Convention collective boulangerie-pâtisserie artisanale (IDCC 843)
Quels sont vos droits pendant le congé maternité en boulangerie-pâtisserie artisanale ?
Le congé maternité en boulangerie-pâtisserie artisanale obéit aux règles du Code du travail. La CCN 843 ne prévoit pas de complément conventionnel de salaire spécifique à la maternité. L'indemnisation repose sur les IJSS versées par la CPAM.
Nombre d'entreprises concernées par la CCN
Environ 43 700 établissements et 293 000 salariés en France
Champ d'application
Boulangerie artisanale, Boulangerie-pâtisserie artisanale, Pâtisserie artisanale, Viennoiserie artisanale
FAQ - Congé maternité en boulangerie-pâtisserie (IDCC 843)
La convention collective boulangerie-pâtisserie prévoit-elle un maintien de salaire pendant le congé maternité ?
La convention collective boulangerie-pâtisserie prévoit-elle un maintien de salaire pendant le congé maternité ?
Non, la convention collective ne prévoit aucun maintien de salaire spécifique à la maternité, contrairement à ce qu'elle prévoit pour la maladie ou l'accident via l'article 37. L'indemnisation repose entièrement sur les IJSS versées par la CPAM, dans la limite du plafond mensuel de la Sécurité sociale. Un accord d'entreprise ou une clause plus favorable du contrat de travail peuvent toutefois prévoir un complément, par exemple un maintien à 100 % du salaire net pendant tout ou partie du congé. En l'absence d'un tel accord, la salariée peut voir sa rémunération temporairement réduite par rapport à son salaire habituel, ce qui justifie de vérifier ce point dès l'embauche.
Quelle est la durée minimale obligatoire du congé maternité ?
Quelle est la durée minimale obligatoire du congé maternité ?
La loi impose un arrêt de travail d'au moins 8 semaines, dont 6 semaines après l'accouchement, quelle que soit la durée totale du congé prévue selon le nombre d'enfants. Cette période est un minimum incompressible : même si la salariée souhaite reprendre plus tôt, l'employeur ne peut pas l'y autoriser avant la fin de ces 8 semaines. Pour un premier ou un second enfant, la durée totale standard atteint 16 semaines, réparties entre congé prénatal et postnatal. Le non-respect de cette durée minimale par l'employeur constitue une infraction pénale, sanctionnée par une amende.
Une salariée enceinte a-t-elle droit à une réduction d'horaire dans la boulangerie-pâtisserie artisanale ?
Une salariée enceinte a-t-elle droit à une réduction d'horaire dans la boulangerie-pâtisserie artisanale ?
Non, sous la convention collective boulangerie-pâtisserie artisanale (IDCC 843), aucune réduction d'horaire conventionnelle n'est prévue pour les salariées enceintes. Cette réduction de 30 minutes par jour à compter du 5e mois de grossesse relève d'une convention distincte, celle de la pâtisserie du 30 juin 1983 (IDCC 1267). Une entreprise peut relever de l'une ou l'autre convention selon son activité principale, ce qui explique certaines différences observées entre boulangeries et pâtisseries. Un employeur peut toujours accorder cet aménagement de façon volontaire, même sans obligation conventionnelle.
Le congé maternité est-il pris en compte pour l'ancienneté ?
Le congé maternité est-il pris en compte pour l'ancienneté ?
Oui, le congé maternité est intégralement assimilé à du temps de travail effectif pour le calcul de l'ancienneté et l'acquisition des congés payés. Cette règle s'applique automatiquement, sans démarche particulière de la part de la salariée ou de l'employeur. Elle a des conséquences concrètes sur les primes liées à l'ancienneté, la détermination de l'indemnité de licenciement ou encore les droits à la formation. À son retour, la salariée conserve donc les mêmes droits que si elle avait continué à travailler pendant cette période.
Quelles garanties salariales s'appliquent au retour de congé maternité ?
Quelles garanties salariales s'appliquent au retour de congé maternité ?
L'avenant n° 102 du 11 juin 2012 prévoit une majoration de la rémunération, correspondant aux augmentations générales et à la moyenne des augmentations individuelles perçues par les salariés de la même catégorie professionnelle pendant l'absence. Cette garantie s'inspire du dispositif légal prévu par le Code du travail, applicable en l'absence d'accord de branche spécifique. Concrètement, si les salariés de sa catégorie ont bénéficié d'une augmentation moyenne de 2 % pendant son congé, la salariée doit en bénéficier dès son retour. La salariée a également droit à un entretien professionnel au moment de la reprise, pour faire le point sur son évolution.


