Offre valable pour le plan Paie avancée. Applicable aux entreprises de 1 à 99 collaborateurs qui souscrivent à PayFit entre le 1er juin et le 31 juillet 2026. Les conditions d'annulation applicables sont celles prévues dans nos Conditions Générales de Services. Des frais de mise en place peuvent être appliqués
Entre régime micro-entreprise ou EURL, le choix dépend du
chiffre d’affaires prévisionnel
, des
charges
et du
niveau de protection
souhaité.
La micro-entreprise offre
simplicité et faible coût
, mais elle est plafonnée et ne permet pas la déduction des charges.
L’EURL permet de
déduire les frais
, de récupérer la TVA et de choisir entre IR et IS.
La
transition de micro-entreprise vers EURL
est possible et fréquente lorsque l’activité grandit.
Lorsqu’une personne souhaite
créer son entreprise
, la première étape consiste souvent à comparer deux statuts très populaires :
la micro-entreprise et l’EURL
(Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée). Chacun de ces régimes présente des
avantages fiscaux, sociaux et administratifs
différents, mais aussi des contraintes qu’il faut considérer. PayFit vous propose
ce comparatif pour choisir la structure la plus adaptée
à votre situation professionnelle.
Qu’est-ce qu’une micro-entreprise ?
La micro-entreprise, anciennement appelée auto-entreprise, est un
régime simplifié
pensé pour
démarrer rapidement
une activité professionnelle. Aucun statut n’est à rédiger, aucun capital à déposer : une
simple déclaration en ligne
, sur le Guichet unique de l’INPI, suffit pour créer l’entreprise. C’est une solution particulièrement adaptée pour
tester un projet
, débuter une
activité complémentaire
ou lancer une prestation
sans engager de frais
importants.
un registre des achats pour les activités d’achat-revente ;
la conservation des factures pendant 10 ans.
Fiscalité de la micro-entreprise
Le régime social et fiscal de la micro-entreprise repose sur un principe simple :
vous ne payez des cotisations que si vous réalisez du chiffre d’affaires
.
Les
cotisations sociales
sont calculées uniquement sur les encaissements, sans minimum. Si le chiffre d’affaires est à zéro, les cotisations aussi. L’
impôt sur le revenu
s’applique après un
abattement forfaitaire
(71 %, 50 % ou 34 % selon l’activité). Le micro-entrepreneur peut choisir le
prélèvement libératoire
pour payer l’impôt et les cotisations en même temps que ses déclarations de chiffre d’affaires.
💡 Bon à savoir
: la micro-entreprise peut bénéficier de la franchise en base de TVA. Tant que les seuils (qui peuvent varier chaque année) ne sont pas dépassés, aucune TVA n’est facturée ni déclarée, ce qui simplifie considérablement la gestion.
Limites du régime micro
Le régime comporte des
contraintes à connaître avant de se lancer
. En premier lieu, il obéit à des plafonds au-delà desquelles l’activité n’est plus éligible. En 2026, notez :
188 700 € pour l’achat-revente ;
77 700 € pour les prestations de services ;
si l’
activité est mixte
(vente et services), il faut respecter à la fois le plafond global de 188 700 € et le plafond de 77 700 € pour la part services.
En cas de dépassement durant
deux années consécutives
,
un changement de régime s’impose
.
En deuxième lieu,
aucune déduction de charges
n’est possible : les dépenses liées à l’activité (ordinateur, loyer, carburant, assurance, matériel…) ne sont pas déductibles du chiffre d'affaires à déclarer, ce qui augmente potentiellement l’imposition. Le régime micro est donc
moins adapté si les frais sont élevés
. Il s’avère peu avantageux pour les projets nécessitant de gros investissements, car ceux-ci ne peuvent
pas être amortis
.
Qu’est-ce qu’une EURL ?
L’EURL est une SARL (Société à Responsabilité Limitée) à
associé unique
. C’est une forme de
société pensée pour entreprendre seul
, tout en profitant d’un cadre juridique protecteur. La responsabilité de l’associé unique est limitée au montant de ses apports : en cas de difficultés, le
patrimoine personnel reste protégé
, sauf faute de gestion avérée. Ce régime intéresse particulièrement les entrepreneurs qui souhaitent :
structurer leur activité ;
sécuriser leurs biens personnels ;
disposer d’un cadre plus évolutif que celui de la micro-entreprise.
⚠️
Attention
: même si
le coût de création d'une EURL
est plus élevé que celui d’une micro-entreprise, il est important de regarder à long terme et de déterminer les opportunités et contraintes de chaque statut.
Formalités de création d’une EURL
Créer une EURL nécessite quelques démarches, bien qu’elles restent accessibles :
rédaction des statuts
: ils définissent le fonctionnement de la société, les pouvoirs du gérant et les règles de prise de décisions ;
dépôt du
capital social
: possible dès 1 €, même si un capital plus élevé rassure souvent les partenaires ;
publication de l’annonce légale
: c’est une étape obligatoire pour informer officiellement de la création de la société ;
immatriculation au registre de commerce
via le guichet unique
: la formalité finale pour obtenir le Kbis et démarrer l’activité en présentant les justificatifs nécessaires.
Régime fiscal de l’EURL
L’EURL offre une
souplesse fiscale
appréciée des créateurs d’entreprise. Par défaut, l’entrepreneur est imposé à l’impôt sur le revenu (IR). Cependant, il est possible d’opter pour l’impôt sur les sociétés (IS), souvent avantageux lorsque les bénéfices augmentent, car il permet de mieux gérer la
rémunération du dirigeant
et l’imposition globale.
Autre atout majeur : l’EURL permet de
déduire les frais professionnels réels
(loyer, matériel, assurances, véhicule…), d’
amortir les investissements
et de
récupérer la TVA
. Ce sont des leviers importants pour optimiser la rentabilité de l’entreprise.
👉
À noter
: ici, le recours à un expert-comptable n’est pas obligatoire, mais fortement conseillé pour sécuriser la gestion comptable qui est plus complexe que celle nécessaire en micro-entreprise, la paie, les
déclarations fiscales et sociales
ainsi que la conformité de la société. Un
logiciel de comptabilité en ligne
est une alternative intéressante.
Les obligations d’une EURL
Le gérant d’une EURL doit veiller à :
tenir une
comptabilité complète et régulière
(livre-journal, grand-livre, inventaire) ;
établir
chaque année les comptes annuels
(bilan, compte de résultat, annexes) ;
approuver les comptes dans les
6 mois suivant la clôture de l’exercice
;
déposer les comptes
au greffe du tribunal de commerce via le guichet unique ;
ouvrir un compte bancaire
professionnel dédié à l’activité ;
conserver les factures
, pièces comptables et justificatifs pendant 10 ans ;
déposer la
déclaration de résultats
(IR ou IS) selon le régime fiscal choisi ;
payer les impôts
correspondants : IR ou IS, acomptes et solde ;
déclarer et
payer la CFE
(et éventuellement la CVAE selon l’activité) ;
déclarer et
reverser la TVA
si l’EURL en est redevable (réel simplifié ou réel normal) ;
respecter les statuts
et les règles de fonctionnement de la société ;
tenir à jour le registre des décisions de l’associé unique
(affectation du résultat, modifications importantes…) ;
respecter l’intérêt social
de la société et éviter toute faute de gestion ;
être
en conformité avec les obligations sociales
du gérant et effectuer sa déclaration sociale selon son statut (Travailleur Non Salarié ou
assimilé salarié
).
Suivi des dépenses de la 1ère année d'une entreprise
Le
choix entre micro-entreprise et EURL
dépend de votre
projet entrepreneurial
, de vos
objectifs de chiffre d’affaires
, et de vos
besoins
. Le tableau suivant synthétise les principaux critères à prendre en compte.
Critère
Micro-entreprise
EURL
Simplicité
Très élevée
Formelle
TVA
Franchise possible
TVA obligatoire
Charges déductibles
Non
Oui
Plafond CA
Oui
Non
Protection
Moyenne
Élevée
Coûts de création
Très faibles
500 à 1 000 € environ
En général, la
micro-entreprise est adaptée
si :
vous avez
peu de charges professionnelles
;
l’activité est en
phase de test
;
le
chiffre d’affaires
ne risque pas de dépasser les
plafonds légaux
;
vous souhaitez
peu de formalités
et une gestion simple.
il y a une
forte volonté de séparer les patrimoines
.
💡
Bon à savoir
: il est également possible de commencer en micro-entreprise pour tester son activité, puis de basculer en EURL lorsque l’activité se stabilise ou croît fortement. Cette transition est assez fréquente chez les freelances, artisans ou commerçants ayant franchi un cap dans leur développement.
En résumé, le régime micro offre une
simplicité de gestion
et l'absence de charges fixes élevées. Cependant, l’entreprise manque de structure, le statut est plafonné et peu protecteur. Le
régime EURL est plus pérenne
avec des perspectives de croissance mieux abordées et une structure qui offre des outils de gestion financière plus sophistiqués.
La micro-entreprise est le
statut juridique
le plus simple pour la
gestion d'une activité professionnelle indépendante
, car
il ne requiert ni statuts, ni capital social
et la comptabilité se limite à la tenue d’un
livre de recettes
et potentiellement d’achats. Ce régime convient bien à une personne qui teste une activité.
L’EURL est plus adapté aux
projets avec une montée en charge rapide
, car le statut n’est pas plafonné, il est offre une structure plus pérenne. En effet, il permet de
déduire les charges
, de
récupérer la TVA
et de
choisir entre IR
(Impôt sur le Revenu)
et IS
(Impôt sur les Sociétés). De plus, le statut protège mieux le patrimoine personnel, s’adapte aux projets ambitieux, notamment pour embaucher et gérer des salariés.
La micro-entreprise est avantageuse lorsque vos
charges de l’entreprise individuelle
sont faibles.
L’EURL devient plus intéressante dès que les frais professionnels augmentent
, car il est possible de les déduire du chiffre d’affaires pour optimiser la fiscalité de l’entrepreneur.
Il est facile de
transformer une micro-entreprise en EURL
. Il suffit de suivre ces étapes :
déclarer la cessation de la micro-entreprise auprès du CFE (Cotisation Foncière des Entreprises) ;
créer l’EURL (statuts, capital, annonce légale) ;
l’immatriculer via le guichet unique ;
transférer tous les éléments utiles (contrats, clientèle, matériel, etc.).
⚠️
Attention
: le passage doit être anticipé pour éviter toute rupture d’activité ou modification défavorable de régime fiscal.
Un expert-comptable n’est pas obligatoire en micro-entreprise
. Cependant, un
logiciel de comptabilité adapté
ou un accompagnement professionnel peut vous aider à sécuriser la gestion et la déclaration du chiffre d’affaires.
La
micro-entreprise
est le
statut privilégié pour commencer une activité freelance
. Dans un second temps, le régime EURL peut s’avérer plus avantageux en cas de croissance ou lorsque les charges deviennent importantes, notamment pour bénéficier des atouts des
dividendes en EURL
.