Offre valable pour le plan Paie avancée. Applicable aux entreprises de 1 à 99 collaborateurs qui souscrivent à PayFit entre le 1er juin et le 31 juillet 2026. Les conditions d'annulation applicables sont celles prévues dans nos Conditions Générales de Services. Des frais de mise en place peuvent être appliqués
Il n’existe pas de congé d’allaitement
prévu par la loi actuellement en France.
Les salariées souhaitant
allaiter sur leur lieu de travail
ont toutefois le
droit
à une
pause d’allaitement
d’une heure par jour jusqu’au 1 an de leur enfant.
Certaines
conventions collectives
peuvent accorder des dispositions plus favorables pour soutenir les mères allaitantes au sein de l’entreprise.
Il existe aussi des
solutions alternatives
(horaires aménagés, télétravail, pose d’autres congés, etc.).
En France, le Code du travail ne prévoit
aucun congé d’allaitement
officiel
permettant aux mères de prolonger leur
congé maternité
afin d’allaiter leur bébé. Ce type de dispositif peut toutefois être déployé dans certaines
entreprises
grâce à un accord interne ou une convention collective pour aider leurs collaboratrices à concilier allaitement et poursuite de leur activité professionnelle.
Lorsqu’une salariée souhaite
allaiter
sur son temps de travail ou
tirer son lait
, l’employeur est tenu de respecter certaines
obligations
.
La loi française prévoit-elle le congé allaitement ?
Actuellement, en France, le
congé d’allaitement
n’est pas inscrit dans la législation : en effet, le Code du travail ne prévoit
aucune prolongation automatique du congé maternité
pour allaiter.
À cause de ce vide juridique, une salariée qui souhaite allaiter son nouveau-né ne peut donc pas demander de congé spécifique
pour ce seul motif
(qu’elle travaille dans le secteur privé ou public).
👉
À noter
: certaines
branches professionnelles
ou conventions collectives peuvent prévoir des
jours d’absences ou un congé supplémentaire
parfois sur présentation d’un certificat médical. Mais ces situations restent peu fréquentes et dépendent du secteur.
Quelles sont les obligations de l’employeur en matière d’allaitement au travail ?
En l’absence de congé pour allaitement, l’employeur est néanmoins tenu de respecter
certaines règles
lorsqu’une femme envisage d’allaiter sur son temps de travail.
Pause allaitement
Selon l
’article L 1225-30
du Code du travail, la loi autorise les salariées à prendre un temps dédié pour allaiter leur bébé sur leurs horaires de travail : on parle alors de
pause d’allaitement
.
Pour cela, les mères allaitantes ont droit à
une heure d’allaitement par jour
pendant 1 an à partir de la naissance de leur enfant.
Celle-ci se divise en
2 périodes
à raison de :
30 minutes le matin
et de
30 minutes
l’après-midi ;
dont les horaires sont négociés avec l’employeur.
Les
pauses d’allaitement
peuvent servir à s’absenter pour allaiter, à nourrir au sein directement son bébé sur place (ou à proximité des locaux de l’entreprise), ou à tirer son lait maternel. Les périodes sont réduites à 20 minutes en cas de mise à disponibilité d’un local d’allaitement.
⚠️
Attention
: la loi ne prévoit
pas de rémunération obligatoire de la pause allaitement
. Celle-ci peut être rémunérée si votre convention collective le prévoit.
Local d’allaitement et obligations employeur
En matière d’allaitement au travail, les règles dépendent de l’
effectif des femmes
employées par l’entreprise.
Pour une structure employant
moins de 100 salariées
, l’employeur
n’est pas tenu
de mettre à disposition un local dédié à l’allaitement. Toutefois, la salariée doit pouvoir bénéficier de conditions de repos adaptées.
Dès lors qu’une entreprise emploie
100 salariées et plus
, elle doit proposer un
local d’allaitement conforme
,sous peine d'une mise en demeure par l'inspection du travail. Pour permettre un allaitement en toute sécurité, cette salle d’allaitement doit respecter
différents critères
d’hygiène et d’intimité.
Quelles sont les alternatives au congé d'allaitement ?
Il existe d’autres
solutions alternatives
afin de concilier vie de mère et reprise professionnelle.
Aménagement du temps de travail
Dans certains cas, il est possible de négocier avec son employeur la mise en place d’
horaires aménagés
pour accorder aux collaboratrices le temps et les ressources nécessaires pour allaiter leur enfant.
L’entreprise peut alors proposer :
des
horaires de travail
plus flexibles (en cas de proximité avec la crèche ou du lieu de garde) ;
plus de jours de
télétravail
pour pouvoir allaiter à domicile ;
ou encore d’adapter le poste.
Ces mesures visent généralement à faciliter l’allaitement
sans modifier le
contrat de travail
de ses collaboratrices.
Pose de congés
Lorsqu’aucun arrangement n’est possible au sein de son entreprise, une salariée peut mobiliser
différents types de congés
pour s’organiser après son accouchement et ainsi continuer d’allaiter.
Elle peut d’abord bénéficier d’un
report du congé prénatal
. S’il a été écourté (avec accord médical), les jours non pris avant la naissance sont ajoutés au congé postnatal, ce qui allonge d’autant la durée du congé maternité.
Certaines salariées peuvent décider de
prendre leurs
congés payés et RTT
ou autres jours de repos dès la fin du congé maternité pour prolonger leur présence auprès de leur bébé, et ainsi assurer le maintien de leur rémunération.
Il est aussi possible de demander un
congé sans solde
pour allaitement avec l’accord de son employeur. Comme son nom l’indique, celui-ci n’est pas rémunéré et marque une pause dans la carrière de la salariée.
Le
congé parental
d’éducation
constitue aussi une alternative. Il permet à une collaboratrice de réduire ou de suspendre son activité professionnelle pour s’occuper de son enfant. Pour cela, elle doit justifier d’au moins une année d’ancienneté dans l’entreprise.
Enfin, le passage à
temps partiel
peut être envisagé. La solution du mi-temps permet de conserver une activité professionnelle réduite (et donc une partie de son salaire) tout en dégageant du temps pour élever son enfant.
Quelle que soit la situation, un
logiciel de gestion des congés et absences
vous permettra d’organiser plus simplement les demandes, d’assurer leur suivi et de garantir le respect des droits de vos salariées.
Non, car l’allaitement n’est
pas considéré comme un motif valable
pour un
congé pathologique
postnatal. Un congé maternité peut être prolongé seulement dans le cas de
suites de couches pathologiques
, c’est-à-dire, si l’état de santé de la mère ou du nourrisson le nécessite.
Non,
il n’existe pas de prime
dédiée pour allaiter son enfant. De plus, si la
pause allaitement
légale ne permet pas le maintien de salaire, elle n’est pas non plus indemnisée par l’Assurance Maladie.
La
durée du congé de maternité
varie selon le nombre d’enfants à charge. Il est généralement de
6 semaines en prénatal
et de
10 semaines pour la période postnatale
.
S'il embauche plus de 100 salariées, un employeur
peut être mis en demeure par l'inspection du travail
d'installer un
local d'allaitement
conforme à l'
article R4152-13
du Code du travail, qui doit être :
séparé
de tout local de travail ;
aéré
(fenêtres + renouvellement d'air continu) ;
bien éclairé
;
équipé d'un lavabo
avec eau à température réglable ;
pourvu de sièges
convenables ;
nettoyé quotidiennement
hors présence des enfants ;
maintenu à température convenable
;
avec
revêtements
permettant un entretien facile.
En cas de manquements, l'employeur s'expose à des
sanctions
lors d'un contrôle de l'inspection du travail.