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Retraite – Convention collective Fleuriste et animaux familiers (IDCC 1978)

Quelles sont les règles de départ à la retraite dans la convention collective Fleuriste ?

La CCN des fleuristes (IDCC 1978) encadre les conditions de départ et de mise à la retraite : préavis, indemnités conventionnelles, distinction cadre et non-cadre.

Nombre d'entreprises concernées par la CCN

Nombre d'entreprises concernées par la CCN

Environ 8 000 entreprises

Champ d'application

Champ d'application

Commerce de détail de fleurs, plantes, graines et engrais, Vente et services des animaux familiers, Toilettage et éducation canine, Pensions et garde d'animaux

À retenir :

  • deux formes de départ à la retraite existent : le départ volontaire (initiative du salarié) et la mise à la retraite (décision de l'employeur) ;

  • le salarié peut partir volontairement dès l'âge légal, entre 62 et 64 ans selon son année de naissance ;

  • l'employeur peut mettre un salarié à la retraite à partir de 67 ans, avec un préavis de 6 mois ;

  • l'indemnité de départ varie de 1 à 3 mois de salaire selon l'ancienneté et la catégorie professionnelle (cadre ou non-cadre) ;

  • les salariés cotisent à l'AGIRC-ARRCO pour la retraite complémentaire, avec Klésia comme caisse de référence pour la prévoyance.

La convention collective Fleuriste couvre environ 8 000 entreprises actives dans le commerce de détail de fleurs, plantes, graines et engrais, ainsi que dans la vente, le toilettage et la garde d'animaux familiers. Elle fixe des règles précises pour le départ et la mise à la retraite : conditions d'âge, préavis à respecter et indemnités dues selon l'ancienneté et la catégorie professionnelle. Employeurs comme salariés y trouvent un cadre clair pour anticiper cette étape.

Quelles sont les deux formes de départ à la retraite dans la convention collective Fleuriste ?

La convention collective Fleuriste distingue deux situations : le départ volontaire à la retraite, à l'initiative du salarié, et la mise à la retraite, décidée par l'employeur. Dans le premier cas, le salarié fait valoir ses droits à pension dès qu'il atteint l'âge légal. Dans le second, l'employeur peut rompre le contrat une fois que le salarié a atteint l'âge du taux plein automatique.

À quel âge un salarié peut-il partir volontairement à la retraite ?

Un salarié peut partir volontairement à la retraite dès qu'il atteint l'âge légal de départ, fixé entre 62 et 64 ans selon son année de naissance depuis la réforme de 2023. Il doit aussi justifier de la durée d'assurance requise pour percevoir une pension à taux plein. Des départs anticipés restent possibles pour carrière longue, handicap ou incapacité permanente.

Le salarié doit respecter un préavis de 2 mois, identique pour toutes les catégories professionnelles (employés, techniciens et cadres).

💡 Bon à savoir : ce préavis de 2 mois s'applique à toutes les catégories professionnelles, sans distinction d'ancienneté ou de statut.

À quel âge l'employeur peut-il mettre un salarié à la retraite ?

L'employeur peut mettre un salarié à la retraite à partir de 67 ans, âge d'attribution automatique du taux plein. Avant cet âge, la mise à la retraite nécessite l'accord exprès du salarié. L'employeur doit alors respecter un préavis de 6 mois, sans indemnité compensatrice de préavis.

Quel est le montant de l'indemnité de départ à la retraite ?

Le montant de l'indemnité de départ à la retraite dépend de l'ancienneté et de la catégorie professionnelle du salarié. Ces montants s'appliquent aussi bien au départ volontaire qu'à la mise à la retraite. Pour la mise à la retraite, l'employeur verse le montant le plus favorable entre l'indemnité conventionnelle et l'indemnité de licenciement légale.

Ancienneté Personnel non-cadre Personnel cadre
10 à 14 ans 1 mois 1 mois
15 à 19 ans 1,5 mois 2 mois
20 à 29 ans 2 mois 2,5 mois
30 ans et plus 2,5 mois 3 mois

⚠️ Attention : aucune indemnité conventionnelle n'est due en dessous de 10 ans d'ancienneté.

Comment calculer le salaire de référence pour l'indemnité de retraite ?

Le salaire de référence correspond au montant le plus favorable entre deux modes de calcul : la moyenne des 12 derniers mois de salaire, ou le tiers des 3 derniers mois en tenant compte des primes au prorata temporis. L'employeur retient automatiquement le calcul le plus avantageux pour le salarié.

Quelle caisse de retraite complémentaire s'applique dans la convention collective Fleuriste ?

Les salariés de la convention collective Fleuriste cotisent au régime AGIRC-ARRCO pour leur retraite complémentaire. Le régime de base relève du régime général de la Sécurité sociale (CNAV), ces entreprises étant rattachées au commerce de détail et aux services. Les règles générales relatives à la cotisation retraite permettent de distinguer la retraite de base de la retraite complémentaire.

Les cotisations sont prélevées sur le salaire afin de financer ces différents régimes. Klésia intervient comme caisse de référence pour la prévoyance de la branche.

Information à caractère informatif, sans conseil juridique. Dernière vérification le 2026-08-05.

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FAQ - Retraite CCN Fleuriste (IDCC 1978)

Un salarié non-cadre avec 25 ans d'ancienneté perçoit une indemnité de 2 mois de salaire brut, correspondant à la tranche de 20 à 29 ans d'ancienneté prévue par la convention collective Fleuriste. Ce montant est identique, que le départ soit volontaire ou décidé par l'employeur. Pour connaître les règles générales applicables aux indemnités de fin de contrat, il convient également de vérifier la nature exacte de la rupture.

Oui, le salarié peut refuser une mise à la retraite tant qu'il n'a pas atteint 67 ans, âge du taux plein automatique. En dessous de cet âge, l'employeur doit obtenir son accord exprès avant de rompre le contrat pour ce motif.

L'indemnité de départ volontaire et celle de mise à la retraite suivent le même barème conventionnel, basé sur l'ancienneté et la catégorie professionnelle. La seule différence tient au calcul de la mise à la retraite : l'employeur doit alors verser le montant le plus favorable entre l'indemnité conventionnelle et l'indemnité légale de licenciement.

Oui, un salarié cadre touche une indemnité plus élevée qu'un non-cadre à partir de 15 ans d'ancienneté. L'écart atteint jusqu'à un demi-mois de salaire supplémentaire selon la tranche d'ancienneté, avec un maximum de 3 mois contre 2,5 mois pour un non-cadre à 30 ans et plus.

En dessous de 10 ans d'ancienneté, aucune indemnité conventionnelle de départ ou de mise à la retraite n'est due. Le salarié reste soumis aux règles de préavis de licenciement applicables à sa situation : 2 mois pour un départ volontaire et 6 mois pour une mise à la retraite par l'employeur.

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