Convention collective Boulangerie-Pâtisserie (IDCC 843)
Quand et comment partir à la retraite dans la convention collective Boulangerie-Pâtisserie ?
La retraite des salariés de la boulangerie-pâtisserie artisanale obéit à des règles spécifiques prévues par la CCN IDCC 843, notamment en matière d'indemnités de fin de carrière, de préavis et de cotisations.
Nombre d'entreprises concernées par la CCN
Environ 43 700 établissements et 293 000 salariés en France
Champ d'application
Boulangerie artisanale, Boulangerie-pâtisserie artisanale, Pâtisserie artisanale, Viennoiserie artisanale.
FAQ - Retraite en boulangerie-pâtisserie (CCN 843)
À quel âge peut-on partir à la retraite en boulangerie ?
À quel âge peut-on partir à la retraite en boulangerie ?
L'âge légal atteint 64 ans pour les salariés nés à partir de 1968, avec un relèvement progressif de 3 mois par génération pour les personnes nées entre 1961 et 1967. Un départ anticipé reste possible avant cet âge via le dispositif carrières longues ou les trimestres validés par le C2P. Le taux plein est acquis automatiquement à 67 ans, même sans avoir cotisé les 172 trimestres requis, ce qui sécurise les carrières incomplètes fréquentes dans l'artisanat.
Comment est calculée l'indemnité de départ à la retraite ?
Comment est calculée l'indemnité de départ à la retraite ?
Le calcul repose sur l'ancienneté du salarié dans l'ensemble de la profession de boulanger-pâtissier, et non uniquement sur son ancienneté chez son employeur actuel. Un salarié ayant travaillé dans plusieurs boulangeries voit donc ces périodes cumulées grâce à la reconstitution de carrière effectuée par AG2R Prévoyance. Cette règle est particulièrement favorable aux salariés mobiles, très courants dans ce secteur en tension.
Quel est le préavis de retraite ?
Quel est le préavis de retraite ?
Le préavis varie selon l'ancienneté du salarié : 1 semaine avant 6 mois, 1 mois entre 6 mois et 2 ans. Au-delà de 2 ans d'ancienneté, la durée diffère selon l'origine du départ : 2 mois pour un départ volontaire du salarié, mais 6 mois lorsque c'est l'employeur qui met le salarié à la retraite. Cette différence protège le salarié mis à la retraite, en lui laissant davantage de temps pour s'organiser.
Le travail de nuit permet-il de partir plus tôt à la retraite ?
Le travail de nuit permet-il de partir plus tôt à la retraite ?
Oui, via le compte professionnel de prévention (C2P), dès que le salarié dépasse le seuil de 100 nuits de travail par an. Chaque tranche de 10 points cumulés donne droit à un trimestre de retraite supplémentaire, dans la limite de 8 trimestres, soit 2 ans d'anticipation possible. Ce dispositif se cumule avec le repos compensateur conventionnel, qui reste distinct et n'affecte pas les points C2P acquis.
Qui finance l'indemnité de départ en retraite ?
Qui finance l'indemnité de départ en retraite ?
Vous financez cette indemnité via une cotisation patronale de 0,55 % du salaire brut limité à la tranche A, versée à AG2R Prévoyance. Vous avancez le montant de l'indemnité au salarié au moment de son départ, puis vous en demandez le remboursement à AG2R sur présentation de l'attestation d'ancienneté et des certificats de travail. Ce mécanisme mutualisé évite qu'une entreprise artisanale ne supporte seule le coût d'un départ après une longue carrière.
La retraite progressive est-elle possible en boulangerie ?
La retraite progressive est-elle possible en boulangerie ?
Oui, dès 60 ans, sous réserve de justifier de 150 trimestres d'assurance retraite et d'exercer une activité réduite entre 40 % et 80 % d'un temps complet. Le salarié continue à percevoir un salaire au titre de son activité réduite, complété par une fraction de sa pension de retraite. Vous ne pouvez refuser cette demande que si elle est incompatible avec l'activité économique de l'entreprise, et ce refus doit être justifié par écrit.


