Offre valable pour le plan Paie avancée. Applicable aux entreprises de 1 à 99 collaborateurs qui souscrivent à PayFit entre le 1er juin et le 31 juillet 2026. Les conditions d'annulation applicables sont celles prévues dans nos Conditions Générales de Services. Des frais de mise en place peuvent être appliqués
Le
contrôle fiscal des entreprises
permet aux autorités fiscales de vérifier la conformité des déclarations fiscales et comptables et de détecter les éventuelles fraudes.
Tous les types de structures peuvent être concernés (TPE, PME, multinationales, etc.) y compris les micro-entreprises.
Certains
signaux
peuvent alerter les autorités fiscales et
déclencher un contrôle
.
Chaque année, de nombreuses sociétés sont confrontées à une procédure particulièrement redoutée : le
contrôle fiscal
.
Cette mesure de l’administration fiscale vise à vérifier la régularité des comptes d’une structure, quel que soit son
statut juridique
ou sa taille. Pour cela, des agents de l’administration fiscale examinent scrupuleusement sa
comptabilité
et ses
déclarations fiscales
afin d’identifier les erreurs et les fraudes avérées.
En quoi consiste un
contrôle fiscal des entreprises
? Comment se déroule-t-il ? Et pour quelles raisons une entreprise peut-elle être contrôlée ? PayFit fait le point.
Qu’est-ce qu’un contrôle fiscal des entreprises ?
Définition du contrôle fiscal
En France, toute entreprise a l’
obligation
de déposer régulièrement ses
déclarations fiscales
à l’administration.
Cela inclut notamment :
la
TVA
;
l’Impôt sur le Revenu (
IR
) ;
l’Impôt sur les Sociétés (
IS
) ;
les
taxes professionnelles
;
les
taxes foncières
comme la CFE ;
la
CVAE
, etc.
La
Direction Générale des Finances Publiques (DGFIP)
vérifie la cohérence des informations transmises et leur conformité. En cas de doute, elle peut déclencher un
contrôle fiscal
.
Cette mesure peut mettre en évidence les
anomalies
et les
manquements
commis de bonne foi ou délibérément ainsi que les fraudes caractérisées.
💡
Bon à savoir
: le contrôle fiscal est un outil qui assure le principe d’égalité devant l’impôt entre les entreprises. Il permet aussi de lutter contre l’évasion fiscale.
Les principaux types de contrôles fiscaux
Il existe
différentes formes de contrôles fiscaux
, réalisés (ou non) au sein de l’entreprise.
Le
contrôle sur pièces
du dossier fiscal (ou contrôle fiscal interne) est une vérification de routine, effectuée à distance, par les agents de l'État. Ces derniers analysent le dossier fiscal de l’entreprise, sans l’en informer.
La
vérification de comptabilité
(ou contrôle fiscal externe) intervient lorsque le contrôle sur pièces a besoin d’être approfondi. Les inspecteurs se rendent sur place, dans les locaux mêmes de la société, pour examiner ses éléments comptables et ses outils informatiques pour la comptabilité. L’entreprise est avertie par lettre recommandée, 48 heures avant son début.
L’
examen de comptabilité
: plus souple que les précédentes, cette procédure permet aux services de l’administration de vérifier la conformité de la comptabilité à distance. Pour cela, l’entreprise est prévenue et doit transmettre ses fichiers d’écritures comptables sous forme dématérialisée sous un délai de 15 jours.
Comment se déroule un contrôle fiscal en entreprise ?
La
procédure de contrôle fiscal
se déroule en plusieurs étapes.
1 - Réception de l’avis de vérification fiscale
L’entreprise est notifiée d'un
avis de vérification
envoyé par lettre recommandée avec accusé de réception par l’administration. Ce courrier doit lui parvenir au moins deux jours ouvrés avant la date du contrôle sur place.
2 - Préparation des documents et justificatifs fiscaux
Durant ce délai, le dirigeant et son expert-comptable sont censés rassembler tous les éléments et les pièces prouvant la
sincérité
de leurs déclarations.
Le vérificateur peut demander dans la
liste des documents à fournir
:
les déclarations d’impôts ;
les bilans, registres et livres comptables ;
les relevés bancaires professionnels ;
les factures, contrats, justificatifs de dépenses, notes de frais, etc.
3 - Audit des documents
Sur place ou à distance, l’inspecteur procède à une
analyse détaillée
des documents fiscaux et comptables afin de comparer les données transmises avec les pièces justificatives correspondantes.
4 - Clôture du contrôle et avis de résultat
Une fois l’audit terminé, le vérificateur fait part de ses conclusions au gérant de la société. Il transmet également un
avis de résultat
à l’administration qui récapitule les éventuelles irrégularités relevées.
Dans ce dernier cas, l’entreprise reçoit une
proposition de rectification
: elle peut être sanctionnée par un
redressement fiscal
avec le paiement de pénalités ou d’impôts supplémentaires.
Suivi des dépenses de la 1ère année d'une entreprise
Quel est le délai de prescription pour le contrôle fiscal des entreprises ?
Le
délai de prescription
correspond à la période maximale pendant laquelle la DGFIP peut vérifier les déclarations fiscales d’une entreprise. On parle alors du
droit de reprise de l’administration
. Celui-ci peut varier selon la situation et l’objectif du contrôle.
Le délai de prescription est de
3 ans
pour :
l’impôt sur le revenu ;
l’impôt sur les sociétés ;
la TVA, etc.
Cela veut dire que les agents de l’administration fiscale ne peuvent pas contrôler les déclarations au-delà des trois derniers
exercices comptables
.
📌 Exemple
: pour un impôt payé en 2025 et calculé sur les revenus de 2024, le fisc peut exercer son droit de reprise jusqu’au 31 décembre 2027, soit trois ans à compter de l’année concernée.
⚠️
Attention
: une
entreprise fermée
peut également faire l’objet d’un contrôle jusqu’à trois ans après sa date de fermeture, y compris en cas de liquidation judiciaire.
Qu’est-ce qui déclenche un contrôle fiscal des entreprises ?
De nombreux entrepreneurs peuvent se demander pourquoi leur entreprise est contrôlée par le fisc. Dans la pratique, il existe
plusieurs raisons
qui peuvent conduire à une vérification fiscale.
Indices déclencheurs d’un contrôle fiscal
Plusieurs
signaux
peuvent
alerter les autorités fiscales
et les pousser à se pencher sur la comptabilité d’une société.
C’est le cas notamment :
des
incohérences
dans les éléments déclarés avec les informations en possession de l’administration ;
d’éventuelles
anomalies comptables
;
un
chiffre d’affaires non aligné avec les déclarations de TVA
;
suite au
contrôle fiscal d’un partenaire
(clients, fournisseurs, prestataires, etc.) ;
un
train de vie anormalement élevé
par rapport aux revenus déclarés ;
un
écart significatif
avec le chiffre d’affaires rapporté par les entreprises du même secteur, etc.
Contrôle fiscal d’entreprise après dénonciation
L’administration peut déclencher une vérification fiscale dans le cas d’une
dénonciation
. Celle-ci peut provenir d’un
tiers
(un concurrent, un client insatisfait ou d’un membre du personnel estimant avoir subi une injustice, etc.).
Directives nationales ou locales
Afin de lutter contre la fraude, certaines
directives
issues du ministère des Finances peuvent cibler certains
secteurs d’activité
“à risque ” (BTP, restauration, etc.).
La mise en œuvre de bonnes pratiques peut permettre d’
éviter le contrôle fiscal
comme :
respecter les
délais déclaratifs
pour le paiement des taxes et des impôts ;
signaler rapidement toute erreur
aux autorités fiscales ;
être
rigoureux
sur les montants déclarés ;
bien organiser sa gestion
pour toutes les opérations financières et fiscales (exemple :
bilan de comptabilité
, saisie des registres, etc.).
Lors de l’étape de la préparation des documents, un dirigeant doit rassembler les écritures comptables, les bilans, le livre comptable, les factures, les justificatifs en cas de
charges déductibles
, les relevés bancaires, etc.
La
durée d’un contrôle fiscal d'entreprise
dépend du type de vérification et de la taille de la société. En moyenne, il dure entre quelques semaines à plusieurs mois (de 3 à 9 mois généralement).
Oui, un dirigeant
peut contester une décision de redressement fiscal dans un délai de 30 jours
à partir de sa notification. Au cours de cette phase contradictoire, il lui est conseillé de se faire assister d’un avocat fiscaliste.
Pour aborder l’événement sereinement, et éviter les risques de pénalités financières et de redressement, il est indispensable de :
tenir une comptabilité rigoureuse ;
vérifier la conformité de ses éléments comptables ;
conserver tous ses justificatifs (pour les
charges d’exploitation
par exemple), les notes de frais, etc.