Offre valable pour le plan Paie avancée. Applicable aux entreprises de plus de 10 salariés et dans lalimite des 99 collaborateurs qui souscrivent à PayFit entre le 21 avril et le 30 mai 2026. Les conditions d'annulation applicables sont celles prévues dans nos Conditions Générales de Services. Des frais de mise en place peuvent être appliqués.
Dans le cadre de son pouvoir de direction, l’employeur a la possibilité d’insérer différentes clauses dans le contrat de travail, comme par exemple une clause d’exclusivité.
La clause d’exclusivité interditau salarié d’exercer une autre activité professionnelle que celle pour laquelle le contrat de travail a été conclu.
Cette clause est particulièrement encadrée dans la mesure où elle peut porter atteinte à la liberté du salarié.
Lorsque l’employeur rédige un contrat de travail dans lequel il souhaite prévoir une clause d’exclusivité, il doit donc s’assurer que celle-ci est bien conforme à la loi.
Qu’est-ce qu’une clause d’exclusivité dans le contrat de travail ? Quelles sont les conditions de validité de la clause d’exclusivité ? PayFit vous éclaire.
Qu’est-ce qu’une clause d’exclusivité dans le contrat de travail ?
La clause d’exclusivité dans le contrat de travail empêche le salarié d’exercer une activité professionnelle autre que celle qu’il exerce déjà au sein de l’entreprise.
L’intérêt de cette clause d’exclusivité pour l’employeur est de préserver les intérêts de l’entreprise en s’assurant que le salarié ne travaille que pour le compte de l’entreprise.
Comment doit être rédigée une clause d’exclusivité dans le contrat de travail ?
Dans le contrat de travail, la clause d’exclusivité doit être écrite et expresse. Le salarié a la possibilité de refuser la clause lors de la conclusion du contrat travail.
Ainsi, la rédaction de la clause d’exclusivité doit respecter certaines conditions :
la clause doit être rédigée de manière précise et doit mentionner la nature de l’activité complémentaire interdite (activité bénévole ou lucrative, activité professionnelle ou de loisirs) ;
la clause doit être limitée dans son champ d’application.
💡 Bon à savoir : l’employeur peut également insérer une clause d’exclusivité après la signature du contrat de travail par le biais d’un avenant au contrat de travail.
Quelles sont les conditions de validité de la clause d’exclusivité ?
La clause d’exclusivité dans le contrat de travail par laquelle le salarié s’engage à exercer une activité pour le compte d’un seul employeur est strictement encadrée.
Clause indispensable à la protection des intérêts de l’entreprise
La clause d'exclusivité prévue par le contrat de travail doit être indispensable à la protection des intérêts légitimes de l’entreprise.
Cela signifie qu’en l’absence d’une clause d’exclusivité, les intérêts de l'entreprise pourraient être compromis.
L’employeur doit être en mesure de prouver que le contrat de travail exclusif est nécessaire pour préserver les intérêts économiques de l’entreprise notamment pour protéger le savoir-faire de l’entreprise.
Clause justifiée par la nature de l’activité exercée
Les fonctions du salarié doivent être prises en compte pour examiner la validité de l’insertion d’une clause d’exclusivité dans le contrat de travail.
La clause d’exclusivité n’est pas valable pour toutes les activités professionnelles, elle n’est valable que dans certains secteurs d’activité stratégiques.
En pratique, il est fréquent d’insérer une clause d’exclusivité dans certains contrats de travail, comme par exemple les contrats de travail des commerciaux ou des ingénieurs.
Clause proportionnée au but recherché
La privation de liberté du salarié d’exercer une autre activité a pour effet d’empêcher le salarié de percevoir des revenus supplémentaires.
C’est pour cela que la clause d’exclusivité doit être proportionnée au but recherché, c’est-à-dire que la mesure doit être adaptée et nécessaire à l’objectif poursuivi.