Offre valable pour le plan Paie avancée. Applicable aux entreprises de 1 à 99 collaborateurs qui souscrivent à PayFit entre le 1er juin et le 31 juillet 2026. Les conditions d'annulation applicables sont celles prévues dans nos Conditions Générales de Services. Des frais de mise en place peuvent être appliqués
La modification du contrat de travail
est possible selon certaines conditions. Elle est strictement encadrée par le Code du travail.
Un simple changement des conditions de travail n’entraîne pas de modification du contrat. En revanche, toute
modification des éléments essentiels du contrat
, comme la rémunération ou le temps de travail, nécessite de réaliser un
avenant au contrat
.
L’employeur comme le salarié
peuvent proposer une modification du contrat de travail ou la refuser. Toutefois, si le salarié s’oppose à un avenant à son contrat, l’employeur a la possibilité d’engager une procédure de
licenciement pour motif personnel ou économique
.
Le
contrat de travail
est un
accord par lequel une personne physique
, le salarié,
s’engage à mettre son activité à la disposition d’une autre personne
physique ou morale, l’employeur, sous la subordination de laquelle elle se place, moyennant une rémunération.
Avec le temps, le
contrat de travail
peut être amené à
évoluer pour s’adapter à diverses circonstances
. Vous pouvez alors être conduit à y apporter des modifications.
Toutefois, la
modification du contrat de travail
est encadrée par le Code du travail et doit respecter certains critères. En effet, le non-respect des règles de modification du contrat de travail peut avoir des conséquences juridiques importantes et vous exposer à d’éventuels litiges avec le salarié.
Qu’est-ce que la modification du contrat de travail ?
La
modification du contrat de travail
consiste à changer un élément ou une clause du contrat. Il existe
deux types de modifications
du contrat de travail qu’il faut impérativement connaître car leurs conséquences diffèrent :
la modification substantielle du contrat de travail qui est une modification du contrat de travail par avenant ;
les
avantages sociaux
formalisés dans le contrat (comme l'ajout ou la suppression de tickets restaurant via une
clause dédiée
).
Ce type de modifications nécessite d’obtenir l’
accord préalable du salarié
. L’employeur ne peut pas l’imposer unilatéralement au salarié. Par ailleurs, dès lors que l’on modifie un élément essentiel du contrat de travail, il faut obligatoirement conclure un
avenant au contrat de travail
.
La
convention collective
applicable à l’entreprise doit être
mentionnée dans le contrat de travail
du salarié. Cette dernière
détermine les règles de droit du travail
applicables aux salariés de l’entreprise.
Le changement des conditions de travail constitue un autre type de modification du contrat de travail. Les
conditions de travail
correspondent à tout ce qui ne constitue pas un élément essentiel du contrat de travail. Il n’y a pas de définition précise.
📌 Exemple
: le changement de lieu de travail, en l’absence de
clause de mobilité
et s’il intervient dans le même secteur géographique, est un changement des conditions de travail.
Le simple changement des conditions de travail peut être décidé par l’employeur dans le cadre de son
pouvoir de direction
,
sans obtenir l’accord du salarié
. En conséquence, il n’est
pas nécessaire de conclure un avenant
au contrat de travail lors d’un changement des conditions de travail.
💡
Bon à savoir
: il est
obligatoire d’obtenir l'accord des salariés protégés
, même pour un simple changement des conditions de travail.
Dans quels cas peut-on être amené à modifier le contrat de travail ?
La modification du contrat de travail peut intervenir pour de
nombreuses raisons
, propres à l’employeur ou au salarié.
Évolution ou modification du type de contrat
Faire évoluer le type de contrat d'un collaborateur est une situation fréquente : embauche définitive après un CDD, montée en charge, ou simple prolongation d'une mission. Selon les cas, vous devrez signer un
nouveau contrat
ou simplement un
avenant
.
Passage d'un CDD à un CDI
Lorsque vous décidez d'embaucher durablement un salarié à l'issue de son CDD, deux options existent :
la
signature d'un nouveau contrat à durée indéterminée
: c'est la pratique la plus sécurisante, car elle clarifie le nouveau régime juridique applicable ;
la
poursuite tacite de la relation de travail
après le terme du CDD : à défaut de contrat écrit, la relation est automatiquement requalifiée en CDI (article L. 1243-11 du Code du travail). L'ancienneté acquise pendant le CDD est alors reprise dans le CDI.
💡
Bon à savoir
: si le CDI succède immédiatement à un CDD pour le même poste,
la période d'essai ne peut pas être renouvelée
. La durée du CDD est, le cas échéant, déduite de la période d'essai prévue dans le CDI.
la
signature d'un avenant
précisant la nouvelle durée du travail, la rémunération mensuelle et la répartition des horaires.
Le salarié à temps partiel bénéficie également d'une
priorité d'accès aux emplois à temps plein
disponibles dans l'entreprise et relevant de sa qualification (article L. 3123-3 du Code du travail).
Renouvellement d'un CDD
Le renouvellement d'un CDD n'est pas automatique : il exige la signature d'un
avenant de renouvellement avant le terme du contrat initial
. Cet avenant doit mentionner :
la
durée du renouvellement
;
la
date de fin
du nouveau terme.
Le CDD ne peut être renouvelé que
2 fois maximum
, dans la limite d'une durée totale de
18 mois
(sauf cas particuliers : remplacement, accroissement temporaire d'activité, etc.).
⚠️
Attention
: un CDD ne peut
jamais être transformé en avenant en CDD
. Il s'agit toujours d'un nouveau contrat ou d'un renouvellement, jamais d'une "conversion" par avenant simple.
Peut-on passer d'un CDI à un CDD ?
Le passage d'un CDI à un CDD est en principe
interdit
. Le CDI est la forme normale et générale du contrat de travail (article L. 1221-2 du Code du travail), et "rétrograder" un salarié vers un contrat précaire reviendrait à le priver de garanties essentielles.
Le seul cas envisageable est celui du
départ négocié
suivi d'un nouvel engagement en CDD, dans des conditions très strictes et avec accord exprès du salarié. Dans le doute, sécurisez la démarche en consultant votre conseil juridique.
Modification pour motif économique
Si votre entreprise fait face à des
difficultés économiques
ou à la
nécessité de sauvegarder sa compétitivité
, vous pouvez proposer une modification du contrat :
vous devez informer le salarié par lettre recommandée avec accusé de réception ;
le salarié dispose d’
un mois
pour faire connaître son refus (ce délai est réduit à
quinze jours
si l'entreprise est en redressement ou liquidation judiciaire) ;
attention :
de manière exceptionnelle pour le motif économique,
le silence du salarié à l’issue de ce délai vaut acceptation.
(procédure encadrée par l'article L. 1222-6 du Code du travail)
Accord de performance collective
L'
Accord de Performance Collective
(APC) permet à l'entreprise d'
aménager la rémunération, la durée ou la mobilité professionnelle
pour répondre aux nécessités de son fonctionnement. Si un tel accord est signé dans l'entreprise, ses clauses se substituent de plein droit aux clauses contraires des contrats de travail. Le salarié a
1 mois pour refuser
. S'il refuse, l'employeur peut procéder à un licenciement justifié par ce seul refus.
Modification du contrat de travail en cas de rachat
Qui peut initier la modification du contrat de travail ?
La modification du contrat de travail peut intervenir
à l’initiative de l'employeur ou du salarié
.
Modification du contrat de travail à l’initiative de l’employeur
Bien entendu, en tant qu'employeur, vous pouvez initier une modification du contrat de travail. Vous devez alors prendre en compte que la
modification d'un élément essentiel du contrat de travail
est soumise à l’
accord du salarié
, et l'obligation de
rédiger un avenant au contrat.
Modification du contrat de travail à l’initiative du salarié
Le salarié est également en droit de
proposer une modification de son contrat
à son employeur, par exemple pour demander une augmentation de salaire. Il ne peut cependant pas l’imposer. Dans cet exemple, si la modification est acceptée par l’employeur, elle figurera dans un
avenant au contrat de travail pour augmentation de salaire
.
Le salarié est-il obligé d’accepter la modification du contrat de travail ?
En principe,
le salarié n’est pas toujours tenu d’accepter
la modification du contrat de travail. En pratique, tout dépend du type de modification.
S'il s'agit d'une modification d'un élément essentiel
Le refus est un droit absolu du salarié et
ne constitue pas une faute
. Son silence (hors cas économique mentionné plus haut) vaut refus. Face à ce refus, l'employeur a deux choix :
poursuivre le contrat en l’état
(renoncer à la modification) ;
⚠️ Attention :
n'imposez jamais une modification substantielle de force. Le salarié pourrait saisir le Conseil de prud’hommes et demander la "résiliation judiciaire" de son contrat aux torts de l'employeur. Les juges peuvent considérer qu'il s'agit d'une rupture déguisée, entraînant de lourdes sanctions financières (indemnité de
requalification d'un contrat de travail
, rappels de salaires, dommages et intérêts).
S'il s'agit d'un simple changement des conditions de travail
Le salarié ne peut pas s'y opposer. S'il refuse de se plier à ses nouvelles conditions (ex: nouveaux horaires sur la même amplitude, nouveau bureau),
il commet une faute professionnelle
(insubordination). Vous êtes alors en droit d'engager une procédure de licenciement pour faute (qui peut aller jusqu'à la faute grave en cas d'abandon de poste).
Un
changement dans la situation juridique d’une entreprise
peut entraîner un
transfert de contrat de travail
d’un employeur à un autre. Les contrats sont alors
transférés à l’identique
et
le nouvel employeur a l’obligation de s’y conformer
. Toutefois, certaines conditions non essentielles du contrat peuvent être affectées : c’est par exemple le cas du lieu ou de l’horaire de travail, ainsi que les tâches confiées du salarié si elles restent dans la même qualification professionnelle.
Le Code du travail autorise la
modification des horaires de travail
par l’employeur,
à condition que le motif soit légitime
et que
les nouveaux horaires soient appliqués de manière non abusive et proportionnée
. Il s’agit en effet d’un simple changement des conditions de travail.
Il est recommandé pour l'employeur de ne pas procéder à la
modification du contrat de travail pendant l'arrêt maladie
d'un salarié pour éviter tout litige. En effet,
la jurisprudence n’est pas en faveur de l’employeur
: ainsi, un arrêt de la chambre sociale de la Cour de cassation a considéré la modification unilatérale d’un contrat de travail pendant l’arrêt maladie d’une salariée comme un manquement grave de l’employeur.
Lorsqu’une
nouvelle convention collective entre en application
, les contrats de travail des salariés peuvent être affectés. Dans ce cas, on suit le
principe de la clause favorable
: si les clauses contractuelles sont plus favorables, elles continuent à s’appliquer. À l’inverse, les clauses moins favorables du contrat sont écartées au profit des nouvelles clauses.