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La micro-entreprise, qui remplace l’auto-entreprise depuis 2016, est un régime simplifié pensé pour entreprendre rapidement. Comme toute activité professionnelle en France, elle impose une gestion comptable obligatoire. La loi prévoit toutefois un cadre allégé : pas de bilan, ni de compte de résultat, seulement quelques règles essentielles à respecter.
Quelles sont ces obligations ? Comment éviter les erreurs les plus fréquentes et gérer votre comptabilité sans stress ni sanctions ? Suivez ce guide PayFit.
Le micro-entrepreneur, également appelé auto-entrepreneur, bénéficie du régime micro-social, prévu par l’article L.133-6-8 du Code de la Sécurité sociale. En effet, ce statut est conçu pour simplifier ses obligations fiscales et administratives à chaque étape de la création de l’entreprise.
Le micro-entrepreneur est tenu de déclarer son chiffre d’affaires à une fréquence qu’il choisit lors de la création de son entreprise : mensuelle ou trimestrielle. Cela se fait sur le compte de l’entrepreneur sur l’espace numérique de l’URSSAF.
⚠️ Attention : cette déclaration est obligatoire, même si aucune vente ou encaissement n’a été réalisée.
En cas d’oubli ou de retard dans la transmission de la déclaration dans les délais impartis, une pénalité forfaitaire est appliquée pour chaque déclaration non effectuée, à hauteur de 58,90 €. Cette sanction s’applique même si aucun chiffre d’affaires n’a été généré pendant la période concernée.
👉 À noter : la date limite figure sur votre espace en ligne de l’URSSAF.
Le micro-entrepreneur a l’obligation de tenir un registre de ses recettes encaissées. Ce document, appelé livre des recettes, doit être mis à jour régulièrement et suivre un ordre chronologique. Il permet de tracer l’ensemble des encaissements liés à l’activité.
En plus du livre de recette, les entreprises commerciales et les activités d’hébergement doivent aussi tenir un registre des achats respectant un ordre chronologique et récapitulant le détail annuel des dépenses.
Dans un premier temps, un compte personnel peut suffire, tant qu’il permet de distinguer les opérations professionnelles des dépenses privées.
Cependant, la législation prévoit une évolution en cas de croissance de l’activité : si le chiffre d’affaires annuel dépasse 10 000 euros pendant deux années consécutives, le micro-entrepreneur doit ouvrir un compte bancaire exclusivement dédié à son activité. Cette mesure vise à assurer une meilleure lisibilité des transactions professionnelles, notamment en cas de contrôle ou de suivi de gestion.
💡 Bon à savoir : ce compte n’a pas besoin d’être un compte “pro”, un simple compte classique suffit si les opérations restent clairement séparées.
Tout professionnel est tenu de remettre une facture à ses clients professionnels, que ce soit pour une vente de biens ou une prestation de services. Chaque facture doit comporter l’ensemble des mentions obligatoires :
date d’émission ;
numéro de facture (unique et séquentiel) ;
identité du vendeur : nom, adresse, SIREN/SIRET, code APE, TVA intracommunautaire ;
identité du client : nom + adresse, et TVA intracommunautaire, si c’est un professionnel ;
description des produits ou des prestations réalisées : nature, quantité, prix unitaire ;
prix HT, taux de TVA, montant de TVA, total TTC ;
conditions de règlement : date d’échéance, pénalités de retard, indemnité forfaitaire de 40 € ;
mentions spécifiques si applicable : “TVA non applicable – art. 293 B du CGI” (auto-entrepreneur) ;
réductions ou acomptes ;
numéro de bon de commande, si demandé par le client.
⚠️ Attention : les factures doivent être conservées pendant une période de dix ans à compter de la clôture de l’exercice au cours duquel elles ont été établies.
En cas de manquement, le professionnel s’expose à des sanctions. Une amende administrative peut être prononcée, pouvant aller jusqu’à 75 000 euros pour une personne physique et jusqu’à 150 000 euros en cas de récidive dans un délai de deux ans suivant le premier manquement.
Suivi des dépenses de la 1ère année d'une entreprise
Faire appel à un comptable n’est pas obligatoire en micro-entreprise, car les obligations comptables restent limitées. Toutefois, il est fortement recommandé de sécuriser ses comptes dans certains cas :
le chiffre d’affaires augmente fortement et que les erreurs deviennent plus coûteuses ;
changement de régime fiscal (passage au régime réel) ;
les dépenses professionnelles sont importantes et que l’entrepreneur souhaite optimiser leur traitement ;
la micro-entreprise doit gérer la TVA (franchissement des seuils de TVA) ;
face à un contrôle administratif ou fiscal pour sécuriser les réponses ;
si le micro-entrepreneur souhaite externaliser la comptabilité pour gagner du temps ou se concentrer sur son activité.
💡 Bon à savoir : le prix d’un comptable pour une micro-entreprise dépend du volume de documents, du suivi demandé et des missions déléguées. En moyenne, le montant facturé commence autour de 50 à 100 € par mois selon les entreprises.
Malgré tous les avantages d’un comptable, les micro-entrepreneurs gèrent souvent seuls leur comptabilité. Cependant, cette gestion manuelle entraîne des erreurs, crée des tâches chronophages et ajoute de la complexité au quotidien. Une comptabilité mal tenue implique des risques sérieux :
pénalités pour défaut de déclaration ;
régularisations ;
redressements en cas de contrôle ;
voire perte du statut de micro-entreprise ;
des erreurs récurrentes ou un défaut de traçabilité peuvent également nuire à la crédibilité du micro-entrepreneur auprès des partenaires ou des clients.
Il existe heureusement un compromis pour bénéficier des atouts des deux solutions : utiliser un logiciel de comptabilité.
Un logiciel de comptabilité permet au micro-entrepreneur de gérer ses obligations plus simplement, sans erreur et sans perte de temps. Parmi ses principaux avantages :
automatisation des factures : numérotation conforme, mentions obligatoires, archives centralisées ;
livre des recettes généré automatiquement, sans saisie manuelle ;
suivi du chiffre d’affaires en temps réel avec des alertes en cas de dépassement des seuils ;
calcul et gestion de la TVA lorsque les seuils sont franchis ;
déclarations facilitées ou automatisées grâce à des données toujours à jour ;
moins de risques d’erreurs en cas de contrôle fiscal ou Urssaf ;
gain de temps sur la gestion administrative quotidienne ;
coût réduit, un bon compromis entre gestion manuelle et expert-comptable.
Les honoraires d’un expert-comptable varient en fonction de la complexité de l’activité, du volume de documents à traiter, des services choisis (tenue comptable, conseils, déclarations fiscales, etc.) et de son niveau d’expertise. Pour un micro-entrepreneur, les tarifs débutent généralement autour de 50 à 100 € par mois. Certains cabinets proposent également des forfaits annuels.
Non, faire appel à un expert-comptable n’est pas une obligation pour les micro-entrepreneurs. Le régime micro offre une comptabilité simplifiée qui peut être gérée seul, à condition de bien comprendre ses obligations. Toutefois, l’accompagnement d’un professionnel peut être utile pour éviter les erreurs.
La comptabilité simplifiée d’un micro-entrepreneur repose sur quelques principes de base : enregistrer chaque recette dans un registre chronologique, émettre des factures conformes, conserver les justificatifs pendant 10 ans et déclarer régulièrement le chiffre d’affaires. C’est souvent la raison pour laquelle certains entrepreneurs font le choix d’une micro-entreprise plutôt qu’une SASU (Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle).
Les erreurs fréquemment commises par les micro-entrepreneurs sont :
déclarer le chiffre d’affaires après la date limite ;
confondre dépenses privées et dépenses professionnelles ;
oublier une facture ou la mention légale obligatoire ;
négliger la conservation des pièces justificatives ;
oublier d’ouvrir un compte dédié après le dépassement du seuil de TVA.
Un logiciel comptable pour TPE facilite la saisie du livre des recettes, la facturation, la sauvegarde des données et la préparation des déclarations fiscales. Cette solution automatise les actions répétitives et limitent les erreurs.
En micro-entreprise, vos obligations fiscales se limitent principalement à déclarer votre chiffre d’affaires chaque mois ou trimestre auprès de l’URSSAF, puis à payer vos cotisations sociales et, le cas échéant, votre impôt sur le revenu (versement libératoire ou régime classique).
Vous devez également surveiller les seuils de TVA : en cas de dépassement, la facturation et la déclaration de TVA deviennent obligatoires. Enfin, conservez vos factures, tenez votre livre des recettes et assurez-vous que votre activité reste dans les limites du régime micro.
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