Aller au contenu principal

Convention collective des cabinets dentaires (IDCC 1619)

Quels sont les droits des salariés en matière de jours fériés dans les cabinets dentaires ?

Liste des jours fériés, condition d'ancienneté, régime du 1er mai, Alsace-Moselle et journée de solidarité : tout ce que prévoit la convention collective des cabinets dentaires sur les jours fériés.

Nombre d'entreprises concernées par la CCN

Nombre d'entreprises concernées par la CCN

Environ 25 800 cabinets dentaires

Champ d'application

Champ d'application

Chirurgiens-dentistes libéraux, seuls ou en association

À retenir :

  • La convention des cabinets dentaires (IDCC 1619) retient les  11 jours fériés légaux  comme jours chômés, ainsi que les jours d'usage local.

  • Seul le  1er mai  est obligatoirement chômé et payé  sans condition d'ancienneté .

  • La convention prévoit que l'ensemble du personnel bénéficie des jours fériés légaux chômés et payés, sans retenue de salaire et sans condition d'ancienneté (article 6.3 « Congés de courte durée »). Cette disposition est plus favorable que la condition légale de 3 mois d'ancienneté prévue par l'article L3133-3 du Code du travail.

  • Un jour férié travaillé, hors 1er mai, n'ouvre  pas de majoration conventionnelle  dans la branche dentaire.

  • La  journée de solidarité  relève du droit commun : 7 heures, hors 1er mai, souvent le lundi de Pentecôte.

Les jours fériés des salariés de cabinet dentaire reposent sur le Code du travail, complété par la convention IDCC 1619. Vous trouverez ici la liste des jours concernés, les conditions de rémunération, le régime du 1er mai, les jours d'Alsace-Moselle et la journée de solidarité.

Quels jours fériés la convention des cabinets dentaires prévoit-elle ?

La convention des cabinets dentaires retient les 11 jours fériés légaux comme jours chômés, auxquels s'ajoutent les jours prévus par les usages locaux. Cette liste figure parmi les jours fériés garantis aux salariés mensualisés de la branche.

Jour férié Date
Jour de l’An 1er janvier
Lundi de Pâques variable
Fête du Travail 1er mai
Victoire 1945 8 mai
Ascension variable
Lundi de Pentecôte variable
Fête nationale 14 juillet
Assomption 15 août
Toussaint 1er novembre
Armistice 1918 11 novembre
Noël 25 décembre

Les jours fériés sont-ils chômés et payés sans condition d'ancienneté ?

L'article 6.3 « Congés de courte durée » de la convention prévoit que l'ensemble du personnel des cabinets dentaires bénéficie des 11 jours fériés légaux chômés, sans retenue de salaire . Cette formulation s'applique sans distinguer le 1er mai des autres jours fériés.

Cette disposition conventionnelle est plus favorable que le Code du travail, qui impose une condition de 3 mois d'ancienneté pour le maintien de salaire des jours fériés autres que le 1er mai (article L3133-3). La convention écarte donc cette condition : aucune ancienneté minimale n'est requise pour bénéficier du chômage payé d'un jour férié dans un cabinet dentaire.

👉 À noter : en paie, le maintien de salaire s'applique dès le premier jour férié chômé, quel que soit l'ancienneté du salarié. Le paiement d'un jour férié chômé ne nécessite pas de vérification d'ancienneté dans cette branche.

Quelles règles s'appliquent au 1er mai dans un cabinet dentaire ?

Le 1er mai est le seul jour férié obligatoirement chômé et payé pour tous les salariés, sans condition d'ancienneté (article L3133-4 du Code du travail). Ce principe s'applique pleinement aux cabinets dentaires.

Lorsqu'un salarié travaille le 1er mai, sa rémunération est doublée : il perçoit son salaire habituel majoré de 100 % (article L3133-6). Cette règle du travail le 1er mai ne se cumule pas avec une autre majoration pour la même heure.

Le caractère chômé et payé du 1er mai vaut pour tous les salariés, sans condition d'ancienneté ni de durée de présence. Un salarié embauché la veille en bénéficie donc au même titre qu'un salarié ancien. Cette règle d'ordre public s'impose à l'employeur, qui ne peut y déroger par contrat ou par usage.

Comment est rémunéré un jour férié travaillé hors 1er mai ?

Un jour férié ordinaire travaillé, hors 1er mai, n'ouvre aucune majoration conventionnelle dans la branche dentaire. Le salarié perçoit alors sa rémunération habituelle, sans doublement ni complément prévu par la convention.

Le travail un jour férié ordinaire peut toutefois donner lieu à une contrepartie si un accord d'entreprise, un usage ou le contrat le prévoit. En l'absence d'une telle disposition, seul le salaire normal est dû pour les heures effectuées.

Les heures de garde un jour férié font exception : la convention les majore de 100 % et ouvre un repos compensateur de 2 heures par heure de garde, hors 1er mai. Ce dispositif spécifique relève des règles de durée du travail de la branche.

Que se passe-t-il si un jour férié tombe un jour de repos ou pendant les congés ?

Un jour férié coïncidant avec un jour de repos habituel n'ouvre aucun droit à récupération ni à paiement supplémentaire dans la branche dentaire, faute de disposition conventionnelle spécifique. Le salarié ne perd rien, mais ne gagne pas non plus de contrepartie.

En revanche, un jour férié chômé tombant pendant les congés payés n'est pas décompté du solde de congés. Le salarié récupère donc l'équivalent d'une journée de congé, conformément aux règles générales applicables aux jours fériés.

La situation diffère lorsqu'un accord d'entreprise ou un usage du cabinet prévoit une contrepartie plus favorable. Dans ce cas, le salarié peut obtenir une récupération ou un paiement, selon les modalités fixées localement. À défaut, seule la règle de droit commun s'applique, sans compensation pour le férié coïncidant avec un jour non travaillé.

Les cabinets dentaires d'Alsace-Moselle ont-ils des jours fériés supplémentaires ?

Oui, les cabinets dentaires situés dans le Bas-Rhin, le Haut-Rhin et la Moselle appliquent deux jours fériés supplémentaires au titre du droit local. Ces jours fériés d'Alsace-Moselle sont le Vendredi Saint et la Saint-Étienne (26 décembre).

Ces deux jours sont chômés au même titre que les 11 jours fériés nationaux. Ils s'imposent à tous les employeurs de ces départements, indépendamment de la convention collective applicable.

Comment traiter les jours fériés sur le bulletin de paie en cabinet dentaire ?

Le traitement des jours fériés en paie dépend du caractère chômé ou travaillé de la journée. Un jour férié chômé n'entraîne aucune baisse de la rémunération mensuelle du salarié mensualisé qui remplit la condition d'ancienneté. Son salaire est maintenu comme si la journée avait été travaillée.

Pour le 1er mai travaillé, la majoration de 100 % apparaît distinctement sur le bulletin de paie. Cette ligne s'ajoute au salaire habituel et se calcule sur le taux horaire de base du salarié. Aucune autre majoration ne se cumule avec elle pour les mêmes heures.

Les heures de garde un dimanche ou jour férié (hors 1er mai) font exception : la convention prévoit soit une majoration de 100 % du taux horaire, soit un repos compensateur de 2 heures par heure de garde, ces deux contreparties étant alternatives (article 6.1.4). Le choix entre indemnisation et repos fait l'objet d'un accord écrit entre les parties ; à défaut d'accord, le salarié est indemnisé. Pour le 1er mai , les deux se cumulent : majoration de 100 % et repos compensateur d'égale durée.

En pratique, plusieurs réflexes sécurisent la paie des jours fériés :

  • appliquer le maintien de salaire à tous les salariés pour chaque jour férié chômé, sans condition d'ancienneté (disposition conventionnelle plus favorable) ;

  • isoler la majoration de 100 % du 1er mai travaillé sur une ligne dédiée ;

  • décompter le repos compensateur attaché aux gardes et aux interventions d'astreinte ;

  • ne pas retirer du solde de congés un jour férié chômé tombant pendant les congés payés ;

  • proratiser la journée de solidarité selon la durée contractuelle pour les temps partiels.

Comment fonctionne la journée de solidarité en cabinet dentaire ?

Un accord du 3 décembre 2004 rattaché à la CCN des cabinets dentaires organise la journée de solidarité dans la branche. Cet accord, en vigueur mais non étendu , confirme les principes du droit commun (articles L3133-7 à L3133-12 du Code du travail) et précise la formule de proratisation pour les temps partiels. Il rappelle également que les dispositions de l'article 6.3 sur les jours fériés ne sont pas modifiées par la journée de solidarité.

La journée de solidarité correspond à une journée de travail supplémentaire non rémunérée, dans la limite de 7 heures pour un temps plein. Cette durée est proportionnelle au temps de travail pour un salarié à temps partiel.

Le jour retenu résulte d'un accord collectif ou, à défaut, d'une décision de l'employeur après consultation du comité social et économique. Ce jour ne peut jamais être fixé le 1er mai, et il prend souvent la forme du lundi de Pentecôte.

Information à caractère informatif, sans conseil juridique.

Dernière vérification le 18/06/2026.

Simplifiez la gestion de votre paie avec PayFit

Découvrez notre solution RH et Paie 100 % conforme aux conventions collectives.

Demander une démo
Simplifiez la gestion de votre paie avec PayFit
Simplifiez votre gestion de paie

Simplifiez votre gestion de paie

Foire Aux Questions (FAQ)

Oui, pour tous les jours fériés , y compris le 1er mai. L'article 6.3 de la convention prévoit que « l'ensemble du personnel » bénéficie de ces jours chômés « sans retenue de salaire ». Cette disposition conventionnelle, plus favorable que la condition légale de 3 mois d'ancienneté (article L3133-3 du Code du travail), s'applique dès le premier jour de présence dans le cabinet. Un salarié embauché la veille d'un jour férié en bénéficie donc au même titre qu'un salarié ancien.

Un salarié à temps partiel bénéficie des jours fériés chômés tombant sur un jour qu'il aurait normalement travaillé. Si le jour férié coïncide avec un jour non travaillé de son planning, il n'ouvre ni récupération ni paiement supplémentaire. La journée de solidarité est, elle, proratisée selon la durée contractuelle du salarié. Ces règles évitent toute différence de traitement injustifiée entre temps plein et temps partiel.

Le lundi de Pentecôte figure parmi les jours fériés chômés retenus par la convention dentaire. Toutefois, l'employeur peut le désigner comme journée de solidarité, auquel cas il devient travaillé dans la limite de 7 heures. Tout dépend donc de l'accord ou de la décision applicable au sein du cabinet. En l'absence de désignation sur ce jour, le lundi de Pentecôte reste chômé.

Un jour férié survenant pendant un arrêt maladie ne modifie pas l'indemnisation de l'arrêt. Le salarié continue de percevoir ses indemnités journalières et, le cas échéant, le complément employeur prévu par la convention. Le jour férié n'ouvre pas de paiement distinct dans cette situation. Cette règle évite tout cumul entre indemnisation de l'arrêt et rémunération du jour férié.

Le 11 novembre est un jour férié ordinaire : s'il est travaillé, le salarié perçoit en principe son salaire habituel, sans majoration conventionnelle dans la branche dentaire. Une contrepartie n'est due que si un accord, un usage ou le contrat la prévoit. Le régime de ce jour férié comme le 11 novembre diffère nettement de celui du 1er mai, seul jour à bénéficier d'un doublement légal. En cas de chômage du jour, le maintien de salaire s'applique sans condition d'ancienneté, conformément à l'article 6.3 de la convention qui prévoit ce bénéfice pour l'ensemble du personnel.

4.6/5 parmi +20 000 entreprises

Adoptez le logiciel de paie utilisé par plus de 20‎ 000 TPE et PME

Aucun engagement requis