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Convention collective Esthétique-Cosmétique (IDCC 3032)

Quelles sont les règles de départ à la retraite dans la CCN esthétique ?

Départ volontaire, mise à la retraite par l'employeur, indemnités conventionnelles et préavis : toutes les règles applicables à la fin de carrière dans le secteur de l'esthétique-cosmétique.

Nombre d'entreprises concernées par la CCN

Nombre d'entreprises concernées par la CCN

Environ 15 300 entreprises

Champ d'application

Champ d'application

instituts de beauté, parfumeries, spas et centres de soins, écoles d'esthétique et de cosmétique

À retenir

  • L'âge légal de départ à la retraite est fixé à 64 ans pour les salariés nés à partir du 1ᵉʳ janvier 1968, avec une montée en charge progressive pour les générations précédentes.

  • Pour un départ volontaire, l'indemnité de la convention collective esthétique est plus favorable que le barème légal à 10, 20 et 30 ans d'ancienneté, et équivalente à 15 ans.

  • La mise à la retraite par l'employeur ouvre droit à l'indemnité légale de licenciement comme plancher, sans barème spécifique plus favorable dans la convention.

  • Depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, l'employeur doit verser une contribution patronale de 40 % sur la fraction exonérée de l'indemnité de mise à la retraite.

  • Le préavis applicable en cas de départ volontaire suit les mêmes durées que celui d'un licenciement.

Quelles sont les deux formes de départ à la retraite dans le secteur de l'esthétique ?

La convention collective esthétique distingue deux situations à l'article 9 : le départ volontaire, à l'initiative du salarié, et la mise à la retraite, à l'initiative de l'employeur. Le départ volontaire suppose une volonté claire et non équivoque du salarié, dès qu'il remplit les conditions d'âge et de trimestres pour liquider sa retraite. La mise à la retraite, elle, est possible d'office à partir de 70 ans ; entre 67 et 70 ans, elle nécessite l'accord du salarié, renouvelé chaque année.

Quelle indemnité pour un départ volontaire à la retraite ?

L'indemnité de départ volontaire suit un barème par paliers d'ancienneté, fixé à l'article 9 de la convention collective esthétique : 1 mois de salaire à partir de 10 ans, 2 mois à partir de 20 ans, et 3 mois à partir de 30 ans. Ce barème conventionnel est plus favorable que le barème légal à 10, 20 et 30 ans d'ancienneté, mais équivalent à 15 ans, où les deux barèmes atteignent 1 mois.

Le calcul de l'indemnité doit notamment être comparé avec les règles applicables à l'indemnité de licenciement, afin de retenir le montant le plus favorable au salarié.

Ancienneté Indemnité CCN Indemnité légale Barème le plus favorable
10 ans 1 mois 0,5 mois Convention collective
15 ans 1 mois 1 mois Égalité
20 ans 2 mois 1,5 mois Convention collective
25 ans 2 mois 1,5 mois Convention collective
30 ans 3 mois 2 mois Convention collective

👉 À noter : l'employeur applique toujours le barème le plus favorable au salarié entre la convention collective et le Code du travail.

Quel préavis respecter avant un départ volontaire à la retraite ?

Le préavis à respecter avant un départ volontaire à la retraite est identique à celui d'un licenciement, comme le prévoit l'article 9 de la convention collective esthétique. Il varie selon l'ancienneté du salarié dans l'entreprise.

Ancienneté Durée du préavis
Moins de 6 mois 1 semaine
De 6 mois à 2 ans 1 mois
Plus de 2 ans 2 mois

Quelle indemnité en cas de mise à la retraite par l'employeur ?

L'indemnité de mise à la retraite correspond au minimum à l'indemnité légale de licenciement : un quart de mois de salaire par année d'ancienneté pour les 10 premières années, puis un tiers de mois à partir de la 11ᵉ année. La convention collective esthétique ne prévoit pas de barème spécifique plus favorable pour cette indemnité. Depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, l'employeur doit en plus verser une contribution patronale de 40 % sur la fraction de l'indemnité exonérée de cotisations sociales, contre 30 % auparavant.

Cette rupture obéit à des règles particulières, qui s'inscrivent dans le cadre général des différents cas de rupture du contrat de travail.

⚠️ Attention : les employeurs qui recrutent dans le cadre d'un contrat de valorisation de l'expérience (CVE), créé par la loi du 24 octobre 2025, sont exonérés de cette contribution jusqu'à fin 2027.

Ce même contrat permet aussi une mise à la retraite d'office dès 67 ans, sans accord du salarié, pour les collaborateurs recrutés dans ce cadre.

Comment est calculé le salaire de référence pour l'indemnité de retraite ?

Le salaire de référence retenu pour calculer l'indemnité de retraite est le plus favorable entre la moyenne des 12 derniers mois de salaire brut et celle des 3 derniers mois. Les primes annuelles versées sur cette période sont intégrées au calcul.

Le calcul du salaire constitue donc une étape essentielle pour déterminer le montant exact de l'indemnité. Les éléments variables de rémunération et les primes doivent être pris en compte selon les règles applicables.

À partir de quel âge un salarié peut-il partir à la retraite ?

L'âge légal de départ à la retraite est fixé à 64 ans pour les salariés nés à partir du 1ᵉʳ janvier 1968, à l'issue de la réforme de 2023. Pour les générations nées entre 1961 et 1967, cet âge est compris entre 62 ans et 3 mois et 63 ans et 9 mois, selon un calendrier progressif. Un départ anticipé reste possible en cas de carrière longue, de handicap, d'incapacité permanente ou d'inaptitude, sans disposition dérogatoire propre à la convention collective esthétique.

Les règles relatives à l'âge légal et aux trimestres doivent être distinguées de celles qui concernent les cotisations de retraite, lesquelles participent à la constitution des droits futurs du salarié.

Quel est le régime fiscal et social de l'indemnité de retraite ?

Le régime fiscal et social de l'indemnité de retraite diffère selon le motif du départ. En cas de départ volontaire, l'indemnité est intégralement soumise à l'impôt sur le revenu et aux cotisations sociales. En cas de mise à la retraite par l'employeur, elle bénéficie d'une exonération partielle, dans les mêmes limites que l'indemnité de licenciement, en contrepartie de la contribution patronale de 40 % évoquée plus haut.

Les cotisations applicables doivent être vérifiées au moment du versement, notamment lorsque l'indemnité dépasse les seuils d'exonération prévus par la réglementation.

Information à caractère informatif, sans conseil juridique.

Dernière vérification le 26/08/2026.

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FAQ - Retraite CCN Esthétique (IDCC 3032)

Oui, entre 67 et 70 ans, la mise à la retraite nécessite l'accord du salarié, renouvelé chaque année. Sans cet accord, l'employeur ne peut pas imposer le départ avant que le salarié atteigne 70 ans, sauf pour les salariés recrutés en contrat de valorisation de l'expérience (CVE).

Non, la convention collective esthétique ne prévoit pas de barème spécifique pour la mise à la retraite : l'indemnité correspond au minimum légal de licenciement. Les autres éléments liés à la fin de carrière, notamment la retraite complémentaire, relèvent de règles distinctes.

Oui, le contrat de valorisation de l'expérience (CVE), créé par la loi du 24 octobre 2025, permet une mise à la retraite d'office dès 67 ans sans accord du salarié, pour les collaborateurs recrutés dans ce cadre. La convention collective esthétique ne prévoit pas de disposition propre sur ce nouveau contrat.

Non, la contribution patronale de 40 % ne s'applique pas aux mises à la retraite de salariés recrutés en contrat de valorisation de l'expérience (CVE) : ces employeurs en sont exonérés jusqu'à fin 2027.

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