Le meilleur moment pour changer de solution de paie, c'est maintenant. Découvrez pourquoi dans ce guide !
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Lorsqu’une personne souhaite créer son entreprise, la première étape consiste souvent à comparer deux statuts très populaires : la micro-entreprise et l’EURL (Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée). Chacun de ces régimes présente des avantages fiscaux, sociaux et administratifs différents, mais aussi des contraintes qu’il faut considérer. PayFit vous propose ce comparatif pour choisir la structure la plus adaptée à votre situation professionnelle.
La micro-entreprise, anciennement appelée auto-entreprise, est un régime simplifié pensé pour démarrer rapidement une activité professionnelle. Aucun statut n’est à rédiger, aucun capital à déposer : une simple déclaration en ligne, sur le Guichet unique de l’INPI, suffit pour créer l’entreprise. C’est une solution particulièrement adaptée pour tester un projet, débuter une activité complémentaire ou lancer une prestation sans engager de frais importants.
Le statut de la micro-entreprise vous oblige tout de même à tenir une comptabilité, mais la gestion reste légère. Voici les obligations comptables d’un micro-entrepreneur :
un livre des recettes ;
un registre des achats pour les activités d’achat-revente ;
la conservation des factures pendant 10 ans.
Le régime social et fiscal de la micro-entreprise repose sur un principe simple : vous ne payez des cotisations que si vous réalisez du chiffre d’affaires.
Les cotisations sociales sont calculées uniquement sur les encaissements, sans minimum. Si le chiffre d’affaires est à zéro, les cotisations aussi. L’impôt sur le revenu s’applique après un abattement forfaitaire (71 %, 50 % ou 34 % selon l’activité). Le micro-entrepreneur peut choisir le prélèvement libératoire pour payer l’impôt et les cotisations en même temps que ses déclarations de chiffre d’affaires.
💡 Bon à savoir : la micro-entreprise peut bénéficier de la franchise en base de TVA. Tant que les seuils (qui peuvent varier chaque année) ne sont pas dépassés, aucune TVA n’est facturée ni déclarée, ce qui simplifie considérablement la gestion.
Le régime comporte des contraintes à connaître avant de se lancer. En premier lieu, il obéit à des plafonds au-delà desquelles l’activité n’est plus éligible. En 2026, notez :
188 700 € pour l’achat-revente ;
77 700 € pour les prestations de services ;
si l’activité est mixte (vente et services), il faut respecter à la fois le plafond global de 188 700 € et le plafond de 77 700 € pour la part services.
En cas de dépassement durant deux années consécutives, un changement de régime s’impose.
En deuxième lieu, aucune déduction de charges n’est possible : les dépenses liées à l’activité (ordinateur, loyer, carburant, assurance, matériel…) ne sont pas déductibles du chiffre d'affaires à déclarer, ce qui augmente potentiellement l’imposition. Le régime micro est donc moins adapté si les frais sont élevés. Il s’avère peu avantageux pour les projets nécessitant de gros investissements, car ceux-ci ne peuvent pas être amortis.
L’EURL est une SARL (Société à Responsabilité Limitée) à associé unique. C’est une forme de société pensée pour entreprendre seul, tout en profitant d’un cadre juridique protecteur. La responsabilité de l’associé unique est limitée au montant de ses apports : en cas de difficultés, le patrimoine personnel reste protégé, sauf faute de gestion avérée. Ce régime intéresse particulièrement les entrepreneurs qui souhaitent :
structurer leur activité ;
sécuriser leurs biens personnels ;
disposer d’un cadre plus évolutif que celui de la micro-entreprise.
⚠️ Attention : même si le coût de création d'une EURL est plus élevé que celui d’une micro-entreprise, il est important de regarder à long terme et de déterminer les opportunités et contraintes de chaque statut.
Créer une EURL nécessite quelques démarches, bien qu’elles restent accessibles :
rédaction des statuts : ils définissent le fonctionnement de la société, les pouvoirs du gérant et les règles de prise de décisions ;
dépôt du capital social : possible dès 1 €, même si un capital plus élevé rassure souvent les partenaires ;
publication de l’annonce légale : c’est une étape obligatoire pour informer officiellement de la création de la société ;
immatriculation au registre de commerce via le guichet unique : la formalité finale pour obtenir le Kbis et démarrer l’activité en présentant les justificatifs nécessaires.
L’EURL offre une souplesse fiscale appréciée des créateurs d’entreprise. Par défaut, l’entrepreneur est imposé à l’impôt sur le revenu (IR). Cependant, il est possible d’opter pour l’impôt sur les sociétés (IS), souvent avantageux lorsque les bénéfices augmentent, car il permet de mieux gérer la rémunération du dirigeant et l’imposition globale.
Autre atout majeur : l’EURL permet de déduire les frais professionnels réels (loyer, matériel, assurances, véhicule…), d’amortir les investissements et de récupérer la TVA. Ce sont des leviers importants pour optimiser la rentabilité de l’entreprise.
👉 À noter : ici, le recours à un expert-comptable n’est pas obligatoire, mais fortement conseillé pour sécuriser la gestion comptable qui est plus complexe que celle nécessaire en micro-entreprise, la paie, les déclarations fiscales et sociales ainsi que la conformité de la société. Un logiciel de comptabilité en ligne est une alternative intéressante.
Le gérant d’une EURL doit veiller à :
tenir une comptabilité complète et régulière (livre-journal, grand-livre, inventaire) ;
établir chaque année les comptes annuels (bilan, compte de résultat, annexes) ;
approuver les comptes dans les 6 mois suivant la clôture de l’exercice ;
déposer les comptes au greffe du tribunal de commerce via le guichet unique ;
ouvrir un compte bancaire professionnel dédié à l’activité ;
conserver les factures, pièces comptables et justificatifs pendant 10 ans ;
déposer la déclaration de résultats (IR ou IS) selon le régime fiscal choisi ;
payer les impôts correspondants : IR ou IS, acomptes et solde ;
déclarer et payer la CFE (et éventuellement la CVAE selon l’activité) ;
déclarer et reverser la TVA si l’EURL en est redevable (réel simplifié ou réel normal) ;
respecter les statuts et les règles de fonctionnement de la société ;
tenir à jour le registre des décisions de l’associé unique (affectation du résultat, modifications importantes…) ;
respecter l’intérêt social de la société et éviter toute faute de gestion ;
être en conformité avec les obligations sociales du gérant et effectuer sa déclaration sociale selon son statut (Travailleur Non Salarié ou assimilé salarié).
Suivi des dépenses de la 1ère année d'une entreprise
Le choix entre micro-entreprise et EURL dépend de votre projet entrepreneurial, de vos objectifs de chiffre d’affaires, et de vos besoins. Le tableau suivant synthétise les principaux critères à prendre en compte.
| Critère | Micro-entreprise | EURL |
|---|---|---|
| Simplicité | Très élevée | Formelle |
| TVA | Franchise possible | TVA obligatoire |
| Charges déductibles | Non | Oui |
| Plafond CA | Oui | Non |
| Protection | Moyenne | Élevée |
| Coûts de création | Très faibles | 500 à 1 000 € environ |
En général, la micro-entreprise est adaptée si :
vous avez peu de charges professionnelles ;
l’activité est en phase de test ;
le chiffre d’affaires ne risque pas de dépasser les plafonds légaux ;
vous souhaitez peu de formalités et une gestion simple.
À l’inverse, préférez le statut EURL si :
l’investissement est important ;
vous prévoyez une montée en charge rapide ;
il y a besoin d’embauches ou de financement ;
il y a une forte volonté de séparer les patrimoines.
💡 Bon à savoir : il est également possible de commencer en micro-entreprise pour tester son activité, puis de basculer en EURL lorsque l’activité se stabilise ou croît fortement. Cette transition est assez fréquente chez les freelances, artisans ou commerçants ayant franchi un cap dans leur développement.
En résumé, le régime micro offre une simplicité de gestion et l'absence de charges fixes élevées. Cependant, l’entreprise manque de structure, le statut est plafonné et peu protecteur. Le régime EURL est plus pérenne avec des perspectives de croissance mieux abordées et une structure qui offre des outils de gestion financière plus sophistiqués.
La micro-entreprise est le statut juridique le plus simple pour la gestion d'une activité professionnelle indépendante, car il ne requiert ni statuts, ni capital social et la comptabilité se limite à la tenue d’un livre de recettes et potentiellement d’achats. Ce régime convient bien à une personne qui teste une activité.
L’EURL est plus adapté aux projets avec une montée en charge rapide, car le statut n’est pas plafonné, il est offre une structure plus pérenne. En effet, il permet de déduire les charges, de récupérer la TVA et de choisir entre IR (Impôt sur le Revenu) et IS (Impôt sur les Sociétés). De plus, le statut protège mieux le patrimoine personnel, s’adapte aux projets ambitieux, notamment pour embaucher et gérer des salariés.
La micro-entreprise est avantageuse lorsque vos charges de l’entreprise individuelle sont faibles. L’EURL devient plus intéressante dès que les frais professionnels augmentent, car il est possible de les déduire du chiffre d’affaires pour optimiser la fiscalité de l’entrepreneur.
Il est facile de transformer une micro-entreprise en EURL. Il suffit de suivre ces étapes :
déclarer la cessation de la micro-entreprise auprès du CFE (Cotisation Foncière des Entreprises) ;
créer l’EURL (statuts, capital, annonce légale) ;
l’immatriculer via le guichet unique ;
transférer tous les éléments utiles (contrats, clientèle, matériel, etc.).
⚠️ Attention : le passage doit être anticipé pour éviter toute rupture d’activité ou modification défavorable de régime fiscal.
Il est également possible de transformer une EURL en SASU ou en SAS.
Un expert-comptable n’est pas obligatoire en micro-entreprise. Cependant, un logiciel de comptabilité adapté ou un accompagnement professionnel peut vous aider à sécuriser la gestion et la déclaration du chiffre d’affaires.
La micro-entreprise est le statut privilégié pour commencer une activité freelance. Dans un second temps, le régime EURL peut s’avérer plus avantageux en cas de croissance ou lorsque les charges deviennent importantes, notamment pour bénéficier des atouts des dividendes en EURL.
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