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Convention collective Négoce médico-technique (IDCC 1982)

Quelle est la grille de salaire applicable dans le négoce médico-technique en 2026 ?

La convention collective du négoce et des prestations de services médico-techniques (IDCC 1982) fixe des salaires minimaux pour chaque niveau de classification. Cette page détaille la grille 2026, issue de l'avenant n° 2 du 20 février 2026, et explique le fonctionnement de la nouvelle classification E1 à D14.

Nombre d'entreprises concernées par la CCN

Nombre d'entreprises concernées par la CCN

Environ 2 850 entreprises (source OPCO EP / DARES)

Champ d'application

Champ d'application

Négoce de matériel médical, Prestations de services médico-techniques, Commerce de détail d'articles médicaux et orthopédiques, Location de dispositifs médicaux

A retenir :

  • La convention collective du négoce médico-technique (IDCC 1982) fixe 14 niveaux de salaires minimaux, de E1 à D14 ;

  • l'avenant n° 2 du 20 février 2026, étendu par arrêté du 18 mai 2026, revalorise la grille depuis le 1er juin 2026 ;

  • le niveau E1 (1 837 €) reste inférieur au SMIC (1 867,02 € brut mensuel), qui s'applique donc comme plancher pour les niveaux E1 et E2 ;

  • la nouvelle classification en 14 niveaux remplace l'ancien système par niveaux et coefficients, sans correspondance automatique poste par poste ;

  • un salarié sous-payé peut réclamer un rappel de salaire sur trois ans devant le conseil de prud'hommes.

Quels sont les salaires minima de la convention collective négoce médico-technique en 2026 ?

La grille de salaire 2026 de la convention collective du négoce médico-technique fixe un montant minimum brut mensuel pour chacun des 14 niveaux de classification. Ces montants s'appliquent depuis le 1er juin 2026, pour un temps plein de 151,67 heures par mois, soit 35 heures hebdomadaires.

Catégorie Niveau Salaire minimum brut mensuel
Employés E1 1 837 €
Employés E2 1 857 €
Employés E3 1 879 €
Employés E4 1 909 €
Techniciens et agents de maîtrise TAM5 1 967 €
Techniciens et agents de maîtrise TAM6 2 050 €
Techniciens et agents de maîtrise TAM7 2 174 €
Techniciens et agents de maîtrise TAM8 2 278 €
Cadres C9 2 536 €
Cadres C10 2 744 €
Cadres C11 3 074 €
Cadres C12 3 365 €
Cadres C13 3 727 €
Direction D14 4 141 €

Vous ne pouvez pas verser un salaire inférieur au minimum conventionnel du niveau du salarié, ni au SMIC en vigueur. Ces montants correspondent au salaire de base brut, hors primes et compléments.

Qu'est-ce que la convention collective du négoce médico-technique ?

La convention collective du négoce médico-technique (brochure JO n° 3286, IDCC 1982) encadre les entreprises de négoce et de prestations de services médico-techniques : location et vente de matériel médical, équipements pour personnes en situation de handicap ou de dépendance, et prestations liées, hors actes de soins.

Le secteur compte environ 2 650 entreprises selon les données de l'OPCO EP (opérateur de compétences des entreprises de proximité).L'avenant n° 2 du 20 février 2026 à l'accord du 9 mars 2023, étendu par arrêté du 18 mai 2026 publié au Journal officiel le 29 mai 2026, revalorise l'ensemble de la grille salariale à compter du 1er juin 2026.

Comment fonctionne la nouvelle classification, de E1 à D14 ?

La classification de la convention collective du négoce médico-technique compte 14 niveaux répartis en quatre catégories, issus de l'accord du 13 janvier 2022 modifiant l'article 12 de la convention.Cette nouvelle grille remplace l'ancien système fondé sur des niveaux (I à V) et des coefficients (300 à 790) :

  • employés  : niveaux E1, E2, E3 et E4 ;

  • techniciens et agents de maîtrise  : niveaux TAM5, TAM6, TAM7 et TAM8 ;

  • cadres  : niveaux C9, C10, C11, C12 et C13 ;

  • direction  : niveau D14.

Attention :

La convention collective précise qu'aucune transposition automatique n'existe entre l'ancienne classification et la nouvelle grille E1 à D14. Vous devez repositionner chaque poste individuellement selon la méthodologie des emplois-repères définie par l'accord du 13 janvier 2022, et non par simple équivalence de coefficient.Cet accord de classification est entré en vigueur 24 mois après son extension par arrêté du 22 septembre 2023, soit à compter d'octobre 2025.

Comment est calculé le salaire de base dans cette convention collective ?

Le salaire de base correspond au salaire minimum hiérarchique (SMH) fixé par la grille conventionnelle pour chaque niveau. Ce montant est exprimé en brut mensuel pour 151,67 heures.La rémunération totale du salarié peut inclure d'autres éléments, non pris en compte dans la comparaison avec le minimum conventionnel :

  • la  prime d'ancienneté  ;

  • les  majorations pour heures supplémentaires  ;

  • les  primes exceptionnelles , comme le 13e mois ou une prime de résultat ;

  • les  avantages en nature .

Quel est l'impact du SMIC sur la grille conventionnelle ?

Le SMIC (salaire minimum interprofessionnel de croissance) sert de plancher lorsque le minimum conventionnel est inférieur. Au 1er juin 2026, le SMIC brut mensuel s'établit à 1 867,02 € pour 151,67 heures.

💡 Bon à savoir Les niveaux E1 (1 837 €) et E2 (1 857 €) sont actuellement inférieurs au SMIC. Vous devez donc verser au minimum le SMIC aux salariés classés à ces deux niveaux. Les minima conventionnels ne deviennent réellement contraignants qu'à partir du niveau E3 (1 879 €).

Comment vérifier que la grille de salaire est correctement appliquée ?

La conformité du salaire versé se vérifie en trois étapes simples :

  • identifier la classification  du salarié (E1 à D14) indiquée sur le bulletin de paie ;

  • comparer le salaire brut de base  avec le minimum conventionnel du niveau correspondant ;

  • vérifier que le SMIC est respecté  si le minimum conventionnel s'avère inférieur.

En cas de non-respect de ces minima, le salarié peut saisir l'inspection du travail ou le conseil de prud'hommes. Le rappel de salaire peut alors porter sur trois ans, conformément à l'article L. 3245-1 du Code du travail.

Information à caractère informatif, sans conseil juridique.

Dernière vérification le 2026-07-13.

Avenant n° 2 du 20 février 2026 à l'accord du 9 mars 2023 relatif aux salaires minima hiérarchiques — CCN Négoce et prestations de services médico-techniques (IDCC 1982) — Légifrance

Accord du 13 janvier 2022 modifiant l'article 12 et portant sur la classification des emplois — CCN IDCC 1982 — Légifrance

Arrêté du 22 mai 2026 relatif au relèvement du salaire minimum de croissance — Légifrance

Le Smic et le minimum garanti augmentent au 1er juin 2026 — Urssaf.fr

Article L. 3245-1 du Code du travail — Prescription de l'action en paiement du salaire — Légifrance

Panorama de la branche Négoce et prestations de services dans les domaines médico-techniques — OPCO EP

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FAQ — Grille de salaire de la CCN Négoce médico-technique 2026

Le salaire minimum conventionnel le plus bas est fixé à 1 837 € brut mensuel pour le niveau E1. Ce montant étant inférieur au SMIC (1 867,02 €), c'est ce dernier qui s'applique réellement pour les niveaux E1 et E2. Pour un salarié à temps partiel, ce minimum se calcule au prorata des heures travaillées. Vous devez donc comparer le salaire réellement versé au SMIC, et non uniquement à la grille conventionnelle, tant que le niveau du salarié reste inférieur à E3.

L'avenant n° 2 du 20 février 2026 a été étendu par arrêté du 18 mai 2026, publié au Journal officiel le 29 mai 2026. Il est applicable depuis le 1er juin 2026, sans effet rétroactif sur les paies antérieures à cette date. Vous devez donc appliquer ces nouveaux minima dès la paie de juin 2026 pour l'ensemble des salariés concernés. Un contrôle de conformité dès ce mois est recommandé pour éviter tout rappel de salaire ultérieur.

Non, seul le salaire de base brut est comparé au minimum hiérarchique de la grille. La prime d'ancienneté, les primes exceptionnelles comme le 13e mois, et les avantages en nature s'ajoutent au salaire de base mais ne permettent pas de justifier un salaire de base inférieur au minimum. Un employeur qui intégrerait ces primes dans le calcul du minimum conventionnel s'expose à un redressement. Cette règle vise à garantir que le minimum protège réellement le salaire fixe du salarié.

Le salarié peut saisir l'inspection du travail pour signaler l'écart, ou porter l'affaire directement devant le conseil de prud'hommes. Le rappel de salaire porte sur trois ans, conformément à l'article L. 3245-1 du Code du travail. Le salarié doit alors produire ses bulletins de paie pour établir l'écart entre le salaire versé et le minimum applicable. Une conciliation à l'amiable avec l'employeur reste possible avant toute procédure contentieuse.

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