Offre valable pour le plan Paie avancée. Applicable aux entreprises de 1 à 99 collaborateurs qui souscrivent à PayFit entre le 1er juin et le 31 juillet 2026. Les conditions d'annulation applicables sont celles prévues dans nos Conditions Générales de Services. Des frais de mise en place peuvent être appliqués
L’acompte sur salaire, versé
à partir du 15 du mois
, rémunère le travail déjà effectué par le salarié.
Il est à distinguer de
l’avance sur salaire
, qui permet de verser le salaire du mois en cours avant que celui-ci ne soit terminé.
Les entreprises ne peuvent en principe
pas refuser une demande d’acompte
, du moment que la procédure est respectée.
L’acompte sur salaire fait l’objet d’une
mention sur le bulletin de paie
. Il est également recommandé de faire
signer un reçu
au salarié pour prouver que la transaction a eu lieu.
Lorsqu’il a effectué une partie de la prestation prévue par son contrat de travail, un salarié peut demander à son employeur de lui verser la
rémunération correspondante
à ce travail déjà réalisé. Si cette demande de
paiement du salaire
intervient avant la fin du mois, c'est-à-dire à la date habituelle de la paie, il s’agit d’une
demande d’acompte sur salaire.
Qu'est-ce qu'un acompte sur salaire ?
L'acompte désigne le
versement d'une partie du salaire pour un travail qui a déjà été accompli
. Le but d'une telle demande est de permettre à un salarié d'obtenir une partie de sa rémunération avant la
date de paiement du salaire
.
Contrairement au
retard dans le paiement du salaire
, l’acompte est un
règlement anticipé volontaire
ayant lieu avant l'établissement de la fiche de paie, ce qui a une incidence sur les informations qui y sont contenues.
💡
Bon à savoir
: l'acompte est un droit pour le salarié, encadré par l'
article L3242-1
du Code du travail. L'employeur ne peut pas le refuser si les conditions sont remplies. À noter qu’une gestion des acomptes réussie permet de
construire un système de rémunération efficace
et adapté à l’ensemble des salariés.
Quelle est la différence entre l'avance et l'acompte sur salaire ?
Il ne faut pas confondre l'
avance sur salaire
et l’acompte. L'élément clé de distinction entre les deux est chronologique.
L’avance désigne un prêt consenti par l'entreprise,
puisqu’elle verse par définition une somme pour un travail non encore réalisé, à l’inverse de l
'acompte
qui permet de
rémunérer avant l’échéance une partie du travail déjà effectuée
.
💡
Bon à savoir
: l’acompte ou l’avance sur salaire sont à distinguer de la
cession sur salaire
, qui permet à un salarié, en cas d’endettement, de rembourser une dette après prélèvement anticipé d’une partie de sa paie. D’autres cas de figure engagent un prélèvement direct sur le salaire de l’employé, c’est le cas du
don sur salaire
.
📌 Exemple
: un salarié demande le 20 mai le versement de l'intégralité de son salaire du mois suivant : il s’agit d'une demande
d'avance
. Si un collaborateur demande le 15 mai le règlement de la moitié de sa rémunération
Par ailleurs, notez que, contrairement à l'acompte,
l'employeur peut refuser une avance sur salaire
, car elle présente un risque d’impayé (exemple : départ du salarié avant remboursement). Cela est à distinguer du
non-paiement du salaire
, qui constitue une faute.
Qui peut demander un acompte sur salaire ?
Tous les salariés
qui perçoivent
mensuellement
une rémunération ont la possibilité de bénéficier d'un acompte, qu’ils soient en
CDI, en CDD ou en apprentissage, à temps partiel ou à temps complet
.
Les salariés bénéficiaires doivent attendre le
15 du mois
pour le solliciter.
💡
Bon à savoir
: l'acompte imposé est strictement interdit par la loi. Cette disposition protège le collaborateur qui est le seul à pouvoir décider de demander un acompte sur sa rémunération.
La majorité des salariés bénéficient donc d'un
droit à l'acompte
qui ne peut être refusé sauf pour :
les travailleurs
à domicile
;
les
intermittents
;
les travailleurs
saisonniers
;
les travailleurs
temporaires
.
💡 Bon à savoir
: les droits des travailleurs en intérim diffèrent. Dans le cadre d'une mission d’intérim ponctuelle, l’acompte n’est pas toujours possible et dépend des modalités de l’agence d’emploi. Le dispositif peut aussi être étendu par un accord ou un usage : par exemple, certaines conventions collectives prévoient expressément la possibilité de verser des acomptes lors d’
arrêt maladie
.
L’employeur peut-il refuser un acompte sur salaire ?
En principe, l'employeur ne peut pas refuser une demande, et
le collaborateur n'a aucune obligation de justifier du motif
de sa demande
auprès de l'employeur.
La loi fixe cependant un montant d'acompte maximum autorisé, qui est égal à
la moitié de la paie mensuelle du salarié
. En dessous de cette moitié, le salarié peut demander un acompte du montant qu'il souhaite.
L’employeur peut donc
refuser la demande
si le montant excède le temps de travail réellement effectué
.
📌 Exemple
: un salarié gagne 2 000 € net par mois, il ne peut pas demander un acompte de plus de 1 000 € net.
Un salarié ne peut faire
qu’une seule demande mensuelle
, ainsi l’employeur peut refuser si ce n’est pas la première dans le mois.
💡
Bon à savoir
: un
accord d'entreprise
peut prévoir un montant d'acompte supérieur au montant légal et une limite supérieure de demandes valables.
Le montant de l'acompte doit être calculé
en fonction de la période de travail effective du salarié au moment de sa demande
. En cas de
salaire
variable, l'acompte doit se rapprocher le plus possible des sommes effectivement gagnées au cours de la quinzaine correspondant à la demande.
Les deux méthodes de calcul : en jours ou en heures
L'employeur a le choix entre
exprimer le temps en jours ou en heures travaillées.
➡️
S’il l’exprime en jours
: un mois comprend en moyenne 30 jours, le calcul pour 15 jours de travail est : 2 500 ÷ 30 x 12 = 1 250 €.
➡️
S’il l’exprime en heures
: on applique un taux horaire mensuel de 152 h/mois (4 semaines de 38 h). Le salarié a déjà réalisé 12/30 des heures soit environ 61 h (152 ÷ 30 x 12). On obtient un acompte de : 2 500 ÷ 152 x 61 = 1 003 €.
Les cotisations sociales ne sont pas prélevées
le jour du règlement. Ce traitement se fait sur la fiche de paie à la fin du mois.
Où se trouve l’acompte sur la fiche de paie ?
Retenue sur le bulletin de paie
Le versement ne s’accompagne pas d’une remise de fiche de paie à l’avance. À la fin du mois, l'acompte se traduit par une
retenue
qui apparaît sur le
bulletin de paie
.
La
somme
brute
qui apparaît sur la fiche de paie est celle qui correspond à la
totalité des heures réalisées dans le mois
, cependant lorsqu’on passe des sommes brut en net, la différence est visible.
En effet, l'employeur doit faire figurer sur le bulletin de salaire une
ligne "acompte sur salaire"
et ne doit indiquer dans "salaire net à verser" que la somme qu'il verse à la fin du mois. Cette déduction, bien que similaire à une retenue sur salaire, s'en distingue puisqu'elle rémunère un travail déjà effectué et non une absence ou un trop-perçu.
📌 Exemple
: le salarié perçoit 3 000 € net par mois. Il a demandé un acompte de 1 000 € net. La fiche de paie indique donc le salaire brut (environ 3 700 €), puis une ligne “acompte sur salaire” de 1 000 € et enfin le net à payer (restant) de 2 000 € net.
⚠️
Attention
: cette ligne sur la
fiche de paie
ne suffira pas à démontrer que cette transaction a eu lieu. Il est recommandé à l’employeur de faire signer au salarié un reçu pour avoir une preuve écrite du règlement.
Le
montant brut total
est
soumis aux charges et cotisations sociales
. Le montant de l'acompte est donc
déduit directement du salaire net à payer avant impôt sur le revenu prélevé à la source.
Un bulletin de salaire modifié à raison d'un acompte affiche un
montant net à payer inférieur aux autres mois
. Même si le revenu net par mois affiché est plus faible, le
salaire de base
ainsi que son montant brut restent les mêmes.
Si l'acompte n’est pas déduit de la paie du mois au cours duquel il a été versé, il devient alors une
avance
sur salaire. Des règles de comptabilité et de récupération différentes s'appliquent.
👉
À noter
: il n’existe pas à proprement parler de délai de règlement d’un acompte sur salaire fixé par la loi. Cependant, comme il s’agit d'une rémunération pour un travail déjà effectué, l'employeur doit procéder au versement dans
une période raisonnable.
En pratique, il intervient habituellement sous
2 à 3 jours ouvrés après la demande.
L’acompte est une pratique courante
: il peut être demandé lorsqu'une partie de la prestation prévue par le contrat de travail a été réalisée.
Selon le Code du travail,
l’employeur est tenu de régler un acompte à son collaborateur si celui-ci en fait la demande
, sous certaines conditions. Il s’agit d’une procédure qui permet de garantir que le salarié puisse recevoir une partie de sa paie avant la date de versement officielle.
L'employeur doit respecter cette
obligation
en fonction des droits prévus dans le contrat de travail ou la convention collective en vigueur. En cas de
refus injustifié
, des
sanctions
peuvent être appliquées, conformément à l’article L3242-1 du Code du travail.
Comme l’acompte sur salaire rémunère le travail déjà accompli, il n’est normalement possible d’en faire la demande qu’
à partir du 15 du mois
. Cependant, un
accord d’entreprise
peut prévoir la possibilité de
demander un acompte plus tôt.
Il est alors nécessaire de le calculer au
prorata
du travail déjà effectué.
La demande peut être refusée si elle porte sur des
périodes de travail non effectuées
ou
si la procédure de demande n’a pas été respectée
. En intérim, les modalités peuvent également être spécifiques et dépendent des accords appliqués par l'agence d'emploi.
Le droit et le Code du travail
ne prévoient pas à proprement parler de délai
. Toutefois, l’employeur est tenu de régler l'acompte dans des délais raisonnables. En pratique, le règlement intervient habituellement
sous 2 à 3 jours ouvrés
après que le collaborateur en a fait la demande.
L’acompte peut être versé par
virement bancaire
ou par
chèque
. Il peut également être versé en
espèces
s’il n’excède pas 1 500 euros.