Offre valable pour le plan Paie avancée. Applicable aux entreprises de 1 à 99 collaborateurs qui souscrivent à PayFit entre le 1er juin et le 30 juin 2026. Les conditions d'annulation applicables sont celles prévues dans nos Conditions Générales de Services. Des frais de mise en place peuvent être appliqués
Toute modification du temps de travail nécessite un avenant signé.
L’augmentation peut être permanente ou via un complément d’heures temporaire.
Le complément d’heures est réservé aux temps partiels et encadré par accord.
Les heures complémentaires sont ponctuelles, sans avenant et majorées.
Le temps de travail constitue un élément essentiel du contrat de travail de votre salarié. Toute modification du nombre d’heures initialement prévu lors de l’embauche entraîne donc une évolution d’une clause contractuelle fondamentale. Une telle démarche de modification du contrat de travail peut être mise en œuvre librement et doit respecter un cadre juridique précis.
La rédaction d’un avenant au contrat de travail doit être réalisée avec rigueur afin de garantir une information claire et une parfaite transparence entre l’employeur et le salarié. Elle permet de formaliser les nouvelles conditions de travail et de sécuriser la relation contractuelle entre les deux parties.
Qu’est-ce qu’une modification du temps de travail ?
Tout contrat de travail (CDD ou CDI) fixe une durée de travail hebdomadaire ou mensuelle de base. C'est sur ce volume d'heures qu'est calculée la rémunération. Modifier le temps de travail signifie donc augmenter ou diminuer le nombre d'heures que le salarié effectue chaque semaine.
Cette démarche peut être initiée par l’employeur ou demandée par le salarié, mais elle requiert dans les deux cas un accord mutuel. La modification du temps de travail peut être à la baisse comme à la hausse. Par exemple, il peut s’agir d’un avenant pour le passage d’un temps partiel à un temps plein ou inversement.
⚠️ Attention : il convient de ne pas confondre temps de travail et horaires de travail. Décaler les horaires d'un salarié (ex: passer de 8h-16h à 9h-17h) n’a aucune incidence sur son temps de travail global et ne nécessite généralement pas d'avenant, sauf si cela implique le passage d'un horaire fixe à variable, de jour à de nuit, ou d'un horaire continu à discontinu.
Quelles sont les différences entre une augmentation permanente et le complément d'heures temporaire ?
Lorsqu'une entreprise a besoin d'augmenter le temps de travail d'un salarié, elle dispose de deux leviers distincts : l'augmentation permanente et le complément d’heures temporaires.
Caractéristique
Augmentation permanente
Complément d’heures temporaire
Nature
Modification durable et définitive.
Augmentation temporaire avec date de fin.
Public concerné
Tous les salariés (temps plein, temps partiel).
Exclusivement réservé aux salariés à temps partiel.
Condition préalable
Accord classique entre les deux parties.
Doit être prévu par une convention ou un accord de branche étendu.
Conséquence
La nouvelle durée devient la référence contractuelle sans limitation de durée.
À l’issue de la période, le salarié retrouve sa durée de travail initiale.
Limite stricte
Aucune (peut atteindre le temps plein).
Le cumul des heures ne doit pas atteindre 35 heures (la durée légale d’un temps plein).
L'augmentation permanente
L’augmentation permanente du temps de travail correspond à une modification durable du contrat de travail. Il peut s’agir, par exemple, d’un passage définitif d’un temps partiel à un temps plein, ou d’une augmentation du volume horaire hebdomadaire (de 24 heures à 30 heures par semaine).
Cette évolution nécessite la signature d’un avenant au contrat de travail par l’employeur et le salarié. Une fois l’avenant conclu, la nouvelle durée du travail devient la référence contractuelle applicable sans limitation de durée.
Le complément d’heures temporaire
Le complément d’heures permet d’augmenter temporairement la durée de travail d’un salarié à temps partiel au moyen d’un avenant spécifique. Ce dispositif est exclusivement réservé aux contrats à temps partiel et ne peut être mis en place que si une convention ou un accord de branche étendu le prévoit.
L’avenant précise notamment la durée de l’augmentation ainsi que ses conditions d’application. À l’issue de la période définie, le salarié retrouve automatiquement sa durée de travail contractuelle initiale.
💡 Bon à savoir : dans les Hôtels-Cafés-Restaurants (HCR) ou le retail, où l'activité bouge au rythme des saisons et des coups de feu, multiplier les avenants à la main devient vite ingérable. Avec la fonctionnalité "Avenant complément d'heures" intégrée à votre logiciel de paie, vous générez en quelques clics les avenants temporaires de vos salariés à temps partiel. Vous gagnez en flexibilité sur les pics d'activité, sans rien lâcher sur la sécurité juridique ni la paie.
👉 À noter : le nombre de compléments d'heures est plafonné à 8 par an et par salarié, hors cas de remplacement d'un salarié absent nommément désigné (article L. 3123-22 du Code du travail).
Quelles sont les différences entre complément d'heures et heures complémentaires ?
Ces deux notions sont souvent confondues, bien qu’elles répondent à des règles distinctes et concernent exclusivement les salariés à temps partiel.
Critère
Heures complémentaires
Complément d’heures (par avenant)
Formalisme
Pas d’avenant au contrat. Demande ponctuelle de l’employeur.
Nécessite la signature d’un avenant temporaire.
Limites
Maximum 1/10ᵉ de la durée contractuelle (ou 1/3 si prévu par convention).
Limitées par la convention collective (sans jamais atteindre 35h).
Rémunération
Majoration salariale obligatoire (généralement 10 % ou 25 %).
Rémunération au taux normal (sauf disposition conventionnelle plus favorable).
Les heures complémentaires
Les heures complémentaires correspondent aux heures effectuées à la demande de l’employeur au-delà de la durée prévue dans le contrat, sans modification de celui-ci par avenant. Elles sont soumises à des limites précises : elles ne peuvent généralement pas dépasser 1/10ᵉ de la durée contractuelle, ou jusqu’à 1/3 lorsque la convention collective applicable le prévoit. Elles ouvrent droit à une majoration salariale : 10 % minimum pour les heures effectuées dans la limite du 1/10ᵉ de la durée contractuelle, 25 % minimum au-delà (Art. L.3123-29 du Code du travail).
💡Bon à savoir : les heures supplémentaires, quant à elles, désignent uniquement les heures effectuées au-delà de la durée légale de travail (35 heures) par un salarié à temps plein.
Le complément d’heures (par avenant)
Le complément d’heures repose sur une logique différente. Le salarié accepte, par la signature d’un avenant au contrat de travail pour complément d’heure, une augmentation temporaire de sa durée de travail. Les heures réalisées dans le cadre de cette nouvelle durée contractuelle sont en principe rémunérées au taux normal, sauf dispositions conventionnelles plus favorables.
Est-il obligatoire de conclure un avenant au contrat de travail ?
En tant qu'employeur, vous ne pouvez pas modifier unilatéralement la durée du travail d'un salarié. Toute modification du temps de travail constitue une évolution d’un élément essentiel du contrat et nécessite donc l’accord du salarié formalisé par la signature d’un avenant.
Le refus du salarié de signer un avenant modifiant son temps de travail ne constitue pas une faute et ne peut, en principe, justifier un licenciement. Une rupture du contrat ne peut être envisagée que si la modification est motivée par un motif économique, dans le cadre d’une procédure spécifique.
⚠️ Attention : l’Accord de Performance Collective (APC) constitue une exception notable. Lorsqu’il est mis en place pour répondre à des nécessités liées à l’organisation ou au fonctionnement de l’entreprise, ses stipulations peuvent s’imposer au salarié, qui ne dispose alors pas du même droit de refus qu’en cas d’avenant au contrat de travail classique.
Que doit contenir un avenant pour modification du temps de travail ?
La modification du temps de travail doit être proposée par écrit, à l’initiative de l’employeur ou du salarié. S’il n’existe pas de délai légal strict, le Ministère du Travail recommande de laisser au salarié un délai de réflexion d’environ 15 jours afin de garantir son consentement éclairé.
En cas d’accord, l’avenant au contrat de travail (CDI, CDD ou contrat à temps partiel) doit être formalisé par écrit et comporter un certain nombre de mentions essentielles :
l’identification des parties : employeur et salarié ;
la référence au contrat initial : date de signature du contrat de travail et de l’avenant ;
le motif de la modification : augmentation ou diminution du temps de travail, et caractère temporaire ou permanent ;
la nouvelle durée de travail : avec comparaison entre l’ancienne et la nouvelle durée (hebdomadaire ou mensuelle) ;
la rémunération : nouvelle rémunération mensuelle (le taux horaire étant en principe inchangé, seul le salaire de base évolue) ;
la répartition du temps de travail : élément essentiel en cas de contrat à temps partiel, précisant la nouvelle organisation des horaires sur la semaine ou le mois
la date de prise d’effet de la modification ;
une clause de maintien : précisant que les autres dispositions du contrat initial demeurent inchangées ;
les signatures des deux parties.
👉 À noter : la modification du temps de travail n’emporte pas, en soi, changement de poste. Si les fonctions exercées ou le lieu de travail sont également modifiés, ces éléments doivent faire l’objet de stipulations spécifiques dans le même avenant ou dans un document complémentaire.
Une telle modification peut en effet avoir des conséquences importantes pour le salarié : organisation de vie personnelle, rémunération, équilibre vie professionnelle/vie privée, voire impact sur ses droits sociaux. Afin de garantir un consentement éclairé et de limiter les risques de contestation, le Ministère du Travail recommande de laisser au salarié un délai de réflexion d’environ 15 jours.
Non, il s’agit de deux modifications distinctes du contrat de travail. Une modification de la durée du temps de travail ne modifie pas, en elle-même, le poste ou les fonctions du salarié.
Ainsi, si l’employeur et le salarié conviennent également d’un changement de poste, celui-ci doit faire l’objet d’un avenant spécifique au contrat de travail. De manière générale, toute modification substantielle du contrat, telle qu’un changement de fonction ou de lieu de travail, nécessite également la signature d’un avenant distinct.
En principe, toute modification d’un élément essentiel du contrat de travail doit faire l’objet d’un avenant écrit, quel que soit le type de contrat concerné (CDI, CDD ou contrat à temps partiel). Cela inclut notamment les modifications relatives à la durée du travail.
Modifier la durée du travail d'un salarié sans son accord écrit expose l'entreprise à d'importants risques prud'homaux. Le salarié est en droit de refuser les nouveaux horaires et d'exiger le retour à sa durée initiale. S'il subit par exemple une baisse de rémunération, l'employeur s'expose à un rappel de salaire.
Oui, mais avec prudence. Le complément d'heures relève d'un avenant temporaire (rémunéré au taux normal sauf disposition conventionnelle plus favorable). Les heures complémentaires s'ajoutent au-delà, dans la limite de 1/10ᵉ ou 1/3 de la durée fixée par l'avenant, et donnent lieu à majoration (10 % ou 25 %). Dans tous les cas, la durée totale ne peut jamais atteindre la durée légale ou conventionnelle du temps plein (35 heures hebdomadaires dans la plupart des cas), sous peine de requalification automatique en temps plein.