À retenir
L'IDCC 3032 identifie la convention collective nationale de l'Esthétique-Cosmétique (brochure n° 3123), signée le 24 juin 2011.
Elle couvre environ 15 300 entreprises employeuses et plus de 62 000 salariés, dont instituts de beauté, parfumeries, spas et écoles d'esthétique.
Le code IDCC ne doit pas être confondu avec le code NAF : l'un détermine le droit conventionnel applicable, l'autre sert à des fins statistiques.
La convention fixe les minima salariaux, les périodes d'essai, les congés d'ancienneté et les garanties de prévoyance.
Un IDCC erroné dans la DSN peut provoquer des anomalies déclaratives et nécessiter une correction.
Quels sont les chiffres clés de l'IDCC 3032 ?
L'IDCC 3032 se résume à quelques repères essentiels pour identifier rapidement la convention applicable. Le tableau ci-dessous rassemble les références juridiques et les chiffres de branche à connaître.
| Élément |
Détail |
| IDCC |
3032 |
| Brochure |
n° 3123 |
| Date de signature |
24 juin 2011 |
| Extension initiale |
Arrêté du 30 mai 2012 (JORF du 12 juin 2012) |
| Entreprises employeuses |
Environ 15 300 (rapport de branche 2024, données 2023) |
| Salariés |
Plus de 62 000 |
| Champ d’application |
Instituts de beauté, parfumeries, spas, écoles d’esthétique |
Qu'est-ce que l'IDCC 3032 ?
L'IDCC 3032 est le code d'identification attribué par le ministère du Travail à la convention collective nationale de l'Esthétique-Cosmétique et de l'enseignement technique et professionnel lié aux métiers de l'esthétique et de la parfumerie. Ce code, dit identifiant des conventions collectives, permet de rattacher chaque entreprise à un texte conventionnel précis. Elle encadre les relations de travail entre employeurs et salariés dans les activités liées à l'esthétique, à la cosmétique, à la parfumerie et à l'enseignement professionnel associé.
L'IDCC est un numéro unique à quatre chiffres, à ne pas confondre avec le code NAF ou APE qui identifie l'activité économique principale d'une entreprise auprès de l'INSEE. Une même entreprise possède les deux identifiants, mais ils remplissent des fonctions distinctes : le code NAF sert à des fins statistiques, tandis que l'IDCC détermine le cadre conventionnel applicable aux salariés.
💡 Bon à savoir : le numéro IDCC 3032 est attribué de manière définitive par le ministère du Travail. Même en cas de modification ou d'extension de la convention collective, ce code reste inchangé.
Quelles entreprises sont couvertes par l'IDCC 3032 ?
La convention collective IDCC 3032 s'applique aux entreprises dont l'activité principale relève de l'esthétique-cosmétique, de la parfumerie de détail ou de l'enseignement technique lié à ces métiers. Selon le rapport de branche 2024 (données 2023), elle concerne environ 15 300 entreprises employeuses et plus de 62 000 salariés en France. Ces chiffres peuvent évoluer selon l'année de référence et la méthode de comptabilisation retenue.
Le champ d'application conventionnel couvre plusieurs catégories d'établissements :
les instituts de beauté proposant des soins du visage, du corps, du maquillage, de l'épilation ou de la manucure
les parfumeries de détail
les spas et centres de soins esthétiques de bien-être
les établissements de prothésie ongulaire
les écoles et centres de formation professionnelle dédiés aux métiers de l'esthétique et de la parfumerie
L'appartenance au champ de la convention se détermine principalement par l'activité réelle et principale de l'entreprise, non uniquement par son code NAF. Lorsqu'une entreprise exerce plusieurs activités, l'activité dominante en chiffre d'affaires ou en effectif détermine la convention applicable.
Quelle est la différence entre l'IDCC 3032 et la brochure 3123 ?
L'IDCC 3032 et la brochure 3123 désignent le même texte conventionnel, mais dans deux répertoires différents. Le premier est le numéro d'identification officiel attribué par la Direction générale du travail, utilisé notamment dans les déclarations sociales dont la DSN. Le second correspond au numéro d'édition du texte intégral, utilisé dans les bases documentaires juridiques.
| Référence |
Valeur |
Usage |
| IDCC |
3032 |
Déclarations sociales, DSN, identification conventionnelle |
| Brochure |
3123 |
Consultation et édition du texte intégral |
| Date de signature |
24 juin 2011 |
Référence juridique de la convention |
| Extension |
Arrêté du 30 mai 2012, JORF du 12 juin 2012 |
Application obligatoire aux entreprises du champ étendu |
Sur un bulletin de paie, l'employeur doit mentionner l'intitulé de la convention collective applicable ; le code IDCC peut accompagner cette mention comme identifiant de référence.
Plusieurs méthodes permettent de retrouver l'IDCC applicable à une entreprise du secteur de l'esthétique-cosmétique : le bulletin de paie, le Code du travail numérique, Légifrance et le contrat de travail.
Le bulletin de paie
Le bulletin de paie doit mentionner l'intitulé de la convention collective de branche applicable. Le code IDCC 3032 peut être indiqué en complément, selon le paramétrage du logiciel de paie utilisé. Le salarié peut ainsi vérifier que la convention mentionnée correspond bien à l'esthétique-cosmétique lorsque son entreprise relève de ce champ.
Plusieurs éléments du bulletin permettent de confirmer l'application de l'IDCC 3032 :
l'intitulé complet « Convention collective nationale de l'esthétique-cosmétique »
le numéro IDCC 3032, souvent affiché en en-tête ou en pied de bulletin
le coefficient ou l'échelon de classification, propre à la grille conventionnelle
le taux horaire ou le salaire minimum, cohérent avec les minima fixés par la branche
En cas de doute, un salarié peut comparer le salaire indiqué avec la grille de salaire minima publiée par la branche pour son échelon et son ancienneté.
Le Code du travail numérique
Le site officiel du ministère du Travail (code.travail.gouv.fr) permet de retrouver le texte complet de la convention collective Esthétique-Cosmétique. Une recherche par activité, mot-clé ou numéro IDCC suffit pour y accéder gratuitement, avenants inclus.
Cette recherche est utile dans plusieurs situations concrètes :
vérifier qu'un avenant salarial récent est bien applicable
consulter les dispositions sur les congés, la durée du travail ou la classification
obtenir une réponse guidée à une question RH courante, comme le calcul d'une indemnité de licenciement
comparer le texte de la convention avec celui d'une autre CCN pour un groupe multi-activités
Le Code du travail numérique met à jour ses contenus à chaque extension d'avenant, ce qui en fait une source fiable pour un premier niveau de vérification avant de consulter Légifrance.
Légifrance
Légifrance publie l'intégralité du texte conventionnel avec l'ensemble des avenants et accords étendus. La recherche s'effectue par numéro IDCC ou par numéro de brochure, et le texte consolidé permet de vérifier les dispositions actuellement en vigueur.
Cette plateforme reste la référence pour :
retrouver la version consolidée et à jour d'un article de la convention
vérifier la date d'extension d'un avenant avant de l'appliquer en paie
consulter les arrêtés d'extension publiés au Journal officiel
accéder aux textes antérieurs pour un contrôle de paie rétroactif
Un employeur ou un gestionnaire de paie doit privilégier Légifrance dès qu'une vérification juridique précise est nécessaire, notamment avant l'application d'un nouveau barème de salaires minima.
L'employeur doit informer chaque salarié de la convention collective applicable et tenir un exemplaire à jour à sa disposition. Cette information peut figurer dans le contrat de travail, sur le bulletin de paie, dans une notice ou via un dispositif accessible dans l'entreprise.
Concrètement, cette obligation se traduit par plusieurs actions :
mentionner la convention collective applicable dès l'embauche, dans le contrat de travail
afficher ou rendre disponible un exemplaire à jour de la CCN dans les locaux ou sur l'intranet
informer les représentants du personnel des avenants nouvellement étendus
répondre aux demandes de consultation du texte formulées par un salarié
👉 À noter : l'employeur doit informer les salariés des textes conventionnels applicables et des modalités de consultation, et tenir un exemplaire à jour de la convention à leur disposition.
Quel est l'impact de l'IDCC 3032 sur la paie et les ressources humaines ?
L'IDCC 3032 détermine l'ensemble du cadre conventionnel applicable à la relation de travail, avec des conséquences directes sur plusieurs volets de la paie et des RH.
Quels éléments de paie dépendent de la convention collective ?
La convention IDCC 3032 fixe notamment les minima salariaux, la durée du travail, les périodes d'essai, le préavis, les congés d'ancienneté et les garanties de prévoyance et de frais de santé.
Elle encadre en particulier :
les salaires minima conventionnels selon la grille de classification
les règles de durée du travail
les conditions de la période d'essai, différentes selon la catégorie professionnelle
la durée du préavis en cas de rupture du contrat
les droits aux congés payés supplémentaires liés à l'ancienneté
les garanties de prévoyance et de frais de santé obligatoires
Les périodes d'essai varient selon la catégorie du salarié, avec un renouvellement possible dans les limites fixées par la convention.
| Catégorie |
Durée initiale |
Renouvellement |
Durée totale maximale |
| Employés |
2 mois |
1 mois |
3 mois |
| Agents de maîtrise |
3 mois |
1 mois |
4 mois |
| Cadres |
4 mois |
2 mois |
6 mois |
Les congés payés supplémentaires liés à l'ancienneté s'ajoutent au congé légal : 1 jour ouvrable après 5 ans, 3 jours ouvrables après 10 ans et 6 jours ouvrables après 15 ans.
Pourquoi le bon IDCC est-il essentiel pour la DSN ?
La DSN prévoit la déclaration de l'IDCC applicable à chaque salarié. Un IDCC erroné peut entraîner des anomalies déclaratives, des écarts sur les minima salariaux appliqués ou des contrôles de cohérence nécessitant une correction.
Une erreur d'IDCC peut avoir plusieurs conséquences concrètes pour l'employeur :
un rejet ou une anomalie signalée par la DSN
un décalage entre le salaire versé et le minimum conventionnel réellement applicable
un redressement lors d'un contrôle URSSAF portant sur la cohérence des déclarations
une régularisation rétroactive des bulletins de paie et des cotisations
Un gestionnaire de paie doit donc vérifier l'IDCC dès l'embauche, puis à chaque changement d'activité de l'entreprise ou de convention collective de rattachement.
Quels sont les principaux thèmes encadrés par la convention IDCC 3032 ?
La convention collective Esthétique-Cosmétique couvre un large éventail de thématiques liées à la vie du salarié en entreprise.
La classification professionnelle
La rémunération
Le temps de travail
Les congés et absences, dont les congés supplémentaires d'ancienneté
La formation professionnelle
La prévoyance et la complémentaire santé
💡 Bon à savoir : le dernier avenant relatif aux salaires minima de la branche esthétique-cosmétique vérifié à date est l'avenant n° 43 du 22 janvier 2026. Il est étendu par arrêté du 18 mai 2026, publié au Journal officiel du 28 mai 2026, et applicable depuis le 1er juin 2026.
Un logiciel de paie adapté intègre les paramètres conventionnels et les met à jour lorsque les avenants applicables sont étendus ou entrent en vigueur. Il permet notamment de :
appliquer la grille de salaires minima en vigueur
calculer les indemnités selon les règles conventionnelles
renseigner correctement l'IDCC dans la DSN
générer des bulletins de paie mentionnant la convention collective applicable
Information à caractère informatif, sans conseil juridique.
Dernière vérification le 25/08/2026.
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