La classification de la convention collective médico-technique (IDCC 1982) repose depuis octobre 2025 sur une pesée en points, et non plus sur l'ancien système de coefficients.
Chaque emploi est évalué selon 3 critères classants : la technicité, la responsabilité et l'autonomie, notés chacun de 1 à 13 points.
Le total obtenu, compris entre 3 et 39 points, positionne le salarié sur un niveau allant de E1 (employés) à D14 (direction).
L'accord du 13 janvier 2022 a remplacé l'ancienne grille de coefficients, en vigueur depuis 1997, jugée obsolète et trop rigide.
Le changement de classification ne peut ni réduire la rémunération, ni faire perdre le statut acquis par un salarié.
Quels sont les niveaux et points de la classification de la convention collective médico-technique ?
La classification de la convention collective médico-technique comprend 14 niveaux, répartis en 4 statuts : employés, techniciens et agents de maîtrise, cadres et direction. Chaque niveau correspond à un nombre minimum de points obtenus lors de la pesée de l'emploi.
| Points minimum |
Niveau |
Statut |
| 3 |
E1 |
Employés |
| 5 |
E2 |
Employés |
| 7 |
E3 |
Employés |
| 10 |
E4 |
Employés |
| 15 |
TAM5 |
Techniciens et agents de maîtrise |
| 17 |
TAM6 |
Techniciens et agents de maîtrise |
| 19 |
TAM7 |
Techniciens et agents de maîtrise |
| 22 |
TAM8 |
Techniciens et agents de maîtrise |
| 27 |
C9 |
Cadres |
| 28 |
C10 |
Cadres |
| 31 |
C11 |
Cadres |
| 34 |
C12 |
Cadres |
| 37 |
C13 |
Cadres |
| 39 |
D14 |
Direction |
👉 À noter : ce tableau s'applique depuis le 5 octobre 2025, date d'entrée en vigueur définitive de la nouvelle classification, 24 mois après la publication de l'arrêté d'extension au Journal officiel.
La convention collective médico-technique (IDCC 1982) s'applique aux entreprises exerçant l'une de ces activités :
négoce de matériel médical ;
prestations de services médico-techniques ;
commerce de détail d'articles médicaux et orthopédiques ;
location de dispositifs médicaux.
Qu'est-ce que la classification des emplois dans la convention collective médico-technique ?
La classification des emplois positionne chaque salarié sur une échelle hiérarchique qui détermine son statut, son niveau de qualification et son salaire minimum conventionnel. Elle s'appuie sur le contenu réel de l'emploi exercé, indépendamment du diplôme ou de l'ancienneté du salarié qui l'occupe.
Historiquement, la branche utilisait des emplois repères classés par niveaux et coefficients. L'accord du 13 janvier 2022 a profondément remanié ce dispositif. Il a été signé par les organisations patronales FEDEPSAD, UPSADI et UNPDM, ainsi que par les syndicats CFDT, CFE-CGC, UNSA et CFTC.
💡 Bon à savoir : l'accord du 13 janvier 2022 a été étendu par arrêté du 22 septembre 2023, publié au Journal officiel le 5 octobre 2023. La nouvelle classification est pleinement applicable depuis le 5 octobre 2025, à l'issue de la période transitoire de 24 mois.
Quel était l'ancien système de classification par coefficients ?
L'ancien système reposait sur une grille d'emplois repères organisée en 5 niveaux, avec des coefficients allant de 300 à 790. Cette architecture, en place depuis 1997, ne correspondait plus aux réalités du terrain : les intitulés d'emplois étaient dépassés et la grille manquait de souplesse pour couvrir la diversité des missions exercées dans la branche.
La nouvelle classification repose sur une pesée des emplois fondée sur 3 critères classants :
technicité : complexité, connaissances et pratiques requises pour tenir l'emploi ;
responsabilité : rôle et impact des activités exercées ;
autonomie : liberté d'action, de décision et d'initiative laissée au salarié.
Chaque critère est évalué selon 7 degrés, chacun associé à un nombre de points croissant :
| Degré |
Points |
| 1 |
1 |
| 2 |
3 |
| 3 |
5 |
| 4 |
7 |
| 5 |
9 |
| 6 |
11 |
| 7 |
13 |
Le total des 3 critères varie donc de 3 à 39 points et détermine directement le niveau de qualification du salarié, selon le tableau de correspondance présenté plus haut.
La pesée d'un emploi suit un processus en 3 étapes :
analyse du contenu de l'emploi : l'employeur décrit par écrit les activités, compétences et responsabilités réellement exercées ;
évaluation par critères classants : l'employeur détermine le degré atteint pour chacun des 3 critères ;
classement par addition des points : la somme des points obtenus détermine le niveau et le statut du salarié.
Le classement est notifié par écrit au salarié. Celui-ci dispose d'un mois à compter de la notification pour demander des explications à son employeur.
Quelles garanties protègent les salariés lors du changement de classification ?
Le passage à la nouvelle classification s'accompagne de 2 garanties pour les salariés :
Bon à savoir
La détention d'un diplôme ne crée pas de droit automatique à un niveau de classification. Le classement repose uniquement sur le contenu réel de l'emploi exercé, pas sur les qualifications théoriques du salarié.
Information à caractère informatif, sans conseil juridique.
Dernière vérification le 2026-07-13.
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