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Jours fériés – Convention collective Immobilier (IDCC 1527)
Quelles sont les règles applicables aux jours fériés dans l'immobilier ?
La convention collective nationale de l'immobilier prévoit que les 11 jours fériés légaux sont chômés et rémunérés. Des règles spécifiques s'appliquent aux salariés des résidences de tourisme, pour lesquels ces jours sont normalement travaillés. Cette page détaille le régime général, les exceptions et les modalités de compensation.
Nombre d'entreprises concernées par la CCN
Environ 30 000 entreprises
Champ d'application
Immobilier, Administration de biens, Syndic de copropriété, Transaction immobilière
À retenir
Les 11 jours fériés légaux sont chômés et rémunérés pour les salariés relevant du régime général de la convention collective immobilier (IDCC 1527), sans condition d'ancienneté.
Les salariés des résidences de tourisme ont un régime dérogatoire : ces jours sont normalement travaillés et compensés par un repos équivalent.
Le 1er mai reste un cas à part : il est obligatoirement chômé pour tous les salariés, et payé double s'il est exceptionnellement travaillé, y compris en résidence de tourisme.
Un jour férié chômé qui tombe pendant les congés payés n'est pas décompté comme jour de congé.
La journée de solidarité peut prendre la forme d'un jour férié précédemment chômé, sauf le 1er mai.
Quelles sont les différences entre le régime général et celui des résidences de tourisme ?
La convention collective immobilier organise deux régimes distincts pour les jours fériés, selon que vous relevez des dispositions générales ou de l'annexe VI dédiée aux résidences de tourisme. Ce tableau récapitule les règles applicables à chaque situation.
| Élément | Régime général (article 21.1) | Résidences de tourisme (article 21.1 RT) |
|---|---|---|
| Nombre de jours concernés | 11 jours fériés légaux | 11 jours fériés légaux |
| Statut du jour férié | Chômé et rémunéré | Normalement travaillé |
| Compensation si travaillé | Non prévue (le travail reste exceptionnel) | Repos compensateur d’une durée équivalente |
| 1er mai | Chômé et rémunéré | Régime légal : rémunération doublée si travaillé |
| Choix de la date de repos | Sans objet | Fixé d’un commun accord entre employeur et salarié |
La convention collective immobilier (IDCC 1527) couvre les administrateurs de biens, les agences immobilières et les syndics de copropriété. Elle fixe des règles précises sur les jours fériés, plus favorables que le droit commun pour la majorité des salariés. Nous détaillons ci-dessous le régime applicable, les exceptions pour les résidences de tourisme et les impacts sur votre rémunération.
Quels sont les 11 jours fériés légaux applicables dans la convention collective immobilier ?
La convention collective immobilier renvoie à l'article L. 3133-1 du Code du travail pour définir les 11 jours fériés légaux applicables au secteur, quel que soit le poste occupé :
1er janvier (Jour de l'An) ;
lundi de Pâques ;
1er mai (Fête du Travail) ;
8 mai (Victoire 1945) ;
jeudi de l'Ascension ;
lundi de Pentecôte ;
14 juillet (Fête nationale) ;
15 août (Assomption) ;
1er novembre (Toussaint) ;
11 novembre (Armistice 1918) ;
25 décembre (Noël).
En Alsace-Moselle, deux jours supplémentaires s'ajoutent : le Vendredi Saint dans les communes concernées et le 26 décembre. Dans les départements et régions d'outre-mer, la commémoration de l'abolition de l'esclavage constitue un jour férié additionnel dont la date varie selon le territoire.
Bon à savoir
L'article 21.1 de la CCN 1527 a été mis à jour par l'avenant n° 83 du 2 décembre 2019, étendu par arrêté du 2 juillet 2021. Il est en vigueur depuis le 1er juin 2020.
Les jours fériés sont-ils chômés et payés dans le secteur immobilier ?
Oui, la convention collective immobilier chôme et rémunère intégralement les 11 jours fériés légaux, sans aucune condition d'ancienneté (article 21.1). Vous ne travaillez pas ce jour-là et votre salaire est maintenu à 100 %, que vous soyez payé au mois, à l'heure ou au rendement.
le droit commun impose une condition de 3 mois d'ancienneté pour bénéficier du maintien de salaire des jours fériés chômés, hors 1er mai (article L. 3133-3 du Code du travail). La convention collective immobilier est donc plus favorable sur ce point puisqu'elle ne reprend pas cette condition.
L'extension de l'article 21.1 a été prononcée sous réserve du respect de l'article L. 3133-4 du Code du travail, qui pose le principe que le 1er mai est un jour férié obligatoirement chômé pour tous les salariés, sans exception. Cette réserve garantit que le régime conventionnel ne restreint jamais ce droit absolu attaché au 1er mai.
Quelles sont les règles spécifiques aux résidences de tourisme ?
Les salariés des résidences de tourisme relèvent d'un régime dérogatoire prévu par l'annexe VI de la convention collective immobilier (article 21.1 RT) : les 11 jours fériés légaux sont normalement travaillés.
Comment fonctionne le repos compensateur en résidence de tourisme ?
Lorsqu'un jour férié est effectivement travaillé, il ouvre droit à un jour de repos compensateur d'une durée équivalente. Le choix de la date de ce repos se fait, dans la mesure du possible, d'un commun accord entre l'employeur et le salarié.Concrètement, voici comment cela se traduit sur le terrain :
exemple 1 : un salarié travaille le 15 août dans une résidence de tourisme en pleine saison estivale ; il récupère un jour de repos, idéalement fixé une fois la période de forte activité passée ;
exemple 2 : un salarié travaille le 11 novembre ; l'employeur et le salarié conviennent ensemble d'une date de récupération dans les semaines suivantes, en tenant compte du planning de l'équipe ;
classifications concernées : les catégories E1, E2, E3, AM1, AM2, C1, C2, C3 et C4 propres aux résidences de tourisme sont directement visées par cette dérogation.
Cette organisation permet de concilier la continuité de service attendue dans ces établissements avec le droit au repos des salariés.
Pourquoi cette dérogation s'applique-t-elle aux résidences de tourisme ?
L'activité des résidences de tourisme impose une continuité de service, en particulier pendant les vacances scolaires et les week-ends prolongés qui coïncident souvent avec des jours fériés. Fermer l'établissement ces jours-là pénaliserait directement l'activité et la clientèle.
Cette dérogation ne s'applique pas au 1er mai : même en résidence de tourisme, le régime légal du 1er mai prévaut, avec une rémunération doublée en cas de travail effectif ce jour-là (article L. 3133-6 du Code du travail).
Le salaire est-il maintenu pendant un jour férié chômé ?
Oui, pour les salariés du régime général de la convention collective immobilier, le chômage d'un jour férié n'entraîne aucune réduction de salaire. Vous percevez votre rémunération habituelle, sans avoir à récupérer les heures non travaillées.Cette règle s'applique quel que soit votre mode de rémunération : mensualisé, horaire ou au rendement. L'employeur ne peut pas exiger de rattrapage de ces heures, sauf dans le cadre spécifique de la journée de solidarité.
Comment fonctionne la journée de solidarité dans le secteur immobilier ?
La journée de solidarité peut prendre la forme du travail d'un jour férié précédemment chômé, à l'exception du 1er mai qui reste intouchable. Les modalités sont fixées par accord d'entreprise ou, à défaut, par l'employeur après consultation du comité social et économique (CSE) :
durée non rémunérée : les heures travaillées dans ce cadre ne sont pas rémunérées, dans la limite de 7 heures pour un salarié à temps plein ;
jour férié éligible : n'importe quel jour férié habituellement chômé peut être choisi, sauf le 1er mai ;
information des salariés : l'employeur informe les salariés de la date retenue, en général par note de service ou affichage.
Les salariés à temps partiel ont-ils les mêmes droits pour les jours fériés ?
Oui, un salarié à temps partiel bénéficie des mêmes droits qu'un salarié à temps plein pour les jours fériés dans la convention collective immobilier. Si le jour férié tombe un jour habituellement travaillé, il est chômé et rémunéré normalement.En revanche, si le jour férié tombe un jour habituellement non travaillé par le salarié à temps partiel, aucune compensation n'est due, sauf disposition plus favorable prévue par un accord d'entreprise.Pour la journée de solidarité, la durée non rémunérée est proportionnelle à la durée contractuelle. Exemple : un salarié à 80 % effectue 5 heures et 36 minutes au lieu de 7 heures.
Que se passe-t-il si un jour férié tombe un dimanche ou pendant les congés payés ?
Si un jour férié coïncide avec un dimanche, vous ne bénéficiez d'aucun jour de repos supplémentaire, sauf disposition plus favorable de votre accord d'entreprise. Cette règle s'applique aux salariés du régime général comme à ceux des résidences de tourisme.Si un jour férié chômé tombe pendant une période de congés payés , il n'est pas décompté comme un jour de congé, que le décompte se fasse en jours ouvrables ou en jours ouvrés. Vous conservez ce jour de congé pour une utilisation ultérieure.
Pour les salariés des résidences de tourisme, où les jours fériés sont normalement travaillés, cette règle a moins d'incidence pratique puisque ces jours sont traités comme des jours de travail ordinaires.
Quels sont les textes de référence applicables aux jours fériés dans l'immobilier ?
Le régime des jours fériés dans le secteur immobilier repose sur plusieurs textes complémentaires, conventionnels et légaux :
article 21.1 de la convention collective immobilier : régime général des jours fériés chômés et rémunérés ;
annexe VI, article 21.1 RT : dispositions spécifiques aux résidences de tourisme ;
avenant n° 83 du 2 décembre 2019 , étendu par arrêté du 2 juillet 2021 : mise à jour de la convention ;
article L. 3133-1 du Code du travail : liste des 11 jours fériés légaux ;
articles L. 3133-4 à L. 3133-6 du Code du travail : régime du 1er mai ;
articles L. 3133-7 et suivants du Code du travail : journée de solidarité.
Information à caractère informatif, sans conseil juridique. Dernière vérification le 2026-07-08.
Convention collective nationale de l'immobilier (IDCC 1527) — Article 21 — Légifrance — consulté le 08/07/2026
Avenant n° 83 du 2 décembre 2019 relatif à l'actualisation de la convention collective — Légifrance — consulté le 08/07/2026
Arrêté du 2 juillet 2021 portant extension d'un avenant à la convention collective immobilier — Légifrance — consulté le 08/07/2026
Code du travail — Article L. 3133-1 (liste des jours fériés) — Légifrance — consulté le 08/07/2026
Code du travail — Article L. 3133-3 (maintien de salaire, ancienneté) — Légifrance — consulté le 08/07/2026
Code du travail — Section 2 : Journée du 1er mai (Articles L. 3133-4 à L. 3133-6) — Légifrance — consulté le 08/07/2026
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FAQ — Jours fériés dans la convention collective immobilier (IDCC 1527)
Oui, pour les salariés relevant des dispositions générales de la CCN 1527, les 11 jours fériés légaux sont chômés et rémunérés (article 21.1), sans condition d'ancienneté. En revanche, pour les salariés des résidences de tourisme, les jours fériés sont normalement travaillés et compensés par des jours de repos (article 21.1 RT, Annexe VI).
En cas de travail le 1er mai, le salarié perçoit, en plus de son salaire, une indemnité égale au montant de ce salaire, soit une rémunération doublée, conformément à l'article L. 3133-6 du Code du travail. Cette règle s'applique à tous les salariés de la CCN 1527, y compris ceux des résidences de tourisme.
L'Annexe VI (article 21.1 RT) prévoit une compensation sous forme de repos et non de majoration salariale pour les jours fériés travaillés (hors 1er mai). Chaque jour férié travaillé ouvre droit à un jour de repos équivalent, dont la date est fixée d'un commun accord entre l'employeur et le salarié.
Non. Un jour férié chômé qui tombe pendant une période de congés payés n'est pas décompté comme jour de congé. Le salarié conserve ce jour pour une utilisation ultérieure.
Oui, la journée de solidarité peut prendre la forme du travail d'un jour férié précédemment chômé, à l'exception du 1er mai. Les modalités sont définies par accord d'entreprise ou, à défaut, par l'employeur après consultation du CSE.
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