Offre valable pour le plan Paie avancée. Applicable aux entreprises de 1 à 99 collaborateurs qui souscrivent à PayFit entre le 1er juin et le 31 juillet 2026. Les conditions d'annulation applicables sont celles prévues dans nos Conditions Générales de Services. Des frais de mise en place peuvent être appliqués
La
Dénomination Sociale Nominative (DSN)
est une obligation à effectuer tous les mois par les employeurs. Elle vise à communiquer les informations issues de la paie des salariés aux
organismes
pour le calcul de leurs
droits sociaux
et de leurs
contributions
.
En cas d’inexactitudes dans les données transmises, il est possible de les corriger, y compris
après la validation du salaire
.
À partir de mai 2026
, l’URSSAF pourra réviser automatiquement les erreurs à la place de l’entreprise via une
DSN de substitution
.
Certains
logiciels de paie
intègrent des
mécanismes de détection et de correction automatique
des anomalies courantes (code organisme, taux obsolètes) avant leur transmission aux organismes.
Chaque mois, la
DSN mensuelle
(Déclaration Sociale Nominative) repose sur les éléments permettant d’
établir la paie
des salariés selon leur situation (identité, contrat de travail, rémunération, arrêt maladie, etc.).
Mais il arrive que certaines
données déclarées
soient
erronées
. À terme, ces irrégularités peuvent pénaliser le salarié concerné. Lorsque ce type d’anomalie est détecté, il est possible de les rectifier en procédant à une
correction de la DSN
.
Comment identifier les
erreurs dans une DSN
? Comment les corriger ? Et surtout, comment les prévenir ?
PayFit
vous informe.
En quoi consiste une correction DSN ?
La correction DSN, c’est quoi ?
Corriger une DSN
consiste à remplacer une information erronée ou incomplète dans une déclaration sociale nominative
déjà envoyée
par un employeur.
Il existe
deux cas de figure
:
l’erreur est détectée
avant
la date limite de dépôt de la DSN : elle peut être corrigée par une DSN ”annule et remplace” pour la période concernée ;
si elle est découverte
après
l’échéance : dans ce cas, elle ne peut être corrigée que dans la DSN du mois suivant.
💡
Bon à savoir
: certains logiciels de paie
détectent automatiquement les anomalies courantes
(comme un mauvais identifiant d'organisme) et les corrigent avant transmission de la
DSN
. Cela permet d'éviter des régularisations complexes après coup.
Quels sont les différents types d’anomalies DSN à corriger ?
Dans ce type de déclaration, les agents de l’URSSAF constatent fréquemment des
anomalies
portant sur :
des erreurs de cotisations ou de taux sur les exercices antérieurs ;
un montant de rémunération incorrect ;
des périodes d’activité mal renseignées ou une mauvaise période de rattachement du
montant net social
;
des incohérences sur les modalités du contrat de travail (temps plein au lieu de temps partiel, etc.) ;
un oubli de déclaration des parts patronales concernant les frais de santé, de retraite ou de prévoyance,
un code inexact, etc.
💡
Bon à savoir
: dès la suspicion d’une anomalie, l’organisme concerné, comme l’URSSAF, informe l’employeur au moyen d’un
CRM
(Compte Rendu Métier)afin qu’il puisse corriger rapidement sa DSN.
Dès que la DSN est transmise, les organismes de recouvrement, dont l’URSSAF,
vérifient
les données communiquées en les croisant avec les informations dont ils disposent. Quand une incohérence est détectée, ils signalent l’erreur au déclarant
en temps réel
par le biais d’un bilan d’anomalies (puis dans les CRM mensuels et annuels en cas de non-correction).
Les CRM peuvent être techniques à déchiffrer. Pour simplifier leur traitement :
privilégiez un logiciel de paie qui
récupère automatiquement
les CRM depuis Net-Entreprises ;
vérifiez qu'il
traduit les anomalies
en actions concrètes (vs codes techniques) ;
utilisez un système d'
alertes
pour être notifié dès qu'une correction est nécessaire.
Mise à jour du logiciel de paie
Une fois l’anomalie rectifiée, l’employeur doit
mettre à jour
le
paramétrage de son logiciel de paie
afin que les prochaines déclarations intègrent des informations correctes.
💡
Bon à savoir
: il est recommandé de réaliser les
correctifs au fil de l’eau
pour éviter qu’une même anomalie se répète chaque mois.
Impact des erreurs DSN sur les droits des salariés
En corrigeant rapidement les anomalies dans une DSN, l’employeur garantit à son personnel de pouvoir bénéficier de l’ensemble de leurs
droits sociaux
tels que :
la retraite ;
les allocations chômage ;
les indemnités journalières ;
le Revenu de Solidarité Active (RSA) ;
la prime d’activité, etc.
📌
Exemple
: si un salarié perçoit un salaire brut mensuel de 2 000 €, mais que la déclaration indique un montant de 1 600 € sur plusieurs mois, en cas de chômage, le salarié n’aura le droit qu’à une allocation plus faible.
💡
Bon à savoir
: côté employeur, la fiabilité des données déclarées permet de calculer correctement les
contributions
et
cotisations
dues par l’entreprise.
Mise en place de la DSN de substitution par l’URSSAF en 2026
À partir de
mars 2026
, l’URSSAF enverra à toutes les entreprises concernées un
CRM annuel
listant l’intégralité des
incohérences DSN de l’année 2025
. Les déclarants disposent de 2 mois pour corriger eux-mêmes les anomalies identifiées.
⚠️
Attention
: passé ce délai, l’URSSAF pourra effectuer les rectifications à la place des employeurs par le biais d’une
DSN de substitution
(avec des risques de corrections erronées et de perte de contrôle des données).
💡 Comment se préparer au CRM annuel de mars 2026 ?
• Dès maintenant : traitez les CRM mensuels au fil de l'eau (ne les laissez pas s'accumuler) ; • Janvier-février 2026 : faites un audit de vos DSN 2025 pour identifier les anomalies récurrentes ; • Mars 2026 : priorisez les corrections les plus critiques dès réception du CRM annuel.
Les logiciels de paie avec correction automatique et alertes proactives permettent de maintenir des déclarations conformes toute l'année, réduisant ainsi le risque de DSN de substitution imposée.
Coûts et pénalités en cas de non-correction en 2026
L’URSSAF prévoit des
sanctions financières
en cas d’inexactitude des rémunérations déclarées ayant entraîné une sous-évaluation des cotisations à payer.
Dans ce cas, les
pénalités
comptent pour
1 %
du Plafond Mensuel de la Sécurité Sociale (PPMS) par salarié (soit 40,05 euros au 1er janvier 2026).
Comment prévenir les erreurs de DSN ?
Vigilance de l’entreprise
Afin d’assurer l’exactitude et la cohérence des informations transmises, l’employeur doit être attentif à
tout changement
concernant la situation de ses collaborateurs.
Il doit également
reporter systématiquement
ces modifications en mettant régulièrement à jour son logiciel de paie.
Checklist avant l’envoi de la DSN
Avant de transmettre toute déclaration sociale nominative, le site Net-entreprise recommande de
vérifier les données
concernant :
l’employeur (raison sociale, SIRET, etc.) ;
les salariés (NIR, état civil, etc.) ;
les contrats de travail (convention collective de référence, métier, etc.) ;
les revenus bruts (rémunérations, primes, etc.) ;
les bases assujetties et cotisations ;
les arrêts de travail et congés (maladie, maternité, accident…), etc.
👉
À noter
: il faut également que les erreurs des CRM des mois précédents aient bien été corrigées et prises en compte dans le paramétrage du logiciel de paie.
Logiciel de paie avec DSN
Les
logiciels de paie
intègrent désormais des fonctionnalités de détection d'anomalies en temps réel, permettant d'identifier et corriger les erreurs avant même l'envoi de la DSN.
Voici des
exemples
de contrôles automatiques avant transmission de la DSN
.
Élément vérifié
Ce qui est contrôlé
Exemple d’anomalie détectée
Réaction du logiciel
Salaires
Montant supérieur au SMIC
Salaire inférieur à 1 823,03 euros
Alerte et blocage de l’envoi
Identifiants
Validité du NIR et du SIRET
Numéro de sécurité sociale invalide ou incomplet
Alerte avec suggestion de correction
Organismes sociaux
Cohérence de l’identifiant de protection sociale
Mauvaise caisse de retraite AGIRC-ARRCO
Correction automatique proposée
Taux de cotisation
Application des barèmes en vigueur
Taux de cotisation obsolète
Mise à jour automatique
Dates
Cohérence des périodes d’activité
Date de fin antérieure à la date de début
Alerte et blocage de l’envoi
Complétude
Présence des informations obligatoires
Champ vide (convention collective, etc.)
Alerte avec suggestion
C’est notamment le cas du
logiciel de paie avec DSN
qui rend possible la rectification des déclarations
pendant la saisie ou avant génération des bulletins définitifs
, permettant une correction immédiate.
La
procédure de rectification
dépend du moment où l’anomalie a été détectée. Le mode "annule et remplace” n’est possible que jusqu’à la
veille de l’échéance de dépôt
. Passé ce délai, les anomalies peuvent être rectifiées dans la
paie du mois suivant
(dans le bloc de régularisation concerné).
Toute anomalie de déclaration est
signalée par les organismes destinataires
et
remontée à l’employeur
. Il suffit d’attendre l’envoi du CRM mis à disposition pour effectuer les corrections.
Lorsqu’une
erreur de paie de l’employeur
est reprise dans une déclaration sociale nominative et transmise depuis plusieurs mois, la déclaration initiale ne peut plus être modifiée. Pour la rectifier, il faut
corriger les informations à la source
(dans le logiciel de paie) puis transmettre les données changées via les
blocs de régularisation
prévus à cet effet dans la déclaration du mois suivant.
La
DSN mensuelle
regroupe l’ensemble des
informations issues de la paie du mois
afin de calculer les cotisations et les droits sociaux des collaborateurs. À l’inverse, la
DSN événementielle
sert à
déclarer certains événements en cours de mois
(arrêt de travail, fin de contrat, etc.) sans attendre la déclaration mensuelle.