À retenir
Dans la convention collective des cabinets médicaux (IDCC 1147), la période d'essai dure 2 mois pour les non-cadres et 4 mois pour les cadres, renouvellement non compris.
Tous les salariés non-cadres relèvent de la même durée de 2 mois, y compris les techniciens et agents de maîtrise.
Le renouvellement est possible une seule fois en CDI, à condition que le contrat le prévoie et que le salarié l'accepte par écrit avant la fin de l'essai initial.
La rupture reste libre pour les deux parties, sous réserve de respecter le délai de prévenance et d'écarter tout motif illicite.
En CDD, la convention ne prévoit rien de spécifique : ce sont les règles du Code du travail qui s'appliquent.
Quelles durées de période d'essai s'appliquent dans les cabinets médicaux ?
Dans les cabinets médicaux, la durée de la période d'essai dépend du statut du salarié et s'établit comme suit en cas de contrat à durée indéterminée.
| Statut du salarié |
Durée initiale |
Renouvellement |
| Non-cadres (employés, techniciens, agents de maîtrise) |
2 mois |
1 fois |
| Cadres |
4 mois |
1 fois |
La convention retient une seule durée de 2 mois pour l'ensemble des non-cadres. Elle ne distingue pas les techniciens et agents de maîtrise, qui bénéficient pourtant de 3 mois dans le droit commun.
Ces durées s'apprécient en jours calendaires et débutent au premier jour d'exécution du contrat. Le temps partiel ne modifie pas ces durées, sauf clause individuelle plus favorable.
Qu'est-ce qu'une période d'essai et est-elle obligatoire ?
La période d'essai est la phase initiale du contrat pendant laquelle l'employeur évalue les compétences du salarié et le salarié vérifie que le poste lui convient. Elle n'est jamais obligatoire.
Elle ne se présume pas : une clause écrite doit figurer dans le contrat ou la lettre d'engagement, parmi les mentions obligatoires du contrat de travail remises avant la prise de poste. Sans cet écrit, aucune période d'essai ne s'applique.
Dans les cabinets médicaux, l'essai combine les règles du Code du travail et celles de la convention de branche, sans pouvoir déroger à l'ordre public social.
Quelle est la durée de la période d'essai en CDI ?
En CDI, la période d'essai s'élève à 2 mois pour les non-cadres et 4 mois pour les cadres dans les cabinets médicaux. Ces durées correspondent aux maximums applicables avant tout renouvellement.
Les règles générales de la période d'essai en CDI restent valables pour le décompte et la validation de l'essai. Pour les fonctions d'encadrement, les modalités propres à la période d'essai d'un cadre s'appliquent intégralement.
L'essai prend fin automatiquement à son terme si aucune des parties ne le rompt et qu'aucun renouvellement n'a été formalisé.
Quelle est la durée de la période d'essai en CDD ?
En CDD, la convention des cabinets médicaux ne fixe aucune règle spécifique : les durées suivent le Code du travail. La période d'essai se calcule alors à raison d'un jour par semaine de contrat :
pour un CDD de 6 mois ou moins : 1 jour par semaine, dans la limite de 2 semaines ;
pour un CDD de plus de 6 mois : 1 mois maximum ;
pour un CDD à terme imprécis : le calcul se fait sur la durée minimale prévue.
Les modalités détaillées de la période d'essai en CDD précisent les arrondis et les cas limites, notamment lorsque le contrat porte sur une durée exacte de 6 mois.
Le renouvellement de la période d'essai est possible une seule fois, et uniquement en CDI. Il n'est jamais automatique et repose sur trois conditions cumulatives :
le contrat ou la lettre d'engagement prévoit expressément cette possibilité ;
le salarié donne son accord écrit avant l'échéance de l'essai initial ;
la durée renouvelée reste proportionnée à l'évaluation, sans dépasser les plafonds légaux.
La procédure complète figure dans nos repères sur le renouvellement de la période d'essai. Le respect du délai de prévenance lié au renouvellement conditionne aussi la validité de l'opération.
💡 Bon à savoir : un accord oral ou un renouvellement notifié après la fin de l'essai initial est sans effet. La période d'essai prend alors fin à sa date initiale.
La rupture de la période d'essai est libre pour l'employeur comme pour le salarié, mais elle ne doit reposer sur aucun motif illicite (discrimination, harcèlement, atteinte à une liberté fondamentale). Une notification écrite, conservée comme preuve, reste vivement recommandée.
Le délai de prévenance varie selon le temps de présence du salarié et selon la partie qui rompt.
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Demander une démoInformation à caractère informatif, sans conseil juridique.Dernière vérification le 2026-06-12.