Rupture conventionnelle — Convention collective Négoce médico-technique (IDCC 1982)
Quel préavis prévoir en cas de rupture conventionnelle dans la CCN Négoce médico-technique ?
La convention collective ne prévoit pas de préavis spécifique pour la rupture conventionnelle. La procédure relève du cadre légal applicable à ce mode de rupture.
Nombre d'entreprises concernées par la CCN
Environ 2 850 entreprises
Champ d'application
Négoce de matériel médical, Prestations de services médico-techniques, Commerce de détail d'articles médicaux et orthopédiques, Location de dispositifs médicaux
FAQ
La convention collective négoce médico-technique prévoit-elle un préavis pour la rupture conventionnelle ?
La convention collective négoce médico-technique prévoit-elle un préavis pour la rupture conventionnelle ?
Non, aucun préavis n'est prévu, ni par la convention collective ni par le Code du travail. La date de fin du contrat est fixée librement entre l'employeur et le salarié, dans le respect des délais légaux de rétractation et d'homologation. Aucune indemnité compensatrice de préavis n'est due, à la différence d'un licenciement ou d'une démission. C'est l'une des spécificités qui distinguent la rupture conventionnelle des autres modes de rupture du contrat de travail.
Comment est calculée l'indemnité de rupture conventionnelle ?
Comment est calculée l'indemnité de rupture conventionnelle ?
Elle ne peut jamais être inférieure au montant le plus favorable entre l'indemnité légale et l'indemnité conventionnelle. L'indemnité légale de licenciement correspond à 1/4 de mois de salaire par année d'ancienneté jusqu'à 10 ans, puis 1/3 de mois par année au-delà. L'indemnité conventionnelle, prévue à l'article 16.4 de la CCN, correspond à 1/5 du salaire brut mensuel moyen par année d'ancienneté, majorée de 50 % pour les cadres de 48 ans révolus et plus. Le salaire de référence retenu est le plus favorable entre la moyenne des 3 ou des 12 derniers mois.
Un salarié protégé peut-il signer une rupture conventionnelle ?
Un salarié protégé peut-il signer une rupture conventionnelle ?
Oui, mais la rupture doit être autorisée par l'inspecteur du travail, qui dispose de 2 mois pour se prononcer à compter de la réception du dossier. Passé ce délai, le silence vaut refus, contrairement à la procédure d'homologation classique où le silence vaut accord. L'entretien préalable avec l'employeur reste obligatoire, comme pour tout salarié. En cas de refus, le salarié protégé peut contester la décision devant le tribunal administratif.
Combien de temps entre la signature et la fin du contrat ?
Combien de temps entre la signature et la fin du contrat ?
Il faut compter un minimum de 30 à 40 jours entre la signature de la convention et la fin effective du contrat. Ce délai correspond aux 15 jours calendaires de rétractation, suivis des 15 jours ouvrables d'instruction par la DREETS. L'employeur et le salarié peuvent toutefois convenir d'une date de fin de contrat plus tardive, par exemple pour organiser une transition. Le contrat ne peut en aucun cas prendre fin avant le lendemain de l'homologation.
Quel est le taux de contribution patronale en 2026 ?
Quel est le taux de contribution patronale en 2026 ?
Le taux est de 40 % depuis le 1er janvier 2026, contre 30 % auparavant. Il s'applique sur la part de l'indemnité de rupture conventionnelle exclue de l'assiette des cotisations de sécurité sociale. Cette contribution est exclusivement à la charge de l'employeur et ne doit pas être confondue avec les cotisations sociales salariales, qui suivent un régime distinct. Elle a remplacé depuis 2023 le forfait social et l'ancienne contribution patronale spécifique qui coexistaient auparavant.



