Offre valable pour le plan Paie avancée. Applicable aux entreprises de 1 à 99 collaborateurs qui souscrivent à PayFit entre le 1er juin et le 31 juillet 2026. Les conditions d'annulation applicables sont celles prévues dans nos Conditions Générales de Services. Des frais de mise en place peuvent être appliqués
Grille de salaires – Convention collective Cabinets médicaux (IDCC 1147)
Comment appliquer la grille de salaires dans les cabinets médicaux ?
Repères pratiques pour identifier le bon coefficient, lire les minima conventionnels et vérifier les bulletins de paie. Méthodes de calcul, cas particuliers et points de vigilance pour sécuriser l’application de la classification.
Nombre d'entreprises concernées par la CCN
plusieurs milliers
Champ d'application
Médecins libéraux, SISA, maisons de santé pluridisciplinaires
À retenir
La convention collective des cabinets médicaux (IDCC 1147) fixe ses minima par l' avenant n° 90 , applicable depuis le 1er janvier 2024 ; aucun avenant salarial postérieur n'a été publié à ce jour.
La grille s'organise en positions 4 à 16 , exprimées pour une base de 151,67 heures mensuelles (35 heures par semaine).
Depuis le 1er juin 2026, le SMIC mensuel brut s'élève à 1 867,02 € (12,31 € de l'heure) et fait office de plancher pour les positions dont le minimum conventionnel reste inférieur.
Les positions 4 et 5 (1 782,14 € et 1 815,79 €) passent désormais sous le SMIC : l'employeur verse donc au minimum 1 867,02 € brut .
À temps partiel, chaque minimum se proratise selon la durée contractuelle.
La grille de salaires de la convention collective des cabinets médicaux sert de repère pour fixer le salaire de base de chaque emploi, du secrétariat médical aux fonctions d'encadrement. Elle relie une position à un minimum conventionnel, à comparer systématiquement au SMIC en vigueur. Cet article détaille les montants applicables, la lecture des coefficients, la composition du minimum, le contrôle des bulletins, les règles de temps partiel et les revalorisations.
Quels sont les salaires minimums de la convention collective des cabinets médicaux ?
Les salaires minimums de la convention collective des cabinets médicaux découlent de l' avenant n° 90 du 14 décembre 2023 , qui a relevé l'ensemble de la grille de 2 % au 1er janvier 2024. Il s'agit du dernier avenant salarial en vigueur, les avenants n° 91 et n° 92 portant sur la prévoyance. Les montants ci-dessous valent pour une durée mensuelle de 151,67 heures .
| Position | Minimum mensuel brut (base 151,67 h) |
|---|---|
| 4 | 1 782,14 € |
| 5 | 1 815,79 € |
| 6 | 1 889,38 € |
| 7 | 1 966,21 € |
| 8 | 2 050,62 € |
| 9 | 2 159,91 € |
| 10 | 2 275,69 € |
| 11 | 2 397,97 € |
| 12 | 2 535,40 € |
| 13 | 2 685,81 € |
| 14 | 3 232,29 € |
| 15 | 3 848,01 € |
| 16 | 4 530,83 € |
⚠️ Attention : depuis le 1er juin 2026, le SMIC mensuel brut atteint 1 867,02 € pour 151,67 heures. Les positions 4 (1 782,14 €) et 5 (1 815,79 €) étant inférieures à ce montant, c'est le SMIC qui s'applique comme plancher de rémunération. L'employeur verse donc au minimum 1 867,02 € brut pour ces deux niveaux.
Comment lire la grille de salaires des cabinets médicaux ?
La grille se lit en rattachant chaque emploi à une position , qui renvoie à un coefficient et à un minimum conventionnel . Ce minimum constitue le plancher du salaire de base, jamais un plafond. La rémunération réelle peut le dépasser, mais ne peut être inférieure ni au minimum conventionnel ni au SMIC.
L'identification de l'emploi prime sur l'intitulé du contrat. Le poste se classe selon des critères comme l'autonomie, la technicité, les responsabilités ou l'encadrement. En cas de doute, la fiche de poste et le travail réellement accompli déterminent la position retenue, et donc le salaire minimum conventionnel applicable.
Les minima s'expriment pour la durée collective de référence, soit 35 heures hebdomadaires (151,67 heures par mois) en l'absence de disposition contraire. Pour les horaires atypiques, cycles ou équivalences, la comparaison s'effectue toujours à durée équivalente. Cette logique rejoint la méthode de construction d'une grille de salaire d'entreprise.
Comment vérifier le coefficient et le niveau d'un salarié ?
La vérification du coefficient garantit l'application du bon minimum conventionnel. Un décalage entre les missions réelles et la position contractuelle expose l'employeur à un rappel de salaire. La démarche se structure en quatre étapes concrètes :
identifier l'emploi repère correspondant aux missions effectivement exercées ;
renseigner les critères classants prévus par la convention, comme la technicité, la complexité, l'initiative, les relations internes et externes et l'encadrement ;
positionner le salarié sur le niveau et l'échelon adéquats ;
contrôler la concordance entre l'évaluation RH, le contrat de travail et le bulletin de paie.
Un secrétaire médical qui prend en charge la coordination d'une équipe et la gestion administrative complète ne relève plus de la même position qu'un agent d'accueil. Un changement durable des missions entraîne une reclassification, avec revalorisation du salaire de base au minimum du nouveau coefficient. La date d'effet, l'information du salarié et la traçabilité de la décision doivent rester documentées.
💡 Bon à savoir : si le minimum conventionnel est inférieur au SMIC, le SMIC l'emporte. C'est le cas, depuis le 1er juin 2026, pour les positions 4 et 5 de la grille actuelle. Si un avenant revalorise les minima avec effet rétroactif, un rappel de salaire peut être dû pour la période couverte.
Quels éléments composent le minimum conventionnel ?
Le minimum conventionnel correspond au salaire de base brut pour la durée de référence. Il s'apprécie en principe hors primes liées à la performance individuelle, aux résultats, au travail de nuit ou du dimanche, et hors majorations d'heures supplémentaires. Les indemnités qui remboursent une charge, comme les frais professionnels, n'entrent pas dans la comparaison.
Certaines primes restent distinctes du minimum et s'y ajoutent, comme la prime d'ancienneté lorsqu'elle est prévue. À l'inverse, une prime d'alignement peut servir à atteindre le plancher quand la convention l'autorise, à condition de respecter la nature des éléments pris en compte.
Les avantages en nature comme les repas ou le logement se valorisent selon des barèmes spécifiques. Ils s'ajoutent au salaire brut pour l'assiette sociale et fiscale, sans dispenser de respecter le minimum en salaire de base lorsque la convention l'exige.
Quelle méthode pour contrôler un bulletin de paie ?
Le contrôle d'un bulletin de paie consiste à comparer, à durée équivalente, le salaire de base versé au minimum rattaché au coefficient. La démarche se déroule en cinq points :
relever le coefficient et la position figurant sur le bulletin ;
récupérer le minimum applicable à la période selon l'avenant en vigueur ;
comparer sur la même base de durée, soit 151,67 heures pour un temps plein, en proratisant pour une autre durée ;
vérifier l'absence d'éléments variables non intégrables, comme les heures supplémentaires ou les primes de sujétion ;
contrôler enfin le respect du SMIC lorsque la position se situe sous son montant.
En pratique, le raisonnement en taux horaire de base simplifie la comparaison. Le taux de référence se déduit du minimum mensuel rapporté à la durée mensuelle, puis se compare au salaire de base payé pour les heures contractuelles. Un écart défavorable impose un complément de salaire, ligne qui doit apparaître clairement sur le bulletin de paie.
Quelles règles s'appliquent au temps partiel et aux absences ?
À temps partiel , le minimum conventionnel se calcule au prorata de la durée contractuelle. Un contrat à mi-temps sur une position donnée ouvre droit à la moitié du minimum prévu pour cette position à temps plein. Les heures réalisées au-delà de la durée prévue relèvent du régime des heures complémentaires, sans remettre en cause la comparaison de base proratisée.
Les absences non rémunérées réduisent le salaire de base selon les règles de décompte applicables. Les absences indemnisées, comme un maintien partiel de salaire, suivent les dispositions conventionnelles et légales. Dans tous les cas, la comparaison au minimum se fait sur la base des heures réellement dues pour la période, une logique détaillée dans nos repères sur le temps partiel.
Comment gérer les revalorisations et les changements de poste ?
Une revalorisation des minima par avenant s'applique à compter de sa date d'effet. Lorsqu'un avenant prévoit une application rétroactive, les paies déjà émises doivent être régularisées pour la période concernée. La communication interne et l'archivage de l'avenant sécurisent la traçabilité.
Un changement durable de poste peut entraîner une nouvelle classification et un salaire de base aligné sur le minimum du coefficient supérieur. La date d'effet, l'information du salarié et l'actualisation des supports comme le contrat, la fiche de poste et le logiciel de paie doivent rester cohérentes. Une régularisation tardive expose l'employeur à un rappel de salaire assorti de congés payés afférents.
Quels cas particuliers surveiller dans la grille des cabinets médicaux ?
Plusieurs situations appellent une vigilance renforcée au moment d'appliquer la grille :
apprentissage et alternance : la rémunération suit un pourcentage du SMIC selon l'âge et l'année du contrat, à articuler avec les minima de branche, comme le précise notre fiche sur le salaire en contrat d'alternance ;
forfait jours et cadres autonomes : la cohérence entre le niveau de responsabilité, la classification et la rémunération annuelle doit être vérifiée ;
sujétions particulières : le travail de nuit , le dimanche, les jours fériés et les astreintes se rémunèrent en sus, sans entrer dans l'appréciation du minimum ;
avantages en nature : leur valorisation suit les barèmes en vigueur et ne doit jamais minorer indûment le salaire de base ;
structures multi-établissements : chaque périmètre doit appliquer la bonne convention et le bon avenant salarial.
En cas d'incertitude, la recherche du dernier avenant salarial applicable et la comparaison avec les pratiques internes constituent un réflexe utile avant toute décision. Un logiciel de paie dédié aux cabinets médicaux automatise l'application des minima et signale les écarts avec le SMIC.
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Information à caractère informatif, sans conseil juridique.Dernière vérification le 2026-06-12.
Avenant n° 90 du 14 décembre 2023 relatif aux salaires et aux jours de congés supplémentaires — Légifrance — étendu par arrêté du 17 mai 2024, JORF du 1er juin 2024
Smic (salaire minimum interprofessionnel de croissance) — Service-public.fr — vérifié le 01/06/2026 (SMIC mensuel brut 1 867,02 €, horaire 12,31 €)
Convention collective nationale du personnel des cabinets médicaux (IDCC 1147) — Code du travail numérique — consulté le 12/06/2026
FAQ – Grille de salaires CCN Cabinets médicaux
Le minimum conventionnel est le plancher fixé par la grille pour une position donnée, tandis que le salaire contractuel est le montant réellement négocié et inscrit au contrat de travail. Le salaire contractuel peut dépasser librement le minimum, mais jamais lui être inférieur. Lorsque les deux montants se situent sous le SMIC, ce dernier prévaut et impose un complément. Cette articulation entre minimum de branche, salaire négocié et SMIC structure l'ensemble de la rémunération de base.
Un salaire de base inférieur au minimum applicable ouvre droit à une régularisation immédiate sous forme de rappel de salaire . L'employeur verse la différence pour chaque mois concerné, dans la limite de la prescription de trois ans en matière salariale. Les congés payés afférents au rappel sont également dus. Une vérification régulière des positions et des coefficients sur le bulletin de paie évite ce type d'écart, notamment après une revalorisation du SMIC.
Non, les primes de travail de nuit et du dimanche ne comptent pas pour atteindre le minimum conventionnel. Elles rémunèrent une sujétion particulière et s'ajoutent au salaire de base sans s'y substituer. Le même principe vaut pour les majorations d'heures supplémentaires et les primes liées aux résultats. Seul le salaire de base, apprécié à durée équivalente, sert à la comparaison avec le minimum de la position.
Le salaire d'un apprenti ou d'un alternant se calcule en pourcentage du SMIC selon son âge et son année de contrat, et non directement sur la grille conventionnelle. La grille de branche intervient lorsque ses minima sont plus favorables que le pourcentage légal du SMIC. Le détail des taux applicables figure dans notre fiche sur le salaire en contrat d'alternance. Une vérification au cas par cas évite de sous-rémunérer un alternant proche de sa majorité ou en deuxième année.
Une revalorisation publiée en cours d'année s'applique à sa date d'effet, qui peut différer de la date de signature de l'avenant. Si l'avenant prévoit une rétroactivité, l'employeur régularise les paies déjà émises depuis cette date. La comparaison entre l'ancien et le nouveau minimum se fait position par position. Un suivi attentif des publications de branche et des revalorisations successives du SMIC sécurise l'application de la grille tout au long de l'année.
Lorsque la convention prévoit une prime d'ancienneté , celle-ci s'ajoute au minimum conventionnel et ne sert pas à l'atteindre. Elle se calcule généralement en pourcentage du salaire de base, selon des paliers d'ancienneté définis par la branche. Pour un salarié à temps partiel, le calcul de la prime d'ancienneté se proratise au temps de travail effectif. Son montant doit apparaître sur une ligne distincte du bulletin pour rester identifiable.
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