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Convention collective Prévention et sécurité (IDCC 1351)

Quelle est la durée de la période d'essai dans la convention collective Prévention et sécurité ?

La période d'essai permet à l'employeur d'évaluer les compétences du salarié et au salarié d'apprécier les conditions de travail. La convention collective des entreprises de prévention et de sécurité fixe des durées spécifiques selon la catégorie professionnelle, ainsi que des règles encadrant le renouvellement et la rupture.

Nombre d'entreprises concernées par la CCN

Nombre d'entreprises concernées par la CCN

Environ 4 000 entreprises

Champ d'application

Champ d'application

Sécurité privée, Surveillance humaine, Gardiennage, Sûreté aéroportuaire, Télésurveillance

À retenir

  • La durée initiale de la période d'essai varie selon la catégorie professionnelle : 2 mois pour les agents d'exploitation, 3 mois pour les agents de maîtrise, 4 mois pour les cadres.

  • Le renouvellement est possible une seule fois, uniquement en CDI, avec l'accord écrit du salarié avant la fin de la période initiale.

  • En CDD, la période d'essai suit les règles légales et n'est jamais renouvelable.

  • Un délai de prévenance spécifique s'applique en cas de rupture, de 24 heures à 1 mois selon l'ancienneté du salarié.

  • En cas de transfert conventionnel de personnel, aucune nouvelle période d'essai ne peut être imposée au salarié repris.

Quelle est la durée de la période d'essai selon la catégorie professionnelle ?

La durée de la période d'essai en CDI dépend de la catégorie professionnelle du salarié embauché. Elle est fixée par l'article 6.02 de la convention collective des entreprises de prévention et de sécurité, dans le respect des plafonds légaux de l'article L. 1221-19 du Code du travail.

Catégorie professionnelle Durée initiale Renouvellement Durée totale maximale
Agents d’exploitation, employés administratifs et techniciens 2 mois 1 mois 3 mois
Agents de maîtrise 3 mois 3 mois 6 mois
Cadres 4 mois 4 mois 8 mois

💡 Bon à savoir : la période d'essai d'un salarié à temps partiel ne peut pas avoir une durée calendaire supérieure à celle d'un salarié à temps complet occupant un poste de même catégorie.

La période d'essai doit obligatoirement figurer dans le contrat de travail ou la lettre d'engagement pour être opposable au salarié.

La convention collective des entreprises de prévention et de sécurité (IDCC 1351, brochure 3196) couvre environ 4 000 entreprises exerçant dans la sécurité privée : surveillance humaine, gardiennage, sûreté aéroportuaire et télésurveillance. Elle complète le Code du travail sur la période d'essai, son renouvellement et sa rupture.

Comment renouveler la période d'essai dans cette convention collective ?

Le renouvellement de la période d'essai est possible une seule fois, exclusivement pour les salariés en CDI. Deux conditions cumulatives doivent être réunies :

  • le contrat de travail ou la lettre d'engagement prévoit expressément la possibilité de renouvellement ;

  • l'employeur et le salarié donnent leur accord par écrit, avant la fin de la période initiale.

Un renouvellement automatique ou imposé unilatéralement au salarié est nul.

Quel délai de prévenance respecter avant de renouveler la période d'essai ?

La convention impose un délai de prévenance avant la fin de la période initiale, dont la durée varie selon la catégorie professionnelle du salarié :

  • agents d'exploitation, employés administratifs et techniciens : 3 jours calendaires avant la fin de la période initiale ;

  • agents de maîtrise : 7 jours calendaires avant la fin de la période initiale ;

  • cadres : 14 jours calendaires avant la fin de la période initiale.

Par exemple, un agent de maîtrise dont la période d'essai s'achève le 30 juin doit recevoir la proposition de renouvellement au plus tard le 23 juin, pour que le délai de 7 jours calendaires soit respecté. L'accord du salarié peut être formalisé par écrit ou par mail, mais il doit intervenir avant la fin de la période initiale. Sans cet accord express, la période d'essai prend fin à son terme initial et le salarié est réputé confirmé dans son poste.

Quelle est la durée de la période d'essai en CDD ?

La durée de la période d'essai en CDD suit les règles légales, sans disposition spécifique dans la convention collective :

  • CDD de 6 mois ou moins : 1 jour par semaine de contrat, dans la limite de 2 semaines ;

  • CDD de plus de 6 mois : 1 mois maximum.

Cette période d'essai n'est jamais renouvelable, quelle que soit la catégorie professionnelle du salarié.

💡 Bon à savoir : en cas de poursuite en CDI après un CDD dans la même entreprise, la durée du CDD se déduit de la période d'essai du CDI. La durée d'un stage de fin d'études intégré à un cursus pédagogique peut aussi réduire cette période, dans la limite de la moitié de sa durée, sauf embauche sur un poste correspondant aux activités du stage, auquel cas la déduction est intégrale.

Quels sont les délais de prévenance en cas de rupture de la période d'essai ?

La rupture de la période d'essai est soumise à un délai de prévenance qui varie selon la durée de présence du salarié dans l'entreprise, que la rupture soit à l'initiative de l'employeur ou du salarié.

Durée de présence Délai si rupture par l’employeur Délai si rupture par le salarié
Moins de 8 jours 24 heures 24 heures
De 8 jours à 1 mois 48 heures 48 heures
De 1 mois à 3 mois 2 semaines 48 heures
Au-delà de 3 mois 1 mois 48 heures

⚠️ Attention : le respect du délai de prévenance ne peut jamais conduire à prolonger la période d'essai au-delà de sa durée maximale, renouvellement inclus. Si l'employeur ne le respecte pas, il doit verser au salarié une indemnité égale aux salaires et avantages que celui-ci aurait perçus jusqu'à la fin du délai.

Comment se décompte la période d'essai ?

La période d'essai se décompte de date à date, à partir du premier jour de travail effectif du salarié.

Quels événements suspendent la période d'essai ?

Certains événements suspendent le décompte de la période d'essai, qui reprend uniquement au retour effectif du salarié à son poste :

  • un arrêt maladie ou un accident du travail ;

  • les congés payés pris pendant la période d'essai ;

  • la fermeture de l'entreprise pour congés annuels ;

  • un congé sans solde ou une absence autorisée.

Par exemple, un agent d'exploitation en arrêt maladie 5 jours pendant sa période d'essai de 2 mois voit son terme reporté de 5 jours : le décompte reprend dès son retour au poste. Cette suspension protège à la fois l'employeur, qui n'a pas pu évaluer le salarié pendant son absence, et le salarié, qui bénéficie du temps d'essai complet prévu à son contrat.

Un salarié transféré doit-il refaire sa période d'essai en cas de changement de prestataire ?

Non, un salarié transféré dans le cadre d'un changement de prestataire ne doit pas effectuer une nouvelle période d'essai. Le secteur de la prévention et de la sécurité connaît des changements fréquents de prestataires sur les marchés, et l'avenant du 28 janvier 2011 à l'accord du 5 mars 2002 organise la reprise du personnel entre l'entreprise sortante et l'entreprise entrante.

Les salariés qui remplissent les conditions de transfert (ancienneté sur le marché, qualifications à jour, documents d'identité et de travail valides) conservent leur contrat de travail, leur ancienneté et leurs conditions contractuelles.

Un avenant est signé pour formaliser le changement d'employeur, sans nouvelle période d'essai.

Quelles sont les conséquences de la rupture de la période d'essai ?

La rupture de la période d'essai ne constitue ni un licenciement ni une démission. Le salarié perçoit néanmoins :

  • le salaire correspondant au temps de travail effectué ;

  • l'indemnité compensatrice de congés payés pour les jours acquis et non pris ;

  • le cas échéant, l'indemnité compensatrice liée au non-respect du délai de prévenance.

L'employeur remet les documents de fin de contrat : certificat de travail, solde de tout compte et attestation France Travail. La rupture ne doit reposer sur aucun motif discriminatoire ni caractère abusif.

Information à caractère informatif, sans conseil juridique.

Dernière vérification le 2026-07-31.

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FAQ — Période d'essai dans la CCN Prévention et sécurité (IDCC 1351)

Non, un accord de branche ne peut pas allonger la période d'essai au-delà des plafonds légaux fixés par l'article L. 1221-19 du Code du travail. Si la convention collective prévoit une durée plus courte que ce plafond, c'est elle qui s'applique ; dans le cas contraire, le plafond légal prime.

Non, la période d'essai d'un CDD n'est jamais renouvelable, quelle que soit la catégorie professionnelle du salarié. Seuls les salariés en CDI peuvent bénéficier d'un renouvellement, sous réserve de l'accord écrit du salarié avant la fin de la période initiale.

Oui, la durée d'un stage de fin d'études intégré à un cursus pédagogique se déduit de la période d'essai, dans la limite de la moitié de sa durée. Si l'embauche a lieu dans les 3 mois suivant le stage et sur un poste correspondant aux activités confiées au stagiaire, la déduction est intégrale.

Non, le respect du délai de prévenance ne peut jamais repousser la fin de la période d'essai au-delà de sa durée maximale. Si l'employeur ne le respecte pas, il doit verser au salarié une indemnité égale aux salaires et avantages qu'il aurait perçus jusqu'à son terme.

Oui, un arrêt maladie suspend la période d'essai et en repousse la fin d'une durée égale à celle de l'absence. Le décompte reprend uniquement au retour effectif du salarié à son poste.

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