Offre valable pour le plan Paie avancée. Applicable aux entreprises de 1 à 99 collaborateurs qui souscrivent à PayFit entre le 1er juin et le 31 juillet 2026. Les conditions d'annulation applicables sont celles prévues dans nos Conditions Générales de Services. Des frais de mise en place peuvent être appliqués
Le
CSE
peut recourir à une
expertise
dans des cas définis par le Code du travail.
L'expertise est souvent
obligatoire
dans les consultations économiques, sociales ou stratégiques.
Le
financement
dépend du type d’expertise : employeur, CSE, ou répartition 80/20.
L’expert dispose de droits d’accès aux documents et locaux, mais est soumis au secret professionnel.
L’employeur peut
contester l’expertise
dans un délai de 10 jours via le tribunal judiciaire.
Le
Comité Social et Économique
(
CSE
) est une
institution représentative du personnel
composée de membres élus. Sa mission principale est de représenter les intérêts des salariés auprès de l’employeur. Le bon fonctionnement du comité repose autant sur une organisation rigoureuse qu’une formation adaptée de ses membres.
La
mise en place du CSE
est
obligatoire dans les entreprises d’au moins 11 salariés depuis 12 mois consécutifs
. Cependant, lorsque les effectifs de l’entreprise atteignent 50 salariés, le CSE a plus de fonctions et de prérogatives, il peut notamment recourir à une expertise.
L’
expertise du CSE
ne peut être demandée par ce dernier que dans certains cas précis et son financement dépend de la raison pour laquelle il la sollicite.
Dans quels cas le CSE peut-il recourir à une expertise ? Quelles sont les conditions pour recourir à une expertise du CSE ?
PayFit
vous éclaire.
Quels sont les cas de recours à une expertise du CSE ?
Dans les entreprises comptant
au moins 50 salariés
, l’employeur peut consulter le CSE. Dans certains cas spécifiquement prévus par la loi, cette consultation devient obligatoire. La
mission du CSE
consiste alors à
formuler un avis
en réponse à la demande de consultation de l’employeur.
Il peut toutefois arriver que le CSE ait besoin de faire appel à des experts afin de mieux
comprendre l’ensemble des informations fournies par l’employeur,
notamment les données financières et les comptes de l’entreprise, afin d’être pleinement éclairé pour rendre son avis.
Par ailleurs, le CSE peut également décider de
recourir à un expert en dehors des cas prévus
pour la consultation obligatoire. Dans cette situation, les modalités de financement des expertises diffèrent.
Expertise du CSE dans le cadre d’une consultation récurrente
Le Code du travail prévoit que l’employeur doit
consulter le CSE de manière récurrente
, à échéance régulière, sur certains sujets essentiels à l’organisation de l’entreprise. Ces trois consultations récurrentes portent sur :
les
orientations stratégiques
;
la
situation économique et financière
;
la
politique sociale, les conditions de travail et l'emploi
.
Dans le cadre de ces consultations régulières, le comité social et économique peut décider de faire appel à une
expertise
, notamment en matière
comptable
. Pour ce faire, l’instance doit délibérer préalablement. L’expert-comptable mandaté par le CSE analyse les éléments financiers et apporte son expertise afin d’aider le comité à mieux comprendre les comptes de l’entreprise ainsi que sa politique sociale.
💡 Bon à savoir
: le CSE n’a pas besoin de l’accord de l’employeur pour recourir à une expertise lors d’une
consultation récurrente
. Cependant, il peut être déterminé par accord collectif un nombre maximum d’expertises du CSE par an au cours de ces consultations récurrentes.
Expertise du CSE dans les autres cas
La consultation du CSE peut également intervenir de manière
ponctuelle
et ouvrir le droit à une expertise. C’est le cas lorsque la consultation du CSE porte sur :
une
opération de concentration
;
un
projet de licenciements collectifs pour motif économique
concernant au moins dix salariés dans une même période de trente jours ;
une
offre publique d’acquisition
.
Le CSE peut par ailleurs solliciter un expert-comptable lorsqu’il fait usage de son
droit d’alerte
économique.
Le CSE peut également avoir recours à un expert habilité lorsque :
un
risque grave, identifié et actuel
, révélé ou non par un accident du travail ou une maladie professionnelle est constaté dans l'établissement ;
l’employeur souhaite introduire de
nouvelles technologies
ou un projet important modifiant les conditions de santé, de sécurité ou les conditions de travail, donc l’environnement professionnel ;
il prépare la
négociation sur l'égalité professionnelle
(dans les entreprises d’au moins 300 salariés).
Enfin, le CSE peut faire appel à une
expertise libre
pour tout autre sujet afin de préparer ses avis.
dans le cadre de la consultation récurrente sur la
politique sociale de l’entreprise
, les conditions de travail et l’emploi ;
lorsqu’un
risque grave, identifié et actuel
, révélé ou non par un accident du travail ou une maladie professionnelle est constaté dans l’établissement ;
en cas de
projet de licenciements collectifs pour motif économique
concernant au moins dix salariés dans une même période de trente jours ;
en cas d’expertise en vue de préparer la
négociation sur l’égalité professionnelle
(dans les entreprises d’au moins 300 salariés).
Coût de l’expertise partagé entre l’employeur et le CSE
Le Code du travail prévoit que l’expertise du CSE soit prise en charge à
20 % par le CSE
et
80 % par l’employeur
dans les cas suivants :
consultation récurrente sur les
orientations stratégiques de l’entreprise
;
introduction de
nouvelles technologies
ou projet important modifiant les conditions de santé et de sécurité ou les conditions de travail ;
opération de
concentration
;
usage du
droit d’alerte économique
;
offre publique d’acquisition
.
💡 Bon à savoir
: un accord collectif peut fixer des règles plus favorables de prise en charge.
Lorsque le
budget du CSE
ne permet pas de prendre en charge les 20 % du coût de l’expertise,
l’employeur doit donc financer entièrement ces expertises
. Cela n’est possible que lorsque le budget de fonctionnement est insuffisant et qu’il n’a pas donné lieu à un transfert d’excédent annuel au budget destiné aux activités sociales et culturelles au cours des trois années précédentes.
Comment se déroule l’expertise du CSE ?
Le recours à une expertise et les droits de l’expert-comptable sollicité par le CSE sont encadrés par le
Code du travail
. Une fois l’expert désigné, le comité social et économique doit établir un cahier des charges à transmettre à l’employeur. L’expert doit quant à lui notifier l’employeur dans les 10 jours suivant sa désignation pour l’informer :
du
coût
prévisionnel de son intervention ;
de l’
étendue
de son expertise ;
de la
durée
de son expertise.
En dehors des cas de recours à l’expert libre,
l’expert-comptable a un accès libre aux locaux de l’entreprise pour exercer sa mission
. L’employeur doit lui fournir toutes les informations nécessaires, notamment celles qui ne figurent pas dans la
BDESE
(
Base de Données Économiques Sociales et Environnementales) lorsque cela est nécessaire. L’expert a
3 jours pour demander les informations complémentaires
à l’employeur. En parallèle, ce dernier dispose d’un délai de 5 jours pour lui répondre.
L’expert n’a pas que des droits, il a également des devoirs, tels que le
devoir de discrétion
. Ce dernier a en effet accès à des informations confidentielles sur l’entreprise, il est donc tenu au secret professionnel concernant ces informations confidentielles et les procédés de fabrication.
Lorsque l’expert est désigné, il doit rendre son rapport au plus tard
15 jours avant l’expiration du délai de consultation du CSE
(variant de 1 à 3 mois selon le type de consultation).
L'employeur peut-il contester le recours à l'expertise par le CSE ?
L’employeur a le droit de
contester le recours à l’expertise
par le CSE. Cela doit se faire par la saisine du tribunal judiciaire dans un délai de 10 jours à compter de :
la délibération du CSE décidant le recours à l’expertise : pour contester la nécessité de l’expertise ;
la désignation de l’expert par le CSE : pour contester le choix de l’expert ;
la notification à l’employeur du cahier des charges et des informations qui lui sont transmises par l’expert : pour contester le coût prévisionnel, l’étendue ou la durée de l’expertise ;
la notification à l’employeur du coût final de l’expertise : pour contester ce coût.
La saisine du tribunal judiciaire suspend le délai de
consultation du CSE
, mais également l’exécution de la décision du CSE, et ce, jusqu’au jugement, devant être rendu dans les 1
0 jours suivants la saisine.
⚠️ Attention
: dans le cadre d’une consultation sur un licenciement pour motif économique, la contestation relative à l’expertise est transmise à la DREETS avant transmission de la demande de validation ou d’homologation du Plan de Sauvegarde de l’Emploi (PSE). L’administration à 5 jours pour se prononcer, et sa décision peut être contestée devant le tribunal administratif.
Si le juge
annule la délibération du CSE
décidant du recours à un expert,
l’expert doit rembourser les sommes perçues à l’employeur.
Le CSE peut alors décider de recourir à une expertise libre qu’il finance.
Une
réunion extraordinaire du CSE
peut être organisée pour traiter des sujets urgents ou spécifiques liés aux missions du comité, comme une expertise portant sur l’environnement de travail ou des questions sociales importantes. Cette organisation permet au CSE de réagir rapidement à des situations nécessitant une attention particulière.
Le
règlement intérieur du CSE
définit les règles de fonctionnement du comité social et économique, dont les modalités de convocation, la composition des commissions et l’encadrement du recours aux expertises. Il assure une organisation claire et harmonieuse du comité pour garantir l’efficacité de ses missions sociales et économiques.
La
consultation ponctuelle du CSE
intervient sur des sujets spécifiques et ponctuels, comme un projet portant atteinte aux comptes de l’entreprise ou l’introduction de nouvelles technologies affectant l’environnement de travail. Dans ces cas, le comité peut faire appel à des experts pour analyser la situation et produire un rapport éclairé.
La
composition du CSE
inclut des membres élus représentant le personnel, qui participent à différentes commissions spécialisées, par exemple en matière de santé, sécurité ou formation. Cette organisation favorise une expertise diversifiée et un fonctionnement adapté aux enjeux sociaux et économiques de l’entreprise.
Les
commissions du CSE
sont des groupes spécialisés qui approfondissent certains aspects du fonctionnement de l’entreprise, comme la gestion des comptes ou les conditions d’environnement de travail. Elles préparent souvent les expertises nécessaires pour que le comité rende un avis documenté.
La
convocation du CSE
doit respecter un délai légal et indiquer clairement l’ordre du jour, notamment lorsqu’une expertise est prévue. Le rapport de l’expert est remis avant la réunion pour permettre au comité de se former une opinion et de remplir pleinement ses missions sociales.