Offre valable pour le plan Paie avancée. Applicable aux entreprises de 1 à 99 collaborateurs qui souscrivent à PayFit entre le 1er juin et le 31 juillet 2026. Les conditions d'annulation applicables sont celles prévues dans nos Conditions Générales de Services. Des frais de mise en place peuvent être appliqués
Convention collective Boulangerie-Pâtisserie (IDCC 843)
Quel est le montant de l'indemnité repas dans la boulangerie-pâtisserie ?
La convention collective de la boulangerie-pâtisserie artisanale prévoit une indemnité pour frais professionnels pour les ouvriers boulangers et pâtissiers non nourris par l'employeur, ainsi qu'un avantage en nature pain. Cette page détaille les montants applicables, les conditions d'attribution et le traitement en paie.
Nombre d'entreprises concernées par la CCN
Environ 43 700 établissements et 293 000 salariés en France
Champ d'application
Boulangerie artisanale, Boulangerie-pâtisserie artisanale, Pâtisserie artisanale, Viennoiserie artisanale
À retenir
L' indemnité repas est due aux ouvriers boulangers et pâtissiers non nourris par leur employeur, en application de l' article 24 de la convention collective (IDCC 843) ;
Son montant correspond à 1,5 fois le minimum garanti (MG) , soit 6,38 € jusqu'au 31 mai 2026, puis 6,53 € à partir du 1er juin 2026 ;
Un avantage en nature pain s'ajoute pour tout le personnel de fabrication et de vente : un pain « restaurant » ou deux baguettes par jour travaillé ;
L'indemnité peut bénéficier d'une exonération de cotisations sociales dans la limite du barème URSSAF (7,50 € en 2026) ;
Elle n'est due que pour les jours de présence effective : elle ne s'applique pas pendant les congés ou les arrêts maladie.
Quel est le montant de l'indemnité repas selon le minimum garanti (MG) ?
Le montant de l'indemnité repas suit l'évolution du minimum garanti (MG) , une valeur de référence revalorisée par l'État. Le calcul reste simple : 1,5 × MG par jour travaillé. Voici les montants applicables sur les dernières périodes.
| Période | Minimum garanti (MG) | Indemnité repas (1,5 × MG) |
|---|---|---|
| Jusqu’au 31 octobre 2024 | 4,15 € | 6,23 € |
| À partir du 1er novembre 2024 | 4,22 € | 6,33 € |
| Du 1er janvier au 31 mai 2026 | 4,25 € | 6,38 € |
| À partir du 1er juin 2026 | 4,35 € | 6,53 € |
Vous appliquez toujours la valeur du MG en vigueur au moment du versement. Dès qu'un nouveau décret ou arrêté revalorise le MG, l'indemnité évolue automatiquement.
La convention collective de la boulangerie-pâtisserie artisanale prévoit une indemnité repas pour les ouvriers boulangers et pâtissiers non nourris par leur employeur, ainsi qu'un avantage en nature pain . Cette page détaille les montants applicables, les conditions d'attribution et le traitement en paie de ces deux dispositifs.
Qu'est-ce que l'indemnité repas dans la CCN boulangerie-pâtisserie ?
L' indemnité repas compense l'absence de repas fourni par l'employeur aux ouvriers boulangers et ouvriers pâtissiers . Elle est encadrée par l' article 24 de la convention collective nationale de la boulangerie-pâtisserie artisanale (IDCC 843, brochure 3117), intitulé « Indemnité pour frais professionnels ».
Ce dispositif répond à une réalité du métier : les boulangers et pâtissiers commencent souvent leur journée très tôt, parfois en pleine nuit. Ils doivent pouvoir se restaurer sur leur lieu de travail, et l'employeur compense financièrement l'absence de repas fourni.
Que prévoit l'article 24 de la convention collective ?
L'article 24 distingue deux situations selon que l'employeur nourrit ou non le salarié :
le salarié est nourri par l'employeur : aucune indemnité n'est due, mais le repas fourni constitue un avantage en nature soumis à cotisations sociales ;
le salarié n'est pas nourri : une indemnité journalière égale à 1,5 fois le minimum garanti lui est versée.
💡 Bon à savoir : l'indemnité repas et l'avantage en nature pain sont deux dispositifs distincts. Un salarié non nourri peut cumuler les deux : il perçoit l'indemnité journalière et reçoit son pain quotidien.
Comment fonctionne l'avantage en nature pain ?
Tout le personnel de fabrication et de vente , sans condition d'ancienneté, a droit à un pain dit « restaurant » (environ 400 g) ou à deux baguettes par journée travaillée. Ce droit est prévu par l' article 7 de la convention collective nationale et s'applique indépendamment du fait que le salarié soit nourri ou non par ailleurs.
Ce pain ne se cumule pas d'un jour sur l'autre. Si le salarié ne prend pas sa quantité de pain un jour donné, il ne peut ni la reporter, ni en réclamer le paiement.
Sur le bulletin de paie, l'équivalent du prix du pain apparaît dans le salaire brut sous la rubrique « avantages en nature », soumis à cotisations sociales. Ce même montant est ensuite déduit du net à payer , puisqu'il correspond à un avantage perçu en nature et non en numéraire.
Quelles sont les conditions d'attribution de l'indemnité repas ?
L'indemnité est due dès lors que trois conditions sont réunies :
le salarié est un ouvrier boulanger ou ouvrier pâtissier relevant de la CCN IDCC 843 ;
l'employeur ne fournit pas le repas pendant la journée de travail ;
le salarié est effectivement présent sur son poste ce jour-là.
L'indemnité concerne aussi bien les CDI que les CDD, y compris les contrats d'apprentissage et de professionnalisation, dès lors que le salarié relève de la catégorie des ouvriers de fabrication.
👉 À noter : l'indemnité n'est pas due pendant les périodes d'absence (congés payés, arrêt maladie, formation hors de l'entreprise). Elle reste liée à la présence effective du salarié sur son lieu de travail.
Comment traiter l'indemnité repas en paie ?
Le traitement social de l'indemnité et de l'avantage en nature diffère selon la situation du salarié.
Comment traiter l'indemnité pour un salarié non nourri ?
L'article 24 qualifie ce versement d'« indemnité pour frais professionnels ». En pratique, son traitement social dépend du montant versé par rapport au barème URSSAF :
si le montant reste dans la limite du barème URSSAF des frais de repas sur le lieu de travail (7,50 € en 2026), il bénéficie d'une exonération de cotisations sociales ;
au-delà de ce seuil, la fraction excédentaire est soumise à cotisations comme un complément de rémunération.
Comme l'indemnité conventionnelle (6,53 € à compter du 1er juin 2026) reste inférieure au seuil URSSAF, elle est intégralement exonérée dans la plupart des cas.
Comment valoriser l'avantage en nature pour un salarié nourri ?
Lorsque l'employeur fournit directement le repas, la valeur est évaluée forfaitairement à 5,50 € par repas en 2026, selon le barème URSSAF des avantages en nature nourriture. Ce montant est ajouté au salaire brut , puis déduit du net à payer .
Quelle différence entre l'indemnité repas et les titres-restaurant ?
L' indemnité repas conventionnelle et les titres-restaurant répondent à des logiques différentes.
indemnité repas en boulangerie-pâtisserie : obligation conventionnelle fixée par l'article 24, montant déterminé (1,5 × MG), réservée aux ouvriers boulangers et pâtissiers non nourris ;
titres-restaurant : dispositif facultatif mis en place par l'employeur, avec une part patronale exonérée jusqu'à 7,32 € par titre en 2026, comprise entre 50 % et 60 % de la valeur faciale.
Vous pouvez mettre en place des titres-restaurant en remplacement de l'indemnité, à condition que le dispositif reste au moins aussi favorable pour le salarié. Les deux ne sont pas cumulables pour un même repas.
L'indemnité repas est-elle majorée en cas de travail de nuit ?
La convention collective ne prévoit aucune majoration de l'indemnité repas pour le travail de nuit. Le montant reste identique quelle que soit l'heure de la journée travaillée.
En revanche, les heures effectuées entre 20 h et 6 h ouvrent droit à une majoration de salaire de 25 % , prévue par l' article 23 de la convention collective. Cette majoration porte sur le salaire et non sur l'indemnité repas, qui reste un dispositif distinct.
Quel est l'impact de l'indemnité et de l'avantage pain sur le bulletin de paie ?
Chaque élément a un traitement propre selon qu'il est versé en numéraire ou perçu en nature :
Salaire brut : l'indemnité et l'avantage en nature pain sont tous les deux intégrés ;
Cotisations sociales : soumis selon le traitement applicable (frais professionnels exonérés ou complément de rémunération) ;
Net à payer : l'avantage en nature pain est déduit, puisqu'il est perçu en nature ; l'indemnité reste dans le net, car elle est versée en numéraire ;
Net imposable : les deux éléments sont inclus.
Voici un exemple concret pour un mois de 22 jours travaillés à compter du 1er juin 2026.
| Élément | Salaire brut | Net à payer | Net imposable |
|---|---|---|---|
| Indemnité repas (22 j × 6,53 €) | + 143,66 € | + 143,66 € (versée) | + 143,66 € |
| Avantage en nature pain (22 j × ~0,90 €) | + 19,80 € | − 19,80 € (déduit) | + 19,80 € |
⚠️ Attention : la valeur du pain retenue dépend du prix de vente pratiqué en boutique. Vérifiez ce montant avec votre expert-comptable ou votre logiciel de paie pour éviter tout écart.
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Information à caractère informatif, sans conseil juridique. Dernière vérification le 2026-07-08.
Article 24 — Convention collective nationale boulangerie-pâtisserie — Légifrance — consulté le 08/07/2026
Article 7 (avantage en nature pain) — Convention collective nationale boulangerie-pâtisserie — Légifrance — consulté le 08/07/2026
Arrêté du 22 mai 2026 relatif au relèvement du minimum garanti — Légifrance — consulté le 08/07/2026
Montant du minimum garanti — Insee — consulté le 08/07/2026
Frais professionnels : barème des indemnités de repas — Urssaf — consulté le 08/07/2026
Titres-restaurant : les informations à connaître — economie.gouv.fr — consulté le 08/07/2026
FAQ — Indemnité repas en boulangerie-pâtisserie (IDCC 843)
L'indemnité journalière correspond à 1,5 fois le minimum garanti. Depuis le 1er juin 2026, le MG est de 4,35 €, soit 6,53 €. Entre janvier et mai 2026, elle était de 6,38 € (MG à 4,25 €).
Oui. L'article 24 de la CCN IDCC 843 impose le versement de cette indemnité aux ouvriers boulangers et ouvriers pâtissiers non nourris par l'employeur.
Oui, l'équivalent du prix du pain pris par le salarié entre dans le salaire brut et est soumis aux cotisations sociales habituelles. Contrairement à l'indemnité repas, cet avantage ne bénéficie d'aucune exonération sociale spécifique. Sa valorisation repose généralement sur le prix de vente pratiqué dans la boutique de l'employeur.
Oui, à condition que le dispositif mis en place reste au moins aussi favorable pour le salarié que l'indemnité conventionnelle. Dans ce cas, l'employeur ne verse plus l'indemnité de l'article 24 en parallèle, car les deux dispositifs ne se cumulent pas pour un même repas. En pratique, peu d'entreprises artisanales optent pour ce remplacement, car l'indemnité conventionnelle reste plus simple à administrer.
Si vous envisagez ce changement, formalisez-le par un accord d'entreprise ou une note de service pour sécuriser la pratique.
Non, l'indemnité repas est strictement liée à la présence effective du salarié sur son poste de travail. Cette règle découle du fait qu'il s'agit d'une compensation pour un repas non fourni un jour travaillé, et non d'un élément de salaire fixe. Vous devez donc l'exclure systématiquement du calcul lors des périodes d'absence.
Non. Le montant reste identique. En revanche, les heures entre 20h et 6h bénéficient d'une majoration de 25 % du salaire (article 23 de la CCN).
Oui, dès lors qu'ils relèvent de la catégorie des ouvriers de fabrication et ne sont pas nourris par l'employeur.
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