Le meilleur moment pour changer de solution de paie, c'est maintenant. Découvrez pourquoi dans ce guide !
Des collaborateurs satisfaits et autonomes dès le 1er mois. Un guide concret, 0 temps perdu.
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Le coût d’un collaborateur pour l’entreprise est loin du montant qui lui est versé à la fin du mois. Pour le calculer, il faut prendre en compte les cotisations URSSAF, les contributions patronales et les dépenses liées aux ressources humaines.
Une estimation réaliste permet non seulement de prévoir un budget de recrutement, mais aussi d’assurer une bonne gestion de la paie et in fine, d’optimiser la masse salariale en anticipant les charges et en identifiant les leviers de réduction des coûts, sans pour autant sacrifier la qualité des ressources humaines. Cette maîtrise des coûts salariaux s'intègre dans une démarche plus globale de gestion de la performance en entreprise, qui permet de mesurer l'efficacité de l'investissement RH et d'ajuster les ressources en fonction des objectifs stratégiques.
Mais alors, quelle est la différence entre le salaire brut, le super-brut et le net ? Combien coûte réellement une embauche pour l’entreprise ? Comment calculer et réduire le coût total d’un collaborateur ? PayFit répond !
Pour calculer le coût réel d’un salarié, l’employeur doit intégrer tous les éléments de rémunération et l’ensemble des charges sociales.
La rémunération du salarié se compose du salaire de base, fixé dans le contrat de travail, et des éléments variables, qui complètent la gratification brute :
les primes et bonus (objectifs individuels ou collectifs, performance, résultats) versés de manière régulière (mensuellement, annuellement, etc.) ou ponctuellement ;
les avantages en nature (logement, véhicule, outils informatiques à usage privé), intégrés dans le salaire brut car soumis à cotisations ;
les heures supplémentaires ou complémentaires, majorées selon les taux légaux ;
les indemnités récurrentes comme les primes de panier ou les indemnités de transport (selon qu’elles soient soumises à cotisations) ;
la participation ou l’intéressement, soumis au forfait social selon l’effectif de l’entreprise.
💡 Bon à savoir : les primes exceptionnelles, versées de manière ponctuelle et non liées à la performance durable, ne sont généralement pas incluses dans le calcul prévisionnel du coût d’un salarié.
Le coût total d’un salarié inclut aussi l’ensemble des cotisations sociales, réparties en deux catégories.
Le montant des charges du personnel varie selon le niveau de rémunération, le statut du salarié et le secteur d’activité. Deux cas de figure se distinguent.
En premier lieu, pour les rémunérations allant jusqu’à 1,6 SMIC, l’employeur bénéficie de la réduction générale (ex-réduction Fillon), dont le coefficient maximal est fixé à 0,3194 pour les entreprises de moins de 50 salariés et à 0,3234 pour celles de 50 salariés et plus.
La formule de calcul est la suivante : [Taux de réduction/0,6] x [(1,6 x SMIC annuel brut/rémunération annuelle brute) - 1]
⚠️ Attention : à partir du 1er janvier 2026, la réduction générale des cotisations patronales est étendue aux salaires jusqu'à 3 SMIC (contre 1,6 SMIC auparavant) avec une nouvelle formule de calcul, selon le décret du 4 septembre 2025.
En deuxième lieu, les salaires plus élevés obéissent à d’autres taux en 2026 :
| Cotisation | Taux 2026 | Observations |
|---|---|---|
| Assurance maladie, maternité, invalidité, décès | 13 % (taux normal) ou 7 % si ≤ 2,5 SMIC | Réduction 7% supprimée au 1er janv. 2026* |
| Assurance chômage | 4 % à compter du 1er mai 2025 | Maintenu en 2026 |
| Allocations familiales | 5,25 % ou 3,45 % si ≤ 3,5 SMIC | Réduction 3,45% supprimée au 1er janv. 2026* |
| Retraite de base + complémentaire | Taux variables selon tranches | Inchangé |
| Accidents du travail (AT/MP) | Fixés par la CARSAT selon l’activité | Inchangé |
| Contribution FNAL | 0,10 % ou 0,50 % selon l’effectif | Inchangé |
| Versement mobilité | Selon la zone géographique | Inchangé |
| Assurance formation professionnelle | 0,55 % ou 1 % selon effectif | Inchangé |
| Taxe d’apprentissage | 0,59 % | Inchangé |
| Forfait social | Selon les dispositifs et l’effectif | Inchangé |
*Les anciennes réductions sont désormais intégrées dans la nouvelle réduction générale qui s'applique jusqu'à 3 SMIC.
Représentant en moyenne 22 à 23 % du salaire brut, elles financent la protection sociale du salarié, apparaissent sur la fiche de paie et regroupent notamment :
la CSG et la CRDS (Contribution Sociale Généralisée et Contribution au Remboursement de la Dette Sociale) ;
les cotisations maladie prélevées par l’URSSAF ;
la part salariale de la complémentaire santé obligatoire ;
les cotisations retraite de base et complémentaire ;
la cotisation assurance chômage (dans les cas où elle est due).
Il convient de distinguer trois notions différentes : le salaire net, le salaire brut et le salaire super-brut.
Il correspond au salaire que le salarié perçoit réellement une fois toutes les cotisations sociales versées.
La formule : Salaire net = salaire brut - cotisations sociales salariales
Le montant après calcul du salaire net, déduit de toutes les charges, est donc inférieur au salaire brut.
Le salaire brut correspond à la rémunération avant prélèvement des cotisations salariales, c’est la base indiquée sur le contrat de travail.
La formule : Salaire brut = salaire net + cotisations salariales.
💡 Bon à savoir : lorsque la convention collective applicable à l’entreprise prévoit un salaire minimum conventionnel supérieur au montant du SMIC, l’employeur est tenu de s’y référer.
Le super-brut, également appelé salaire chargé, correspond au coût total d’un salarié pour une entreprise. C’est le salaire additionné aux cotisations sociales.
La formule : Salaire super-brut = salaire net + cotisations sociales salariales + cotisations sociales patronales.
Prenons l’exemple d’un salaire net mensuel de 1 800 €.
| Élément | Calcul | Montant |
|---|---|---|
| Salaire net | Montant de base | 1 800 € |
| Salaire brut | 1 800 € × 1,22 (charges salariales de 22 %) | 2 196 € |
| Salaire super-brut | 2 196 € × 1,25 (charges patronales réduites grâce à la RGCP)* | 2 745 € |
*Avec application de la réduction générale des cotisations patronales (ex-réduction Fillon), le taux de charges patronales est d'environ 25 % pour les salaires proches du SMIC.
Dans le cas d’un salaire net mensuel de 3 000 €, le salaire brut s’élève autour de 3 660 € (1800 x 1.22) et le super brut aux alentours de 4 831 € (3 660 x 1.32).
| Élément | Calcul | Montant |
|---|---|---|
| Salaire net | Montant de base | 3 000 € |
| Salaire brut | 3 000 € × 1,22 (charges salariales de 22 %) | 3 660 € |
| Salaire super-brut | 3 660 € × 1,32 (charges patronales de 32 %) | 4 831 € |
⚠️ Attention : ces calculs sont donnés à titre indicatif. Les taux réels de charges peuvent varier selon plusieurs facteurs tels que le secteur d'activité, la taille de l'entreprise, la zone géographique, etc.
Si vous souhaitez estimer le calcul du coût d’un salarié pour l’entreprise afin d’anticiper ces frais, utilisez notre simulateur gratuit de calcul du coût d’un salarié.
Simulateur de calcul du coût d'un salarié
Le calcul du coût d’un salarié est un moyen d’estimer les coûts du recrutement d’un nouveau collaborateur pour l’entreprise, en vue d’une nouvelle embauche. Il s’agit de manière plus générale d’établir un tableau de bord RH pour :
anticiper les dépenses liées à l’embauche, afin d’éviter les mauvaises surprises ;
optimiser la masse salariale, via des dispositifs de réduction (exonérations, aides à l’embauche, etc.) ;
planifier les ressources à allouer aux RH (Ressources Humaines) et en trésorerie ;
évaluer le retour sur investissement d’un collaborateur sur le long terme.
Depuis le 1er janvier 2026, le SMIC horaire est de 12,02 €. Ce montant correspond à 1 823,03 € brut par mois, sur la base de 35 heures par semaine.
Il est possible de bénéficier de dispositifs légaux d’allégement ou d’exonération pour diminuer le coût employeur. En plus de la réduction générale des cotisations patronales (ex-réduction Fillon), certaines aides à l’embauche mises en place par l’État encouragent l’embauche de jeunes, des personnes éloignées de l’emploi ou de salariés en contrat particulier (apprentissage, professionnalisation, etc.). L’employeur peut aussi bénéficier de mesures particulières ou d’exonérations spécifiques, selon la taille de l’entreprise, le secteur ou la zone géographique, par exemple :
exonérations pour les entreprises situées en Zone de Revitalisation Rurale (ZRR) ou en Zones Franches Urbaines (ZFU) ;
allègement sur les cotisations patronales liées aux heures supplémentaires ;
réduction ou crédit d’impôt pour la formation professionnelle.
💡 Bon à savoir : certains dispositifs peuvent se cumuler, mais leur application dépend de la situation de l’entreprise et de la nature du contrat. Il est donc recommandé de se référer aux textes officiels ou à un expert paie pour calculer précisément les économies possibles.
Si l’on estime que les charges patronales sont d’environ 22 % à 42 %, un collaborateur qui touche 1 600 euros par mois coûtera à l’entreprise entre 1 952 euros et 2 272 euros. Pour un salarié, comprendre ce calcul renforce sa confiance et son engagement au sein de l'entreprise.
Il est possible d’estimer le salaire super-brut, ou chargé, à la main :
à partir du salaire net, ajoutez les cotisations salariales (environ 22 % du net pour un salarié non cadre) ;
calculez le salaire brut : net + cotisations salariales ;
ajoutez les charges patronales (entre 25 % et 42 % selon le salaire et la réduction générale).
C’est une data RH importante pour l’optimisation du budget de l’entreprise.
Des simulateurs en ligne et logiciels de paie permettent d’estimer rapidement le salaire brut, le super‑brut et les charges patronales. Ils prennent en compte le type de contrat, le statut cadre ou non‑cadre, les réductions de cotisations et les dispositifs d’exonération, évitant ainsi les approximations manuelles qui faussent l’analyse des performances RH.
Les cadres cotisent souvent davantage pour la retraite complémentaire et peuvent bénéficier d’autres éléments variables (primes, forfaits). Les cotisations sociales sont donc légèrement plus élevées que pour un non‑cadre, ce qui augmente le super‑brut et le coût total pour l’entreprise. L’organigramme d'entreprise est un outil efficace pour gérer l’attribution des fonctions.
Il suffit d’additionner tous les salaires bruts des employés sur une période donnée, puis d’ajouter l’ensemble des charges patronales. Le total obtenu représente le coût global de la masse salariale, utile pour la planification budgétaire, la gestion des ressources humaines ou un audit RH.
Selon le salaire, le statut du salarié, la taille de l’entreprise et la zone géographique, le coefficient peut varier de 25 % à plus de 40 % du salaire brut. Pour les bas salaires, la réduction générale (ex‑Fillon) diminue ces charges, mais au-delà de 1,6 SMIC, l’entreprise supporte le taux plein.
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