Offre valable pour le plan Paie avancée. Applicable aux entreprises de 1 à 99 collaborateurs qui souscrivent à PayFit entre le 1er juin et le 30 juin 2026. Les conditions d'annulation applicables sont celles prévues dans nos Conditions Générales de Services. Des frais de mise en place peuvent être appliqués
La
sanction disciplinaire
vise à rappeler à l’ordre, à suspendre ou à licencier un salarié pour son
comportement jugé fautif
.
Il n’existe pas de loi qui décrit des comportements ou des faits jugés fautifs, hormis le
règlement intérieur
pour une entreprise de plus de 50 personnes.
La sanction est décidée au terme d’un
entretien
entre l’employeur et le salarié, qui peut être accompagné d’un défenseur.
L’employeur dispose d’un
pouvoir disciplinaire
pour
sanctionner tout comportement contraire aux obligations du salarié
. Ce pouvoir est lié à une appréciation subjective, car aucune liste légale ne recense les éventuelles fautes qui méritent une sanction.
Parmi les mesures à sa disposition, l’employeur peut attribuer une
sanction disciplinaire
à son salarié s’il considère son comportement comme fautif.
Qu’est-ce qu’une sanction disciplinaire ? Comment sanctionner un salarié fautif ? Quelle est la procédure à respecter ? Quelles sont les sanctions prévues par la loi ?
PayFit
vous explique.
Qu'est-ce qu'une sanction disciplinaire ?
Une sanction disciplinaire ne se limite pas à une observation verbale. Il s’agit d’une
mesure
, prise par l'employeur pour répondre à l’agissement du salarié considéré comme
fautif
.
Elle peut affecter immédiatement ou non la
présence
du salarié dans l'entreprise, sa
fonction
, sa
carrière
ou sa
rémunération
.
Prononcer une sanction disciplinaire nécessite le
respect d’une procédure spécifique
, appelée
procédure disciplinaire
. C’est pourquoi les observations verbales de l’employeur ne sont pas considérées comme des sanctions.
Quels sont les faits fautifs pouvant entraîner une sanction disciplinaire ?
La loi ne prévoit
aucune liste de faits fautifs
qui amènent à une sanction. En pratique, plusieurs comportements peuvent justifier la décision de l’employeur :
un
manquement aux règles disciplinaires
prévues par le
règlement intérieur de l’entreprise
; un manquement aux obligations contractuelles, c’est-à-dire une manquement aux règles prévues dans le contrat de travail ;
une
insubordination
ou le refus d’exécuter des tâches ;
une
négligence
ou des erreurs commises par le salarié dans l’exécution de ses tâches ;
des actes de
harcèlement
sexuel ou moral.
⚠️
Attention
: la loi interdit à l’employeur de sanctionner deux fois de suite un même fait fautif.
En cas de poursuite disciplinaire,
aucune sanction antérieure de plus de 3 ans ne peut être invoquée
à l'appui d'une nouvelle mesure (Code trav., art. L1332-5). L’employeur est tenu de respecter cette prescription.
Quels sont les différents types de sanction disciplinaire ?
Dans le cadre de son pouvoir disciplinaire, l’employeur dispose de plusieurs types de sanctions :
mise à pied disciplinaire
: il s’agit de suspendre temporairement le contrat de travail du salarié. Cette mesure ne doit pas être confondue avec la mesure de
mise à pied conservatoire
, second type de
mise à pied
existant. Celle-ci ne représente pas une sanction à proprement parler ;
rétrogradation
: il s’agit d’une sanction permettant de modifier à la baisse la position hiérarchique du salarié ;
mutation
: la mutation est un changement de lieu de travail ou d'affectation décidé par l'employeur à l’encontre du salarié au comportement fautif ;
licenciement pour faute simple, grave ou lourde
.
Chaque sanction prononcée par l’employeur doit être obligatoirement
justifiée
et proportionnée
à la faute du salarié.
Le
règlement intérieur de l'entreprise
joue un rôle primordial pour les sanctions disciplinaires. En effet, il contient des règles relatives à la discipline dans l'entreprise, ainsi que la nature et l'échelle des sanctions.
Ainsi, aucune sanction disciplinaire ne peut être prononcée
si elle n'a pas été prévue dans le règlement intérieur de l'entreprise
.
⚠️
Attention
: aucune raison discriminatoire (âge, apparence physique, état de santé, origine, etc.) ne peut justifier la moindre sanction disciplinaire. De même l’employeur a l’interdiction de prononcer des amendes ou des sanctions pécuniaires à l’encontre du salarié.
Quelle est la procédure de sanction disciplinaire ?
S’il veut sanctionner son salarié, l’employeur est tenu de respecter la procédure disciplinaire prévue par le Code du travail. Les règles prévues dans la
convention collective applicable à l’entreprise
sont en mesure de remplacer les formalités décrites dans la loi.
En pratique, la
procédure disciplinaire
varie en fonction de la gravité de la sanction envisagée par l’employeur.
Procédure disciplinaire en cas de sanction simple
Tout d’abord l’employeur peut envisager de prononcer une
sanction disciplinaire "simple"
. Il s’agit d’une mesure n’ayant pas d’impact sur le contrat de travail.
Dans ce cas de figure, l’employeur n’est pas tenu de convoquer le salarié à un entretien préalable. Elle est notifiée soit par
lettre recommandée avec avis de réception
, soit par une
remise en main propre contre décharge.
Procédure disciplinaire en cas de sanction lourde
Si l’employeur envisage de prononcer une
sanction disciplinaire "lourde"
, il suit rigoureusement la procédure prévue par le Code du travail (art. L1331-1 à l1334-1). Le salarié fautif risque les mesures disciplinaires suivantes :
licenciement ;
rétrogradation ;
mutation ;
ou encore blâme avec inscription au dossier disciplinaire.
💡
Bon à savoir
: en guise de mesure parallèle à l’engagement de la procédure disciplinaire, l’employeur peut ajouter l’exécution d’une mise à pied conservatoire.
Voici les principales étapes de la procédure disciplinaire.
Étape 1 : Convocation à l’entretien préalable de sanction disciplinaire
La première étape de la procédure disciplinaire est de convoquer le salarié à un entretien préalable. La notification indique
l’objet de la convocation, la date, l’heure et le lieu
du rendez-vous. L'employeur précise également la possibilité pour le salarié de se faire assister par une personne de son choix appartenant au personnel de l'entreprise.
indiquer au salarié le
motif de la sanction envisagée
;
recueillir les
explications
du salarié.
Au cours de l’audition, le
membre du personnel
qui accompagne le salarié convoqué est en droit de renforcer les arguments de son collègue. L’employeur en prend note pour rendre un verdict équitable.
Étape 3 : Notification de la sanction disciplinaire
À la suite de l’entretien, l’employeur prend une décision. Il demeure
libre de choisir la sanction disciplinaire
qui semble la plus adaptée à la situation.
La décision de sanction disciplinaire ne peut intervenir
moins de 2 jours ouvrables, ni plus d'un mois après le jour de l'entretien
. Cette loi figure dans le Code du travail, art. L1332-2 alinéa 4. Elle est adressée au salarié soit en main propre, soit par lettre recommandée avec accusé de réception.
un blâme sans inscription au dossier disciplinaire.
Dans la fonction publique, toute procédure disciplinaire doit être engagée dans les 3 ans à compter du jour où l’administration a eu connaissance de la faute. Au-delà de ce délai, les faits ne peuvent plus être invoqués pour une procédure ultérieure.
Les sanctions qu'encourt le fonctionnaire titulaire sont classées en trois groupes :
1er groupe : avertissement,
blâme au travail
, exclusion temporaire de fonctions de 1 à 3 jours ;
2ème groupe : radiation du tableau d’avancement, abaissement d'échelon, exclusion temporaire de 4 à 15 jours ;
3ème groupe : rétrogradation d’échelon immédiate, exclusion temporaire de 16 jours à 2 ans ;
4ème groupe : mise à la retraite d’office ou révocation.
⚠️
Attention
: durant son exclusion temporaire, le fonctionnaire titulaire ne perçoit aucune rémunération. Sans cotisation, cette période ne sert pas non plus pour la retraite.
Au cours de l’entretien devant le conseil de discipline, le fonctionnaire fautif peut demander l’assistance d’un ou de plusieurs défenseurs. La décision du conseil doit être délivrée dans le mois suivant sa saisine ou 2 mois en cas d’enquête.
Pour les entreprises de plus de 50 salariés, l’élaboration d’une
échelle de sanctions disciplinaires dans le règlement intérieur
est obligatoire. Les mesures décrites dans ce document détaillent les obligations, les interdictions et les limitations pour chaque membre du personnel.
En cas de
convention collective
applicable à l’entreprise, les sanctions prises par l’employeur ne peuvent pas être plus sévères que celles décrites dans l’accord.
Si le salarié conteste sa sanction, il demande au
conseil de prud’hommes
de vérifier la justification des faits reprochés et la proportionnalité de la mesure. En cas d’irrégularité ou de doute, les juges rendent une décision favorable au salarié (Code trav., art.L1331-1). Ils peuvent même annuler purement et simplement la sanction (Code trav., art. L1233-2).
Le
délai pour saisir le conseil
est de 12 mois en cas de licenciement disciplinaire et de 2 ans pour toute autre sanction.
Les
immunités disciplinaires
sont des mesures qui protègent le salarié contre une sanction, voire une procédure de licenciement jugée abusive. Elles sont décrites dans différents articles du Code du travail :
protection des victimes et des témoins de harcèlement moral ou sexuel ;
non-discrimination ;
protection du salarié suite à son action en justice contre un fait relevant de la discrimination ou du non-respect de l’égalité professionnelle ;
dénonciation d’un crime ou un délit en guise d’alerte professionnelle ;
protection en tant que représentant du personnel en plein mandat ;