en principe pas tenu de reprendre son poste tant que la visite n'a pas eu lieu. C'est à l'employeur qu'il revient d'organiser cette visite : s'il ne le fait pas, il s'expose à devoir verser des dommages et intérêts au salarié.
Un licenciement pour inaptitude après un accident du travail donne-t-il droit à une indemnité renforcée ?
Un licenciement pour inaptitude après un accident du travail donne-t-il droit à une indemnité renforcée ?
Oui. Lorsque l'inaptitude résulte d'un accident du travail ou d'une maladie professionnelle, l'article L. 1226-14 du Code du travail prévoit une indemnité spéciale de licenciement au moins égale au double de l'indemnité légale de licenciement, sauf disposition conventionnelle plus favorable. Pour connaître le barème conventionnel applicable, consultez les règles d'indemnité de licenciement dans la CCN Automobile. Cette indemnité est due sans condition d'ancienneté, sauf si l'employeur démontre que le salarié a abusivement refusé un poste de reclassement adapté.


