Offre valable pour le plan Paie avancée. Applicable aux entreprises de 1 à 99 collaborateurs qui souscrivent à PayFit entre le 1er juin et le 31 juillet 2026. Les conditions d'annulation applicables sont celles prévues dans nos Conditions Générales de Services. Des frais de mise en place peuvent être appliqués
Un employeur peut être confronté à un surcroît temporaire d’activité et avoir besoin d’embaucher de nouveaux salariés. Pour répondre à sa demande d’embauche, il peut signer avec le salarié recruté un
CDD
(Contrat à Durée Déterminée)
pour accroissement temporaire d’activité
. Ce contrat court doit respecter un certain nombre de conditions.
Qu’est-ce qu’un CDD pour accroissement temporaire d’activité ? Quelles sont ses particularités ? Comment le rédiger ?
PayFit
vous informe.
Qu’est-ce qu’un CDD pour accroissement temporaire d’activité ?
Un CDD pour accroissement temporaire d’activité est un
type de contrat de travail
conclu pour
répondre à un pic exceptionnel sur une période déterminée
. Il intervient lorsque la charge de travail dépasse les capacités des salariés déjà en poste, qu’ils soient en contrat à durée déterminée ou indéterminée.
Les causes du
surcroît d’activité
peuvent être occasionnelles ou cycliques, mais les variations ne doivent en aucun cas être régulières. Parmi les
motifs de recours au CDD
, les événements qui font l’objet d’un accroissement temporaire d’activité sont les suivants :
périodes de
soldes
ou de
fêtes de fin d’année
dans la grande distribution ;
événement
inhabituel dans l’hôtellerie-restauration (mariage, séminaire, etc.) ;
travaux urgents
pour des mesures de sécurité dans le BTP ;
commande exceptionnelle à l’exportation
pour la logistique et le transport ;
hausse de production pour les récoltes agroalimentaires
, et d’autres encore.
⚠️
Attention
: il ne faut pas confondre le CDD pour accroissement temporaire d’activité et le
CDD saisonnier
.
Ce dernier entre dans le cadre d’une variation d’
activité régulière, prévisible et cyclique.
Par exemple, dans le cas d’une exposition temporaire faisant partie du programme d’un musée ou d’une galerie, les salariés guides ou animateurs font l’objet d’un
contrat saisonnier
.
💡
Bon à savoir
: depuis 2026, un nouveau motif de CDD a été introduit par la loi Sénior :
le CDD pour reconversion professionnelle
. Contrairement au CDD pour accroissement temporaire d'activité qui répond à un besoin ponctuel de l'entreprise, ce nouveau dispositif vise à permettre au salarié d'acquérir de nouvelles compétences.
Quelles sont les particularités du CDD pour accroissement temporaire d’activité ?
Durée du CDD pour accroissement temporaire d’activité
Une convention ou un accord de branche étendu peuvent fixer la durée maximale du CDD pour accroissement temporaire d’activité. Si ces stipulations ne s’appliquent pas, la loi prévoit par défaut une
durée maximale de 18 mois
et prévoit
deux exceptions
:
durée maximale de
9 mois en cas de travaux urgents
;
durée maximale de
24 mois en cas de commande exceptionnelle liée à l’exportation
.
💡
Bon à savoir
: si le CDD pour accroissement temporaire d’activité est conclu pour une commande exceptionnelle à l’exportation,
sa durée ne peut être inférieure à 6 mois
.
Un employeur cherche à réagir pour répondre à une commande exceptionnelle, après des difficultés économiques qui l’ont contraint à procéder à des licenciements économiques. Toutefois, il lui est en principe interdit de conclure un
CDD pour accroissement temporaire d’activité
dans un délai de 6 mois suivants des licenciements.
Néanmoins, la Cour de cassation admet certaines exceptions comme :
un CDD non renouvelable et d’une durée inférieure à 3 mois ;
la commande exceptionnelle destinée à l’exportation, imprévisible et étrangère à l’activité habituelle de l’entreprise, qu’elle n’aurait pu être anticipée au moment des licenciements économiques.
Quelle que soit la situation, le droit interdit le recours à ce contrat pour une activité normalement reconnue comme normale et régulière. Il en va de même pour l’exécution d’une
tâche dangereuse
qui nécessite un suivi médical particulier.
Renouvellement du CDD pour accroissement temporaire d’activité
Le
renouvellement d’un CDD pour accroissement temporaire d’activité
peut être fixé
soit par la convention collective
de l’entreprise,
soit par un accord de branche étendu
. Le plafond autorisé par la loi est de
deux renouvellements
comme pour n’importe quel autre CDD.
La clause du renouvellement peut figurer
dans le document initial
. Si ce n’est pas le cas, elle fera l’objet d’un
avenant au contrat de travail
avant la rupture de ce dernier. Le salarié est libre de refuser cette proposition.
Si les durées maximales ou les limites de renouvellement ne sont pas respectées, le Conseil de prud’hommes oblige l’employeur à
requalifier le CDD en CDI
. Si ce n’est pas le cas, il s’expose à une amende de
3 750 euros.
Voici ci-dessous un
modèle d’avenant dans le cadre d’un renouvellement
de CDD pour accroissement temporaire.
Avenant pour renouvellement de CDD d'accroissement temporaire d'activité
Délai de carence entre deux CDD pour accroissement temporaire d’activité
En règle générale, les CDD se succèdent avec le même salarié ou sur le même poste de travail. La
succession de ces contrats d’usage ou de remplacement se fait sans interruption
dans les cas suivants :
remplacement d’un salarié absent ou suspendu ;
emploi à caractère saisonnier ;
remplacement du chef d’entreprise ;
rupture anticipée du contrat initiée par le salarié ;
refus du salarié de signer le renouvellement du CDD.
Un
délai de carence
s’impose toutefois lorsqu’un CDD pour accroissement temporaire d’activité succède à un autre contrat à durée déterminée. Les conditions sont les suivantes :
si le CDD pour accroissement temporaire d’activité est inférieur à 14 jours
, le délai de carence représente la moitié de la durée du contrat précédent ;
si le CDD pour accroissement temporaire d’activité est supérieur à 14 jours
, le délai de carence représente le tiers de la durée du contrat précédent ;
💡
Bon à savoir
: les délais de carence indiqués ci-dessus prennent en compte les renouvellements des contrats précédents.
Comment rédiger un CDD pour accroissement temporaire d’activité ?
le salaire et les primes et accessoires de salaire s'il en existe ;
le nom et l'adresse de la caisse de retraite complémentaire ainsi que, le cas échéant, ceux de l'organisme de prévoyance.
D’autres clauses peuvent s’ajouter sur le contrat en fonction des
spécificités de l’entreprise
. Il peut s’agir de :
la clause de renouvellement ;
la clause de mobilité géographique ;
la clause de non-concurrence au terme du contrat ;
la clause de Dédit-formation, qui implique le remboursement des frais de formation en cas de départ avant un certain délai ;
l’accès à une formation professionnelle durant toute la durée du contrat
les horaires de travail spécifiques, comme les horaires décalés ou du travail en équipe ;
les modalités de rupture anticipée.
Pour la rédaction du CDD pour accroissement temporaire d’activité, des exemples sont disponibles sur internet. Vous pourrez donc vous appuyer sur un
modèle de CDD pour accroissement temporaire
gratuit ou payant.
Avec notre
logiciel de paie
, vous pouvez désormais générer vos contrats de travail (CDD saisonnier et d'usage) sur mesure et de manière sécurisée.
En principe, le CDD pour accroissement temporaire d’activité
ne peut être rompu avant son terme
, sous peine de payer des dommages et intérêts à l’autre partie. Néanmoins, le Code du travail autorise la
rupture anticipée du contrat
dans les cas suivants :
accord commun entre le salarié et l’employeur ;
inaptitude du salarié ;
faute grave du salarié ;
cas de force majeure ;
signature d’un CDI dans une autre entreprise.
Lorsque le CDD pour accroissement temporaire d’activité arrive à son terme, le salarié touche une
prime de précarité
. Cette indemnité de fin de contrat correspond à 10 % de sa rémunération brute, primes comprises.
Si l’employeur embauche un salarié en CDD alors qu’aucune contrainte exceptionnelle ne justifie ce renfort d’appoint, les sanctions sont les suivantes :
requalification du CDD en CDI ;
versement d’une indemnité de licenciement ou d’une indemnité compensatrice de préavis ;
versement de dommages et intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse ;
amende jusqu’à 3 750 euros ou 7 500, et 6 mois d’emprisonnement, en cas de récidive.