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Calcul de salaire – Convention collective Cabinets médicaux (IDCC 1147)

Comment est calculé le salaire dans un cabinet médical ?

La rémunération des salariés de cabinets médicaux repose sur une grille de positionnement, des salaires minima fixés par positionnement et revalorisés par avenants, ainsi que des compléments liés à l'ancienneté. Cette page détaille les règles de calcul, les minima conventionnels et les éléments variables de la paie.

Nombre d'entreprises concernées par la CCN

Nombre d'entreprises concernées par la CCN

plusieurs milliers

Champ d'application

Champ d'application

Médecins libéraux, SISA, maisons de santé pluridisciplinaires

À retenir

  • Le salaire repose sur un  positionnement  de 4 à 16, qui fixe le  salaire minimum conventionnel  mensuel brut pour 151,67 heures.

  • La  grille des minima  est revalorisée par avenant : elle va de 1 782,14 € (positionnement 4) à 4 530,83 € (positionnement 16).

  • Le salaire versé ne peut jamais être inférieur au  SMIC , soit 1 867,02 € brut par mois depuis le 1er juin 2026.

  • Une  prime d'ancienneté  s'ajoute au salaire de base dès 3 ans de présence, de 4 % à 20 %.

  • Les  heures supplémentaires  sont majorées de 25 % puis de 50 %, et aucun treizième mois n'est obligatoire.

Quelle est la grille des salaires minima en cabinet médical ?

La grille des salaires minima fixe la rémunération mensuelle brute plancher pour chaque positionnement, sur une base de 151,67 heures par mois (35 heures par semaine). Ces montants sont issus de l'avenant n° 90 du 14 décembre 2023, applicable depuis le 1er janvier 2024.

Positionnement Salaire minimum mensuel brut (151,67 h)
4 1 782,14 € (SMIC applicable : 1 867,02 €)
5 1 815,79 € (SMIC applicable : 1 867,02 €)
6 1 889,38 €
7 1 966,21 €
8 2 050,62 €
9 2 159,91 €
10 2 275,69 €
11 2 397,97 €
12 2 535,40 €
13 2 685,81 €
14 3 232,29 €
15 3 848,01 €
16 4 530,83 €

💡 Bon à savoir : pour les positionnements 4 et 5, le minimum conventionnel reste inférieur au SMIC. Vous appliquez donc le SMIC, soit 1 867,02 € brut par mois depuis le 1er juin 2026.

Sur quel principe repose le calcul du salaire dans la CCN des cabinets médicaux ?

Le salaire de base découle directement du positionnement attribué au salarié dans la grille de classification. Ce positionnement détermine le salaire minimum conventionnel mensuel brut, que vous comparez ensuite au SMIC pour retenir le montant le plus favorable.

La convention collective nationale du personnel des cabinets médicaux (IDCC 1147, brochure JO 3168) s'applique aux salariés employés directement par des médecins libéraux. Elle couvre notamment les secrétaires médicales, assistantes médicales, agents d'accueil et cadres administratifs.

Signée le 14 octobre 1981, elle est régulièrement actualisée par avenants paritaires qui fixent la classification, les minima et les compléments de rémunération.

Comment fonctionne la classification par positionnement ?

La classification attribue à chaque salarié un positionnement de 4 à 16 , soit 13 niveaux issus de la réforme entrée en vigueur en 2019-2020 qui a remplacé l'ancien système de coefficients. Ce positionnement résulte de la somme de quatre critères classants, chacun noté de 1 à 4.Les quatre critères se combinent ainsi :

  • formation et expérience  : niveau de diplôme ou d'expérience acquise, du CAP au doctorat ;

  • complexité des tâches  : de l'exécution simple de consignes à l'analyse experte de situations ;

  • autonomie  : marge de décision dans l'organisation du travail ;

  • dimension relationnelle  : niveau d'interaction requis avec les patients, les praticiens et les partenaires extérieurs.

La classification s'organise autour de 5 filières professionnelles (médicale, médico-technique, paramédicale, transversale et management) et de 16 emplois-repères.

👉 À noter : le positionnement doit figurer sur le contrat de travail et sur chaque bulletin de paie. En cas de doute, le salarié peut demander une vérification écrite à son employeur.

Comment lire la grille pour un salarié à temps partiel ?

Pour un salarié à temps partiel, le salaire minimum conventionnel se calcule au prorata du nombre d'heures contractuelles. Un salarié au positionnement 8 employé 28 heures par semaine perçoit ainsi 28/35 du minimum, soit 1 640,50 € brut (2 050,62 € × 0,8).

La comparaison avec le SMIC s'effectue elle aussi au prorata du temps de travail. Vous retenez toujours le montant le plus favorable entre le minimum conventionnel proratisé et le SMIC proratisé.

👉 À noter : pour vérifier le respect du minimum conventionnel, vous comparez la rémunération globale au montant de la grille. Les heures supplémentaires, la prime d'ancienneté, les majorations pour travail de nuit ou de dimanche et les remboursements de frais sont exclus de cette comparaison.

Comment est calculée la prime d'ancienneté en cabinet médical ?

La prime d'ancienneté est obligatoire dès 3 ans de présence et s'ajoute au salaire de base. Prévue par l'article 14 de la convention collective, elle progresse par paliers selon le barème suivant.

Ancienneté Taux de majoration
Moins de 3 ans 0 %
À partir de 3 ans 4 %
À partir de 6 ans 7 %
À partir de 9 ans 10 %
À partir de 12 ans 13 %
À partir de 15 ans 16 %
À partir de 18 ans 18 %
À partir de 20 ans 20 %

La convention ne précise pas si la prime se calcule sur le salaire réel ou sur le minimum conventionnel. Les deux méthodes sont admises en pratique, dès lors que la base retenue est appliquée de façon constante.

Voici un exemple chiffré pour une secrétaire médicale au positionnement 8 avec 10 ans d'ancienneté :

  • salaire de base minimum : 2 050,62 € brut ;

  • prime d'ancienneté (10 %) : 205,06 € brut ;

  • total mensuel brut minimum :  2 255,68 € .

💡 Bon à savoir : un salarié qui change de cabinet au sein de la branche conserve la moitié de l'ancienneté acquise dans le cabinet précédent, à condition d'occuper un emploi analogue ou plus élaboré (article 14).

Quels éléments complètent le salaire de base ?

Plusieurs éléments variables s'ajoutent au salaire de base et à la prime d'ancienneté selon la situation du salarié. Les heures supplémentaires constituent le complément le plus fréquent, devant les avantages en nature, plus rares dans ce secteur.

Comment sont rémunérées les heures supplémentaires ?

Les heures supplémentaires correspondent aux heures effectuées au-delà de 35 heures par semaine. La convention collective applique les majorations légales sur le taux horaire , calculé en divisant le salaire brut mensuel par le nombre d'heures normales du mois.

Les taux de majoration sont les suivants :

  • 25 %  de la 36e à la 43e heure incluse, soit les 8 premières heures supplémentaires ;

  • 50 %  à partir de la 44e heure.

Prenons l'exemple d'une assistante médicale payée 14 € brut de l'heure qui réalise 9 heures supplémentaires sur une même semaine. Les 8 premières heures sont majorées à 25 % (17,50 € l'heure), la neuvième à 50 % (21 € l'heure).

En l'absence d'accord d'entreprise, le contingent annuel est fixé par la loi à 220 heures. Au-delà, chaque heure ouvre droit à une contrepartie obligatoire en repos, en plus de la majoration.

La convention prévoit-elle un treizième mois ou des avantages en nature ?

La convention collective des cabinets médicaux ne prévoit aucun treizième mois obligatoire . Un cabinet peut toutefois le verser au titre d'un usage, d'un accord d'entreprise ou d'une décision unilatérale de l'employeur, qui s'imposent alors pour l'avenir.

Les avantages en nature restent rares dans ce secteur, où les salariés exercent en cabinet sans logement ni véhicule de fonction. Lorsqu'ils existent, ils s'intègrent au salaire brut et entrent dans l'assiette des cotisations sociales.

Quelques compléments spécifiques peuvent néanmoins s'appliquer :

  • indemnités de garde et d'astreinte pour les salariés concernés ;

  • maintien de salaire lors d'un remplacement temporaire à un poste supérieur ;

  • jours de congés supplémentaires liés à l'ancienneté : 1 jour à partir de 10 ans, 2 jours à partir de 20 ans, 3 jours à partir de 30 ans.

Quelles sont les règles de salaire pour les jeunes et les alternants ?

Les salariés de moins de 18 ans et les salariés en situation de handicap ne subissent aucun abattement de salaire dans les cabinets médicaux. Ils bénéficient du minimum conventionnel attaché à leur positionnement, au même titre que les autres salariés.

Les alternants en contrat d'apprentissage ou de professionnalisation relèvent quant à eux du barème légal, calculé en pourcentage du SMIC selon l'âge et l'année du contrat. Ce barème spécifique prime sur la grille conventionnelle.

Comment vérifier la conformité d'une fiche de paie ?

La vérification s'effectue chaque mois en comparant la rémunération versée au plus élevé des deux planchers : le minimum conventionnel du positionnement et le SMIC. Le salaire de base retenu pour cette comparaison exclut les heures supplémentaires, la prime d'ancienneté et les remboursements de frais.

Quelques points de contrôle facilitent cette vérification :

  • le positionnement et l'ancienneté figurent bien sur le bulletin ;

  • le taux de prime d'ancienneté correspond au palier atteint ;

  • le salaire de base respecte le minimum de la grille en vigueur.

Un outil de paie automatisé applique ces minima et alerte en cas d'écart, ce qui sécurise la conformité du bulletin de paie mois après mois.

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Information à caractère informatif, sans conseil juridique. Dernière vérification le 2026-06-10.

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FAQ – Calcul de salaire dans la CCN Cabinets médicaux (IDCC 1147)

Le positionnement repose sur quatre critères : la formation et l'expérience, la complexité des tâches, l'autonomie et la dimension relationnelle .

La somme obtenue place le salarié sur un niveau allant de 4 à 16. L'employeur fixe ce positionnement en fonction du poste réellement occupé, et non du seul diplôme. Un désaccord sur la classification peut être soumis à la commission paritaire de branche, qui en vérifie la cohérence avec l'emploi exercé.

Oui, la prime d'ancienneté est obligatoire dès que le salarié atteint 3 ans de présence dans le cabinet. Son taux progresse ensuite par paliers, de 4 % après 3 ans jusqu'à 20 % après 20 ans. Elle s'ajoute systématiquement au salaire de base et reste soumise aux cotisations sociales, à la CSG et à la CRDS.

En cas de changement de cabinet au sein de la branche, le salarié conserve la moitié de son ancienneté pour un emploi analogue ou plus élaboré.

Non, la convention collective IDCC 1147 ne prévoit aucun treizième mois obligatoire . Un cabinet reste libre de l'instaurer par un accord d'entreprise, une décision unilatérale ou un usage.

Le salaire minimum d'un temps partiel se calcule au prorata du nombre d'heures contractuelles par rapport à 151,67 heures mensuelles. Un salarié au positionnement 10 employé 24 heures par semaine perçoit ainsi 24/35 du minimum conventionnel. La prime d'ancienneté suit la même logique de proratisation que le salaire de base.

Pensez à vérifier que le résultat ne descend jamais sous le SMIC proratisé, qui constitue le plancher absolu.

Les heures supplémentaires, la prime d'ancienneté, les majorations pour travail de nuit ou de dimanche et les remboursements de frais professionnels sont exclus de cette comparaison. Pour vérifier le respect du minimum conventionnel, vous comparez uniquement le salaire correspondant au temps de travail effectif .

Cette règle évite qu'un complément ponctuel ne masque un salaire de base inférieur au plancher. Concrètement, c'est le salaire de base seul qui doit déjà atteindre le minimum de la grille ou le SMIC, avant tout ajout.

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