Convention collective Boulangerie-Pâtisserie (IDCC 843)
La rupture conventionnelle en boulangerie-pâtisserie impose-t-elle un préavis ?
La CCN Boulangerie-Pâtisserie artisanale ne prévoit pas de règles spécifiques en matière de rupture conventionnelle : le préavis, le délai de rétractation et l'homologation suivent les règles du Code du travail. Cette page détaille les étapes de la procédure, les délais à respecter et le calcul de l'indemnité applicable.
Nombre d'entreprises concernées par la CCN
environ 43 700 établissements et 293 000 salariés en France
Champ d'application
Boulangerie artisanale, boulangerie-pâtisserie artisanale, pâtisserie artisanale, viennoiserie artisanale.
FAQ - Rupture conventionnelle en boulangerie-pâtisserie (IDCC 843)
Un salarié en boulangerie-pâtisserie doit-il effectuer un préavis en cas de rupture conventionnelle ?
Un salarié en boulangerie-pâtisserie doit-il effectuer un préavis en cas de rupture conventionnelle ?
Non, la rupture conventionnelle ne comporte aucun préavis, quelle que soit l'ancienneté du salarié ou son poste dans l'entreprise. Les parties fixent librement la date de rupture effective du contrat, en tenant compte uniquement des délais de rétractation et d'homologation. Un salarié qui a déjà démissionné puis engagé une rupture conventionnelle en cours de préavis peut voir ce préavis de démission s'arrêter à la date fixée par la convention. C'est un point qui rassure souvent les salariés pressés de partir.
Quel est le délai minimum entre la signature et la fin du contrat ?
Quel est le délai minimum entre la signature et la fin du contrat ?
Comptez environ 30 à 35 jours au total : 15 jours calendaires de rétractation, puis 15 jours ouvrables d'instruction par la DREETS. La date de rupture ne peut jamais être antérieure au lendemain de l'homologation, même si les deux parties souhaitent aller plus vite. En pratique, mieux vaut prévoir une date de rupture avec une marge de quelques jours supplémentaires, pour absorber d'éventuels jours fériés ou un délai d'instruction qui va jusqu'au terme des 15 jours ouvrables.
L'indemnité de rupture conventionnelle en boulangerie-pâtisserie est-elle plus avantageuse que l'indemnité légale ?
L'indemnité de rupture conventionnelle en boulangerie-pâtisserie est-elle plus avantageuse que l'indemnité légale ?
Non, la CCN Boulangerie-Pâtisserie (IDCC 843) prévoit une indemnité de rupture conventionnelle correspondant strictement au minimum légal : 1/4 de mois de salaire par année d'ancienneté jusqu'à 10 ans, puis 1/3 au-delà. Aucune clause conventionnelle ne relève ce plancher pour ce secteur. Les parties restent toutefois libres de négocier un montant supérieur lors des entretiens préalables, notamment pour accélérer l'accord ou reconnaître une ancienneté particulière.
La rupture conventionnelle ouvre-t-elle droit au chômage ?
La rupture conventionnelle ouvre-t-elle droit au chômage ?
Oui, elle ouvre droit à l'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE) versée par France Travail, sous réserve de remplir les conditions d'affiliation habituelles (durée d'activité minimale, inscription comme demandeur d'emploi). Contrairement à une démission classique, le salarié n'a pas besoin de justifier d'un motif légitime pour percevoir ses allocations. Le délai de carence habituel s'applique néanmoins avant le premier versement.
L'employeur peut-il refuser une demande de rupture conventionnelle ?
L'employeur peut-il refuser une demande de rupture conventionnelle ?
Oui, la rupture conventionnelle repose sur un accord mutuel et aucune partie ne peut l'imposer à l'autre. Un employeur peut refuser la demande d'un salarié sans avoir à se justifier, tout comme un salarié peut refuser celle de son employeur. En cas de refus, le contrat de travail se poursuit normalement, et le salarié conserve la possibilité d'envisager d'autres modes de rupture, comme la démission.
Que se passe-t-il si la DREETS refuse l'homologation ?
Que se passe-t-il si la DREETS refuse l'homologation ?
Le contrat de travail se poursuit normalement, sans aucune conséquence sur la relation de travail en cours. Les parties peuvent identifier le motif du refus, généralement lié à une erreur de procédure ou à une indemnité insuffisante, puis corriger les éléments concernés. Une nouvelle demande d'homologation peut ensuite être déposée via TéléRC, en reprenant l'ensemble du calendrier depuis la signature d'une nouvelle convention.


