Convention collective Négoce médico-technique (IDCC 1982) – Coefficients et classification
Quel est votre coefficient dans la convention collective médico-technique ?
La convention collective du négoce et des prestations de services dans les domaines médico-techniques prévoit un système de classification des emplois basé sur des critères classants et une pesée par points. Cette page détaille les niveaux de qualification, les critères d'évaluation et le lien avec les salaires minima conventionnels.
Nombre d'entreprises concernées par la CCN
Environ 2 850 entreprises (source OPCO EP / DARES)
Champ d'application
Négoce de matériel médical, Prestations de services médico-techniques, Commerce de détail d'articles médicaux et orthopédiques, Location de dispositifs médicaux
FAQ – Coefficients et classification dans la convention collective médico-technique
La nouvelle classification remplace-t-elle automatiquement les anciens coefficients ?
La nouvelle classification remplace-t-elle automatiquement les anciens coefficients ?
Oui, depuis le 5 octobre 2025, la nouvelle classification s'applique à toutes les entreprises de la branche, sans possibilité de conserver l'ancienne grille de coefficients. Chaque emploi doit faire l'objet d'une pesée individuelle selon les 3 critères classants, même si le salarié occupait déjà un poste sous l'ancien système. L'employeur ne peut pas se contenter de transposer mécaniquement l'ancien coefficient vers un niveau équivalent, car les deux grilles ne sont pas construites selon la même logique. Cette pesée doit être réalisée pour chaque emploi de l'entreprise, quelle que soit sa taille.
Un salarié peut-il contester son niveau de classification ?
Un salarié peut-il contester son niveau de classification ?
Oui, le salarié dispose d'un mois après la notification écrite de son classement pour demander des explications à son employeur. Ce dernier doit répondre dans le mois qui suit cette demande. En cas de désaccord persistant, la commission paritaire permanente de négociation et d'interprétation (CPPNI) de la branche peut être saisie pour trancher le litige. Le salarié peut également, en dernier recours, porter le litige devant le conseil de prud'hommes s'il estime que son classement ne correspond pas à la réalité de son emploi.
Un diplôme garantit-il un classement minimum ?
Un diplôme garantit-il un classement minimum ?
Non, le classement repose exclusivement sur le contenu réel de l'emploi exercé, et non sur les qualifications théoriques détenues par le salarié. Un salarié titulaire d'un diplôme élevé mais occupant un poste aux missions simples sera classé selon les exigences réelles de ce poste. À l'inverse, un salarié sans diplôme particulier peut accéder à un niveau élevé si ses missions le justifient. Cette règle vise à garantir l'équité de traitement entre tous les salariés de la branche.
Quelles obligations pour l'employeur lors de la mise en place de la nouvelle classification ?
Quelles obligations pour l'employeur lors de la mise en place de la nouvelle classification ?
L'employeur doit analyser chaque emploi de l'entreprise, réaliser la pesée selon les 3 critères classants, puis notifier le classement par écrit à chaque salarié concerné. Dans les entreprises de 50 salariés et plus, le comité social et économique (CSE) doit être consulté avant la mise en œuvre, conformément aux règles générales du Code du travail sur les projets affectant l'organisation du travail. L'employeur doit également conserver une trace écrite de l'analyse réalisée pour chaque emploi, afin de pouvoir la présenter en cas de contestation.
Le niveau de classification a-t-il un impact sur le salaire minimum ?
Le niveau de classification a-t-il un impact sur le salaire minimum ?
Oui, chaque niveau de classification correspond à un salaire minimum hiérarchique fixé par accord de branche, réévalué périodiquement par les partenaires sociaux. Le niveau obtenu après la pesée de l'emploi détermine donc directement le plancher de rémunération applicable au salarié, indépendamment de son salaire réel qui peut être supérieur. Les grilles de salaires minima évoluent régulièrement et doivent être vérifiées à chaque nouvel avenant salarial de la branche.



