Offre valable pour le plan Paie avancée. Applicable aux entreprises de 1 à 99 collaborateurs qui souscrivent à PayFit entre le 1er juin et le 31 juillet 2026. Les conditions d'annulation applicables sont celles prévues dans nos Conditions Générales de Services. Des frais de mise en place peuvent être appliqués
La
PMA
(ou AMP) ouvre droit à des
autorisations d’absence
prévues par le Code du travail.
Ces temps d’absence sont
rémunérés
et comptés comme du
temps de travail effectif
.
Le conjoint salarié (marié, pacsé ou concubin) peut également en bénéficier.
L’employeur peut demander un
justificatif
, mais ne peut pas refuser un acte médical nécessaire.
Les RH doivent garantir la
confidentialité
et l’absence de toute discrimination.
Les parcours de
Procréation Médicalement Assistée (PMA)
impliquent des
examens médicaux programmés
à des dates précises, souvent impossibles à décaler. Comme ces rendez-vous se déroulent parfois
durant le temps de travail
, la loi impose un traitement spécifique, hors champ des classiques
congés et RTT
pourtant prévus pour régir la plupart des absences.
Pour les équipes RH, l’enjeu consiste à appliquer correctement le
cadre légal
, tout en maintenant une
organisation interne transparente
. PayFit vous explique.
Qu’appelle-t-on exactement une absence liée à la PMA ?
Une absence liée à la PMA correspond au temps consacré à un
acte médical indispensable
au protocole : analyses, échographies, consultations, ponction, transferts ou examens préalables à une insémination ou une FIV.
Ces rendez-vous sont assimilés à du
temps de travail effectif
, ce qui implique le maintien :
de la rémunération ;
des droits à congés ;
et de l’ancienneté.
Le
conjoint salarié
peut également bénéficier d’autorisations d’absence lorsque sa présence est requise pour un acte déterminant. La loi lui permet jusqu’à
trois absences par protocole
, renouvelables en cas de nouveau cycle.
Comment fonctionne l’autorisation d’absence pour AMP ?
La gestion des absences au travail pour cause de PMA repose sur plusieurs règles simples :
L’absence doit correspondre à un acte médical lié au protocole PMA :
l’employeur peut demander un justificatif mentionnant uniquement la date du rendez-vous et la réalisation d’un acte médical. Aucun détail sur le traitement ne peut être exigé.
L’absence est rémunérée :
elle est systématiquement traitée comme du
temps travaillé
, ce qui implique un maintien total des droits contractuels.
Le traitement du conjoint :
si la présence de l’accompagnant est médicalement requise, les RH doivent appliquer le quota légal des
trois absences autorisées
par protocole.
💡
Bon à savoir :
ces absences ne peuvent pas être comptabilisées en RTT, en
congés
payés ou dans un compteur interne.
Voici un
tableau récapitulatif des droits PMA au travail
:
Qui ?
Nombre d’absences
Rémunération
Statut
Renouvellement
Personne en PMA
Illimitées (selon protocole)
100 % maintenue
Temps de travail effectif
Oui (chaque protocole)
Conjoint/partenaire
3 absences
100 % maintenue
Temps de travail effectif
Oui (chaque protocole)
Quels sont les risques juridiques en cas de mauvaise application ?
Le Code du travail interdit toute
discrimination liée au projet parental
, ce qui inclut les démarches PMA.
Ainsi, veillez à éviter toute mesure pouvant être interprétée comme :
un refus injustifié ;
une remarque liée au protocole ;
une évaluation ou une évolution professionnelle affectée par les absences PMA.
⚠️
Attention :
toute atteinte à la confidentialité ou tout traitement défavorable peut engager la responsabilité de l’employeur.
Le conjoint a-t-il droit à des absences rémunérées ?
Oui
, le conjoint salarié, partenaire de PACS ou concubin peut obtenir des autorisations d’absence
lorsque sa présence est nécessaire lors d’un acte médical du protocole PMA
. Dans ce cas, la rémunération est intégralement maintenue et les heures concernées sont comptabilisées comme du temps de travail effectif.
La loi encadre cependant ce dispositif : le conjoint peut s’absenter pour
trois rendez-vous par protocole
, un quota qui se renouvelle automatiquement en cas de nouveau cycle médical.
Comment organiser la gestion interne de ces absences ?
Pour éviter les tensions et
garantir un traitement et une
gestion conforme des absences
, les RH ont surtout intérêt à cadrer quelques règles simples :
informer l’employeur dès que les dates médicales sont connues ;
rappeler la forme du justificatif attendu ;
vérifier que l’absence est bien enregistrée comme du
temps de travail effectif
.
Un paramétrage clair évite les erreurs en paie, notamment sur le maintien du salaire, les droits à congés ou l’ancienneté. De leur côté, les managers doivent être sensibilisés à la confidentialité et au cadre légal afin de
sécuriser la relation de travail
.
💡
Bon à savoir :
centraliser ces demandes permet d’harmoniser le traitement entre services et d’éviter les écarts d’application.
Avec un
logiciel de gestion des absences
, l’enregistrement des absences liées à la PMA, la gestion des justificatifs et le maintien de salaire sont automatisés. Cela réduit ainsi les risques d’oublis et garantit une application conforme, même en période d’activité soutenue.
La personne engagée dans le traitement bénéficie des absences nécessaires pour chaque examen médical prévu par le protocole. Le conjoint bénéficie de
trois autorisations par protocole
, automatiquement renouvelées en cas de nouveau cycle.
Non, elle relève d’un
régime spécifique
prévu par le Code du travail, comme les absences lors d'une grossesse. Ces absences du travail pour PMA doivent donc être enregistrées comme telles. Les
RTT
ou les congés payés classiques sont hors cadre.
Concernant le
calcul de ces absences en paie
, celles-ci doivent apparaître comme
temps de travail effectif
, avec maintien intégral du salaire et des droits.
L’employeur peut demander qu’il mentionne la
date
et la
réalisation d’un acte médical
, sans que la nature du traitement soit révélée. Il ne peut pas exiger d’information supplémentaire.
Oui. Toute
mesure défavorable
portant sur un
salarié engagé dans un parcours PMA
peut être interprétée comme une
discrimination
, y compris pour l’accompagnant.