Aller au contenu principal

Préavis en rupture conventionnelle – Convention collective Blanchisserie – teinturerie – nettoyage (IDCC 2002)

Y a-t-il un préavis en cas de rupture conventionnelle dans la convention collective blanchisserie ?

La rupture conventionnelle permet de mettre fin à un CDI d'un commun accord, sans obligation de préavis. La date de fin de contrat est librement négociée entre l'employeur et le salarié. Cette page détaille la procédure, les délais, l'indemnité spécifique et les particularités de la CCN Blanchisserie.

Nombre d'entreprises concernées par la CCN

Nombre d'entreprises concernées par la CCN

Environ 12 000 entreprises

Champ d'application

Champ d'application

Blanchisserie industrielle, Laverie, Location de linge, Pressing, Nettoyage à sec, Teinturerie

À retenir :

  • La rupture conventionnelle ne comporte aucun préavis, ni légal ni conventionnel.

  • La date de fin de contrat est fixée librement par l'employeur et le salarié.

  • Un délai de rétractation de 15 jours calendaires s'applique après la signature.

  • L'homologation par la DDETS prend jusqu'à 15 jours ouvrables.

  • Le salarié perçoit une indemnité spécifique au moins égale au minimum légal ou conventionnel le plus favorable.

La rupture conventionnelle supprime-t-elle le préavis prévu par la convention collective blanchisserie ?

La rupture conventionnelle ne comporte aucun préavis, contrairement à la démission ou au licenciement. La date de fin du contrat de travail est librement fixée par l'employeur et le salarié dans la convention de rupture. Le Code du travail (articles L. 1237-11 à L. 1237-16) ne prévoit aucun délai de préavis dans ce cadre.

La convention collective nationale de la blanchisserie (IDCC 2002, brochure 3074) fixe des durées de préavis uniquement pour la démission et le licenciement (article 5.3.1). Ces durées ne s'appliquent pas à la rupture conventionnelle.La seule contrainte de calendrier concerne le respect du délai de rétractation de 15 jours calendaires et du délai d'homologation de 15 jours ouvrables par la DDETS.

💡 Bon à savoirLe préavis de démission dans la convention collective blanchisserie varie selon le statut : 1 semaine à 1 mois pour les ouvriers, 1 mois pour les ETAM, 3 mois pour les cadres (article 5.3.1). Aucune de ces durées ne s'applique dans le cadre d'une rupture conventionnelle.

Quelle différence entre la rupture conventionnelle et la démission ou le licenciement ?

La rupture conventionnelle se distingue de la démission et du licenciement sur quatre points : le préavis, la date de fin de contrat, l'indemnité versée et le droit au chômage.

Critère Rupture conventionnelle Démission Licenciement
Préavis Aucun Oui (art. 5.3.1) Oui (art. 5.3.1)
Date de fin Négociée Fin du préavis Fin du préavis
Initiative Accord mutuel Salarié Employeur
Indemnité de rupture Oui Non Oui
Droit au chômage Oui (sous conditions) Non (sauf cas légitimes) Oui

Quelle est la procédure de la rupture conventionnelle ?

La procédure de rupture conventionnelle se déroule en quatre étapes : l'entretien préalable, la signature de la convention, le délai de rétractation puis l'homologation.

  • Les entretiens préalables : au moins un entretien obligatoire, pendant lequel le salarié peut se faire assister.

  • La signature de la convention : les parties fixent la date de fin de contrat et le montant de l'indemnité.

  • Le délai de rétractation : 15 jours calendaires à compter du lendemain de la signature.

  • L'homologation par la DDETS : 15 jours ouvrables ; l'absence de réponse vaut homologation tacite.

👉 À noter : la date de rupture ne peut pas être antérieure au lendemain du jour de l'homologation.

Comment est calculée l'indemnité de rupture conventionnelle dans la convention collective blanchisserie ?

L'indemnité de rupture conventionnelle ne peut être inférieure à l'indemnité conventionnelle de licenciement ou à l'indemnité légale de licenciement, si cette dernière est plus favorable.

  • 1/4 de mois de salaire par année d'ancienneté jusqu'à 10 ans

  • 1/3 de mois de salaire par année d'ancienneté au-delà de 10 ans

  • Majoration de 25 % pour les salariés de 50 ans et plus (article 5.4.1)

Cette majoration de 25 % est prévue par l'article 5.4.1 pour l'indemnité de licenciement. En rupture conventionnelle, elle constitue un élément de comparaison pour déterminer le plancher le plus favorable.

Quelles sont les règles applicables à un salarié protégé en rupture conventionnelle ?

La rupture conventionnelle d'un salarié protégé nécessite l'autorisation de l'inspection du travail, et non une simple homologation par la DDETS (article L. 1237-15).

  • Consultation préalable du CSE

  • Autorisation de l'inspecteur du travail

  • Délai d'instruction pouvant aller jusqu'à 2 mois

Information à caractère informatif, sans conseil juridique. Dernière vérification le 2026-08-05.

Simplifiez la gestion de votre paie avec PayFit

Solution RH et Paie 100 % conforme aux conventions collectives.

Demander une démo
Simplifiez la gestion de votre paie avec PayFit
Simplifiez votre gestion de paie

Simplifiez votre gestion de paie

FAQ — Rupture conventionnelle dans la convention collective blanchisserie

Oui, le contrat de travail se poursuit normalement pendant le délai de rétractation de 15 jours calendaires. Le salarié continue de travailler dans les conditions habituelles jusqu'à la date de fin de contrat fixée dans la convention. Aucune suspension du contrat n'intervient avant l'homologation.

Le montant minimum de l'indemnité de rupture conventionnelle correspond au moins à l'indemnité légale ou conventionnelle de licenciement si elle est plus favorable. Dans la convention collective blanchisserie, cela représente 1/4 de mois de salaire par année d'ancienneté jusqu'à 10 ans, puis 1/3 de mois au-delà, avec une majoration de 25 % à partir de 50 ans.

Une procédure de rupture conventionnelle dure environ 30 à 40 jours entre la signature et la fin du contrat. Ce délai comprend 15 jours calendaires de rétractation puis 15 jours ouvrables d'homologation par la DDETS.

Non, la rupture conventionnelle est réservée aux salariés en CDI. Un salarié en CDD ne peut pas y recourir : la rupture anticipée du CDD suit des règles distinctes prévues par le Code du travail.

Oui, le salarié protégé conserve le droit de refuser une rupture conventionnelle, comme tout salarié. Son consentement doit être libre et éclairé, et l'autorisation de l'inspection du travail vise justement à vérifier l'absence de pression de l'employeur.

4.5/5 parmi +22 000 entreprises

Adoptez le logiciel de paie utilisé par plus de 22‎ 000 TPE et PME

Aucun engagement requis