Offre valable pour le plan Paie avancée. Applicable aux entreprises de 1 à 99 collaborateurs qui souscrivent à PayFit entre le 1er juin et le 30 juin 2026. Les conditions d'annulation applicables sont celles prévues dans nos Conditions Générales de Services. Des frais de mise en place peuvent être appliqués
La modification du contrat de travail est possible selon certaines conditions. Elle est strictement encadrée par le Code du travail.
Un simple changement des conditions de travail n’entraîne pas de modification du contrat. En revanche, toute modification des éléments essentiels du contrat, comme la rémunération ou le temps de travail, nécessite de réaliser un avenant au contrat.
L’employeur comme le salarié peuvent proposer une modification du contrat de travail ou la refuser. Toutefois, si le salarié s’oppose à un avenant à son contrat, l’employeur a la possibilité d’engager une procédure de licenciement pour motif personnel ou économique.
Lecontrat de travail est un accord par lequel une personne physique, le salarié, s’engage à mettre son activité à la disposition d’une autre personne physique ou morale, l’employeur, sous la subordination de laquelle elle se place, moyennant une rémunération.
Avec le temps, le contrat de travail peut être amené à évoluer pour s’adapter à diverses circonstances. Vous pouvez alors être conduit à y apporter des modifications.
Toutefois, la modification du contrat de travail est encadrée par le Code du travail et doit respecter certains critères. En effet, le non-respect des règles de modification du contrat de travail peut avoir des conséquences juridiques importantes et vous exposer à d’éventuels litiges avec le salarié.
Qu’est-ce que la modification du contrat de travail ?
La modification du contrat de travail consiste à changer un élément ou une clause du contrat. Il existe deux types de modifications du contrat de travail qu’il faut impérativement connaître car leurs conséquences diffèrent :
la modification substantielle du contrat de travail qui est une modification du contrat de travail par avenant ;
Pour bien comprendre la frontière entre ces deux notions, voici un tableau récapitulatif :
Critères d’analyse
Modification d’un élément essentiel
Changement des conditions de travail
Exemples fréquents
Rémunération, volume horaire total, qualification, changement de secteur géographique.
Aménagement des horaires, nouveau bureau dans le même secteur, nouvelles tâches (même qualification).
Accord du salarié
Obligatoire (l’employeur ne peut pas l’imposer).
Non requis (sauf pour les salariés protégés).
Avenant au contrat
Obligatoire.
Inutile.
Conséquences d’un refus
Aucune faute du salarié. L’employeur doit renoncer ou licencier pour le motif initial (ex: économique).
Faute professionnelle (insubordination). Risque de licenciement pour faute grave.
Modification substantielle du contrat de travail
Il s’agit de la modification des éléments essentiels du contrat de travail :
la rémunération ;
la nature des tâches confiées au salarié (comme dans le cadre d’un changement de fonction) ;
le temps de travail (volume horaire total), etc.
les avantages sociaux formalisés dans le contrat (comme l'ajout ou la suppression de tickets restaurant via uneclause dédiée).
Ce type de modifications nécessite d’obtenir l’accord préalable du salarié. L’employeur ne peut pas l’imposer unilatéralement au salarié. Par ailleurs, dès lors que l’on modifie un élément essentiel du contrat de travail, il faut obligatoirement conclure un avenant au contrat de travail.
Laconvention collective applicable à l’entreprise doit être mentionnée dans le contrat de travail du salarié. Cette dernière détermine les règles de droit du travail applicables aux salariés de l’entreprise.
En cas dechangement de convention collective, il faut rédiger un avenant au contrat de travail du salarié pour y insérer les nouvelles clauses.
Changement des conditions de travail
Le changement des conditions de travail constitue un autre type de modification du contrat de travail. Les conditions de travail correspondent à tout ce qui ne constitue pas un élément essentiel du contrat de travail. Il n’y a pas de définition précise.
📌 Exemple : le changement de lieu de travail, en l’absence declause de mobilité et s’il intervient dans le même secteur géographique, est un changement des conditions de travail.
Le simple changement des conditions de travail peut être décidé par l’employeur dans le cadre de son pouvoir de direction, sans obtenir l’accord du salarié. En conséquence, il n’est pas nécessaire de conclure un avenant au contrat de travail lors d’un changement des conditions de travail.
💡 Bon à savoir : il est obligatoire d’obtenir l'accord des salariés protégés, même pour un simple changement des conditions de travail.
Dans quels cas peut-on être amené à modifier le contrat de travail ?
La modification du contrat de travail peut intervenir pour de nombreuses raisons, propres à l’employeur ou au salarié.
Évolution ou modification du type de contrat
Faire évoluer le type de contrat d'un collaborateur est une situation fréquente : embauche définitive après un CDD, montée en charge, ou simple prolongation d'une mission. Selon les cas, vous devrez signer un nouveau contrat ou simplement un avenant.
Passage d'un CDD à un CDI
Lorsque vous décidez d'embaucher durablement un salarié à l'issue de son CDD, deux options existent :
la signature d'un nouveau contrat à durée indéterminée : c'est la pratique la plus sécurisante, car elle clarifie le nouveau régime juridique applicable ;
la poursuite tacite de la relation de travail après le terme du CDD : à défaut de contrat écrit, la relation est automatiquement requalifiée en CDI (article L. 1243-11 du Code du travail). L'ancienneté acquise pendant le CDD est alors reprise dans le CDI.
💡 Bon à savoir : si le CDI succède immédiatement à un CDD pour le même poste, la période d'essai ne peut pas être renouvelée. La durée du CDD est, le cas échéant, déduite de la période d'essai prévue dans le CDI.
la signature d'un avenant précisant la nouvelle durée du travail, la rémunération mensuelle et la répartition des horaires.
Le salarié à temps partiel bénéficie également d'une priorité d'accès aux emplois à temps plein disponibles dans l'entreprise et relevant de sa qualification (article L. 3123-3 du Code du travail).
Renouvellement d'un CDD
Le renouvellement d'un CDD n'est pas automatique : il exige la signature d'un avenant de renouvellement avant le terme du contrat initial. Cet avenant doit mentionner :
la durée du renouvellement ;
la date de fin du nouveau terme.
Le CDD ne peut être renouvelé que 2 fois maximum, dans la limite d'une durée totale de 18 mois (sauf cas particuliers : remplacement, accroissement temporaire d'activité, etc.).
⚠️ Attention : un CDD ne peut jamais être transformé en avenant en CDD. Il s'agit toujours d'un nouveau contrat ou d'un renouvellement, jamais d'une "conversion" par avenant simple.
Peut-on passer d'un CDI à un CDD ?
Le passage d'un CDI à un CDD est en principe interdit. Le CDI est la forme normale et générale du contrat de travail (article L. 1221-2 du Code du travail), et "rétrograder" un salarié vers un contrat précaire reviendrait à le priver de garanties essentielles.
Le seul cas envisageable est celui du départ négocié suivi d'un nouvel engagement en CDD, dans des conditions très strictes et avec accord exprès du salarié. Dans le doute, sécurisez la démarche en consultant votre conseil juridique.
Modification pour motif économique
Si votre entreprise fait face à des difficultés économiques ou à la nécessité de sauvegarder sa compétitivité, vous pouvez proposer une modification du contrat :
vous devez informer le salarié par lettre recommandée avec accusé de réception ;
le salarié dispose d’un mois pour faire connaître son refus (ce délai est réduit à quinze jours si l'entreprise est en redressement ou liquidation judiciaire) ;
attention : de manière exceptionnelle pour le motif économique, le silence du salarié à l’issue de ce délai vaut acceptation.
(procédure encadrée par l'article L. 1222-6 du Code du travail)
Accord de performance collective
L'Accord de Performance Collective (APC) permet à l'entreprise d'aménager la rémunération, la durée ou la mobilité professionnelle pour répondre aux nécessités de son fonctionnement. Si un tel accord est signé dans l'entreprise, ses clauses se substituent de plein droit aux clauses contraires des contrats de travail. Le salarié a 1 mois pour refuser. S'il refuse, l'employeur peut procéder à un licenciement justifié par ce seul refus.
Modification du contrat de travail en cas de rachat
Qui peut initier la modification du contrat de travail ?
La modification du contrat de travail peut intervenir à l’initiative de l'employeur ou du salarié.
Modification du contrat de travail à l’initiative de l’employeur
Bien entendu, en tant qu'employeur, vous pouvez initier une modification du contrat de travail. Vous devez alors prendre en compte que la modification d'un élément essentiel du contrat de travail est soumise à l’accord du salarié, et l'obligation de rédiger un avenant au contrat.
Modification du contrat de travail à l’initiative du salarié
Le salarié est également en droit de proposer une modification de son contrat à son employeur, par exemple pour demander une augmentation de salaire. Il ne peut cependant pas l’imposer. Dans cet exemple, si la modification est acceptée par l’employeur, elle figurera dans unavenant au contrat de travail pour augmentation de salaire.
Le salarié est-il obligé d’accepter la modification du contrat de travail ?
En principe, le salarié n’est pas toujours tenu d’accepter la modification du contrat de travail. En pratique, tout dépend du type de modification.
S'il s'agit d'une modification d'un élément essentiel
Le refus est un droit absolu du salarié et ne constitue pas une faute. Son silence (hors cas économique mentionné plus haut) vaut refus. Face à ce refus, l'employeur a deux choix :
poursuivre le contrat en l’état (renoncer à la modification) ;
⚠️ Attention : n'imposez jamais une modification substantielle de force. Le salarié pourrait saisir le Conseil de prud’hommes et demander la "résiliation judiciaire" de son contrat aux torts de l'employeur. Les juges peuvent considérer qu'il s'agit d'une rupture déguisée, entraînant de lourdes sanctions financières (indemnité de requalification d'un contrat de travail, rappels de salaires, dommages et intérêts).
S'il s'agit d'un simple changement des conditions de travail
Le salarié ne peut pas s'y opposer. S'il refuse de se plier à ses nouvelles conditions (ex: nouveaux horaires sur la même amplitude, nouveau bureau), il commet une faute professionnelle (insubordination). Vous êtes alors en droit d'engager une procédure de licenciement pour faute (qui peut aller jusqu'à la faute grave en cas d'abandon de poste).
Un changement dans la situation juridique d’une entreprise peut entraîner un transfert de contrat de travail d’un employeur à un autre. Les contrats sont alors transférés à l’identique et le nouvel employeur a l’obligation de s’y conformer. Toutefois, certaines conditions non essentielles du contrat peuvent être affectées : c’est par exemple le cas du lieu ou de l’horaire de travail, ainsi que les tâches confiées du salarié si elles restent dans la même qualification professionnelle.
Le Code du travail autorise la modification des horaires de travail par l’employeur, à condition que le motif soit légitime et que les nouveaux horaires soient appliqués de manière non abusive et proportionnée. Il s’agit en effet d’un simple changement des conditions de travail.
Il est recommandé pour l'employeur de ne pas procéder à la modification du contrat de travail pendant l'arrêt maladie d'un salarié pour éviter tout litige. En effet, la jurisprudence n’est pas en faveur de l’employeur : ainsi, un arrêt de la chambre sociale de la Cour de cassation a considéré la modification unilatérale d’un contrat de travail pendant l’arrêt maladie d’une salariée comme un manquement grave de l’employeur.
Lorsqu’une nouvelle convention collective entre en application, les contrats de travail des salariés peuvent être affectés. Dans ce cas, on suit le principe de la clause favorable : si les clauses contractuelles sont plus favorables, elles continuent à s’appliquer. À l’inverse, les clauses moins favorables du contrat sont écartées au profit des nouvelles clauses.