Offre valable pour le plan Paie avancée. Applicable aux entreprises de 1 à 99 collaborateurs qui souscrivent à PayFit entre le 1er juin et le 31 juillet 2026. Les conditions d'annulation applicables sont celles prévues dans nos Conditions Générales de Services. Des frais de mise en place peuvent être appliqués
Convention collective des cabinets dentaires (IDCC 1619)
Comment fonctionne la retraite complémentaire pour les salariés de cabinets dentaires ?
Régime AGIRC-ARRCO, tranches de cotisation, points de retraite et liquidation : tout ce qu'il faut savoir sur la retraite complémentaire des salariés de cabinets dentaires.
Nombre d'entreprises concernées par la CCN
Environ 25 800 cabinets dentaires
Champ d'application
Chirurgiens-dentistes libéraux, seuls ou en association
À retenir :
Les salariés des cabinets dentaires relèvent du régime interprofessionnel AGIRC-ARRCO : la CCN IDCC 1619 traite la retraite complémentaire dans son titre V, mais renvoie au droit commun , sans taux dérogatoire.
Les cotisations portent sur deux tranches de salaire (jusqu'à 1 PASS, puis de 1 à 8 PASS) et se répartissent à environ 40 % pour le salarié et 60 % pour l'employeur .
Avec le taux d'appel de 127 % , seule la part contractuelle ( 6,20 % en tranche 1 et 17 % en tranche 2) génère des points.
En 2026, la valeur d'achat du point est de 20,1877 € et la valeur de service de 1,4386 € .
Le chirurgien-dentiste libéral employeur ne cotise pas à l'AGIRC-ARRCO : il relève de la CARCDSF pour sa propre retraite.
La retraite complémentaire des salariés de cabinets dentaires repose sur le régime AGIRC-ARRCO. Vous trouverez ici le détail des tranches et des taux de cotisation, le mécanisme d'acquisition des points, l'effet de la prime d'ancienneté et les conditions de liquidation de la pension.
La CCN des cabinets dentaires prévoit-elle des règles spécifiques de retraite complémentaire ?
La CCN des cabinets dentaires (IDCC 1619, brochure 3255) aborde la retraite complémentaire dans son titre V (accord du 22 novembre 1991), mais ce dernier se borne à rattacher les salariés au régime de droit commun AGIRC-ARRCO , sans taux ni caisse dérogatoires.
Le volet réellement spécifique de la branche concerne la prévoyance collective obligatoire, et non la retraite complémentaire. Les salariés de cabinets dentaires appliquent donc les mêmes règles AGIRC-ARRCO que tout le secteur privé, détaillées dans notre fiche sur les cotisations de retraite complémentaire.
💡 Bon à savoir : le champ d'application de la CCN 1619 couvre les chirurgiens-dentistes libéraux et leurs salariés, sur l'ensemble du territoire, départements d'outre-mer compris. À ne pas confondre avec la CCN des cabinets médicaux (IDCC 1147), qui relève d'un accord distinct.
Comment fonctionne le régime AGIRC-ARRCO applicable aux salariés de cabinets dentaires ?
Depuis le 1er janvier 2019, les anciens régimes AGIRC (cadres) et ARRCO (non-cadres) ont fusionné en un régime unique, l' AGIRC-ARRCO . Ce régime obligatoire par répartition couvre tous les salariés du secteur privé, y compris ceux des cabinets dentaires, dont nous décrivons les effets sur la paie de la fusion AGIRC-ARRCO.
Comment les points de retraite sont-ils acquis ?
Chaque mois, des cotisations prélevées sur le salaire brut sont converties en points de retraite . Le nombre de points s'obtient en divisant les cotisations génératrices de droits par la valeur d'achat du point :
nombre de points = cotisations contractuelles ÷ valeur d'achat du point ;
au départ en retraite, les points cumulés sont multipliés par la valeur de service du point ;
le résultat donne le montant annuel brut de la pension complémentaire.
En 2026, la valeur d'achat du point (salaire de référence) s'élève à 20,1877 € et la valeur de service à 1,4386 € depuis le 1er novembre 2025. Une assistante dentaire dont les cotisations génératrices de droits atteignent 2 400 € sur l'année acquiert environ 119 points (2 400 ÷ 20,1877), soit une pension annuelle d'environ 171 € brut (119 × 1,4386).
Quelles sont les tranches et les taux de cotisation en 2026 ?
L'assiette se découpe en deux tranches, déterminées par le plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS) , fixé à 48 060 € par an , soit 4 005 € par mois en 2026. Ce plafond sert de référence à de nombreuses cotisations sociales.
| Tranche | Taux appelé | Part salariale | Part patronale | Taux contractuel (génère des points) |
|---|---|---|---|---|
| Tranche 1 (0 à 1 PASS) | 7,87 % | 3,15 % | 4,72 % | 6,20 % |
| Tranche 2 (1 à 8 PASS) | 21,59 % | 8,64 % | 12,95 % | 17,00 % |
La répartition employeur/salarié de ces cotisations suit la logique générale décrite dans notre fiche sur les cotisations au régime général.
Pourquoi le taux d'appel de 127 % ne génère-t-il pas de points ?
Le taux d'appel de 127 % signifie que le taux réellement prélevé dépasse de 27 % le taux contractuel. Cet écart finance l'équilibre global du régime et n'ouvre aucun droit à points .
Seule la part correspondant au taux contractuel (6,20 % en tranche 1 et 17 % en tranche 2) est génératrice de points. À ces cotisations s'ajoutent deux contributions d'équilibre, sans contrepartie en points.
| Contribution | Tranche | Part salariale | Part patronale | Total |
|---|---|---|---|---|
| CEG (contribution d’équilibre général) | Tranche 1 | 0,86 % | 1,29 % | 2,15 % |
| CEG | Tranche 2 | 1,08 % | 1,62 % | 2,70 % |
| CET (contribution d’équilibre technique) | T1 + T2 (si salaire > 1 PASS) | 0,14 % | 0,21 % | 0,35 % |
Le fonctionnement de ces deux contributions est précisé dans nos fiches sur la cotisation CEG et la cotisation CET.
Quel est l'impact de la prime d'ancienneté sur les cotisations de retraite complémentaire ?
La prime d'ancienneté augmente l'assiette de cotisation et donc le nombre de points acquis. Prévue à l'article 3.15 de la CCN 1619, elle va de 3 % du salaire minimal conventionnel après 3 ans à 20 % après 20 ans, et fait partie intégrante de la rémunération brute soumise à l'AGIRC-ARRCO.
Une salariée qui perçoit cette prime cotise sur une base plus élevée chaque mois, ce qui se traduit par davantage de points sur l'année. Sur une carrière complète, l'effet cumulé peut représenter un complément de pension significatif.
Prenons une assistante dentaire qualifiée rémunérée 2 000 € brut par mois avec 20 ans d'ancienneté : sa prime de 20 % ajoute environ 400 € chaque mois, intégralement soumis à cotisations. Le mode de calcul de cette majoration est détaillé dans notre fiche sur la prime d'ancienneté.
⚠️ Attention : les chirurgiens-dentistes libéraux ne relèvent pas de l'AGIRC-ARRCO. Comme professionnels libéraux, ils cotisent à la CARCDSF (Caisse autonome de retraite des chirurgiens-dentistes et des sages-femmes) pour leur retraite de base, leur complémentaire et le régime ASV. Seuls les salariés du cabinet (assistantes dentaires, secrétaires, aides) sont affiliés à l'AGIRC-ARRCO.
Quelles sont les conditions de liquidation de la retraite complémentaire AGIRC-ARRCO ?
La retraite complémentaire se liquide à taux plein lorsque le salarié remplit les conditions du taux plein au régime de base, soit l'âge légal et les trimestres requis, soit 67 ans automatiquement.
Comment s'applique la décote avant le taux plein ?
Un salarié qui liquide sa retraite avant le taux plein subit un coefficient de minoration définitif . Ce coefficient dépend du nombre de trimestres manquants ou de l'écart avec l'âge de 67 ans.
À l'inverse, certaines majorations viennent augmenter la pension :
une majoration de 10 % pour les allocataires ayant eu ou élevé au moins trois enfants, dans la limite d'un plafond annuel ;
des majorations temporaires pour enfants encore à charge au moment de la liquidation ;
ces majorations s'appliquent sur la pension complémentaire, distinctement du régime de base.
Le coefficient de solidarité (malus) s'applique-t-il encore ?
Non, le coefficient de solidarité temporaire de 10 % ne s'applique plus. Il a cessé de concerner les nouveaux retraités à compter du 1er décembre 2023 , puis a été définitivement supprimé au 1er avril 2024 pour les personnes qui le subissaient encore.
Les salariés de cabinets dentaires qui liquident leur retraite complémentaire ne sont donc plus pénalisés par ce malus. Cette suppression s'applique à l'ensemble des assurés, sans démarche particulière à effectuer.
Quelles sont les obligations de l'employeur en matière de retraite complémentaire ?
L'employeur d'un cabinet dentaire doit affilier ses salariés et reverser les cotisations, sans aucune dérogation conventionnelle possible. Ses obligations sont les suivantes :
affilier tous ses salariés à un groupe de protection sociale AGIRC-ARRCO dès l'embauche ;
déclarer et verser les cotisations chaque mois via la déclaration sociale nominative (DSN) ;
respecter la répartition employeur/salarié, soit environ 60 % / 40 % ;
appliquer les taux en vigueur , la CCN 1619 ne prévoyant aucun taux conventionnel spécifique.
Le non-respect de ces obligations expose l'employeur à des majorations de retard et à la prise en charge des cotisations salariales non précomptées. Ces cotisations s'intègrent dans l'ensemble des charges patronales dues sur les salaires.
Information à caractère informatif, sans conseil juridique.
Dernière vérification le 17/06/2026.
Conditions d'ouverture des droits et fin du malus, AGIRC-ARRCO
Convention collective des cabinets dentaires (IDCC 1619), Légifrance
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Foire Aux Questions (FAQ)
Non, même si son titre V mentionne la retraite complémentaire, la CCN IDCC 1619 renvoie au régime interprofessionnel AGIRC-ARRCO de droit commun. L'accord de branche du 22 novembre 1991 a simplement rattaché les salariés au régime, sans créer de taux ni de caisse propres.
Le volet réellement spécifique de la convention concerne la prévoyance collective obligatoire. Un employeur de cabinet dentaire applique donc les mêmes règles de retraite complémentaire que n'importe quelle entreprise.
Le taux appelé s'élève à 7,87 % en tranche 1 (salaire jusqu'à 4 005 € par mois) et à 21,59 % en tranche 2 (de 4 005 € à 32 040 €). La répartition est d'environ 40 % à la charge du salarié et 60 % à la charge de l'employeur. À ces taux s'ajoutent la CEG et la CET, qui ne génèrent pas de points. Le détail de l'assiette et de son impact sur la paie figure dans notre fiche sur la fusion AGIRC-ARRCO.
Non, le chirurgien-dentiste libéral cotise auprès de la CARCDSF pour ses propres régimes de retraite : base, complémentaire et ASV. L'AGIRC-ARRCO ne concerne que les salariés du cabinet, comme les assistantes dentaires ou les secrétaires. Cette distinction est essentielle pour ne pas inclure par erreur le praticien dans la DSN au titre de l'AGIRC-ARRCO. En cas d'exercice en société, c'est le statut social du dirigeant qui détermine son régime de retraite.
Oui, la prime d'ancienneté prévue à l'article 3.15 de la CCN (de 3 % à 20 % du salaire minimal conventionnel) fait partie de la rémunération brute soumise à cotisations. Elle augmente donc l'assiette AGIRC-ARRCO et le nombre de points acquis chaque année. Pour une salariée à temps partiel, elle se calcule au prorata, ce qui réduit proportionnellement les points générés. Vous retrouvez la méthode de calcul complète dans notre fiche sur la prime d'ancienneté.
Non, ce coefficient temporaire a disparu. Il ne concerne plus les départs à compter du 1er décembre 2023 et a été totalement supprimé au 1er avril 2024 pour les assurés qui le subissaient encore. Les salariés de cabinets dentaires qui liquident aujourd'hui leur retraite complémentaire ne perdent donc plus 10 % pendant trois ans. Aucune démarche n'est nécessaire, la suppression étant automatique.
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