Offre valable pour le plan Paie avancée. Applicable aux entreprises de 1 à 99 collaborateurs qui souscrivent à PayFit entre le 1er juin et le 31 juillet 2026. Les conditions d'annulation applicables sont celles prévues dans nos Conditions Générales de Services. Des frais de mise en place peuvent être appliqués
Convention collective boulangerie-pâtisserie (IDCC 843)
Combien de jours fériés sont prévus dans la convention collective boulangerie-pâtisserie ?
La convention collective de la boulangerie-pâtisserie artisanale accorde au moins 10 jours fériés chômés et payés par an, en plus du 1er mai. En cas de travail un jour férié, le salaire est doublé.
Nombre d'entreprises concernées par la CCN
Environ 43 700 établissements et 293 000 salariés en France
Champ d'application
Boulangerie artisanale, boulangerie-pâtisserie artisanale, pâtisserie artisanale, viennoiserie artisanale.
À retenir
La convention collective boulangerie-pâtisserie (IDCC 843) rend chômés et payés au moins 10 jours fériés complémentaires , en plus du 1er mai, soit 11 jours fériés au total.
Le salaire est doublé quand un salarié travaille un jour férié complémentaire ou le 1er mai.
Le maintien de salaire pour un jour férié chômé s'applique aux salariés ayant au moins 3 mois d'ancienneté dans l'entreprise.
Les jeunes travailleurs et apprentis de moins de 18 ans peuvent, par dérogation légale, travailler un jour férié dans ce secteur.
Certains départements appliquent des règles complémentaires, comme une indemnité ou une majoration horaire spécifique.
À quelles entreprises s'applique la convention collective boulangerie-pâtisserie ?
La convention collective boulangerie-pâtisserie (IDCC 843) s'applique aux entreprises artisanales de fabrication et de vente directe au consommateur de pain, pâtisseries et viennoiseries.
| Donnée | Détail |
|---|---|
| Champ d’application | Boulangerie artisanale, boulangerie-pâtisserie artisanale, pâtisserie artisanale, viennoiserie artisanale |
| Nombre d’entreprises concernées | Environ 24 430 (données 2023) |
| Nombre de salariés concernés | Environ 180 100 (données 2023) |
| 1er mai travaillé | Salaire doublé (majoration légale de 100 %) |
Quelle rémunération pour un jour férié chômé ou travaillé en boulangerie-pâtisserie ?
La rémunération d'un jour férié dépend de deux facteurs : le fait qu'il soit chômé ou travaillé, et sa nature (jour férié complémentaire ou 1er mai). Le tableau ci-dessous résume les règles applicables.
| Situation | Rémunération |
|---|---|
| Jour férié complémentaire chômé | Maintien de salaire (si 3 mois d’ancienneté minimum) |
| Jour férié complémentaire travaillé | Salaire doublé (majoration de 100 %) |
| 1er mai chômé | Maintien de salaire (sans condition d’ancienneté) |
| 1er mai travaillé | Salaire doublé (majoration légale de 100 %) |
En boulangerie-pâtisserie artisanale, les jours fériés obéissent à des règles plus favorables que le droit commun. Nous détaillons dans cet article le nombre de jours concernés, les règles de rémunération applicables et les particularités propres à ce secteur, notamment pour les apprentis et selon les départements.
Combien de jours fériés sont chômés dans la convention collective boulangerie-pâtisserie ?
Le Code du travail fixe à 11 le nombre de jours fériés légaux en France, et seul le 1er mai est obligatoirement chômé pour l'ensemble des salariés.
L'article 27 de la convention collective boulangerie-pâtisserie ajoute au moins 10 jours fériés complémentaires chômés et payés, déterminés par accord paritaire départemental, interdépartemental ou régional. Au total, les salariés bénéficient donc de 11 jours fériés chômés et payés par an.
En pratique, ces 10 jours correspondent le plus souvent aux jours fériés légaux suivants :
1er janvier ;
lundi de Pâques ;
8 mai ;
Ascension ;
lundi de Pentecôte ;
14 juillet ;
Assomption (15 août) ;
Toussaint (1er novembre) ;
11 novembre ;
Noël (25 décembre).
👉 À noter : la liste exacte peut varier selon les accords territoriaux applicables à chaque département. Il convient de vérifier l'accord en vigueur dans votre zone.
Faut-il une condition d'ancienneté pour bénéficier du maintien de salaire ?
Oui, le maintien de salaire pour un jour férié complémentaire chômé s'applique aux salariés ayant au moins 3 mois d'ancienneté dans l'entreprise. La convention collective boulangerie-pâtisserie ne prévoit pas de disposition plus favorable qui supprimerait cette condition. En revanche, le 1er mai chômé n'est jamais soumis à cette condition d'ancienneté : son maintien de salaire est dû à tous les salariés, quelle que soit leur date d'embauche.
💡 Bon à savoir : un salarié saisonnier ayant cumulé plusieurs contrats dans la même entreprise peut additionner ses périodes d'emploi pour atteindre les 3 mois d'ancienneté requis.
Quelle rémunération pour un jour férié travaillé en boulangerie-pâtisserie ?
Le salaire d'un jour férié travaillé est doublé, mais la base légale diffère selon le jour concerné. Pour le 1er mai, la majoration de 100 % découle directement du Code du travail. Pour les 10 autres jours fériés, c'est l'article 27 de la convention collective boulangerie-pâtisserie qui impose ce doublement, en l'absence d'obligation légale équivalente pour ces jours.
Que se passe-t-il si un jour férié tombe pendant les congés payés ?
Si un jour férié légal est inclus dans une période de congés payés, la durée du congé est prolongée d'une journée, sans réduction de rémunération. Cette règle protège le salarié qui ne doit pas perdre un jour de repos du fait d'une coïncidence de dates. Elle s'applique uniquement aux jours fériés légaux effectivement chômés dans l'entreprise.
Un apprenti peut-il travailler un jour férié en boulangerie-pâtisserie ?
Oui, par dérogation légale. Le Code du travail interdit en principe le travail des jeunes de moins de 18 ans les jours fériés, mais la boulangerie-pâtisserie fait partie des secteurs bénéficiant d'une exception à cette règle, au même titre que l'hôtellerie-restauration ou la boucherie-charcuterie. Le jeune travailleur ou l'apprenti qui travaille un jour férié bénéficie alors des mêmes majorations de salaire que les autres salariés, ainsi que d'un repos hebdomadaire d'au moins 36 heures consécutives.
Existe-t-il des règles départementales spécifiques aux jours fériés ?
Oui, certains accords territoriaux prévoient des dispositions complémentaires propres à chaque département. Dans les Bouches-du-Rhône, une indemnité complémentaire est versée selon le nombre de jours de travail hebdomadaire. Dans le Calvados, une majoration horaire s'ajoute au salaire, et dans le Lot-et-Garonne, la liste des 10 jours fériés complémentaires est expressément fixée par accord local.
⚠️ Attention : ces particularités varient régulièrement. Il est essentiel de vérifier l'accord départemental applicable à votre entreprise avant toute application.
Le régime conventionnel est-il plus favorable que le Code du travail ?
Oui, le régime des jours fériés dans la convention collective boulangerie-pâtisserie est plus favorable que le droit commun. Le Code du travail ne rend obligatoirement chômé que le 1er mai, alors que la CCN 843 impose au moins 10 jours fériés supplémentaires chômés et payés. De plus, le Code du travail ne prévoit aucune majoration de salaire obligatoire pour le travail d'un jour férié hors 1er mai, contrairement à la convention qui impose systématiquement le doublement du salaire.
Le repos hebdomadaire est-il impacté par un jour férié travaillé ?
Non, travailler un jour férié ne dispense pas l'employeur de respecter le repos hebdomadaire minimal. Ce repos reste fixé à 24 heures consécutives, auquel s'ajoutent les 11 heures de repos quotidien prévues par le Code du travail. Pour les jeunes de moins de 18 ans, ce repos hebdomadaire est porté à 36 heures consécutives.
Information à caractère informatif, sans conseil juridique.
Dernière vérification le 15/07/2026.
Code du travail numérique : jours fériés en boulangerie-pâtisserie
CCN boulangerie-pâtisserie (IDCC 843), article 27 - Légifrance
Tableau de bord Boulangerie 2025, Observatoire des métiers de l'alimentation
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FAQ - Jours fériés dans la convention collective boulangerie-pâtisserie
Oui, un salarié à temps partiel bénéficie des mêmes règles que les salariés à temps plein pour le chômage et la rémunération des jours fériés. Le maintien de salaire ou le doublement en cas de travail s'applique proportionnellement à son temps de travail habituel. Il doit toutefois remplir la même condition de 3 mois d'ancienneté pour bénéficier du maintien de salaire sur un jour férié chômé, hors 1er mai.
Un pont correspond à un jour ouvrable chômé entre un jour férié et un jour de repos hebdomadaire, comme un vendredi entre un jeudi férié et le week-end. Contrairement au jour férié, le pont n'est pas automatiquement rémunéré : il peut être mis en place par l'employeur ou par accord, et les heures perdues peuvent être récupérées dans les 12 mois qui suivent. Cette récupération ne donne lieu à aucune majoration de salaire.
Oui, la journée de solidarité peut prendre la forme du travail d'un jour férié précédemment chômé, autre que le 1er mai, comme le lundi de Pentecôte. Cette journée supplémentaire n'est pas rémunérée, dans la limite de 7 heures, et finance des actions en faveur de l'autonomie des personnes âgées et handicapées. Les modalités précises sont fixées par accord d'entreprise ou, à défaut, par l'employeur après consultation du comité social et économique (CSE).
Si un jour férié chômé tombe un jour habituellement non travaillé, comme le dimanche dans une boulangerie fermée ce jour-là, le salarié ne peut pas prétendre à un jour de congé supplémentaire ni à une compensation. Cette règle est celle du droit commun, sauf si un accord d'entreprise plus favorable prévoit le contraire. Il est donc recommandé de vérifier les usages ou accords en vigueur dans votre boulangerie.
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