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Convention collective Blanchisserie, pressing et teinturerie (IDCC 2002)

Quel est le coefficient applicable dans la convention collective blanchisserie ?

Le coefficient détermine le positionnement d'un salarié dans la grille de classification de la convention collective de la blanchisserie, laverie, location de linge, nettoyage à sec, pressing et teinturerie. Il conditionne le salaire minimum applicable, la prime d'ancienneté et les conditions de période d'essai. Cette page détaille le système issu de l'accord du 20 octobre 2025, étendu en février 2026.

Nombre d'entreprises concernées par la CCN

Nombre d'entreprises concernées par la CCN

Environ 12 000 entreprises

Champ d'application

Champ d'application

Blanchisserie industrielle, Laverie, Location de linge, Pressing, Nettoyage à sec, Teinturerie

À retenir :

  • Le coefficient positionne chaque salarié dans la grille de classification de la convention collective blanchisserie, laverie, location de linge, nettoyage à sec, pressing et teinturerie ;

  • La filière blanchisseurs et location de linge utilise des coefficients numériques de 1-1 à 9-1, tandis que la filière pressings et laveries utilise des catégories alphabétiques de A1 à D2 avant de rejoindre la grille commune des cadres ;

  • Le coefficient détermine le salaire minimum conventionnel, la prime d'ancienneté et la durée de la période d'essai ;

  • L'accord du 20 octobre 2025 unifie les règles de classification des deux filières dans un texte unique, sans modifier le système en vigueur depuis 2010 ;

  • Le coefficient doit obligatoirement figurer sur le bulletin de paie du salarié.

Quelle est la grille des salaires minima selon le coefficient en 2026 ?

Le salaire minimum applicable dépend directement du coefficient attribué au salarié. Voici les montants en vigueur au 1er janvier 2026, fixés par l'avenant du 11 février 2026.

Filière Coefficient / Catégorie Salaire brut mensuel
Blanchisseurs — Ouvriers 1-1 1 823,03 €
2-1 1 839,07 €
2-2 1 855,37 €
2-3 1 880,87 €
3-1 1 886,65 €
3-2 1 912,71 €
4-1 1 967,22 €
Pressings — Ouvriers A1 1 823,03 €
A2 1 827,86 €
A3 1 838,63 €
B1 1 856,08 €
B2 1 865,57 €
B3 1 881,95 €
C1 1 898,37 €
Employés (2 filières) 1-1 1 823,03 €
2-1 1 839,07 €
3-1 1 886,65 €
4-1 1 967,22 €
Techniciens — Blanchisseurs 5-1 1 986,35 €
5-2 2 092,24 €
6-1 2 216,81 €
Techniciens — Pressings C2 1 888,80 €
C3 1 914,24 €
D1 2 159,16 €
D2 2 186,89 €
Cadres (2 filières) 7-1 2 614,28 €
8-1 3 454,71 €
9-1 3 837,85 €

Ces montants concernent un temps plein de 35 heures hebdomadaires, soit 151,67 heures par mois. Votre salaire ne peut jamais descendre en dessous du minimum correspondant à votre coefficient, sous réserve de rester supérieur au SMIC en vigueur.

Le coefficient conditionne une grande partie de votre vie professionnelle dans la blanchisserie, la laverie ou le pressing. Il fixe le salaire minimum, la prime d'ancienneté et la durée de la période d'essai.

Quel est le système de classification applicable dans la convention collective blanchisserie ?

Le système de classification de la convention collective blanchisserie, laverie, location de linge, nettoyage à sec, pressing et teinturerie repose sur l'accord du 20 octobre 2025. Étendu par arrêté du 6 février 2026, publié au Journal officiel le 12 février 2026, cet accord est entré en vigueur dès cette date de publication. Il abroge les anciens accords de classification du 9 septembre 2010 et les avenants des 5 mars et 24 avril 2025, à compter du 1er mars 2026.

La classification s'articule autour de deux logiques distinctes selon la catégorie professionnelle du salarié :

  • pour les ouvriers et employés : le classement repose sur le contenu du poste, à savoir les tâches effectuées, le niveau de complexité et le degré d'autonomie ;

  • pour les techniciens, agents de maîtrise et cadres : le classement s'effectue selon quatre critères classants, l'autonomie, l'animation et le management, la technicité et l'adaptation, ainsi que la responsabilité.

Ce système couvre les salariés de deux univers professionnels bien distincts. Les blanchisseries industrielles traitent le linge hospitalier, hôtelier et professionnel. Les pressings de proximité répondent, eux, aux besoins quotidiens des particuliers.

💡 Bon à savoir : l'accord du 20 octobre 2025 unifie les deux anciens accords de classification de 2010, celui de la filière blanchisserie et location de linge et celui de la filière pressing. Il ne modifie pas le système de classification en vigueur depuis 2010, mais rassemble toutes les dispositions dans un texte unique étendu à l'ensemble de la branche.

Quelles sont les deux filières de classification ?

La convention collective blanchisserie distingue deux filières professionnelles, chacune dotée de sa propre grille de positionnement des emplois pour le personnel ouvrier et les techniciens/agents de maîtrise.

Les employés et les cadres partagent, en revanche, une grille commune.

Filière location de linge et blanchisseurs

Cette filière concerne les entreprises de blanchisserie industrielle, de location de linge et de blanchisserie-teinturerie de gros. Les ouvriers sont classés selon des coefficients numériques allant de 1-1 à 4-1, répartis sur quatre niveaux qui totalisent 7 coefficients. Les employés suivent la même logique avec 4 coefficients : 1-1, 2-1, 3-1 et 4-1.

Chaque niveau correspond à un degré de complexité et de formation croissant :

  • niveau I (coefficient 1-1) : tâches élémentaires ne nécessitant aucune formation particulière, avec un apprentissage de 3 jours ;

  • niveau II (coefficients 2-1, 2-2, 2-3) : tâches répétitives ou nécessitant un autocontrôle, accessibles sans diplôme particulier ;

  • niveau III (coefficients 3-1, 3-2) : poste demandant un bac, un bac pro ou un acquis d'expérience valant diplôme, titre ou certification, avec une responsabilité accrue comme la conduite liée à la législation poids lourds ;

  • niveau IV (coefficient 4-1) : résolution de problèmes et transmission d'informations, avec un temps d'adaptation de 4 mois.

Niveau Coefficient Formation requise Contenu du poste
I 1-1 Aucune exigence particulière Tâches élémentaires, apprentissage en 3 jours
II 2-1 Aucun diplôme particulier Tâches répétitives, connaissances spécifiques à la profession, apprentissage en 7 jours
II 2-2 Aucun diplôme particulier Tâches à enchaîner avec autocontrôle, apprentissage en 1 mois
II 2-3 Aucun diplôme particulier Exécution habituelle de plusieurs postes des coefficients 2-1 et 2-2
III 3-1 Bac, Bac Pro ou acquis d’expérience valant diplôme, titre ou certification Choix entre plusieurs modes opératoires, participation à l’accueil et à la formation, adaptation 3 mois
III 3-2 Bac, Bac Pro ou acquis d’expérience valant diplôme, titre ou certification Responsabilité liée à la législation poids lourds, adaptation 3 mois
IV 4-1 Bac Pro ou équivalent Résolution de problèmes, diffusion d’informations, formation, adaptation 4 mois

Filière pressings et laveries

Cette filière couvre les pressings, les laveries libre-service, le nettoyage à sec et les teintureries de détail. Le personnel ouvrier est classé par catégories alphabétiques plutôt que par coefficients numériques, sur un total de 7 échelons.

Les techniciens et agents de maîtrise utilisent, eux, des catégories dédiées : C2, C3, D1 et D2.Cette organisation présente plusieurs particularités concrètes :

  • un pressing de quartier ou une laverie libre-service relève de cette filière, tout comme une teinturerie de détail ;

  • le classement des ouvriers suit une progression alphabétique, de A1 pour un débutant à C1 pour un responsable de magasin ou technicien confirmé ;

  • cette logique diffère de la filière blanchisseurs, où les ouvriers évoluent sur des coefficients numériques croissants de 1-1 à 4-1 ;

  • les critères d'évaluation restent proches d'une filière à l'autre : temps d'adaptation, connaissance du métier, autonomie et responsabilité.

Comment se structure la grille ouvriers de la filière pressings et laveries ?

La grille ouvriers de la filière pressings et laveries s'organise en trois grands groupes de catégories alphabétiques.

  • catégorie A (agents de production) : échelon A1 pour un débutant, A2 pour un salarié spécialisé avec plus de 6 mois d'ancienneté, A3 pour un poste multipostes permanent ou titulaire du CAP ;

  • catégorie B (agents de production spécialisés tous postes) : échelon B1 pour un profil polyvalent, B2 pour des aptitudes techniques confirmées, B3 pour l'autonomie et l'encadrement ponctuel ;

  • catégorie C1 : responsable de magasin débutant ou technicien confirmé.

Les critères de classification reposent sur le temps d'adaptation, la connaissance du métier, la formation initiale, la technicité, l'autonomie, l'initiative et la responsabilité.

👉 À noter : les emplois repères définis par l'avenant du 5 mars 2025 sont donnés à titre indicatif. Vous conservez la possibilité de positionner vos emplois en tenant compte du contenu réel de chaque poste, sans obligation de vous référer à cette liste.

Comment sont classés les techniciens, agents de maîtrise et cadres ?

Le classement des techniciens, agents de maîtrise et cadres repose sur quatre critères classants évalués simultanément : l'autonomie, l'animation et le management, la technicité et l'adaptation, ainsi que la responsabilité.

Techniciens et agents de maîtrise de la filière blanchisseurs

Les techniciens et agents de maîtrise de la filière location de linge et blanchisseurs sont positionnés sur trois coefficients :

  • coefficient 5-1 : recherche de modes opératoires, sans responsabilité hiérarchique permanente, étude et réalisation de dossiers dans une spécialité connue ;

  • coefficient 5-2 : animation et responsabilité sur des salariés maîtrisant la mise en œuvre d'opérations diverses ;

  • coefficient 6-1 : résolution de problèmes nécessitant une analyse préalable, encadrement d'un groupe de salariés, coordination de travaux relatifs à un projet.

Techniciens et agents de maîtrise de la filière pressings et laveries

Cette filière utilise les catégories C2, C3, D1 et D2 pour les techniciens et agents de maîtrise. Les catégories C2 et C3 correspondent à des responsables de magasin expérimentés ou à des techniciens qualifiés. Les catégories D1 et D2 concernent des postes d'encadrement intermédiaire avec des responsabilités managériales élargies.

Cadres : une grille commune aux deux filières

Les ingénieurs et cadres des deux filières partagent une grille unique avec trois coefficients :

  • coefficient 7-1 : cadre débutant ou premier niveau d'encadrement ;

  • coefficient 8-1 : cadre confirmé avec des responsabilités opérationnelles significatives ;

  • coefficient 9-1 : cadre supérieur, responsable de site ou directeur d'exploitation.

Comment déterminer le coefficient applicable à un salarié ?

L'attribution d'un coefficient repose sur la mise en concordance de deux éléments : les exigences du poste occupé et le profil du salarié, à savoir ses aptitudes, compétences, diplômes, certifications ou expérience équivalente.La classification comporte deux étapes successives :

  • le classement de l'emploi : vous analysez le contenu réel du poste, la complexité des tâches, le niveau d'autonomie et le temps d'adaptation nécessaire pour les ouvriers et employés, ou vous évaluez les quatre critères classants pour les techniciens, agents de maîtrise et cadres ;

  • l'attribution du niveau et du coefficient : le résultat du classement est croisé avec le profil du salarié pour déterminer le coefficient applicable.

Détenir un diplôme ou une expérience supérieurs aux exigences du poste ne donne pas automatiquement accès à un coefficient supérieur. L'expérience et la formation ne comptent que si elles correspondent à la spécialisation effective du poste occupé.

⚠️ Attention : vous devez mentionner le coefficient du salarié sur le bulletin de paie. Toute erreur de classification peut entraîner un rappel de salaire et des dommages-intérêts, et le salarié peut saisir le conseil de prud'hommes pour obtenir une requalification de son poste.

Quel est le lien entre coefficient et salaire minimum ?

Chaque coefficient est associé à un salaire minimum conventionnel fixé par accord paritaire annuel, dans le cadre de la négociation annuelle obligatoire. Vous ne pouvez pas rémunérer un salarié en dessous du minimum correspondant à son coefficient, à condition que ce montant reste supérieur au SMIC en vigueur.Le coefficient conditionne également le calcul de la prime d'ancienneté, qui se calcule en pourcentage du salaire minimum conventionnel correspondant au coefficient du salarié. Selon les dispositions actuelles de la convention, cette prime progresse par paliers de 3 ans : 3 % après 3 ans, 6 % après 6 ans, 9 % après 9 ans, 12 % après 12 ans et 15 % après 15 ans d'ancienneté.

Quelles sont les obligations de l'employeur en matière de classification ?

Vous êtes tenu de respecter plusieurs obligations concernant la classification de vos salariés :

  • classification initiale : chaque salarié doit être positionné sur un coefficient dès l'embauche, en fonction du poste réellement occupé et de son profil ;

  • mention sur le bulletin de paie : le coefficient et la catégorie professionnelle doivent figurer sur chaque bulletin de paie ;

  • réévaluation lors d'un changement de poste : toute modification significative du contenu d'un poste ou toute promotion doit entraîner une actualisation du coefficient ;

  • respect des minima : le salaire versé ne peut jamais être inférieur au minimum conventionnel attaché au coefficient, sous réserve du respect du SMIC ;

  • non-discrimination : vous devez garantir l'égalité de traitement entre les femmes et les hommes en matière de classification et de rémunération, conformément à l'accord sur l'égalité professionnelle du 19 février 2024.

En cas de litige sur le rattachement d'une entreprise à une filière, blanchisseurs ou pressings, une commission paritaire spécifique peut être saisie par la partie la plus diligente.

Information à caractère informatif, sans conseil juridique. Dernière vérification le 2026-08-04.

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FAQ — Coefficient et classification dans la convention collective blanchisserie

La filière blanchisseurs et location de linge utilise des coefficients numériques (1-1 à 9-1) pour positionner les salariés. La filière pressings et laveries utilise des catégories alphabétiques (A1 à D2) pour les ouvriers et les techniciens, puis rejoint la grille commune des cadres. Les deux systèmes déterminent le salaire minimum applicable et les droits associés. La notion générale de coefficient de salaire permet de mieux comprendre ce positionnement.

Non, un diplôme ou une expérience supérieurs aux exigences du poste ne donnent pas automatiquement accès à un coefficient supérieur. L'attribution du coefficient découle de la concordance entre les exigences réelles du poste et le profil du salarié.

Non, attribuer un coefficient inférieur aux fonctions réellement exercées est interdit. Le coefficient doit refléter le contenu réel du poste occupé, et un salarié lésé peut demander une requalification et un rappel de salaire devant le conseil de prud'hommes.

Le rattachement à la filière blanchisseurs ou à la filière pressings dépend de l'activité principale de l'entreprise. Les blanchisseries industrielles, les entreprises de location de linge et les blanchisseries-teintureries de gros relèvent de la filière blanchisseurs, tandis que les pressings de proximité et les teintureries de détail relèvent de la filière pressings et laveries.

Les salaires minima 2026 des coefficients d'entrée sont identiques : 1 823,03 € brut mensuel pour le coefficient 1-1 des blanchisseurs comme pour la catégorie A1 des pressings. En revanche, la progression diffère ensuite selon la filière, les échelons intermédiaires des ouvriers pressings étant plus rapprochés que ceux de la filière blanchisseurs.

L'accord du 20 octobre 2025 est entré en vigueur le 12 février 2026, date de publication de l'arrêté d'extension au Journal officiel. Les anciens accords de classification de 2010 sont, quant à eux, abrogés depuis le 1er mars 2026, soit le premier jour du mois suivant cette publication.

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