À retenir
La convention collective esthétique-cosmétique (IDCC 3032) classe les emplois selon un coefficient allant de 135 à 300.
Les employés relèvent des coefficients 135 à 200.
Les agents de maîtrise relèvent des coefficients 230 à 250.
Les cadres relèvent des coefficients 270 à 300.
Le diplôme, l'expérience, l'autonomie et le niveau de responsabilité déterminent le coefficient attribué.
Quelle est la grille des coefficients et des salaires minima dans la convention collective esthétique-cosmétique ?
Chaque coefficient correspond à un poste précis et à un salaire minimum brut mensuel. Cette grille de salaires réunit la classification et les minima en vigueur depuis l'avenant n° 43 du 22 janvier 2026, étendu par arrêté du 18 mai 2026.
| Coefficient |
Catégorie |
Poste type |
Salaire minimum brut mensuel* |
| 135 |
Employé |
Aide esthéticien(ne) |
1 848 € |
| 150 |
Employé |
Esthéticien(ne) |
1 861 € |
| 160 |
Employé |
Esthéticien(ne) qualifié(e) |
1 877 € |
| 175 |
Employé |
Esthéticien(ne) expérimenté(e) |
1 895 € |
| 180 |
Employé |
Esthéticien(ne) confirmé(e) |
1 917 € |
| 200 |
Employé |
Esthéticien(ne) hautement qualifié(e) |
1 995 € |
| 230 |
Agent de maîtrise |
Adjoint(e) du manager ou du chef d’entreprise |
2 072 € |
| 250 |
Agent de maîtrise |
Adjoint(e) avec responsabilités élargies |
2 300 € |
| 270 |
Cadre |
Cadre de niveau 1, directeur(trice) d’exploitation |
2 834 € |
| 300 |
Cadre |
Cadre de niveau 2, esthéticien(ne) manager |
3 875 € |
*Pour les coefficients 135 à 175, le SMIC s'applique si son montant est supérieur au minimum conventionnel.
Le coefficient situe chaque poste dans la grille de classification de la convention collective nationale de l'esthétique-cosmétique et de l'enseignement technique et professionnel lié aux métiers de l'esthétique et de la parfumerie (IDCC 3032). Il détermine le salaire minimum applicable et distingue les employés, les agents de maîtrise et les cadres du secteur.
Qu'est-ce que le coefficient dans la convention collective esthétique-cosmétique ?
Le coefficient est l'indicateur numérique qui situe un poste dans la grille de classification de la convention collective esthétique-cosmétique (IDCC 3032). Il va de 135 à 300 et détermine le salaire minimum conventionnel applicable au poste.
Ce système repose sur plusieurs critères : le diplôme détenu, l'expérience professionnelle, le niveau de responsabilité, l'encadrement éventuel d'une équipe et le degré d'autonomie. Un coefficient plus élevé correspond à un poste plus qualifié ou à davantage de responsabilités.
Vérifier son coefficient permet de s'assurer que la rémunération versée respecte le salaire minimum conventionnel en vigueur.
💡 Bon à savoir : le coefficient doit correspondre aux fonctions réellement exercées, aux qualifications détenues et au niveau de responsabilité du salarié. Il figure généralement sur le bulletin de paie et doit rester cohérent avec le contrat de travail.
Quelles sont les trois catégories professionnelles de la classification ?
La convention collective esthétique-cosmétique organise les emplois en trois catégories professionnelles : employés, agents de maîtrise et cadres.
employés : coefficients 135 à 200, pour les postes d'exécution ou de technicité esthétique, selon le diplôme et l'expérience ;
agents de maîtrise : coefficients 230 à 250, pour les fonctions d'adjoint(e) du manager ou du chef d'entreprise, avec organisation de l'activité d'une équipe ;
cadres : coefficients 270 à 300, pour les fonctions de direction ou de management relevant du statut cadre.
Quels emplois correspondent à chaque coefficient dans les instituts de beauté ?
Les instituts de beauté appliquent dix coefficients répartis entre trois catégories professionnelles, de 135 à 300.
Quels sont les coefficients des employés (135 à 200) ?
Les employés de la convention collective esthétique-cosmétique relèvent de six coefficients, de 135 à 200, selon le diplôme et l'expérience.
coefficient 135, aide esthéticien(ne) : personnel non diplômé, justifiant d'une formation spécifique, exerçant sous le contrôle effectif d'un(e) esthéticien(ne) diplômé(e). Les fonctions couvrent notamment l'aide esthétique, le maquillage permanent ou la prothésie ongulaire ;
coefficient 150, esthéticien(ne) : titulaire d'un CAP esthétique-cosmétique, ou d'une expérience ou certification professionnelle reconnue par la branche selon les fonctions exercées ;
coefficient 160, esthéticien(ne) qualifié(e) : titulaire d'un CAP complété par une formation en soins du corps, ou débutant titulaire d'un diplôme de niveau 4 comme le BP ou le bac professionnel esthétique ;
coefficient 175, esthéticien(ne) expérimenté(e) : titulaire d'un diplôme de niveau 4 avec expérience professionnelle, ou débutant titulaire d'un diplôme de niveau 5 comme le BTS métiers de l'esthétique-cosmétique-parfumerie ;
coefficient 180, esthéticien(ne) confirmé(e) : titulaire d'un diplôme de niveau 4 avec expérience significative, spa praticien(ne) répondant aux conditions conventionnelles, ou titulaire d'un diplôme de niveau 5 avec expérience ;
coefficient 200, esthéticien(ne) hautement qualifié(e) : généralement titulaire d'un diplôme de niveau 5 avec expérience, pouvant assurer des missions techniques et d'organisation comme le suivi des stocks, les rendez-vous ou la fidélisation.
Quels sont les coefficients des agents de maîtrise (230 et 250) ?
Les agents de maîtrise relèvent de deux coefficients, 230 et 250, selon le nombre de salariés encadrés.
coefficient 230, adjoint(e) du manager ou du chef d'entreprise : organise l'activité de 1 à 3 salariés et assure également des fonctions techniques ;
coefficient 250, adjoint(e) avec responsabilités élargies : organise l'activité de plus de 3 salariés, avec des responsabilités techniques et d'animation commerciale. Ce coefficient ne se limite pas à un intitulé de directeur technique.
Dans la pratique, le passage du coefficient 230 au coefficient 250 s'accompagne généralement d'une prise de responsabilités commerciales plus large : animation d'équipe, suivi des objectifs de vente ou organisation des plannings pour plus de 3 salariés. L'intitulé du poste seul, par exemple « responsable » ou « directeur technique », ne suffit pas à justifier l'un ou l'autre coefficient. C'est le périmètre réel des responsabilités qui prime.
Quels sont les coefficients des cadres (270 et 300) ?
Les cadres relèvent de deux coefficients, 270 et 300, selon le niveau de responsabilité managériale.
coefficient 270, cadre de niveau 1 : correspond notamment au poste de directeur(trice) d'exploitation, selon les critères des avenants de classification ;
coefficient 300, cadre de niveau 2 : correspond à l'esthéticien(ne) manager, avec une responsabilité globale de l'établissement ou de l'organisation confiée.
Le coefficient 270 a été introduit par l'avenant n° 17 du 17 avril 2018, puis confirmé par l'avenant n° 23 du 11 juillet 2019. Il s'applique aux cadres qui pilotent l'exploitation d'un ou plusieurs établissements, sans nécessairement porter la responsabilité globale de l'entreprise. Le coefficient 300, à l'inverse, vise les esthéticien(ne)s manager qui exercent une responsabilité globale : pilotage de l'activité, gestion de l'équipe et des résultats de l'établissement dans son ensemble.
Les écoles d'esthétique appliquent une grille adaptée, avec des échelons A et B, distincts de la grille des instituts de beauté.
Les établissements d'enseignement technique reprennent une partie des coefficients de la grille générale, mais les emplois diffèrent : personnel d'entretien, employés administratifs, enseignants, coordinateurs pédagogiques et directeurs d'établissement.
Les écoles peuvent également comporter des coefficients spécifiques, notamment 240 et 245, absents de la grille des instituts de beauté. L'échelon B traduit un niveau de responsabilité pédagogique, administrative ou d'expertise supérieur à l'échelon A.
| Coefficient |
Échelon A |
Échelon B |
| 135 |
1 848 € |
1 885 € |
| 150 |
1 861 € |
1 899 € |
| 200 |
1 995 € |
2 035 € |
| 230 |
2 072 € |
2 114 € |
| 240 |
2 122 € |
2 165 € |
| 245 |
2 159 € |
2 203 € |
| 250 |
2 300 € |
2 346 € |
| 270 |
2 834 € |
2 891 € |
| 300 |
3 875 € |
3 953 € |
Le coefficient d'un salarié est déterminé par plusieurs critères définis par la convention collective : le diplôme, l'expérience, le niveau de responsabilité, l'autonomie et les fonctions réellement exercées.
le diplôme détenu : CAP, BP, baccalauréat professionnel, BTS ou certification professionnelle reconnue par la branche ;
l'expérience professionnelle : durée et nature de l'expérience dans le secteur ;
le niveau de responsabilité : encadrement d'équipe, organisation de l'activité, gestion commerciale ou technique ;
l'autonomie : degré d'initiative dans l'organisation du travail ;
les fonctions réellement exercées : missions confiées au quotidien, et non le seul intitulé de poste.
Le coefficient est fixé au moment de l'embauche et mentionné dans le contrat de travail. Il peut évoluer en cours de carrière après l'obtention d'un diplôme, une promotion ou une prise de responsabilités supplémentaires.
Quel est le lien entre coefficient et salaire minimum ?
Chaque coefficient est associé à un salaire minimum brut mensuel fixé par la convention collective, que l'employeur ne peut pas verser en dessous.
Lorsque le minimum conventionnel est inférieur au SMIC, c'est le SMIC qui s'applique.
Les minima salariaux de la branche ont été actualisés par l'avenant n° 43 du 22 janvier 2026, étendu par arrêté du 18 mai 2026. Les montants en vigueur figurent dans la grille en début de page.
Le salarié peut demander une réévaluation de son coefficient en justifiant d'un changement dans sa situation professionnelle.
obtention d'un nouveau diplôme ou d'une certification reconnue par la branche ;
acquisition d'une expérience significative dans le poste ;
prise de responsabilités supplémentaires, notamment en organisation d'équipe ou gestion d'activité ;
évolution durable des missions réellement confiées.
La modification du coefficient doit rester cohérente avec les fonctions exercées et les critères de classification. Lorsqu'elle modifie un élément essentiel du contrat de travail, elle nécessite l'accord du salarié et entraîne l'application du minimum conventionnel correspondant au nouveau coefficient.
Le coefficient peut ainsi évoluer en même temps qu'une promotion ou qu'une augmentation annuelle de salaire, à condition que les fonctions exercées correspondent au nouveau niveau de classification.
Information à caractère informatif, sans conseil juridique.
Dernière vérification le 24/08/2026.
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