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Préavis de démission – Convention collective des télécommunications (IDCC 2148)

Quelle est la durée du préavis en cas de démission dans les télécommunications ?

La convention collective des télécommunications prévoit des durées de préavis de démission qui varient selon le groupe de classification du salarié et, pour certains groupes, selon l'ancienneté. Cette page détaille les durées applicables, les modalités de notification et les cas de dispense.

Nombre d'entreprises concernées par la CCN

Nombre d'entreprises concernées par la CCN

Environ 1 370 entreprises

Champ d'application

Champ d'application

Télécommunications filaires (NAF 6110Z), Télécommunications sans fil (NAF 6120Z), Autres activités de télécommunication (NAF 6190Z), Centres d'appels (NAF 8220Z)

A retenir :

  • Le préavis de démission dans la convention collective des télécommunications (IDCC 2148) dure entre 1 et 3 mois.

  • Les groupes A et B effectuent 1 mois de préavis, porté à 2 mois au-delà de 2 ans d'ancienneté.

  • Les groupes C et D effectuent 2 mois de préavis, les groupes E, F et G (cadres) 3 mois.

  • Les salariés hors classification négocient une durée fixée à leur contrat, avec un minimum de 3 mois.

  • Les heures de recherche d'emploi s'appliquent uniquement en cas de licenciement, jamais en cas de démission.

Quelle est la durée du préavis selon votre groupe de classification ?

Votre durée de préavis dépend du groupe de classification fixé par la convention collective des télécommunications. Voici les durées prévues par l'article 4.4.1 :

Groupe de classification Ancienneté Durée du préavis
A et B 2 ans ou moins 1 mois
A et B Plus de 2 ans 2 mois
C et D Toute ancienneté 2 mois
E, F et G (cadres) Toute ancienneté 3 mois
Hors classification Toute ancienneté Minimum 3 mois (fixé au contrat)

Vous démissionnez d'un poste soumis à la convention collective des télécommunications (IDCC 2148) ? Cette convention couvre environ 1 370 entreprises, des télécommunications filaires (NAF 6110Z) aux centres d'appels (NAF 8220Z). Elle fixe des durées de préavis propres à votre groupe de classification, différentes du droit commun.

Qu'est-ce que le préavis de démission dans la CCN des télécommunications ?

Le préavis de démission est le délai que vous respectez entre l'annonce de votre départ et la fin réelle de votre contrat. Dans la convention collective des télécommunications (IDCC 2148), l'article 4.4.1 fixe ce délai selon votre groupe de classification, de A à G, plus les salariés hors classification.

Cette durée s'applique aussi bien à la démission qu'au licenciement, sauf faute grave ou lourde.Le préavis s'applique à tous les salariés en CDI (contrat à durée indéterminée), une fois la période d'essai terminée. Il constitue une obligation réciproque entre vous et votre employeur.

Vous le devez en cas de démission, votre employeur le doit en cas de licenciement.

Comment notifier votre démission ?

Vous notifiez votre démission par écrit, même si la convention ne l'impose pas formellement. Voici les formats recommandés :

  • lettre recommandée avec accusé de réception (LRAR) ;

  • lettre remise en main propre contre décharge ;

  • courriel avec accusé de réception.

Le préavis démarre à la date de réception de cette notification par votre employeur.

La dispense de préavis est-elle possible ?

Oui, la dispense de préavis existe, à l'initiative de votre employeur ou à votre demande.

Dispense à l'initiative de l'employeur

Votre employeur peut vous dispenser d'exécuter votre préavis, en partie ou en totalité. Il reste alors redevable des salaires et avantages que vous auriez perçus jusqu'au terme du préavis : c'est l'indemnité compensatrice de préavis.

Cette règle s'applique sauf si la dispense intervient après une faute grave ou lourde de votre part.Par exemple, si vous êtes en préavis de 2 mois et que votre employeur vous dispense après 3 semaines, il vous verse l'équivalent du salaire des 5 semaines restantes.

Cette indemnité inclut aussi les avantages en nature et primes habituelles, calculés sur la même base que si vous aviez travaillé.

Voici ce que couvre l'indemnité compensatrice de préavis :

  • le salaire de base sur la période non travaillée ;

  • les primes habituelles versées pendant cette période ;

  • les avantages en nature, comme un véhicule de fonction.

Votre employeur ne peut pas réduire cette indemnité, sauf accord écrit de votre part.

Dispense à la demande du salarié

Vous pouvez aussi demander à votre employeur de vous dispenser de préavis, par exemple pour démarrer un nouvel emploi plus tôt. Si votre employeur accepte, votre contrat prend fin à la date que vous avez convenue ensemble.

Dans ce cas, vous ne percevez pas d'indemnité compensatrice, puisque la dispense vient de votre initiative.Si votre employeur refuse, vous devez exécuter l'intégralité de votre préavis.

Partir avant son terme sans autorisation vous expose alors au versement d'une indemnité à votre employeur, équivalente aux salaires de la période non effectuée.

Pour éviter cette situation, mieux vaut :

  • formuler votre demande de dispense par écrit, dès que possible ;

  • proposer une date de fin réaliste, qui laisse le temps de transmettre vos dossiers ;

  • obtenir l'accord de votre employeur avant de considérer le préavis comme terminé.

Un accord amiable, même informel par écrit, sécurise votre départ et celui de votre employeur.

Cas de dispense automatique

Certaines situations vous dispensent automatiquement de préavis, sans intervention de votre employeur. Le Code du travail prévoit qu'une salariée en état de grossesse médicalement constatée peut rompre son contrat sans préavis ni indemnité de rupture. La même règle s'applique à l'issue d'un congé maternité ou d'adoption, si vous souhaitez ne pas reprendre votre poste pour élever votre enfant.

La démission à l'issue d'un congé pour création ou reprise d'entreprise ouvre aussi droit à une dispense, à condition d'informer votre employeur au moins 3 mois avant la fin de ce congé. Ce délai de prévenance remplace alors le préavis conventionnel.

Ces dispenses automatiques reposent sur le Code du travail et s'imposent, indépendamment des durées fixées par la convention collective des télécommunications.

Les heures de recherche d'emploi s'appliquent-elles en cas de démission ?

Non, les heures de recherche d'emploi ne s'appliquent pas en cas de démission. L'article 4.4.1 réserve ces 2 heures rémunérées par jour de préavis effectué aux salariés en préavis de licenciement. Un accord d'entreprise peut toutefois prévoir des dispositions plus favorables pour les démissionnaires.

Que risque le salarié qui ne respecte pas son préavis ?

Le salarié qui n'exécute pas son préavis s'expose à verser une indemnité à son employeur. Cette indemnité correspond à la rémunération brute que vous auriez perçue pendant la période non travaillée. Mieux vaut négocier une réduction de préavis avec votre employeur plutôt que de partir sans son accord.

Le Code du travail ne fixe aucune durée légale pour le préavis de démission, hors professions spécifiques. La convention collective des télécommunications comble ce vide en imposant des durées précises selon votre groupe de classification.

Votre contrat de travail ou un accord d'entreprise peut prévoir une durée différente, à condition qu'elle vous soit au moins aussi favorable.

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Dernière vérification le 2026-07-24.

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FAQ — Préavis de démission dans la CCN des télécommunications

Ce salarié effectue 2 mois de préavis. L'article 4.4.1 porte la durée à 2 mois dès que l'ancienneté dépasse strictement 2 ans au jour de la notification de la démission. À l'inverse, un salarié du groupe B avec exactement 2 ans d'ancienneté reste soumis à 1 mois de préavis, car le texte exige une ancienneté supérieure à 2 ans, pas égale. Cette nuance mérite votre attention si vous démissionnez proche de votre date anniversaire d'embauche.

Oui, l'article 4.4.1 fixe les mêmes durées pour la démission et le licenciement selon le groupe de classification. Cette réciprocité protège aussi bien le salarié que l'employeur en cas de rupture du contrat. Elle disparaît uniquement en cas de faute grave ou de faute lourde, qui dispensent des deux parties du préavis. Une différence subsiste toutefois : les heures de recherche d'emploi, réservées au préavis de licenciement.

Non, ces heures ne concernent que le préavis de licenciement. La convention collective des télécommunications réserve les 2 heures rémunérées par jour aux salariés licenciés, afin de faciliter leur recherche d'un nouvel emploi pendant leur préavis. Un salarié démissionnaire ne perçoit donc aucune heure spécifique pour chercher un poste. Un accord d'entreprise peut néanmoins étendre cet avantage aux démissionnaires, si l'entreprise le souhaite.

L'ancienneté se calcule au jour de la notification de votre démission, et non à la date de fin du préavis. Elle correspond à la durée continue de présence dans l'entreprise, depuis votre date d'embauche. Les périodes de suspension du contrat, comme un congé parental, comptent généralement dans ce calcul selon les règles habituelles de la convention. En cas de doute sur votre ancienneté exacte, votre service RH (ressources humaines) peut vous confirmer la date retenue.

Oui, la durée de préavis d'un salarié hors classification se fixe de gré à gré dans son contrat de travail. L'article 4.4.1 impose toutefois un plancher : cette durée ne peut jamais être inférieure à 3 mois. Ce statut concerne généralement des postes à forte responsabilité, non rattachés aux 7 groupes A à G de la classification de branche. En l'absence de clause contractuelle précise, ce minimum conventionnel de 3 mois s'applique par défaut.

Oui, dans certains cas prévus par le Code du travail, indépendamment de la convention collective. Une salariée enceinte peut rompre son contrat sans préavis ni indemnité de rupture, tout comme à l'issue d'un congé maternité ou d'adoption pour élever son enfant. La démission à l'issue d'un congé pour création d'entreprise ouvre aussi cette dispense, sous réserve de prévenir l'employeur au moins 3 mois avant la fin du congé. Hors ces situations spécifiques, le préavis fixé par la convention collective des télécommunications reste dû.

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