Offre valable pour le plan Paie avancée. Applicable aux entreprises de 1 à 99 collaborateurs qui souscrivent à PayFit entre le 1er juin et le 31 juillet 2026. Les conditions d'annulation applicables sont celles prévues dans nos Conditions Générales de Services. Des frais de mise en place peuvent être appliqués
Un salarié est obligé par son contrat de travail de se mettre à disposition de son employeur durant le temps de travail. En contrepartie de cette prestation, il attend le
paiement d’un salaire
. À défaut, le salarié dispose de plusieurs recours contre l’employeur débiteur et ce dernier s’expose à des sanctions non négligeables pour
non-paiement du salaire
.
Dans quels cas peut-on arrêter de verser les salaires de ses collaborateurs ? Peuvent-ils alors refuser de travailler ? Quitter leur poste de travail ? Quels risques encourt l’employeur en cas de retard ou de non-paiement ?
PayFit
vous explique.
L’employeur peut-il arrêter de payer le salaire de ses salariés ?
Il est important de distinguer la
suspension
du salaire du
non-paiement
du salaire.
Un employeur peut, en cas d’arrêt de travail pour grève, absences, abandon de poste par le salarié, ou encore un mois après son arrêt pour inaptitude, suspendre le versement du salaire. L'employeur est alors délié de son obligation de payer son salarié, étant donné qu’il
ne fournit plus de travail
.
L’hypothèse du non-paiement du salaire est à l’opposé : le salarié fournit bien un travail en respectant son contrat, mais c’est l'employeur qui
ne lui verse pas le salaire correspondant
.
Dans la plupart des cas, l’employeur traverse des
difficultés financières
ou des
circonstances exceptionnelles
dans la gestion de son entreprise. Néanmoins, ces raisons ne peuvent pas justifier, d’après les juges, le manquement de l’employeur à ses obligations en matière de rémunération.
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Bon à savoir
: cette obligation concerne l’ensemble de la somme prévue, c’est-à-dire qu’un
paiement partiel
est considéré comme un non-paiement du salaire, entraînant les mêmes conséquences.
Il appartient à l’employeur de prouver qu’il a effectivement payé les salaires de ses salariés : d’où l’importance de se constituer des preuves écrites en cas d’
avance sur salaire
ou encore d’
acompte sur salaire
.
⚠️ Attention
: la délivrance du
bulletin de paie
n’est pas une présomption de versement du salaire. L’employeur aura besoin de justifier le versement à l’aide de
pièces comptables
. Par ailleurs, le fait que le salarié accepte la remise du bulletin
ne vaut pas renonciation
à réclamer son salaire ni le calcul du montant a posteriori.
Le salarié peut-il cesser de travailler en réponse au non-paiement du salaire ?
L’employeur et son salarié sont avant tout liés par une
relation contractuelle
. Dans le contrat de travail, le salarié accepte de se mettre à disposition en échange d’une compensation financière : le
salaire
.
En cas de salaire non payé, l’employeur manque à son
obligation essentielle
du contrat de travail : il se rend coupable d'
inexécution du contrat
. Le Code civil prévoit dans cette hypothèse que l’autre partie, c’est-à-dire le salarié, peut faire de même et cesser de travailler en soulevant une
exception d'inexécution.
Le principe est simple : si l’employeur ne respecte pas son engagement, le salarié n’aura pas à respecter le sien non plus.
Le refus de travailler pour non-paiement est donc justifié, et il n’a
aucune obligation de mettre en demeure
son employeur avant d’interrompre sa prestation de travail.
⚠️ Attention
: si les salariés doivent organiser une grève pour forcer leur employeur à leur payer leur dû, l’employeur peut être condamné à leur verser
une indemnité égale au salaire des heures de travail perdues par suite de la grève
.
Quelles conséquences du non-paiement du salaire sur le contrat de travail ?
Par ailleurs, le salarié peut non seulement cesser de travailler, mais aussi
rompre son contrat de travail
aux torts de l’employeur :
en engageant une
prise d’acte
;
en demandant la
résiliation judiciaire
de son contrat de travail.
La rupture du contrat sera analysée comme un
licenciement sans cause réelle et sérieuse,
et l’employeur sera condamné à payer des indemnités.
Quelles sanctions sont-elles prévues pour l’employeur ?
Comme pour le
retard de versement du salaire
, en cas de non-paiement du salaire, l’employeur commet une infraction pénale, et s’expose également à des sanctions civiles.
Au niveau pénal
Le non-paiement du salaire, ou le non-respect des délais prévus par le contrat, est puni d’une
amende de 450 €
au plus par salarié non payé.
Au niveau civil
À part rompre son contrat de travail, le salarié peut saisir le
conseil de prud’hommes
. En effet, la
prescription des salaires
est de 3 ans à compter de la
date de paiement du salaire
manquant. Il peut, dans certaines circonstances, saisir le juge des référés.
Il pourra y présenter une
demande de paiement de salaire
, et l’employeur sera condamné à verser les sommes dues avec intérêts moratoires pour compenser le retard. Cependant, le juge ne pourra pas accorder au salarié un
délai de paiement
pour les créances salariales.
Si le salarié se considère comme victime d’un préjudice découlant de la mauvaise foi de son employeur et distinct du retard/absence de paiement, il pourra de plus réclamer des
dommages et intérêts
. Le non-paiement de salaire sera donc doublement sanctionné.
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Bon à savoir
: lorsque le non-paiement de l’intégralité du salaire est causé par une erreur de l’employeur dans le calcul des charges sociales salariales, celui-ci peut être
condamné au versement de dommages et intérêts au salarié concerné
. Pour éviter ces erreurs de décompte sur la fiche de paie, pensez à utiliser un
logiciel de paie
.
Si l’employeur se rend coupable de retards excessifs dans les paiements, le salarié est en droit d’exiger sa rémunération. Il peut pour cela envoyer un courrier recommandé à l’employeur pour demander sa rémunération, ou bien entamer une procédure auprès du conseil de prud’hommes dans un délai de 3 ans à compter du jour où il aurait dû être payé.
En cas de retard systématique ou de non-paiement du salaire, la loi autorise le salarié à cesser son travail. Un juge peut prononcer la rupture du contrat, qui sera assimilée à un licenciement sans cause réelle ni sérieuse. L’employeur devra alors payer des indemnités au salarié.
Le Code du travail interdit les sanctions pécuniaires. Il est cependant possible d’opérer une retenue sur salaire dans des cas précis, encadrés par la loi : par exemple, en situation d’absence injustifiée ou d’acompte sur salaire. Cela n’est pas considéré comme un non-paiement du salaire.