Convention collective Bureaux d'études techniques (IDCC 1486)
Comment gérer un accident du travail dans les bureaux d'études techniques ?
Définition de l'accident du travail, IJSS AT/MP 2026, maintien de salaire conventionnel, protection contre le licenciement, inaptitude et impact sur les congés payés dans les bureaux d'études techniques.
Nombre d'entreprises concernées par la CCN
Environ 120 000 entreprises
Champ d'application
Numérique, Ingénierie, Conseil, Événementiel, Traduction
FAQ - Accident du travail dans les bureaux d'études techniques
Un salarié en période d'essai bénéficie-t-il du maintien de salaire en cas d'AT/MP ?
Un salarié en période d'essai bénéficie-t-il du maintien de salaire en cas d'AT/MP ?
L'article 9.2 de la convention prévoit que le droit au maintien est acquis dès le premier jour de présence dans l'entreprise pour un AT/MP. Toutefois, le barème conventionnel (montants et durées) ne détaille pas de palier pour les salariés ayant moins d'1 an d'ancienneté. En dessous d'1 an, le salarié en AT/MP perçoit les IJSS sans carence et relève du maintien légal prévu aux articles L. 1226-1 et D. 1226-1 du Code du travail. Le jour de l'accident reste intégralement rémunéré par l'employeur dans tous les cas.
Quelle est la durée maximale du maintien de salaire pour un cadre dans les bureaux d'études techniques ?
Quelle est la durée maximale du maintien de salaire pour un cadre dans les bureaux d'études techniques ?
Un ingénieur ou cadre ayant plus d'un an d'ancienneté bénéficie de 90 jours à 100 % du salaire brut (hors primes et gratifications), sous déduction des IJSS. Au-delà de ces 90 jours, le relais est assuré par le régime de prévoyance de la branche (accord du 27 mars 1997), qui verse environ 80 % du salaire brut dans la limite du salaire net. Lorsque l'employeur pratique la subrogation, le salarié ne subit aucune interruption de versement. Cette continuité évite les avances de trésorerie côté salarié pendant un arrêt long.
Y a-t-il un délai de carence pour les IJSS AT/MP ?
Y a-t-il un délai de carence pour les IJSS AT/MP ?
Non, les IJSS AT/MP sont versées dès le lendemain de l'accident, sans aucun délai de carence. Le jour de l'accident est, lui, intégralement rémunéré par l'employeur. C'est une différence majeure avec la maladie non professionnelle, pour laquelle un délai de carence de 3 jours s'applique avant le versement des IJSS. Le montant évolue dans le temps : 60 % du salaire journalier les 28 premiers jours (max 240,49 €), puis 80 % à partir du 29e jour (max 320,66 €).
L'employeur peut-il licencier un salarié en arrêt AT/MP ?
L'employeur peut-il licencier un salarié en arrêt AT/MP ?
Non, le licenciement est interdit pendant toute la durée de la suspension du contrat pour AT ou maladie professionnelle (article L. 1226-9 du Code du travail). Seules deux exceptions sont admises : la faute grave non liée à l'AT/MP ou l'impossibilité de maintenir le contrat pour un motif étranger. Tout licenciement prononcé en violation de cette protection est nul (article L. 1226-13). Le salarié peut alors prétendre à sa réintégration ou à des dommages et intérêts.
L'accident de trajet ouvre-t-il les mêmes droits que l'AT ?
L'accident de trajet ouvre-t-il les mêmes droits que l'AT ?
L'accident de trajet (article L. 411-2 du Code de la sécurité sociale) ouvre droit aux soins à 100 % et aux mêmes IJSS majorées que l'AT proprement dit, versées sans carence. En revanche, il ne bénéficie pas de la protection renforcée contre le licenciement de l'article L. 1226-9, réservée aux AT/MP stricto sensu. Pour le maintien de salaire conventionnel, l'accident de trajet est traité comme une maladie non professionnelle : une ancienneté d'1 an est requise. Cette distinction est essentielle pour apprécier les droits réels du salarié.
Le salarié acquiert-il des congés payés pendant un arrêt AT/MP ?
Le salarié acquiert-il des congés payés pendant un arrêt AT/MP ?
Oui, la période d'AT/MP est assimilée à du travail effectif pour l'acquisition des congés payés (article L. 3141-5, 5° du Code du travail), dans la limite d'une durée ininterrompue d'un an. L'article 5.5 de la convention des bureaux d'études techniques confirme cette assimilation. Le salarié continue donc d'acquérir ses 2,5 jours ouvrables de congés payés par mois pendant son arrêt. L'ancienneté est également préservée pour les arrêts inférieurs à 6 mois (article 3.7 de la convention).


