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Convention collective Blanchisserie, pressing et teinturerie (IDCC 2002)

Quels sont les jours fériés dans la convention collective Blanchisserie?

L'article 9.2 de la convention collective Blanchisserie (IDCC 2002) encadre le chômage des jours fériés et le maintien de rémunération associé. Cette page détaille les dispositions conventionnelles spécifiques, le cadre légal issu du Code du travail et les règles applicables au 1er mai.

Nombre d'entreprises concernées par la CCN

Nombre d'entreprises concernées par la CCN

Environ 12 000 entreprises

Champ d'application

Champ d'application

Blanchisserie industrielle, Laverie, Location de linge, Pressing, Nettoyage à sec, Teinturerie

À retenir :

  • Les 11 jours fériés légaux du Code du travail s'appliquent dans la branche, la convention collective Blanchisserie n'ayant pas sa propre liste.

  • L'article 9.2 de la CCN garantit le maintien de la rémunération pour les jours fériés chômés, sauf pour les salariés ayant moins de 3 mois d'ancienneté — une condition qui reprend le socle légal de l'article L3133-3 du Code du travail.

  • Le 1er mai bénéficie d'un régime propre au Code du travail : chômage obligatoire et rémunération doublée en cas de travail.

  • Un jour férié chômé tombant un jour ouvrable de semaine pendant les congés payés n'est pas décompté comme jour de congé (article 9.2, alinéas 2 et 3).

  • La journée de solidarité est encadrée par le Code du travail, indépendamment de la convention collective.

Jour férié Date
Jour de l’An 1er janvier
Lundi de Pâques Variable
Fête du Travail 1er mai
Victoire 1945 8 mai
Ascension Variable
Lundi de Pentecôte Variable
Fête nationale 14 juillet
Assomption 15 août
Toussaint 1er novembre
Armistice 11 novembre
Noël 25 décembre

Quels sont les jours fériés légaux applicables dans la convention collective Blanchisserie ?

La convention collective Blanchisserie ne définit pas sa propre liste de jours fériés : ce sont les 11 jours fériés légaux prévus par l'article L3133-1 du Code du travail qui s'appliquent dans la branche.

Les règles générales relatives au paiement d'un jour férié dépendent ensuite du fait que le jour soit chômé ou travaillé dans l'entreprise.

Parmi ces 11 jours, seul le 1er mai bénéficie d'un statut particulier : il est obligatoirement chômé et payé (articles L3133-4 à L3133-6 du Code du travail). Pour les 10 autres jours fériés, l'article L3133-3 du Code du travail impose déjà, à titre d'ordre public, le maintien de salaire pour les salariés ayant au moins 3 mois d'ancienneté.

Ce qui relève de la négociation collective (article L3133-3-1), c'est la fixation des jours effectivement chômés dans l'entreprise — pas le principe du maintien de rémunération. À défaut d'accord collectif, c'est l'employeur qui fixe les jours fériés chômés.

Que prévoit l'article 9.2 de la convention collective Blanchisserie pour les jours fériés chômés ?

L'article 9.2 de la convention collective Blanchisserie traite du chômage des jours fériés et du maintien de rémunération associé, ainsi que du traitement des jours fériés pendant les congés payés. Il ne contient pas de disposition encadrant le travail effectif un jour férié.

Le texte prévoit que, outre le 1er mai — régi directement par le Code du travail —, le chômage des jours fériés ne peut entraîner aucune réduction de la rémunération, à l'exception des salariés totalisant moins de 3 mois d'ancienneté dans l'entreprise ou l'établissement.

Cette condition reprend le principe déjà posé par l'article L3133-3 du Code du travail, qui s'applique aussi aux salariés saisonniers cumulant au moins 3 mois d'ancienneté via des contrats successifs.

Dans le même cluster, les règles relatives aux congés payés dans la convention collective Blanchisserie permettent de compléter le traitement des absences et des jours non travaillés.

Bon à savoir

La condition de 3 mois d'ancienneté ne concerne que le maintien de rémunération lors du chômage d'un jour férié. Les salariés n'ayant pas atteint cette ancienneté peuvent voir leur rémunération réduite si un jour férié chômé tombe un jour habituellement travaillé, sauf dispositions plus favorables prévues par un accord d'entreprise.

Quelles sont les conditions du maintien de rémunération d'un jour férié chômé ?

Le maintien de rémunération prévu par l'article 9.2 s'applique lorsque trois conditions cumulatives sont réunies :

  • Le jour férié en question est effectivement chômé (non travaillé) dans l'entreprise.

  • Le salarié totalise au moins 3 mois d'ancienneté dans l'entreprise ou l'établissement.

  • Le jour férié tombe un jour qui aurait été normalement travaillé par le salarié.

En pratique, le salarié éligible perçoit sa rémunération habituelle comme s'il avait travaillé ce jour-là, sans aucune déduction liée au fait que le jour est chômé.

Le salarié doit également distinguer le jour férié d'une absence pour maladie. Les règles d'acquisition des congés pendant un arrêt sont présentées dans l'article consacré à l'arrêt maladie dans la convention collective Blanchisserie.

Que se passe-t-il en cas de travail effectif un jour férié dans la convention collective Blanchisserie ?

L'article 9.2 de la convention collective Blanchisserie ne traite pas du travail effectif un jour férié, hors 1er mai : il porte exclusivement sur le chômage des jours fériés.

En l'absence de disposition conventionnelle identifiée sur ce point précis, ce sont les règles de droit commun du Code du travail qui s'appliquent par défaut : le travail un jour férié ordinaire n'ouvre pas droit à une majoration de salaire obligatoire, sauf accord d'entreprise ou usage en vigueur dans l'établissement.

⚠️ Attention: D'autres dispositions de la convention collective, notamment le chapitre relatif aux salaires et accessoires, ou des accords d'entreprise peuvent prévoir des contreparties spécifiques, comme une majoration ou un repos compensateur, pour le travail effectué un jour férié. Il est recommandé de vérifier ces dispositions au cas par cas avant d'appliquer la règle de droit commun.

Comment fonctionne le 1er mai dans la convention collective Blanchisserie ?

Le 1er mai bénéficie d'un régime légal particulier, directement défini par le Code du travail (articles L3133-4 à L3133-6), indépendamment des dispositions de la convention collective Blanchisserie.

Concrètement, pour les salariés de la blanchisserie :

  • Le salarié perçoit sa rémunération habituelle le 1er mai, qu'il ait ou non 3 mois d'ancienneté.

  • Cette règle diffère de celle des 10 autres jours fériés, où la condition d'ancienneté de 3 mois s'applique (article 9.2 CCN et article L3133-3 du Code du travail).

  • L'employeur ne peut imposer aucune retenue sur salaire au titre du chômage du 1er mai.

Que se passe-t-il si un salarié travaille le 1er mai ?

Lorsque la nature de l'activité de l'entreprise ne permet pas d'interrompre le travail — ce qui peut être le cas dans certaines blanchisseries fonctionnant en continu — le salarié amené à travailler le 1er mai perçoit, en plus de sa rémunération habituelle, une indemnité égale au montant de cette rémunération (article L3133-6 du Code du travail).

En pratique :

  • Le salarié est payé double pour les heures effectuées le 1er mai.

  • Cette règle s'applique à tous les salariés, quelle que soit leur ancienneté.

  • Elle ne dépend d'aucune disposition de la convention collective Blanchisserie : elle découle uniquement du Code du travail.

Situation Source juridique Règle applicable
Jour férié chômé (hors 1er mai) — ≥ 3 mois d’ancienneté Article 9.2 CCN / Article L3133-3 Maintien intégral de la rémunération
Jour férié chômé (hors 1er mai) — < 3 mois d’ancienneté Article 9.2 CCN / Article L3133-3 Pas de garantie de maintien
1er mai chômé Articles L3133-4 et L3133-5 Maintien intégral, sans condition d’ancienneté
1er mai travaillé Article L3133-6 Rémunération doublée
Jour férié travaillé (hors 1er mai) Droit commun Pas de majoration obligatoire (sauf accord d’entreprise)

Quelle est la règle pour la journée de solidarité dans la convention collective Blanchisserie ?

La journée de solidarité est encadrée par les articles L3133-7 à L3133-12 du Code du travail, indépendamment de la convention collective Blanchisserie. Elle correspond à une journée de travail supplémentaire non rémunérée, destinée à financer des actions en faveur de l'autonomie des personnes âgées ou en situation de handicap.

Les règles relatives à la journée de solidarité précisent notamment les modalités de fixation et les conséquences de cette journée sur le temps de travail.

Ses modalités peuvent prendre plusieurs formes :

  • Le travail d'un jour férié précédemment chômé, autre que le 1er mai.

  • La suppression d'un jour de RTT.

  • Toute autre modalité permettant le travail de 7 heures précédemment non travaillées.

Le recours à un jour de RTT peut notamment concerner les salariés relevant de dispositions spécifiques sur les RTT dans la convention collective Blanchisserie.

Les jours fériés sont-ils décomptés pendant les congés payés dans la convention collective Blanchisserie ?

L'article 9.2 de la convention collective Blanchisserie prévoit deux règles spécifiques sur ce point. Si un jour férié chômé tombe un jour ouvrable de semaine pendant la période de congé, il n'est pas décompté comme jour de congé : le salarié bénéficie alors d'un jour de congé supplémentaire ou voit sa période de congés prolongée d'un jour.

Il est important de distinguer les jours ouvrés et les jours ouvrables, car le mode de décompte retenu peut avoir une incidence sur le nombre de jours de congés déduits.

Cette règle ne s'applique pas aux jours fériés non chômés dans l'entreprise : dans ce cas, le jour est décompté normalement comme jour de congé.

👉 À noter : Dans le secteur de la blanchisserie, certaines entreprises fonctionnent en continu ou en horaires décalés. Il est recommandé de vérifier les accords d'entreprise éventuels, qui peuvent prévoir des modalités spécifiques pour le travail effectué les jours fériés.

Quelles sont les obligations de l'employeur en matière de jours fériés ?

L'employeur soumis à la convention collective Blanchisserie doit respecter plusieurs obligations :

  • Maintien de rémunération : garantir le maintien intégral de la rémunération pour tout jour férié chômé, dès lors que le salarié justifie d'au moins 3 mois d'ancienneté (article 9.2 CCN).

  • 1er mai : appliquer les dispositions du Code du travail, notamment le chômage obligatoire et la rémunération doublée en cas de travail ce jour-là.

  • Information : mentionner la convention collective applicable sur le bulletin de paie et dans le contrat de travail.

  • Journée de solidarité : fixer les modalités d'accomplissement conformément au Code du travail, après consultation du CSE le cas échéant.

Lorsque les modalités de chômage ou de travail d'un jour férié sont déterminées au niveau de l'entreprise, l'accord d'entreprise dans la convention collective Blanchisserie peut préciser les règles applicables.

Quels sont les droits des salariés à temps partiel pour les jours fériés ?

Les salariés à temps partiel bénéficient des mêmes dispositions conventionnelles que les salariés à temps complet en matière de jours fériés chômés. Le maintien de rémunération prévu par l'article 9.2 s'applique dès lors que le jour férié tombe un jour habituellement travaillé par le salarié à temps partiel, et que ce dernier remplit la condition d'ancienneté de 3 mois.

Le calcul du maintien se fait au prorata du temps de travail contractuel du salarié. Les règles générales de calcul des congés payés prennent également en compte les situations de travail à temps partiel.

Un jour férié qui tombe sur un jour habituellement non travaillé n'entraîne pas, en principe, de maintien de rémunération au titre d'une journée qui n'aurait pas dû être travaillée.

Information à caractère informatif, sans conseil juridique. Dernière vérification le 2026-08-07.

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FAQ — Jours fériés dans la convention collective Blanchisserie (IDCC 2002)

Non, l'article 9.2 porte exclusivement sur le chômage des jours fériés et le maintien de rémunération pour les salariés ayant au moins 3 mois d'ancienneté. Une majoration éventuelle pour le travail effectif un jour férié relèverait d'une autre disposition conventionnelle ou d'un accord d'entreprise, à vérifier au cas par cas.

L'article 9.2 de la convention collective Blanchisserie, qui reprend le principe de l'article L3133-3 du Code du travail, réserve la garantie de maintien de rémunération aux salariés justifiant d'au moins 3 mois d'ancienneté. En dessous de ce seuil, une retenue peut être appliquée, sauf disposition plus favorable d'un accord d'entreprise.

Non, l'article 9.2 indique expressément que le 1er mai est régi par le Code du travail. Ce sont les articles L3133-4 à L3133-6 qui s'appliquent, avec un chômage obligatoire et une rémunération doublée en cas de travail.

L'article 9.2 de la convention collective Blanchisserie ne prévoit pas de repos compensateur pour le travail effectué un jour férié : il ne traite que du chômage des jours fériés. Un repos compensateur éventuel relèverait d'une autre disposition conventionnelle ou d'un accord d'entreprise à vérifier.

La journée de solidarité est régie par le Code du travail (articles L3133-7 à L3133-12), et non par la convention collective Blanchisserie. Ses modalités sont fixées par accord ou, à défaut, par l'employeur après consultation du CSE.

Non, un jour férié chômé tombant un jour ouvrable de semaine pendant les congés payés n'est pas décompté comme jour de congé (article 9.2, alinéas 2 et 3 de la CCN). Cette règle ne s'applique pas aux jours fériés non chômés dans l'entreprise.

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