Offre valable pour le plan Paie avancée. Applicable aux entreprises de 1 à 99 collaborateurs qui souscrivent à PayFit entre le 1er juin et le 31 juillet 2026. Les conditions d'annulation applicables sont celles prévues dans nos Conditions Générales de Services. Des frais de mise en place peuvent être appliqués
Il se peut qu'un salarié commette une
faute
dans l'exercice de ses fonctions. Le Code du travail permet alors à l'employeur de lui infliger une
sanction disciplinaire
. Celles-ci peuvent varier en fonction de la
gravité des faits reprochés
: de l’avertissement à la
mise à pied,
voire, quand cela s'impose, le licenciement.
Chaque type de sanction implique le respect d’une
procédure disciplinaire spécifique
, adaptée à la gravité de la faute commise.
L'
avertissement du salarié
, en tant que
sanction légère
, bénéficie d'une procédure simplifiée. Contrairement aux sanctions plus lourdes, l’employeur n’est pas tenu de convoquer le salarié à un entretien préalable. Ce dernier peut donc être directement informé de la sanction et des faits qui lui sont reprochés par le biais d’une
lettre d’avertissement motivée.
Qu'est-ce qu'une lettre d'avertissement ? Quand faut-il l'envoyer ? Que doit-elle contenir ?
PayFit
fait le point.
Qu'est-ce qu'une lettre d'avertissement ?
Les
fautes professionnelles des salariés
perturbent le fonctionnement de l'entreprise. Dans sa mission de
gestion du personnel
, l'employeur doit
sanctionner
ces dérives.
La sanction disciplinaire doit toujours être proportionnée à la gravité de la faute commise par le salarié, conformément au principe de
proportionnalité
. En droit du travail, plusieurs degrés de fautes sont distingués. L’avertissement est généralement réservé aux fautes dites “simples” : il s’agit d’
agissements isolés
, souvent
excusables
, qui ne causent pas de préjudice significatif à l’entreprise. Ce type de faute ne remet pas en cause la capacité du salarié à exercer ses fonctions de manière satisfaisante.
Pour prononcer une sanction disciplinaire, un employeur doit respecter une
procédure disciplinaire
plus ou moins lourde
en fonction de la gravité
de la sanction.
En principe, l'
avertissement de travail
est une
sanction simple
. C'est pourquoi, la procédure de sanction disciplinaire est simplifiée. Ainsi, un employeur n'est
pas dans l'obligation d'organiser un entretien préalable
pour sanctionner le salarié : la sanction est simplement
notifiée au salarié
par l'envoi d'une
lettre d'avertissement de travail
.
💡
Bon à savoir
: les juges français considèrent que lorsque l'avertissement
peut avoir une influence sur le maintien du salarié dans l'entreprise
, l'entretien préalable redevient obligatoire. Il faudra alors prévoir une lettre de convocation à un entretien pour l'avertissement, en plus de la lettre de notification de la sanction.
⚠️
Attention
:
tous les salariés
sont soumis à la discipline en entreprise. L’avertissement ne dépend ni de la nature du contrat (
temps partiel
, etc.) ni de la mise en place du
télétravail
.
Quand envoyer une lettre d'avertissement ?
À compter du moment où l’employeur a connaissance des faits fautifs, il dispose d’un délai de
deux mois
pour engager une procédure disciplinaire. Passé ce délai,
les faits sont prescrits
et ne peuvent plus faire l’objet d’une sanction. Ainsi, la lettre d’avertissement doit impérativement être adressée au salarié avant l’expiration de ce délai de deux mois
.
Par exemple, une lettre d'avertissement notifiée trois ans après les faits ne donne
pas lieu à une sanction valable.
💡
Bon à savoir
: une fois que la lettre d'avertissement est notifiée au salarié, aucune autre sanction ne peut être prononcée. D’un point de vue juridique,
on ne peut pas sanctionner deux fois les mêmes faits.
Par ailleurs,
certaines sanctions sont interdites,
comme le
non-paiement du salaire
.
Il n'existe
aucune précision légale
sur le moyen de notifier
la lettre d'avertissement au salarié. L'employeur doit toutefois être en mesure de démontrer qu'il a bien respecté le délai pour prononcer la sanction. Il est en ce sens conseillé à l'employeur de remettre la
lettre en main propre au salarié ou par courrier recommandé avec accusé de réception.
Attention
: si vous passez par la procédure avec entretien préalable, vous pouvez adresser la lettre d'avertissement :
Dans un premier temps, une lettre d'avertissement pour faute professionnelle doit clairement
être identifiée comme telle
. Le terme "avertissement" doit ainsi y figurer explicitement . À défaut, un
doute
peut subsister quant à la
nature du document adressé au salarié,
ce qui pourrait conduire à une requalification en simple mise en garde. Pourtant, une mise en garde ou un simple rappel à l’ordre ne constitue pas une sanction disciplinaire au sens juridique du terme et n’emporte donc pas les mêmes conséquences !
C'est pourquoi il est conseillé à l'employeur d'être le plus précis possible dans le motif et même l'
intitulé de la lettre
. Il convient de rédiger dans l'objet de la lettre s'il s'agit d'une :
lettre d'avertissement pour abandon de poste, etc.
Lorsque les faits fautifs sont découverts après leur commission, l’employeur est tenu d’indiquer dans la lettre d’avertissement la
date exacte à laquelle il en a eu connaissance
. Cette précision est une condition
sine qua none
pour démontrer que la sanction intervient dans le respect du délai de prescription de deux mois.
La lettre d'avertissement doit contenir
les griefs (les motifs) qui justifient la sanction disciplinaire
. Il ne s’agit pas d’une simple formalité : cette exigence a pour objectif de permettre au salarié de comprendre
clairement les reproches qui lui sont adressés
. Concrètement, la lettre liste les événements avec les dates et le détail des faits critiqués. Une formulation vague ou générale pourrait rendre la sanction contestable.
💡
Bon à savoir
: en cas de contentieux sur le bien-fondé de la sanction, l'employeur ne pourra invoquer que les motifs contenus dans la lettre d'avertissement. C'est pourquoi il est important d'être attentif à la rédaction de cette lettre.
Vous souhaitez disposer d’un
courrier-type rédigé par un guide juridique
, afin de respecter la procédure disciplinaire légale ? Nous vous proposons quelques modèles de lettre d'avertissement qu’il vous suffit de compléter :
Les reproches qui figurent le plus sur les lettres d’avertissement sont les suivants :
absences et retards répétés et injustifiés ;
comportement inadapté (état d’ébriété, agressivité physique ou verbale, tenue vestimentaire non conforme au règlement intérieur) ;
non-respect des consignes et autres obligations pour la sécurité des salariés ;
insubordination (si la faute est suffisamment grave, ses conséquences peuvent être une mise à pied ou un licenciement) ;
négligence professionnelle (erreurs dans l’exécution des missions fixées dans le contrat) ;
non-respect du règlement intérieur.
Un avertissement demeure dans le dossier personnel du salarié durant 3 ans à compter de la date de notification. À première vue, cette sanction peut sembler relativement bénigne, mais elle n’est pas sans conséquence. En cas de récidive ou de nouveaux manquements, l’employeur peut s’appuyer sur cet antécédent pour justifier une sanction plus sévère, pouvant aller jusqu’au licenciement pour faute grave, si les faits le justifient.
Un avertissement fait partie des sanctions disciplinaires mineures : il n'entraîne ni suspension du contrat de travail (CDD ou CDI), ni baisse de la rémunération. La simple réception d’une lettre d’avertissement ne justifie donc pas une absence du salarié. Tant qu’il poursuit ses activités dans l’entreprise, il doit continuer à honorer ses obligations en prenant soin de ne commettre aucune récidive.
En revanche, rien ne l’empêche de poser sa démission si la motivation de ce choix est purement personnelle. Par exemple, le salarié peut estimer de lui-même que le climat de travail est devenu défavorable, et qu’il risque de compromettre la qualité de son travail.