Offre valable pour le plan Paie avancée. Applicable aux entreprises de 1 à 99 collaborateurs qui souscrivent à PayFit entre le 1er juin et le 30 juin 2026. Les conditions d'annulation applicables sont celles prévues dans nos Conditions Générales de Services. Des frais de mise en place peuvent être appliqués
Comment embaucher un extra en hôtellerie-restauration (HCR) ?
Conditions de recours, rédaction du contrat, rémunération et fin de mission : nous faisons le point sur les règles à respecter pour embaucher un extra en HCR en toute conformité.
Nombre d'entreprises concernées par la CCN
Champ d'application
À retenir
Le contrat d'extra en HCR , aussi appelé CDD d'usage , est réservé aux emplois pour lesquels il est d'usage constant de ne pas recourir au CDI, en raison de la nature temporaire de l'activité exercée dans ce secteur.
Si la personne travaille plus de 60 jours dans un trimestre au sein d'un même établissement, le contrat peut être requalifié en CDI .
La rémunération ne peut être inférieure au minimum conventionnel ni à celle d'un poste équivalent en CDI .
Le contrat prend fin automatiquement à son terme et ne donne pas droit à l'indemnité de précarité ; une indemnité de congés payés de 10 % reste cependant due.
Employer des extras n'est pas ouvert à tous les employeurs : ce mode de recrutement reste réservé à des secteurs aux besoins spécifiques, comme les hôtels, cafés et restaurants soumis à la convention collective HCR. Le contrat d'extra répond à des règles précises de forme, de durée et de rémunération, sous peine de requalification. Nous faisons le point sur les conditions de recours, la rédaction du contrat et les obligations de paie qui s'appliquent.
Quelles sont les caractéristiques du contrat d'extra en HCR ?
Le
contrat d'extra en HCR
se distingue par sa nature de CDD d'usage, sa courte durée et ses règles de paie spécifiques. Voici un récapitulatif des points à connaître avant toute embauche.
| Caractéristique | Règle applicable |
|---|---|
| Type de contrat | CDD d’usage (CDDU) |
| Secteur concerné | Hôtellerie-restauration (CCN HCR, IDCC 1979) |
| Forme | Contrat écrit, remis dans les 2 jours ouvrables suivant l’embauche |
| Durée maximale | 60 jours par trimestre civil dans le même établissement |
| Rémunération | Minimum conventionnel HCR et équité avec un poste équivalent en CDI |
| Fin de contrat | Automatique au terme, sans indemnité de précarité |
| Congés payés | Indemnité de 10 % de la rémunération brute totale |
Qu'est-ce qu'un extra dans la convention HCR ?
Un extra dans la convention HCR est un salarié recruté sous CDD d'usage (CDDU) pour les emplois où il est d'usage constant de ne pas recourir au CDI, en raison de la nature temporaire de l'activité du secteur. Ce contrat permet aux établissements d' ajuster leur effectif selon l'affluence tout en respectant les droits des salariés.
⚠️ Attention : un extra ne peut pas travailler plus de 60 jours par trimestre civil dans le même établissement. Au-delà, le contrat risque d'être requalifié en CDI en cas de litige.
Dans quelles conditions peut-on recourir à un contrat d'extra ?
Le recours à un contrat d'extra est possible uniquement lorsque trois conditions cumulatives sont réunies, afin de concilier protection des salariés et flexibilité dans les secteurs à demande fluctuante :
le secteur d'activité doit être autorisé à recourir au CDD d'usage, dit CDDU, ce qui est le cas de l'hôtellerie-restauration ;
il doit s'agir d'un besoin temporaire et ponctuel , qui ne relève pas du fonctionnement normal et permanent de l'établissement ;
il doit être habituel dans le secteur de ne pas recourir au CDI pour ce type de poste.
👉 À noter : si ces conditions ne sont pas réunies, l'emploi peut être requalifié en contrat à durée indéterminée.
Quel type de contrat conclure pour un extra en HCR ?
Le contrat applicable au recrutement d'un extra en HCR est un contrat à durée déterminée particulier, le CDD d'usage. Il répond aux mêmes règles de fond que celles d'un CDD classique , avec des mentions et des formalités strictes.
Quelles sont les mentions obligatoires du contrat d'extra ?
Le contrat d'extra doit être écrit et signé par les deux parties , faute de quoi il s'expose à une requalification. La rédaction du document doit obligatoirement faire apparaître :
l'identité des parties (employeur et salarié) ;
le motif du recours à ce type d'embauche ;
le terme du contrat, ou la durée minimale lorsqu'il est à terme imprécis ;
la description du poste et le lieu d'exécution ;
la convention collective applicable, ici la CCN HCR ;
la rémunération et le niveau de classification.
Prenons l'exemple d'un restaurant qui recrute un serveur pour un banquet de mariage le temps d'une soirée : le contrat doit préciser la date et l'horaire de la prestation, le poste de serveur, le taux horaire correspondant à sa classification et la mention de la convention HCR.
⚠️ Attention : sans ces mentions, le conseil de prud'hommes peut prononcer une requalification du contrat en cas de litige.
Quelles formalités respecter pour la transmission du contrat ?
Le contrat d'extra doit être remis au salarié au plus tard dans les 2 jours ouvrables suivant l'embauche . Un contrat est établi pour chaque vacation , c'est-à-dire pour chaque mission ponctuelle confiée au salarié.Lorsque plusieurs vacations ont lieu dans le même mois civil, un bulletin de paie récapitulatif unique peut être établi, en ventilant chaque vacation, sans impact sur la nature juridique des contrats.
Concrètement, un extra qui intervient sur trois soirées distinctes au cours du mois signe trois contrats, mais reçoit un seul bulletin de paie détaillant les trois prestations.
Cette souplesse facilite la gestion de la paie sans remettre en cause le caractère distinct de chaque engagement, ce qui reste un point de vigilance en cas de contrôle.
Guide HCR - Hôtels, Cafés, Restaurants
Comment fixer la rémunération d'un extra en HCR ?
La rémunération d'un extra en HCR obéit à deux règles cumulatives que l'employeur doit respecter :
le montant ne peut être inférieur au minimum prévu par la convention collective des hôtels, cafés et restaurants ;
la rémunération doit être identique à celle d'un salarié permanent occupant les mêmes fonctions avec les mêmes qualifications.
💡 Bon à savoir : l'employeur se réfère à la grille de salaires des HCR pour déterminer le salaire de l'extra selon son niveau et son échelon.Les accessoires de rémunération (primes, heures supplémentaires, repos) suivent la même logique d'équité avec les salariés permanents.
Comment prend fin le contrat d'un extra en hôtellerie-restauration ?
Le contrat d'extra prend fin automatiquement à l'issue de la durée prévue, sans formalité particulière. Il ne peut généralement pas être rompu avant ce terme, sauf dans deux situations :
en cas d'accord entre l'employeur et le salarié concerné ;
en cas d'impossibilité d'exécution du contrat (force majeure, inaptitude professionnelle).
On parle alors de rupture anticipée du contrat d'extra.
💡 Bon à savoir : ce contrat ne donne pas droit à l'indemnité de précarité à son terme. En revanche, le salarié perçoit une indemnité de congés payés égale à 10 % des rémunérations perçues pendant l'exécution du contrat.
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Information à caractère informatif, sans conseil juridique.Dernière vérification le 2026-06-04.
Sources :
CCN HCR (IDCC 1979) — Article 14 (contrat extra) — Legifrance — consulté le 04/06/2026
Code du travail — CDD d'usage (articles L1242-2 et L1243-10) — Legifrance — consulté le 04/06/2026
Convention collective nationale des hôtels, cafés, restaurants (HCR) — IDCC 1979 — Legifrance — consulté le 04/06/2026
FAQ (Foire Aux Questions)
Le contrat d’extra s’applique dans des secteurs où il n’est pas habituel de recourir au CDI. Le CDD classique s’applique quant à lui aux emplois temporaires, même pour les emplois pour lesquels le CDI est une norme habituellement. Le délai de carence pour succession de contrats n’est pas applicable dans le cas du CDDU. Enfin, l’indemnité de précarité n’est pas due dans ce cadre, contrairement au CDD classique (sauf exceptions).
Sous un contrat d’extra, les heures supplémentaires restent possibles lorsqu’elles répondent à un besoin ponctuel d’activité. Elles suivent le droit commun : majoration obligatoire ou repos compensateur selon les usages de l’établissement. L’employeur doit inscrire ces heures sur le bulletin de paie et respecter les durées maximales de travail dans la gestion des plannings.
Oui, mais étant donné la courte durée des contrats d'extra, les congés payés sont en pratique versés sous forme d' indemnité compensatrice directement sur le bulletin de paie, à hauteur de 10 % de la rémunération brute totale .
Cette indemnité s'ajoute au salaire de chaque vacation et n'a pas à être posée sous forme de jours d'absence, puisque la mission s'achève à son terme. L'extra conserve par ailleurs ses droits au repos quotidien et hebdomadaire pendant ses périodes de travail, comme tout salarié du secteur.
Oui, un extra peut signer plusieurs CDD d'usage successifs auprès du même employeur, chaque vacation donnant lieu à un nouveau CDD distinct. Cette possibilité reste toutefois encadrée par la limite des 60 jours par trimestre civil dans le même établissement.
Au-delà de ce seuil, la répétition des contrats traduit un besoin permanent et expose l'employeur à une requalification en CDI. Il est donc prudent de suivre précisément le nombre de jours travaillés par chaque extra sur le trimestre.
L'extra et le saisonnier répondent à des besoins différents, même s'ils relèvent tous deux d'un CDD. L'
extra
couvre un besoin
ponctuel et de très courte durée
(une soirée, un banquet, un événement), tandis que le contrat saisonnier en hôtellerie-restauration répond à un surcroît d'activité
lié à une saison
(été, hiver) et s'étend sur plusieurs semaines ou mois. Le motif inscrit au contrat diffère donc, tout comme la durée et les modalités de fin. Confondre les deux peut entraîner une requalification en cas de contrôle.
En cas de requalification par le conseil de prud'hommes, le contrat d'extra est réputé être un CDI depuis le premier jour de la relation de travail . L'employeur peut alors être condamné à verser une indemnité de requalification au moins égale à un mois de salaire, en plus des éventuelles indemnités de rupture si le salarié n'est plus en poste.
Le risque survient principalement lorsque le besoin n'est pas réellement ponctuel ou que le seuil des 60 jours par trimestre est dépassé. Une gestion rigoureuse des contrats et des mentions obligatoires constitue la meilleure protection.
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