Offre valable pour le plan Paie avancée. Applicable aux entreprises de 1 à 99 collaborateurs qui souscrivent à PayFit entre le 1er juin et le 31 juillet 2026. Les conditions d'annulation applicables sont celles prévues dans nos Conditions Générales de Services. Des frais de mise en place peuvent être appliqués
La
visite médicale de préreprise
est facultative : elle a lieu pendant l'arrêt de travail et n'est obligatoire que lorsqu'elle est demandée.
Elle peut être sollicitée dès lors que l'arrêt atteint
30 jours
, par le salarié, son médecin traitant, le médecin du travail ou le médecin-conseil.
Depuis le
15 juin 2026
, l'employeur est systématiquement informé de l'organisation de l'examen, sauf opposition expresse du salarié.
La préreprise peut
remplacer la visite de reprise
sous trois conditions cumulatives : visite tenue dans les 30 jours précédant le retour, aucune préconisation d'aménagement et aucune demande contraire.
Cette visite reste un levier précieux pour adapter le poste, préparer un reclassement ou organiser une formation.
Un salarié est en arrêt depuis plusieurs semaines et son retour approche ? La
visite médicale de préreprise
auprès de la
médecine du travail
permet d'anticiper cette reprise dans les meilleures conditions, en évaluant la compatibilité du poste avec l'état de santé du salarié.
Le
décret n° 2026-503 du 12 juin 2026
vient renforcer le rôle de cet examen. Désormais, l'employeur est systématiquement informé de sa tenue (sauf opposition du salarié), et la visite peut, sous conditions, remplacer la visite de reprise. On fait le point sur ce que cela change pour vous.
Qu'est-ce que la visite médicale de préreprise ?
La visite médicale de préreprise est un
examen pratiqué par le médecin du travail
pendant l'arrêt de travail du salarié,
avant son retour effectif
dans l'entreprise. Son objectif : préparer la reprise dans les meilleures conditions et vérifier que le
poste de travail reste adapté et compatible avec l'état de santé
du collaborateur.
Lors de cet examen, le médecin du travail peut recommander :
des aménagements ou adaptations du poste de travail ;
des préconisations de
reclassement
;
des formations professionnelles pour faciliter le reclassement ou la réorientation du salarié.
Cette consultation s'inscrit dans une logique d'
anticipation
: mieux vaut identifier les ajustements nécessaires avant la reprise, plutôt que de découvrir une incompatibilité une fois le salarié de retour au poste. Cette démarche fait partie des obligations de l'employeur en médecine du travail lorsque la visite est demandée.
Qui peut demander une visite médicale de préreprise ?
La demande de visite médicale de préreprise peut être sollicitée lorsque
l'arrêt de travail est d'au moins 30 jours
. Quatre acteurs ont la possibilité de l'initier :
le salarié ;
son médecin traitant ;
le médecin du travail ;
le médecin-conseil de la Sécurité sociale.
Lorsqu'elle est demandée, son organisation devient une obligation. Si personne ne la sollicite, la visite reste facultative.
💡 Bon à savoir :
un salarié dont l'état de santé laisse présager une difficulté à reprendre son poste dans les mêmes conditions a tout intérêt à demander cette visite, notamment après un accident du travail ou un arrêt long. Cette démarche s'inscrit pleinement dans la procédure de fin d'accident de travail, lorsqu'elle s'applique.
Le
décret n° 2026-503 du 12 juin 2026
, publié au Journal officiel le 14 juin 2026, apporte deux évolutions majeures pour la visite de préreprise. Cette mesure s'inscrit dans le cadre plus large de la réforme des arrêts de travail 2026.
L'employeur systématiquement informé de la tenue de l'examen
Auparavant, l'employeur n'était informé que si le médecin du travail émettait des
préconisations
formelles (aménagement, reclassement, formation). En l'absence de recommandations, il pouvait totalement ignorer la tenue de la visite.
Désormais, le médecin du travail informe l'employeur de l'organisation même de l'examen, et ce, même si aucune mesure n'est nécessaire.
⚠️ Attention :
le salarié conserve un
droit de veto
. S'il s'oppose expressément à l'information de l'employeur, ce dernier ne sera pas prévenu de la tenue de l'examen.
Cette évolution permet aux équipes RH et aux managers d'anticiper le retour du collaborateur, et de préparer un éventuel ajustement du poste.
La préreprise peut désormais remplacer la visite de reprise
Sous trois conditions cumulatives, la visite de préreprise dispense de la visite de reprise :
la préreprise a eu lieu dans les
30 jours précédant la reprise effective
;
le médecin du travail a conclu qu'aucune mesure d'aménagement, d'adaptation, de transformation du poste ou d'aménagement du temps de travail n'est nécessaire ;
ni le médecin du travail, ni l'employeur, ni le salarié n'ont demandé le maintien de la visite de reprise.
Le décret s'applique uniquement aux
arrêts de travail délivrés à compter du 15 juin 2026
. Les arrêts en cours prescrits avant cette date restent soumis aux anciennes règles.
💡
Bon à savoir
: cette mesure concerne également les salariés agricoles affiliés à la
MSA
, via la modification des articles R. 717-17 et R. 717-17-1 du Code rural et de la pêche maritime.
Prise en charge par l'employeur
Lorsque la visite médicale de préreprise est demandée, et donc obligatoire, le salarié bénéficie de garanties précises :
sur le temps de travail, le salaire est maintenu et le temps consacré à la visite est considéré comme du
temps de travail effectif
;
les frais de transport engagés pour se rendre à la visite sont à la charge de l'employeur.
Comment se déroule concrètement la visite médicale de préreprise ?
La visite se déroule au sein du
Service de Prévention et de Santé au Travail (SPST)
auquel l'entreprise est rattachée. Aucun formalisme particulier n'est imposé au salarié, mais quelques éléments facilitent l'évaluation :
le dernier certificat médical transmis à la caisse d'Assurance maladie ;
les comptes rendus d'éventuels examens spécialisés liés à l'arrêt ;
les coordonnées du médecin traitant pour un éventuel échange entre praticiens.
Lors de l'examen, le médecin du travail évalue les capacités physiques et psychologiques du salarié, échange avec lui sur les conditions de travail habituelles et envisage les adaptations possibles.
💡
Bon à savoir
: la visite se déroule dans un
cadre strictement confidentiel
. Le médecin du travail est tenu au
secret médical
: il ne peut communiquer à l'employeur que des conclusions opérationnelles (aménagement, aptitude, reclassement), jamais le détail de l'état de santé du salarié.
Quelle différence entre visite de préreprise et visite de reprise ?
Les deux examens s'effectuent auprès de la
médecine du travail
, mais leurs finalités diffèrent.
La
visite de reprise
est organisée par l'employeur dans les 8 jours suivant le retour du salarié, dans 4 situations :
congé maternité ;
maladie professionnelle ;
accident du travail, lorsque l'arrêt est d'au moins 30 jours ;
maladie ou accident d'origine non-professionnelle, lorsque l'arrêt est d'au moins 60 jours.
Ainsi, en cas de maladie professionnelle, le salarié passe une visite de reprise quelle que soit la durée de l'arrêt, alors que la
visite de reprise après un accident du travail
suppose un arrêt d'au moins 30 jours.
⚠️
Attention
: depuis le 15 juin 2026, une visite de préreprise peut dispenser de la visite de reprise sous trois conditions cumulatives (voir section précédente). En dehors de ces cas, l'employeur reste tenu de faire passer la visite de reprise dans les 8 jours suivant le retour.
Durant la visite de reprise, le médecin du travail doit :
vérifier que le poste de travail ou le poste de reclassement est compatible avec l'état de santé du salarié ;
examiner les propositions d'aménagement ou d'adaptation faites par l'employeur, à la suite des
préconisations
émises lors de la visite de préreprise ;
préconiser l'aménagement, l'adaptation du poste ou le reclassement ;
émettre, le cas échéant, un avis d'
inaptitude
.
Le rôle des visites médicales de préreprise et de reprise reste identique : s'assurer que le salarié retourne à un poste de travail adapté à son état de santé.
💡
Bon à savoir
: le médecin traitant du salarié peut lui prescrire de reprendre son poste en
travail léger pour raison médicale
, c'est-à-dire à temps partiel pour raison thérapeutique.
L'employeur qui n'organise pas la visite de reprise s'expose à des
sanctions prud'homales
. La rupture du contrat de travail peut notamment lui être imputée si le salarié saisit le conseil de prud'hommes pour non-respect des préconisations du médecin du travail.
Cas pratique : la préreprise pour éviter une visite de reprise
Situation
: un salarié d'une PME est en arrêt depuis 75 jours pour maladie non-professionnelle. Son arrêt a été délivré le 20 juin 2026.
Étapes du nouveau parcours :
à J-25 avant la reprise, le salarié sollicite une visite de préreprise auprès du médecin du travail ;
à J-15, la visite a lieu : le médecin conclut qu'aucun aménagement n'est nécessaire et le salarié ne s'oppose pas à l'information de l'employeur ;
l'employeur est informé de la tenue de l'examen et de l'absence de préconisations ;
personne ne demande le maintien d'une visite de reprise ;
le salarié reprend son poste sans visite de reprise : la dispense s'applique automatiquement.
À l'inverse, si le médecin avait recommandé un mi-temps thérapeutique, ou si le salarié avait demandé une visite de contrôle, la visite de reprise dans les 8 jours aurait été obligatoire.
Visite de préreprise vs visite de reprise : tableau comparatif
Voici un tableau comparatif pour bien distinguer ces deux examens médicaux :
Salarié, médecin traitant, médecin du travail, médecin-conseil
Employeur uniquement
Information de l’employeur
Systématique depuis le 15/06/2026, sauf opposition du salarié
Toujours informé
Objectif
Anticiper le retour et les aménagements
Vérifier la compatibilité poste / état de santé
Peut dispenser de l’autre ?
Oui, sous conditions (depuis le 15/06/2026)
Non
Bonnes pratiques côté employeur après une visite de préreprise
Lorsque la visite de préreprise donne lieu à des
préconisations
, quelques réflexes facilitent un retour serein :
informer le
manager
des aménagements à anticiper, dans le respect du
secret médical
;
préparer le poste de travail en amont du retour (matériel, horaires, charge de travail) ;
organiser un échange avec le salarié pour partager le plan d'adaptation ;
documenter par écrit les aménagements mis en place, en cas de contrôle ultérieur.
💡
Bon à savoir
: ces démarches ne remplacent pas une éventuelle visite de reprise lorsqu'elle reste obligatoire, mais elles renforcent la qualité du dialogue avec le salarié et la médecine du travail.
Dès que l'arrêt de travail atteint
30 jours
. La demande peut être formulée par le salarié, son médecin traitant, le médecin du travail ou le médecin-conseil de la Sécurité sociale.
Non. L'initiative appartient au salarié, à son médecin traitant, au médecin du travail ou au médecin-conseil. L'employeur ne fait pas partie des personnes habilitées à solliciter cette visite.
Non. Depuis le
15 juin 2026
, l'employeur est informé par défaut de l'organisation de l'examen, mais le salarié dispose d'un
droit d'opposition expresse
. Dans ce cas, l'employeur ne sera pas informé.
Oui. Sur le temps de travail, le salaire est maintenu et le temps consacré à la visite est du
temps de travail effectif
. Hors temps de travail, le salarié a droit à une rémunération spécifique. Les frais de transport sont à la charge de l'employeur.
Non. La dispense est conditionnée à trois critères cumulatifs : visite tenue dans les
30 jours précédant la reprise
, absence de préconisation d'aménagement et absence de demande de maintien (médecin, employeur ou salarié). Si l'une de ces conditions manque, la visite de reprise reste obligatoire.
Non. Les nouvelles règles ne concernent que les
arrêts de travail délivrés à compter du 15 juin 2026
. Pour les arrêts antérieurs, les anciennes modalités continuent de s'appliquer.